Brossac

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Brossac
Brossac
L'étang Vallier.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Charente
Arrondissement Cognac
Intercommunalité Communauté de communes des 4B Sud-Charente
Maire
Mandat
Didier Maudet
2020-2026
Code postal 16480
Code commune 16066
Démographie
Gentilé Brossacais
Population
municipale
464 hab. (2019 en diminution de 8,48 % par rapport à 2013)
Densité 21 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 19′ 56″ nord, 0° 02′ 36″ ouest
Altitude Min. 75 m
Max. 184 m
Superficie 21,84 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de la Charente-Sud
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Brossac
Liens
Site web www.brossac.fr

Brossac est une commune du sud-ouest de la France, située dans le département de la Charente (région Nouvelle-Aquitaine).

Ses habitants sont appelés les Brossacais et les Brossacaises[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et accès[modifier | modifier le code]

Situé à la lisière nord-est de la forêt de la Double saintongeaise et dans le Sud-Charente, Brossac, chef-lieu de canton, est situé sur la D 731, axe routier sud-est nord-ouest entre Chalais et Cognac par Barbezieux, ancienne voie de passage de l'époque romaine entre Saintes et Périgueux.

Brossac est à 9 km au nord-ouest de Chalais et 18 km au sud-est de Barbezieux.

Elle est aussi à 16 km de Montmoreau, 17 km de Montguyon et de Blanzac, 39 km d'Angoulême, 69 km de Bordeaux[2].

D'autres routes départementales de moindre importance passent dans la commune, comme la D 7 en direction d'Angoulême au nord et Montguyon au sud, et la D 2 qui passent au bourg, la D 70 vers Châtignac, la D 191 vers Saint-Vallier, la D 195 dans la vallée du Palais, la D 68 qui fait la limite ouest[3].

La gare la plus proche est celle de Chalais, desservie par des TER à destination d'Angoulême et de Bordeaux.

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

Hormis le bourg de taille assez compacte, l'habitat est très dispersé en de petites fermes et lieux-dits : la Croix Blanche, Maine Robine, Maine Bernard, la Coue d'Auzenat, la Comté, chez Rabanier, la Gare, la Côte, etc.[3].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Vue du haut de Brossac.

La commune est partagée entre les coteaux calcaires crayeux du Campanien (Crétacé supérieur) sur sa moitié nord-est, bourg compris, et les terrains composés de sable kaolinique, d'argiles et de galets, dépôts datant du Tertiaire, de la forêt de la Double saintongeaise pour sa moitié sud-ouest[4],[5],[6].

Le relief est sous forme de collines aux flancs assez marqués. Une cuesta faisant face au nord-est marque la limite entre la partie boisée du sud-ouest et la Champagne calcaire du nord-est. Les altitudes varient entre 75 m au bord du Palais en limite sud (la tête de la vallée de la Viveronne est aussi à cette altitude), et à 184 m sur une crête calcaire au nord, en limite avec la commune de Châtignac; mais la butte du château d'eau situé près du bourg est à 183 m d'altitude (ancien moulin à vent).

Le bourg de Brossac, à flanc de cuesta, s'étage entre 125 et 160 m d'altitude[3].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Réseau hydrographique[modifier | modifier le code]

Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Réseaux hydrographique et routier de Brossac.

La commune est située dans le bassin versant de la Charente et le bassin de la Dordogne au sein du Bassin Adour-Garonne[7]. La ligne de partage des eaux passe à l'extrême nord de la commune, chez Rabanier. La Maury, naissant à Châtignac, y limite la commune. Elle est drainée par le Palais, la Maury, la Poussonne, la Viveronne, un bras des lorettes, la Vauzelle et par divers petits cours d'eau, qui constituent un réseau hydrographique de 24 km de longueur totale[8],[Carte 1].

Le Palais, d'une longueur totale de 31,1 km, prend sa source près de la limite nord de la commune, à la Font Lafaye. Il arrose l'ouest de la commune et coule vers le sud-ouest et se jette dans le Lary dans les Charentes-Maritimes, à Cercoux, après avoir traversé 11 communes[9].

La Maury, d'une longueur totale de 24,1 km, prend sa source dans la commune de Châtignac et se jette dans le à Ladiville, après avoir traversé 12 communes[10].

La Poussonne, d'une longueur totale de 10,4 km, prend sa source dans la commune et se jette dans le Palais à Saint-Vallier, après avoir traversé 3 communes[11].

La Viveronne prend aussi sa source sur la commune, à La Coue d'Auzenat. Elle coule vers le sud-est et rejoint la Tude, affluent de la Dronne, à Chalais. D'une longueur totale de 11,5 km, elle traverse 5 communes[12].

De par sa nature argileuse, la partie sud-ouest de la commune est occupée par de nombreuses retenues d'eau, dont l'étang Vallier situé sur un affluent du Palais qui naît au pied du bourg[3].

