Neuromancien

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Neuromancien
Auteur William Gibson
Genre Science-fiction
Cyberpunk
Version originale
Titre original Neuromancer
Éditeur original Ace Books
Langue originale Anglais américain
Pays d'origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Lieu de parution original New York
Date de parution originale
ISBN original 0-441-56956-0
Version française
Traducteur Jean Bonnefoy
Lieu de parution Paris
Éditeur La Découverte
Collection Fictions
Date de parution
Type de média Livre papier
Nombre de pages 300
ISBN 2-7071-1562-2
Série Trilogie de la cité tentaculaire
Chronologie
Comte Zéro Suivant

Neuromancien (titre original : Neuromancer) est le premier roman de science-fiction de William Gibson. Publié en 1984, il est généralement considéré comme le roman fondateur du mouvement Cyberpunk ayant inspiré bon nombre d'œuvres postérieures telles que Matrix au cinéma, Akira et Ghost in the Shell dans la bande-dessinée, etc.

Il est suivi de Comte Zéro et de Mona Lisa s'éclate.

Le genre[modifier | modifier le code]

Ce roman présente une dystopie : un monde où règne le capitalisme le plus sauvage gouverné par des multinationales sans pitié, où la drogue est omniprésente, où tous les cowboys, pirates du cyberespace se connectent au réseau informatique, la matrice, via une prise neuronale et des électrodes qui leur permettent d'avoir une perception visuelle et sensorielle des données numériques qu'ils manipulent.

Le terme Neuromancien est une variation sur « nécromancien[1] », magicien qui pratique la nécromancie, la divination par l'évocation des morts :

  • neuro- = nerfs, intelligence (artificielle)
  • mancien = prédire l'avenir, par extension, la magie.

Gibson définit le terme original Neuromancer comme un mot-valise basé sur Neuro, Romancer et Necromancer[2].

L'histoire[modifier | modifier le code]

Dans la Conurb, la plus grande métropole du monde, Henry Dorsett Case est un hacker, un pirate informatique. Il est le meilleur et rien ne lui résiste. Mais un jour, étant trop gourmand, il décide de doubler son employeur. Celui-ci, en représailles, lui injecte une neurotoxine qui lui détruit de manière sélective une partie du système nerveux, celle qui est reliée aux trodes (les électrodes de sa console informatique). Case perd alors toute capacité à se connecter au réseau : pour lui, tout est perdu, il n'est plus rien...

Aussi, lorsqu'un jour Armitage, un homme mystérieux au passé trouble mais apparemment influent, et Molly, une mercenaire dangereuse dont les yeux ont été remplacés par des implants oculaires, lui proposent de lui redonner accès au Cyberespace, Case accepte sans hésiter. Mais sa mission est risquée : il s'agit de pénétrer le système informatique d'une gigantesque multinationale, l'entreprise Tessier Ashpool, avec l'aide du mystérieux Muetdhiver.

Prix littéraires[modifier | modifier le code]

Éditions françaises[modifier | modifier le code]

Classique de la science-fiction[modifier | modifier le code]

Ce roman est considéré comme un grand classique de la science-fiction dans les ouvrages de références suivants[3] :

Adaptation cinématographique[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Définitions lexicographiques et étymologiques de « nécromancie » du TLFi, sur le site du CNRTL.
  2. « "Neuromancer," the boy said, slitting long gray eyes against the rising sun. "The lane to the land of the dead. Where you are, my friend. Marie-France, my lady, she prepared this road but her lord choked her off before I could read the book of her days. Neuro from the nerves, the silver paths. Romancer. Nec- romancer. I call up the dead. But no, my friend," and the boy did a little dance, brown feet printing the sand, "I am the dead, and their land." He laughed. A gull cried. "Stay. If your woman is a ghost, she doesn't know it. Neither will you." » (Chapitre 21) traduction (par Jean Bonnefoy) : «Neuromancien, dit le garçon, plissant ses grands yeux gris face au soleil levant. La voie vers le pays des morts. Où tu te trouves en ce moment, mon ami. Marie-France, ma dame, c'est elle qui a préparé cette route, mais son seigneur l'a étouffée avant que j'aie pu lire le livre de ses jours. Neuro, de nerfs, ces chemins d'argent. Et mancien. Comme nécromancien. J'invoque les morts. Mais non, mon ami ( et le garçon accomplit une petite danse, pieds bruns s'imprimant sur le sable), je suis les morts, les morts et leur territoire. (Il rit. Une mouette cria.) Reste. Si ta compagne est un spectre, elle ne le sait pas. Et toi non plus. »
  3. Pour consulter les listes complètes, voir le site Top des Tops.
  4. Neuromancer (Le film) sur Allociné [1].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]


Précédé par Neuromancien Suivi par
Marée stellaire par David Brin
Prix Hugo du meilleur roman
1985
La Stratégie Ender par Orson Scott Card
Prix Nebula du meilleur roman
1984
Les Voies d'Anubis par Tim Powers
Prix Memorial Philip K. Dick
1984
Le Palais du déviant par Tim Powers
Substance mort par Philip K. Dick
Prix Tähtivaeltaja
1992
Le Maître du Haut Château par Philip K. Dick