Frederik Pohl

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Frederik Pohl
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Frederik Pohl en 2008

Nom de naissance Frederik George Pohl, Jr
Alias
Elton V. Andrews, Henry De Costa, Paul Dennis Lavond, Paul Flehr, S. D. Gottesman, Lee Gregor, Edson McCann, James MacCreigh, Ernst Mason, Scott Mariner, Charles Satterfield, Warren F. Howard, Allen Zweig
Naissance
New York, État de New York, Drapeau des États-Unis États-Unis
Décès (à 93 ans)
Activité principale
Distinctions
Auteur
Langue d’écriture Anglais américain
Mouvement The Futurians
Genres

Œuvres principales

Frederik Pohl, né le à New York et mort le (à 93 ans)[1], est un écrivain et un éditeur de science-fiction américain.

Biographie[modifier | modifier le code]

Frederik Pohl est né dans le quartier de Brooklyn, à New York, où il passe une grande partie de sa vie. Il suit en particulier des études au Bronx High School of Science, où il fait la connaissance d'Isaac Asimov avec qui il restera ami pendant toute sa vie. Il doit cependant quitter l'école à l'âge de 14 ans pour trouver du travail et ne termine jamais ses études.

En 1938, il rejoint le groupe des Futurians avec Isaac Asimov. Il rencontre dans ce groupe de nombreux auteurs, en particulier Judith Merril, qu'il épouse en 1949 et avec qui il a une fille, Ann, en 1950. Pohl commence sa carrière en dirigeant plusieurs revues éditant de la science-fiction, en particulier les magazines Astonishing Stories et Super Science Stories.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, il est envoyé en Europe, d'où il revient avec une blessure de guerre. Il s'inscrit ensuite au parti communiste mais en sera exclu à cause de certains anciens membres qui craignent que la science-fiction ne corrompe les adolescents.

Il commence alors une seconde carrière comme agent littéraire, allant même jusqu'à revendiquer la représentation d'environ 70 % des plus grands auteurs de science-fiction dans les années 1970. Parallèlement, il écrit ses premiers livres en collaboration avec ses nombreux contacts.

Ami de Cyril M. Kornbluth, leur collaboration produit entre autres une dystopie satyrique où le monde est dirigé par des compagnies publicitaires : Planètes à gogos (The Space Merchants), satire où il étale sans états d'âme les méthodes des services de marketing. Des thèmes proches tels que des satires de la société de consommation des années 1960 lui fournissent matière à de nombreuses nouvelles.

De 1959 à 1969, Frederik Pohl édite deux des plus grands magazines de SF américains, Galaxy et If. Dans l'un des numéros de Galaxy, il lance un concours d'écriture de nouvelles pour jeunes auteurs, doté d'un prix de 10 000 dollars. Les textes reçus sont tellement pauvres qu'il publie finalement l'un de ses propres textes, écrit sous un pseudonyme. Tout au long de sa carrière, il en utilise de nombreux : « Elton V. Andrews », « Henry De Costa », « Paul Dennis Lavond », « Paul Flehr », « S. D. Gottesman », « Lee Gregor », « Edson McCann », « James MacCreigh », « Ernst Mason », « Scott Mariner », « Charles Satterfield », « Warren F. Howard » ou « Allen Zweig ».

Dans les années 1970, il fait un retour avec, entre autres, la série de La Grande Porte qui lui vaut le prix Hugo, le prix Nebula et la reconnaissance de l'ensemble de la profession. De 1974 à 1976, Frederik Pohl est élu président de la Science Fiction and Fantasy Writers of America. En 1992, il reçoit le prix Damon Knight Memorial Grand Master de cette association pour l'ensemble de son œuvre. Il est en 2012 le seul à avoir reçu le prix Hugo à la fois comme auteur et comme éditeur.

En dehors de la science-fiction, il publie également de nombreux ouvrages, en particulier Practical Politics, un manuel expliquant le processus politique américain.

Frederik Pohl a été marié quatre fois. Outre Judith Merril, il a épousé Carol Stanton, avec qui il coédite quelques anthologies, et Elizabeth Anne Hull également écrivain, ex-présidente de la Science Fiction Research Association.

Depuis 1984, il vit à Palatine, en banlieue de Chicago dans l'Illinois.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Il existe une catégorie consacrée à ce sujet : Œuvre de Frederik Pohl.

Séries[modifier | modifier le code]

  • Série La Grande Porte

Romans[modifier | modifier le code]

Recueil de nouvelles[modifier | modifier le code]

Pohl a écrit aussi de nombreuses nouvelles dont les meilleures sont regroupées dans les anthologies :

  • The Best of Frederik Pohl (1975)
  • Platinum Pohl (2001)

La publicité et ses procédés sont décrits de façon inquiétante dans The tunnel under the world.

Quelques nouvelles traduites en français[modifier | modifier le code]

Autres écrits[modifier | modifier le code]

  • Tiberius (1960)
  • Practical Politics 1972 (1971)
  • The Way the Future Was (1978) - autobiographie
  • Science Fiction Studies in Film (1981)
  • Our Angry Earth (1991) avec Isaac Asimov
  • Chasing Science: Science as Spectator Sport (2000)

Satisfacteur[modifier | modifier le code]

Frederik Pohl imagine l'appareil nommé Satisfacteur dans son roman L'Ère du satisfacteur paru en 1976. Cet appareil possède d'étonnants points communs avec des appareils devenus d'usage courant au début du XXIe siècle : assistants personnels et surtout smartphones.

Il s'agit d'un terminal d'ordinateur portable qui combine les fonctions de téléphone, carte de paiement, réveil, bibliothèque d'information générale, outil de commande de repas, assistant médical, éducateur pour les enfants (qui ont chacun le leur), géolocalisateur, outil de distribution d'information non sollicitée et secrétaire à temps complet. Pohl l'imagina au début des années 1960 après avoir vu l'un des premiers systèmes de temps partagé permettant d'utiliser un gros (pour l'époque) ordinateur connecté par téléphone et utilisable simultanément par plusieurs utilisateurs. Pohl remplace les lignes par un système radio, donne à son appareil des possibilités de reconnaissance vocale au lieu d'un clavier, et un écran au lieu d'un télétype pour en rendre les réponses plus confortables pour l'utilisateur. L'appareil est petit et léger et chacun l'a toujours sur lui. La principale différente avec un smartphone est le facteur de forme de l'engin, auquel Pohl donne la forme d'un sceptre.

Une autre différence avec les smartphones est que Pohl imagine son terminal « passif », n'ayant pas été jusqu'à supposer que la puissance d'un super-ordinateur de son époque tienne dans un espace si restreint. Il se montre cependant conscient que cet appareil existera avant le XXVe siècle, estimant que son existence sera probable d'ici cinquante ans, soit 2015.

L'innovation la plus remarquable est l'usage de l'appareil pour les paiements, qui anticipe sur des systèmes comme le Minitel ou Audiotel. Sarcastique comme toujours envers la société de consommation, Pohl présente les dangers de l'appareil qui effectue des paiements automatiques sans toujours en avertir son utilisateur.

Steve Jobs a dès le début de l'Apple II insisté sur l'avenir de la reconnaissance vocale.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

  • Satisfacteur, technologie de fiction créée par Frederik Pohl

Liens externes[modifier | modifier le code]