Anne de Joyeuse

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Anne de Joyeuse
Anne, duc de Joyeuse.
Anne, duc de Joyeuse.

Titre Duc de Joyeuse
Autre titre Baron d'Arques baron-héréditaire de Languedoc
Grade militaire Amiral de France
Années de service 1577 - 1587
Distinctions Chevalier de l'ordre du Saint-Esprit
Autres fonctions Gouverneur de Normandie
Gouverneur du Havre
Gouvernement du duché d'Alençon
Biographie
Naissance
au château de Joyeuse
Décès
à la bataille de Coutras
Père Guillaume de Joyeuse
Mère Marie de Batarnay

Anne de Joyeuse, le plus représentatif des membres de la maison de Joyeuse, baron d'Arques, baron-héréditaire de Languedoc, vicomte puis duc de Joyeuse, dit Joyeuse, né en 1560 sans doute au château des ducs de Joyeuse à Couiza où sa famille s'installe en 1552, et tué le à la bataille de Coutras (Gironde), est un militaire français du XVIe siècle. Amiral de France, il est l'un des mignons[1] du roi Henri III.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né en 1560 peut-être au château de Joyeuse, il est le fils de Guillaume de Joyeuse et de Marie de Batarnay. Il est le frère d'Henri de Joyeuse, comte du Bouchage et Frère mineur capucin, de François de Joyeuse, archevêque de Narbonne et cardinal et d'Antoine Scipion de Joyeuse et de Claude de Joyeuse.

Il fréquente le collège de Navarre, à Paris, à partir d'août 1572, après avoir étudié au collège de Toulouse et suivi les cours de Théodore Marcile et Georges Critton.

À partir de 1577, il accompagne son père en campagne contre les huguenots en Languedoc et en Auvergne. Il fait ses armes aux côtés d'Henri Gibert, sieur de la Guyardière et de dans la compagnie des cent hommes d'armes. En 1579, il reçoit le commandement d'une compagnie d'ordonnance du roi puis devient gouverneur du mont Saint-Michel. En 1580, il participe au siège de La Fère.

Le Bal des noces du duc de Joyeuse, école française, musée du Louvre.

Il devient le favori du roi Henri III qui le comble de faveur : Le , il épouse Marguerite de Lorraine-Vaudémont (1564 – 1625), fille de Nicolas de Lorraine, duc de Mercœur, et de Jeanne de Savoie-Nemours, et demi-sœur de la reine de France. C'est un mariage inégal entre une princesse issue d'une Maison souveraine étrangère et un gentilhomme Français. Les époux reçoivent à leur mariage plus de 300 000 écus du roi. En août, la vicomté de Joyeuse est érigée en duché-pairie avec préséance sur tous les autres ducs et pairs excepté les princes du sang. Le roi lui offre également la terre et seigneurie de Limours.

Il est nommé grand-amiral de France le 1er juin 1582 et promu chevalier de l'ordre du Saint-Esprit le 31 décembre. Le , il est nommé gouverneur de Normandie. En 1584, il devient gouverneur du Havre. La même année, à la mort du duc d'Anjou, il reçoit le gouvernement du duché d'Alençon et son frère Du Bouchage celui d'Anjou.

Bataille de Coutras, où fut tué le duc de Joyeuse, gravure coloriée de Frans Hogenberg.

Anne de Joyeuse commande une expédition contre les protestants en Poitou, mais il s'aliène la bienveillance d'Henri III en faisant massacrer 800 huguenots à La Mothe-Saint-Héray, le (dit « massacre de Saint-Éloi »).

Reçu froidement à la cour, il croit échapper à la disgrâce royale en repartant combattre les troupes du roi Henri de Navarre (futur Henri IV, roi de France). À la tête de 1 000 hommes, le duc de Joyeuse part vers le Velay, la Limagne où il doit lever de l'argent et des denrées, il occupe Brioude, puis attaque des places fortes (château de Malzieu), des villes (Marvejols) qui sont mises à sac. Il se laisse attirer par le roi de Navarre et, le , il attaque les troupes protestantes à Coutras (Gironde), mais son infanterie et sa cavalerie sont décimées. Anne de Joyeuse se constitue prisonnier, mais il est reconnu et tué d'un coup de pistolet. Il est enterré à Montrésor (Indre-et-Loire)[2].

Parmi les 2 000 morts catholiques, se trouve également le jeune frère d'Anne, Claude de Joyeuse, seigneur de Saint-Sauveur (15691587).

Bibliographie[modifier | modifier le code]

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Ouvrages anciens[modifier | modifier le code]

  • Francisque Mandet, Histoire des guerres civiles, politiques et religieuses dans les montagnes du Velay pendant les XVIe siècle, Paris, Louis Janet, .

Études historiques[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Qualifié même d'archimignon, il est l'un des deux plus proches collaborateurs du roi, avec Jean Louis de Nogaret de La Valette.
  2. Hélène Germa-Romann, Du « bel mourir » au « bien mourir » : le sentiment de la mort chez les gentilhommes français (1515-1643), Genève, Librairie Droz, , 352 p. (ISBN 978-2-60000-463-3), p. 159-162.

Liens externes[modifier | modifier le code]