Areva NC

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AREVA NC
Description de l'image Logo Areva.svg.
Création 1976 : COGEMA
Dates clés 2006 : Areva NC
Forme juridique Société anonyme
Siège social Paris
Direction Philippe Varin, président
Philippe Knoche, directeur général
Activité extraction de l'uranium; enrichissement de l'uranium ; fabrication et retraitement du combustible nucléaire
Société mère Areva
Sociétés sœurs Areva Mines
Filiales Somaïr, COMINAK, Areva NC Niger, Comurhex, Eurodif Production, SICN, Melox, etc...
Effectif 19000 (y compris Areva Mines)
Site web http://www.areva-nc.fr
Chiffre d’affaires 2 108 736 000 € (2011)
-30,7%
Résultat net -635 452 000 € (2011)
-864%[1]

Areva NC, anciennement COGEMA[2] (Compagnie générale des matières atomiques, jusqu'au 1er mars 2006), créée en 1976, est une entreprise française, filiale à 100 % du groupe public Areva, spécialisée dans les activités liées au cycle de l'uranium en tant que combustible nucléaire : exploitation de mines, production et enrichissement du combustible, traitement et recyclage des combustibles usés et assainissement et démantèlement d'installations.

AREVA NC (NC : Nuclear Cycle) est présente en France et à l'international, sur les cinq continents dans plus de 30 pays. Elle exploite notamment, en France, l'usine de retraitement de la Hague, dans la Manche, ainsi que le site nucléaire de Marcoule, celui de Pierrelatte (site nucléaire du Tricastin) et le centre de Cadarache. Elle emploie environ 19 000 salariés.

Histoire[modifier | modifier le code]

1976 - 2006 : COGEMA[modifier | modifier le code]

Carte de France de l'industrie nucléaire en 1976

En 1976 est créée la Compagnie Générale des Mines, avec un capital de 4,7 milliards de francs. Elle englobe toutes les activités de production d'uranium du Commissariat à l'énergie atomique, à savoir l'exploitation de l'uranium en France et en Afrique francophone (Niger, Madagascar, Mali, Sénégal et Gabon). La direction générale en est confiée à Georges Besse et la présidence à André Giraud. Georges Besse devient président directeur général de la Cogema en 1978.

Fin décembre 1987, le PDG François de Wissocq annonce que la Cogema a perdu 259 millions de francs sur le Marché à terme international de France (MATIF)[3]. En juin 1989, la Cour des comptes conclue un rapport selon lequel : « Tous les niveaux hiérarchiques sont responsables : une direction générale lointaine, une direction financière négligente et une tutelle défaillante »[3]. En mars 1991, la Cogema est condamnée aux dépens et doit verser 20.000 francs de dommages-intérêts à la société Buisson[3], mais le jugement est modifié en juin 1996 en faveur de la Cogema[4]. En 1994, Olivier Brion, le directeur général de Total, est entendu comme « témoin assisté » sur cette affaire[5].

En mars 1999, une plainte avec constitution de partie civile est déposée contre Cogéma par l'association Sources et Rivières du Limousin, pour pollution, mise en danger de la vie d'autrui, abandon et dépôt de déchets concernant tous les sites miniers du Limousin. Le 30 août 2002, la Cogema est mise en examen pour "pollution, abandon et dépôt de déchets"[6]. En octobre 2005, le Tribunal correctionnel de Limoges a prononcé la relaxe de Cogema estimant qu'aucun des délits dont elle était accusée ne pouvait être relevé à son encontre[7].

En juin 2001, la Cogema est intégrée dans le groupe Topco qui est renommé Areva en septembre 2001.

Présidents de la Cogema[modifier | modifier le code]

Période Nom
1976-1978 André Giraud
1978-1982 Georges Besse
1982-1984 Michel Pecqueur
1984-1988 François de Wissocq
1988-1999 Jean Syrota
1999-2006 Anne Lauvergeon

2006 à nos jours : AREVA NC[modifier | modifier le code]

En 2006, Areva NC commence la construction sur le site nucléaire du Tricastin d'une nouvelle usine d'enrichissement de l'uranium : l'usine Georges Besse II.

En 2007, Areva rachète pour 1,8 milliards d'euros l'entreprise minière canadienne Uramin, dont toutes les mines se révèlent inexploitables.

En 2008, Areva NC lance le chantier Comurhex II de nouvelles usines de conversion de l'uranium sur les sites nucléaires de Malvési et Tricastin.

Présidents d'Areva NC[modifier | modifier le code]

Période Nom
2006-2011 Anne Lauvergeon
2011-2014 Luc Oursel
Depuis 2014 Philippe Varin

Principales filiales[modifier | modifier le code]

Critiques[modifier | modifier le code]

L'entreprise est critiquée par le mouvement antinucléaire[9]. Ainsi en 2003, Tryo chante Co j'ai marre (jeu de mot avec l'actuel nom de l'entreprise) qui attaque directement cette dernière. En , la chanson paraît dans l'album live De bouches à oreilles...[10].

Adolf Hitler existe, il est français
Ça finit par un A, ça commence par un C
Ces enfoirés là exportent à l’étranger
Des tonnes de déchets plus ou moins irradiés

(Tryo, « Co J'ai marre » dans De bouches à oreilles... (2004))

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b http://www.journaldunet.com/areva-nc/
  2. Presque toutes les filiales du groupe s'appellent désormais Areva
  3. a, b et c « La revanche des Buisson sur la Cogema », sur http://www.lesechos.fr/,‎ (consulté le 27 mai 2015)
  4. « La Cogema remporte une demi-victoire en appel », sur http://www.lesechos.fr/,‎ (consulté le 27 mai 2015)
  5. « Rebondissement dans l'affaire Cogema », sur http://www.lesechos.fr/,‎ (consulté le 27 mai 2015)
  6. « Un scandale nommé COGEMA », sur http://www.dissident-media.org/ (consulté le 27 mai 2015)
  7. « Relaxe de la COGEMA dans une affaire de pollution dans le Limousin », sur http://www.actu-environnement.com,‎ (consulté le 27 mai 2015)
  8. « AREVA TEMIS présente ses perspectives 2014 aux acteurs locaux du Nord-Cotentin », sur Areva.com,‎ (consulté le 3 juin 2015)
  9. « Areva : vers le carnage », sur le site officiel du NPA (consulté le 26 mai 2015)
  10. « De bouches à oreilles », sur Le Stand (consulté le 27 mai 2015)

Liens externes[modifier | modifier le code]