Sainville

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Sainville
La mairie.
La mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Eure-et-Loir
Arrondissement Chartres
Canton Auneau
Intercommunalité sans
Maire
Mandat
Martine Baldy
2014-2020
Code postal 28700
Code commune 28363
Démographie
Population
municipale
1 006 hab. (2013)
Densité 46 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 24′ 58″ Nord, 1° 52′ 50″ Est
Altitude Min. 137 m – Max. 161 m
Superficie 21,87 km2
Localisation

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Sainville

Sainville est une commune française située dans le département d'Eure-et-Loir en région Centre-Val de Loire.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes et départements limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Sainville
Aunay-sous-Auneau Paray-Douaville (Yvelines) Allainville (Yvelines)
La Chapelle-d'Aunainville Sainville Garancières-en-Beauce
Maisons
Léthuin
Vierville Saint-Escobille (Essonne)
Oysonville

Site[modifier | modifier le code]

Carte de Sainville et des communes limitrophes.

Histoire[modifier | modifier le code]

Entre le 29 janvier 1939 et le 8 février, plus de 2 000 réfugiés espagnols fuyant l'effondrement de la république espagnole devant les troupes de Franco, arrivent en Eure-et-Loir. Devant l'insuffisance des structures d'accueil (le camp de Lucé et la prison de Châteaudun rouverte pour l’occasion), 53 villages sont mis à contribution[1], dont Sainville[2]. Les réfugiés, essentiellement des femmes et des enfants (les hommes sont désarmés et retenus dans le sud de la France), sont soumis à une quarantaine stricte, vaccinés, le courrier est limité, le ravitaillement, s'il est peu varié et cuisiné à la française, est cependant assuré[3]. Une partie des réfugiés rentrent en Espagne, incités par le gouvernement français qui facilite les conditions du retour, mais en décembre, 922 ont préféré rester et sont rassemblés à Dreux et Lucé[4].

Article détaillé : Retirada.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestation anciennes[modifier | modifier le code]

Segetis [Segenis] villa, 1084 (Archives Départementales d'Eure-et-Loir-G, chapitre Notre-Dame de Chartres) ; Sainvilla, vers 1130 (Bibliothèque Nationale de France- Ms Latin 11.063, Cartulaire Saint-Jean-en-Vallée de Chartres) ; Sainville en Beauce, février 1380 (Archives Nationales-JJ 116, no 140, fol. 82) ; Sainville, février 1391 (Archives Nationales-JJ 140, no 117, fol. 152) ; Sainville, septembre 1394 (Archives Nationales-JJ 146, no 258, fol. 137) ; Sainville, 21 juillet 1401 (Archives Nationales-JJ 156, no 189, fol. 115) ; Sainville, 1545 (Cartulaire de Saint-Denis en France, LL 1158, t. II, fol.32) ; Sainville, 1740 (Bibliothèque Municipale d’Orléans, Manuscrit 995, fol. 229) ; Sainville, XVIIIe s. (Carte de Cassini).

Toponymie[modifier | modifier le code]

Formation médiévale en -ville au sens ancien de « domaine rural » (appellatif toponymique issu du gallo-roman VILLA « grand domaine rural »). Il est précédé du nom de personne d’origine germanique Siginus. La forme Segetis villa est une latinisation médiévale de la forme romane incomprise ou une erreur de graphie.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 2008 Denise Billarant-Dauphin    
mars 2008 en cours Martine Baldy SE Assistante sociale

Démographie[modifier | modifier le code]

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
539 532 602 647 528 574 565 579 583
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
638 617 589 581 586 574 584 626 674
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
655 654 647 633 648 665 663 703 571
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2008 2012
561 584 592 627 895 942 942 935 992
2013 - - - - - - - -
1 006 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Pierre.
Le musée Farcot.
Une jeune Eugène Farcot.
Monument aux morts.

Église Saint-Pierre[modifier | modifier le code]

XIIe et XVIe siècles.

Musée Farcot[modifier | modifier le code]

Construit en 1901 avec sa tour –qui servit si peu aux pompiers mais beaucoup aux occupants allemands pendant la dernière guerre-, le musée répond aux conditions du legs de Farcot. Le rez-de-chaussée et le premier étage ont été occupés depuis l’origine jusqu’en 2008 par un médecin. S’y sont succédé le docteur Davy, premier locataire, homme à longue barbe et à chapeau haut de forme, puis les docteurs Fenouillere, Fallex, Masson, Malange, Philippon, Winisdorffer et Pinard.

Le deuxième étage compte trois salles, la première est dédiée essentiellement aux meubles de la famille Farcot. Une toile imposante par ses dimensions, peinte par un parent proche le Lieutenant Colonel Tartarat et intitulée «Carrefour antre la messe et les vêpres» occupe largement l’espace. Dans la seconde salle, se trouvent de nombreux portraits de famille avec le buste du bienfaiteur portant la barbe de l’époque. La troisième salle enfin reçoit les souvenirs de voyages et les livres, à dominante scientifique. L’escalier en colimaçon qui donne accès à la tour ne permet plus actuellement d’ouvrir à la visite, la sécurité n’y étant pas assurée en raison de la grande vétusté des marches.

Si les croquis d’Eugène Farcot ont été scrupuleusement respectés dans les intentions et l’esthétique par l’architecte Vaillant, par contre la hausse des prix a conduit à modifier la qualité des matériaux. La couverture prévue en plomb fut exécutée en zinc (n° 14) et la pierre utilisée de qualité moindre que celle préconisée par le donateur. Les mosaïques retiennent l’attention par leurs teintes colorées et leur finesse. Les médaillons d’inspiration bucolique représentent les quatre saisons. La salamandre au-dessus de la porte d’accès à la tour porte la signature de l’architecte, sans que l’on sache ce qui a valu le choix de cet amphibien.

Le musée bénéficie du label Musée de France.

Monument aux morts[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Jeanine Sodigné-Loustau, « L'accueil des réfugiés civils espagnols de 1936 à 1940. Un exemple : la région Centre », Matériaux pour l'histoire de notre temps. 1996, no 44. p. 43.
  2. Jeanine Sodigné-Loustau, op. cit., p. 46.
  3. Jeanine Sodigné-Loustau, op. cit., p. 43-44.
  4. Jeanine Sodigné-Loustau, op. cit., p. 47.
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2007, 2008, 2012, 2013.