Sainville

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Sainville
Sainville
La mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Eure-et-Loir
Arrondissement Chartres
Canton Auneau
Intercommunalité CC Cœur de Beauce
Maire
Mandat
Martine Baldy
2014-2020
Code postal 28700
Code commune 28363
Démographie
Population
municipale
1 012 hab. (2016 en augmentation de 3,58 % par rapport à 2011)
Densité 46 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 24′ 58″ nord, 1° 52′ 50″ est
Altitude Min. 137 m
Max. 161 m
Superficie 21,87 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Centre-Val de Loire

Voir sur la carte administrative du Centre-Val de Loire
City locator 14.svg
Sainville

Géolocalisation sur la carte : Eure-et-Loir

Voir sur la carte topographique d'Eure-et-Loir
City locator 14.svg
Sainville

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Sainville

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Sainville
Liens
Site web http://www.mairie-sainville.com

Sainville est une commune française située dans le département d'Eure-et-Loir en région Centre-Val de Loire.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Communes et départements limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Sainville
Aunay-sous-Auneau Paray-Douaville (Yvelines) Allainville (Yvelines)
La Chapelle-d'Aunainville Sainville Garancières-en-Beauce
Maisons
Léthuin
Vierville Saint-Escobille (Essonne)
Oysonville

Hameaux et écarts[modifier | modifier le code]

Sortie de Boulonville par la RD 11613.
Sortie de Boulonville par la RD 11613.

Boulonville, Manterville, Le Chêne, Le Chêne Viel.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Entrée de Sainville par la route départementale 24.
Entrée de Sainville par la route départementale 24.
Entrée de Sainville par la route départementale 17.
Entrée de Sainville par la route départementale 17.

Voies de communication[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestations anciennes[modifier | modifier le code]

Segetis [Segenis] villa, 1084 (Archives départementales d'Eure-et-Loir-G, chapitre Notre-Dame de Chartres) ; Sainvilla, vers 1130 (Bibliothèque nationale de France- Ms Latin 11.063, Cartulaire Saint-Jean-en-Vallée de Chartres) ; Sainville en Beauce, février 1380 (Archives nationales-JJ 116, no 140, fol. 82) ; Sainville, février 1391 (Archives nationales-JJ 140, no 117, fol. 152) ; Sainville, septembre 1394 (Archives nationales-JJ 146, no 258, fol. 137) ; Sainville, 21 juillet 1401 (Archives nationales-JJ 156, no 189, fol. 115) ; Sainville, 1545 (Cartulaire de Saint-Denis en France, LL 1158, t. II, fol.32) ; Sainville, 1740 (Bibliothèque municipale d’Orléans, Manuscrit 995, fol. 229) ; Sainville, XVIIIe s. (Carte de Cassini).

Toponymie[modifier | modifier le code]

Formation médiévale en -ville au sens ancien de « domaine rural » (appellatif toponymique issu du gallo-roman VILLA « grand domaine rural »). Il est précédé du nom de personne d’origine germanique Siginus. La forme Segetis villa est une latinisation médiévale de la forme romane incomprise ou une erreur de graphie.

Histoire[modifier | modifier le code]

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

XXe siècle[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Retirada.

Entre le 29 janvier 1939 et le 8 février, plus de 2 000 réfugiés espagnols fuyant l'effondrement de la république espagnole devant les troupes de Franco, arrivent en Eure-et-Loir. Devant l'insuffisance des structures d'accueil (le camp de Lucé et la prison de Châteaudun rouverte pour l’occasion), 53 villages sont mis à contribution[1], dont Sainville[2]. Les réfugiés, essentiellement des femmes et des enfants (les hommes sont désarmés et retenus dans le sud de la France), sont soumis à une quarantaine stricte, vaccinés, le courrier est limité, le ravitaillement, s'il est peu varié et cuisiné à la française, est cependant assuré[3]. Une partie des réfugiés rentrent en Espagne, incités par le gouvernement français qui facilite les conditions du retour, mais en décembre, 922 ont préféré rester et sont rassemblés à Dreux et Lucé[4].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 2008 Denise Billarant-Dauphin    
mars 2008 En cours Martine Baldy SE Assistante sociale

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
539532602647528574565579583
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
638617589581586574584626674
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
655654647633648665663703571
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
561584592627895942942942992
2016 - - - - - - - -
1 012--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

  • Agriculture : productions céréalières et stockage en silos;
  • Industrie : usine Bostik, The Adhesive Company.

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Pierre[modifier | modifier le code]

XIIe et XVIe siècles.

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Musée Farcot[modifier | modifier le code]

Investi d'une philanthropie, Eugène Farcot lègue à la commune de Sainville la somme de 40 000 francs-or afin de mener à bien le projet d'une vie : édifier un monument à la mémoire du couple qu'il formait avec Pauline Leblond. Un cartouche d'alliance des deux familles orne à juste titre la tour carrée. La commune de Sainville est tenue de respecter quatre conditions dans l'acceptation du legs en réservant l'accueil d'un médecin, la mise en place du musée et des logements ainsi qu'un poste-vigie nécessaire à l'exercice des sapeurs-pompiers évoqués au travers du symbole de la salamandre. Le programme architectural est confié à M. Emile Vaillant, architecte en chef du département d'Eure-et-Loir, qui s'inspire de deux dessins de la main d'Eugène Farcot. Sinon, la décoration se voit remise entre les mains de Paul Vaillant qui signe de son nom la mosaïque à la salamandre.

Décédé en 1896, Eugène ne verra pas la concrétisation de son œuvre. Son gendre et exécuteur testamentaire, M. Henri Wandenberg, s'emploie à la réalisation de l'horloge monumentale et de la boussole qu'il signe de son nom. C'est à lui que revient le privilège d'inaugurer le musée Farcot en 1903. Privé d'héritiers directs par la mort de ses deux enfants, Charles et Marguerite, Eugène Farcot fait vœu de postérité en laissant derrière lui ce musée accessible à tout un chacun.

Avec une muséographie inédite, le musée Farcot a ouvert les portes de son cabinet de curiosités en 2016. Horloger et globe-trotter, Eugène Farcot lègue à la commune de Sainville une collection où sciences-techniques, Beaux-Arts et archéologie se côtoient.

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Autres lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le château d'eau.
Le château d'eau.
  • Monument aux morts ;
  • Château d'eau.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jeanine Sodigné-Loustau, « L'accueil des réfugiés civils espagnols de 1936 à 1940. Un exemple : la région Centre », Matériaux pour l'histoire de notre temps. 1996, no 44. p. 43.
  2. Jeanine Sodigné-Loustau, op. cit., p. 46.
  3. Jeanine Sodigné-Loustau, op. cit., p. 43-44.
  4. Jeanine Sodigné-Loustau, op. cit., p. 47.
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  7. (en) Deux ans après sur l’Internet Movie Database.