Gestion des eaux[modifier | modifier le code]

Le territoire communal est couvert par les schémas d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) « Charente » et « Isle - Dronne ». Le SAGE « Charente », dont le territoire correspond au bassin de la Charente, d'une superficie de 9 300 km2, a été approuvé le . La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est l'établissement public territorial de bassin Charente[13]. Le SAGE « Isle - Dronne», dont le territoire regroupe les bassins versants de l'Isle et de la Dronne, d'une superficie de 7 500 km2, a été approuvé le . La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est l'établissement public territorial de bassin de la Dordogne (EPIDOR)[14]. Il définissent chacun sur leur territoire les objectifs généraux d’utilisation, de mise en valeur et de protection quantitative et qualitative des ressources en eau superficielle et souterraine, en respect des objectifs de qualité définis dans le troisième SDAGE du Bassin Adour-Garonne qui couvre la période 2022-2027, approuvé le [15].

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat est océanique aquitain et semblable à celui de la ville de Cognac où est située la station météorologique départementale.

Données climatiques
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 2 2,8 3,8 6,2 9,4 12,4 14,4 14 12,1 8,9 4,7 2,6 7,8
Température moyenne (°C) 5,4 6,7 8,5 11,1 14,4 17,8 20,2 19,7 17,6 13,7 8,6 5,9 12,5
Température maximale moyenne (°C) 8,7 10,5 13,1 15,9 19,5 23,1 26,1 25,4 23,1 18,5 12,4 9,2 17,7
Ensoleillement (h) 80 103,9 153,3 184,5 204,9 239,6 276,4 248,3 199,4 159 96,8 78,8 2 024,9
Précipitations (mm) 80,4 67,3 65,9 68,3 71,6 46,6 45,1 50,2 59,2 68,6 79,8 80 783,6
Source : Climatologie mensuelle à la station départementale de Cognac de 1961 à 1990[16].


Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Brossac est une commune rurale[Note 1],[17]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[18],[19]. La commune est en outre hors attraction des villes[20],[21].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (59 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (62,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (31,1 %), forêts (30,8 %), zones agricoles hétérogènes (27,4 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (4,3 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (3,5 %), zones urbanisées (1,2 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (1,2 %), prairies (0,5 %)[22].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Risques majeurs[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune de Brossac est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), feux de forêts, mouvements de terrains et séisme (sismicité faible). Il est également exposé à un risque technologique, le transport de matières dangereuses[23]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[24].

Risques naturels[modifier | modifier le code]

Brossac est exposée au risque de feu de forêt. Un plan départemental de protection des forêts contre les incendies (PDPFCI) a été élaboré pour la période 2017-2026, faisant suite à un plan 2007-2016[25]. Les mesures individuelles de prévention contre les incendies sont précisées par divers arrêtés préfectoraux et s’appliquent dans les zones exposées aux incendies de forêt et à moins de 200 mètres de celles-ci. L’arrêté du règlemente l'emploi du feu en interdisant notamment d’apporter du feu, de fumer et de jeter des mégots de cigarette dans les espaces sensibles et sur les voies qui les traversent sous peine de sanctions. L'arrêté du rend le débroussaillement obligatoire, incombant au propriétaire ou ayant droit[Note 2],[25],[26],[27].

Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Brossac.

Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont des affaissements et effondrements liés aux cavités souterraines (hors mines)[28]. Par ailleurs, afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, l'inventaire national des cavités souterraines permet de localiser celles situées sur la commune[29].

Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. 79,4 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (67,4 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les 425 bâtiments dénombrés sur la commune en 2019, 211 sont en en aléa moyen ou fort, soit 50 %, à comparer aux 81 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM[30],[Carte 3].

Par ailleurs, afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, l'inventaire national des cavités souterraines permet de localiser celles situées sur la commune[29].

La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982 et 1999. Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par des mouvements de terrain en 1999[23].

Risques technologiques[modifier | modifier le code]

Le risque de transport de matières dangereuses sur la commune est lié à sa traversée par une ou des infrastructures routières ou ferroviaires importantes ou la présence d'une canalisation de transport d'hydrocarbures. Un accident se produisant sur de telles infrastructures est susceptible d’avoir des effets graves sur les biens, les personnes ou l'environnement, selon la nature du matériau transporté. Des dispositions d’urbanisme peuvent être préconisées en conséquence[31].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Les formes anciennes sont Brozac en 1143, Brocciaco et Broziaco en 1278[32], Brociaco, Brocac en 1109-1121[33].

L'origine du nom de Brossac remonterait à un nom de personnage gallo-romain Broccius (de racine gauloise brocco-', signifiant blaireau) auquel est apposé le suffixe -acum, ce qui correspondrait au « domaine de Broccius »[34],[35].

