Bayas

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Bayas
Église romane Sainte-Croix de Bayas - XIIe siècle.
Église romane Sainte-Croix de Bayas - XIIe siècle.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Gironde
Arrondissement Libourne
Canton Le Nord-Libournais
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Libournais
Maire
Mandat
Fabienne Krier
2014-2020
Code postal 33230
Code commune 33034
Démographie
Gentilé Bayardois, Bayardoises
Population
municipale
440 hab. (2014)
Densité 41 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 03′ 42″ nord, 0° 12′ 20″ ouest
Altitude Min. 8 m – Max. 81 m
Superficie 10,82 km2
Localisation

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Bayas est une commune du Sud-Ouest de la France, dans le département de la Gironde (région Nouvelle-Aquitaine).

Gentilé : Bayardois(es).

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune des landes saintongeaises située à 50 km au nord-est de Bordeaux, à 20 km au nord de Libourne et Saint-Émilion et à 8 km à l'ouest de Coutras.

Communes limitrophes de Bayas
Cercoux
(Charente-Maritime)
Maransin Bayas Lagorce
Saint-Martin-de-Laye Guîtres

Géologie[modifier | modifier le code]

La commune se situe sur un sol argileux (argile kaolinique fortement alumineuse) composé de complexe détritique du sidérolithique[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Son nom ancien serait Bayans pouvant avoir les significations suivantes : gaulois bagos : hêtre + suff. d'appartenance -acos (-acum latin) ; gaulois baditis : nénuphar (cité comme tel par Marcellus 33, 63) - Roman baias, bajas : marais. L'existence du « Gros Caillou » attesterait d'une présence humaine dès le Néolithique.

Des vestiges de fonderies et des emplacements de fours de potiers avec tessons, vases et cul d'amphores, témoignent d'une présence gallo-romaine.

Dévastée par la guerre de Cent Ans, terminée à Castillon-la-Bataille le 17 juillet 1453, cette région a survécu grâce à l'arrivée des populations venant du Poitou, du Pays basque, du Béarn et du nord de l'Europe. Cette immigration s'est prolongée pendant 200 ans. Ces étrangers appelés par les autochtones « gabachos », la région est devenue « Le Pays Gabaye ».

Au XVIIe siècle, le roi ordonne à l'intendant régional de faire don de cette région marécageuse aux Vendéens et aux Poitevins, à condition qu'ils déboisent, défrichent et repeuplent la région. Quelques maisons et granges en torchis restent comme témoignages de ce passé (Candeau, Chanteloup, Luchère…) ainsi que quelques fours à pain, dont un bien conservé à La Touille.

BAYAS était tenu de verser aux abbés de Guîtres les dîmes ainsi que les « 4 sols par feu », pour l'entretien du bac sur l'Isle. En 1648, les Bayardois refusent de porter la recette à Coutras (12 boisseaux) sous prétexte qu'ils la versaient déjà à l'abbaye de Guîtres. Un procès se terminera à l'amiable.

Une immigration plus récente, début du XXe siècle, s'est faite avec les résiniers venus des Landes. La distillerie de la résine a été une activité importante jusqu'à une époque récente.

Autrefois les brigands faisaient rendre la bourse aux paysans qui revenaient de la foire en un lieu boisé favorable au brigandage, lieu-dit Pille Bourse.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 mars 2008 Michel Mallet SE  
mars 2008 29 mars 2014 Jany Fromentier SE Agriculteur
29 mars 2014 en cours Fabienne Krier SE Agricultrice

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[2]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[3],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 440 habitants, en diminution de -4,14 % par rapport à 2009 (Gironde : 5,99 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
450 438 408 498 553 519 522 550 570
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
508 533 533 525 550 571 575 569 548
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
549 518 521 468 502 467 441 412 429
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2012 2014
382 351 318 359 447 420 452 438 440
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

  • Vigne : AOC "Bordeaux supérieur", "Bordeaux" (sols silico-carbonatés). La culture des céréales est également un peu pratiquée associée à l'élevage des bovins et à une exploitation assez faible de la forêt.

Des dépôts sableux (sables jaunâtres plus ou moins grossiers) issus des formations détritiques sidérolithiques sont exploités sur la commune (lieu-dit de la Bellauderie).

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Camping « Le chêne du lac »[6]
  • Menhir du Gros-Caillou : gros caillou identifié comme un mégalithe. Posé au sol, un panneau tente de nous expliquer sa provenance :« Grès brun grisâtre orienté NE-SO. Ce menhir étudié pour la première fois en 1976 est à rapprocher du Dolmen-Double appelé la pierre folle de Montguyon. La légende dit qu'il fait un tour sur lui-même chaque fois qu'il entend sonner midi.
  • Four de potier gallo-romain.
  • Four banal XVIIe siècle à La Touille.
  • L'église romane Sainte-Croix date du XIIe siècle. La nef rectangulaire est éclairée par des fenêtres hautes et étroites. La croix de l'autel est de style espagnol. Le clocher à créneaux est du XVIe siècle. L'ancien nom donné à l'église était Sainte-Marie-l'Égyptienne.
  • Un forage a été réalisé en 2005 sur le lieu-dit de Millat pour identifier la ressource en eau potable du secteur à l’Ouest de Guîtres. Ce forage a permis de mettre en évidence que la ressource disponible au Crétacé supérieur (entre 373 et 430 m de profondeur) est très faible, chaude et fluorée. En revanche, les sables de l’Eocène moyen et inférieur sont très productifs à cet endroit avec une eau très peu minéralisée. Cet ouvrage, équipé entre 230 et 337 m de profondeur capte l’aquifère sableux de l’Eocène moyen à inférieur et a produit un débit de 161 m3/h[7].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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