François Vidal (homme politique)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
François Vidal
François Vidal.jpg
Fonction
Député français
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 59 ans)
GirondeVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité

François Vidal est un homme politique français, né à Coutras (Gironde) le et mort le à Coutras.

Après des études de droit à Paris, il devient avocat en 1831. Il se distingue par sa vision critique de l'économie libérale, et collabore à différents périodiques : La Démocratie pacifique de Victor Considérant, La Revue indépendante (créée par Pierre Leroux, George Sand et Louis Viardot en 1841), et, en 1849, Le travail affranchi avec Alphonse Toussenel. Secrétaire de la Commission du Luxembourg en 1848, il en rédige le rapport avec Constantin Pecqueur.

En contact d'abord avec les saint-simoniens, puis avec les milieux fouriéristes, sa pensée est celle d'un socialiste moderne, curieusement tombé dans l'oubli. Il ne se contente pas de critiquer les effets du régime capitaliste, mais en analyse les contradictions centrales pour proposer, notamment dans Vivre en travaillant ! Projets, voies et moyens des réformes sociales (1848), des perspectives de création d'un ordre social fondé sur de nouvelles bases.

Après le coup d'État du , il semble qu'il ait cessé son activité de penseur et de politique[1].

Réception de François Vidal[modifier | modifier le code]

Réception contemporaine[modifier | modifier le code]

Dans Histoire de la révolution de 1848, Louis Blanc souligne son savoir en matière d'économie politique, fort utile aux travaux de la Commission du Luxembourg. Marx cite brièvement son nom dans Le Dix-huit Brumaire de Louis Bonaparte, à propos des élections («Vidal, l’un des députés de Paris nouvellement élus»). La plupart des ouvrages spécialisés de son siècle ne le mentionnent guère.

Ouvrages de François Vidal[modifier | modifier le code]

1844 Caisses d'épargne. I. Les caisses d'épargne transformées en institutions de crédit et II. Création d'ateliers de travail au moyen d'avances fournies par les caisses d'épargne.

1846 De la répartition des richesses ou de la justice distributive en économie sociale, Paris, Capelle, 1846. Réédition: Uzès, Inclinaison, 2012. Livre articulé en trois parties: «Exposition de principes», «De la répartition selon les économistes (physiocrates, école libérale de Smith)», «De la répartition selon les socialistes (Saint-Simon, Fourier, école de la communauté, école des égalitaires».

1848 Vivre en travaillant ! Projets, voies et moyens des réformes sociales, réédition: Centre de Sociologie Historique, 1997.

1849 avec Constantin Pecqueur, plan général de réformes du , in Louis Blanc, La révolution de février au Luxembourg, Paris, Michel Lévy, 1849, p. 87-144.

1851 Organisation du crédit personnel et réel, mobilier et immobilier.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Maitron, Jean (sous la direction de), Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier français, Paris, Les Éditions ouvrières, 1964-1997, entrée "François Vidal".

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sources utilisées[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]