Histoire[modifier | modifier le code]

Lieu de passage déjà existant à l'époque romaine (variante de la voie Saintes-Périgueux-Cahors), on peut trouver les ruines d'une ancienne villa gallo-romaine à Lacou-Dausena, à 300 mètres au nord de la voie supposée. Une portion d'aqueduc descendant de la source des Fontenelles et alimentant cette villa a aussi été retrouvée[36],[37].

Les plus anciens registres de l'état civil remontent à 1620.

Au Moyen Âge, la plus grande partie de cette paroisse de Saintonge formait une seigneurie appartenant à l'évêque de Saintes, auquel devaient hommage lige les possesseurs des fiefs voisins : Durfort et La Cour, dans la paroisse, et des parties des paroisses de Passirac pour le Châtelard, et Bardenac et Saint-Vallier pour Coyron, ces derniers fiefs étant aussi réclamés par le marquis de Barbezieux[Note 3].

Le fief de Durfort, possédé par les Vigier, est passé en 1725 à la famille de Lafaye, et le fief a pris ce nom. Le Bourgoin, au nord de la commune, était aussi possédé par cette dernière famille. À la Révolution, Pierre de Lafaye du Bourgoin était avocat au parlement de Bordeaux et juge sénéchal de Brossac[37].

Lors de la première moitié du XXe siècle, Brossac était aussi desservi par la ligne à voie métrique des Chemins de fer économiques des Charentes entre Barbezieux et Chalais, et possédait une petite gare le long de la route nationale, actuellement D.731.

Administration[modifier | modifier le code]

La mairie.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1989 2008 Michel Naudin PS Conseiller général
2008 2014 Joseph Rousselière DVG Retraité SNCF
2014 En cours Didier Maudet[38]    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[39]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[40].

En 2019, la commune comptait 464 habitants[Note 4], en diminution de 8,48 % par rapport à 2013 (Charente : −0,42 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
1 0191 0178961 0731 2771 1541 1641 1681 200
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
1 1631 1361 0661 1321 1671 111987948906
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
913961890933879899860832862
1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009 2014
778679635593524542564521493
2019 - - - - - - - -
464--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[41] puis Insee à partir de 2006[42].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 19,8 %, soit en dessous de la moyenne départementale (30,2 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 49,2 % la même année, alors qu'il est de 32,3 % au niveau départemental.

En 2018, la commune comptait 235 hommes pour 240 femmes, soit un taux de 50,53 % de femmes, légèrement inférieur au taux départemental (51,59 %).

Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.

Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[43]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,4 
90 ou +
3,0 
12,6 
75-89 ans
19,7 
33,5 
60-74 ans
29,1 
20,4 
45-59 ans
18,8 
12,2 
30-44 ans
10,7 
11,7 
15-29 ans
9,0 
9,1 
0-14 ans
9,8 
Pyramide des âges du département de la Charente en 2018 en pourcentage[44]
HommesClasse d’âgeFemmes
90 ou +
2,5 
8,9 
75-89 ans
11,8 
20 
60-74 ans
20,3 
21 
45-59 ans
20,8 
16,9 
30-44 ans
16,2 
15,6 
15-29 ans
13,7 
16,6 
0-14 ans
14,7 

Économie[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

La viticulture occupe une petite partie de l'activité agricole. La commune est située dans les Bons Bois, dans la zone d'appellation d'origine contrôlée du cognac[45].

Tourisme[modifier | modifier le code]

Dans les années 1980, la municipalité souhaite développer le tourisme sur la commune et construit un village de vacances dans la pinède au sud de l'étang Vallier. Basé sur la location saisonnière, il fera venir de nombreux touristes, essentiellement pendant l'été, notamment du nord de l'Europe (hollandais, belges, allemands, anglais), malgré ses coûts d'entretien importants pour la commune.

À la même période, de l'autre côté de l'étang, ouvre le camping municipal Les Châtaigners de Brossac. L'étang Vallier devient alors un espace de loisirs prisé par les vacanciers et les habitants de la région. La présence d'une ferme équestre à proximité complétera encore l'offre touristique.

Au début des années 1990, le village de vacances est devenu une charge pour la municipalité. Les constructions sont vieillissantes et les touristes se font plus rares. Le site est alors vendu à un entrepreneur belge qui mettra en place un autre modèle de développement[46]. Les maisons de vacances ne sont plus seulement proposées à la location mais sont vendues comme résidences secondaires. Une centaine de nouvelles maisons de vacances sont construites, y compris de l'autre côté de l'étang Vallier. Un spa, sauna et minigolf sont également construits. Le village de vacances devient Etang Vallier Resort, et le restaurant, anciennement le Clapotis devient Quai sud[47]. En été, la population sur le site monterait jusqu'à 6 000 résidents[46].

L'emprise spatiale du village de vacances dépasse actuellement celle du centre villageois.

Équipements, services et vie locale[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

L'école est un RPI entre Brossac, Oriolles et Passirac. Brossac accueille l'école maternelle Alfred-de-Vigny et l'école élémentaire Honoré-de-Balzac. Les écoles d'Oriolles et de Passirac sont aussi des écoles élémentaires.

Le secteur du collège est Chalais[48]. Les lycées sont à Barbezieux et Angoulême.

Sports et activités[modifier | modifier le code]

Autres services[modifier | modifier le code]

La gendarmerie de Brossac.

En tant que chef-lieu de canton, Brossac possède une gendarmerie.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Église Notre-Dame[modifier | modifier le code]

L'église paroissiale Notre-Dame de Brossac date du XIIe siècle. Initialement dans le diocèse de Saintes, elle fut unie à la mense épiscopale. En forme de croix latine, sa nef fut revoûtée en croisée d'ogives au XVe siècle; la façade fut remaniée à cette époque. Le clocher carré et l'absidiole du latéral nord ont été refaits du XIXe siècle[49]. Elle fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis 1985[50].

Wikimedia Commons présente d’autres illustrations sur l'église Notre-Dame de Brossac.

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Villa gallo-romaine[modifier | modifier le code]

La Coue d'Auzenat.

La villa gallo-romaine de la Coue d'Auzenat, ou Lacou-Dausena (vestiges) fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis 1875[51].

L'aqueduc alimentant la villa (vestiges) fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis 1889[52].

Château de Brossac[modifier | modifier le code]

Les fonctions de défense de ce lieu remontent à des sources écrites au début du Moyen Âge. Le château avait pour but de contrôler les fiefs locaux ainsi que l’ancienne route gallo-romaine Saintes - Périgueux - Cahors.

Depuis la fin du Moyen Âge, le terrain et le parc du château en tant que fief Dufort appartenaient à la famille Vigier de La Cour.

Par la suite, en 1725, le terrain et le château devinrent la possession de la famille de Lafaye. Du nom de ce lieu, cette famille a commencé à utiliser le surnom de Bourgoin. En 1874, Pierre-François de Lafaye du Bourgoin reconstruit le château en petit palais de style Napoléon III.

En 1940-1944, le château a été kommandantur pendant l'occupation allemande.

Dans les années 1990, il devient une discothèque, le « Paradise »[53].

Étang Vallier[modifier | modifier le code]

L'étang Vallier, à la lisière de la Double saintongeaise, offre une baignade en été et un village de vacances.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Louis Hourticq (1875-1944), historien d'art, auteur notamment de La Vie des Images (1927), membre de l'Institut, inspecteur général de l'enseignement artistique, né à Brossac, petit-fils de Jean Étourneau, premier instituteur de Brossac, fils de Pauline Étourneau et d'André Hourticq, gendarme à Brossac[54]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. Le débroussaillement s'applique notamment aux abords de constructions, chantiers, travaux ou installations sur une largeur de 50 mètres (selon un principe du droit des assurances, tout propriétaire est tenu d’assurer la protection de ses biens), et de 7 mètres minimum de part et d’autre des voies privées y donnant accès.
  3. Voir aussi l'histoire de Bardenac.
  4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.
  • Cartes
  1. « Réseau hydrographique de Brossac » sur Géoportail (consulté le 20 juin 2022).
  2. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  3. « Cartographie interactive de l'exposition des sols au retrait-gonflement des argiles », sur infoterre.brgm.fr (consulté le )

Références[modifier | modifier le code]

  1. Site habitants.fr, « Les gentilés de Charente », (consulté le )
  2. Distances orthodromiques prises sous ACME Mapper
  3. a b c et d Carte IGN sous Géoportail
  4. Carte du BRGM sous Géoportail
  5. Visualisateur Infoterre, site du BRGM
  6. [PDF] BRGM, « Notice de la feuille de Montguyon », sur Infoterre, (consulté le )
  7. « Cartographie du bassin Adour-Garonne. », sur adour-garonne.eaufrance.fr (consulté le )
  8. « Fiche communale de Brossac », sur le système d'information pour la gestion des eaux souterraines en Poitou-Charente-Limousin (consulté le )
  9. Sandre, « le Palais »
  10. Sandre, « la Maury »
  11. Sandre, « la Poussonne »
  12. Sandre, « la Viveronne »
  13. « SAGE Charente », sur https://www.gesteau.fr/ (consulté le )
  14. « SAGE Isle - Dronne », sur https://www.gesteau.fr/ (consulté le )
  15. « Caractéristiques du SDAGE Adour-Garonne 2022-2027 », sur www.occitanie.developpement-durable.gouv.fr (consulté le )
  16. « Cognac, Charente(16), 30m - [1961-1990] », sur infoclimat.fr (consulté le )
  17. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  18. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  19. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  20. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  21. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  22. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
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