Brécey

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d’aide sur l’homonymie Pour les articles ayant des titres homophones, voir Bressey, Bresset, Brécé et Bressay.
Brécey
Vue sur Brécey et la vallée de la Sée.
Vue sur Brécey et la vallée de la Sée.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Manche
Arrondissement Avranches
Canton Isigny-le-Buat
Intercommunalité Mont-Saint-Michel-Normandie
Maire
Mandat
Bernard Tréhet
2014-2020
Code postal 50370
Code commune 50074
Démographie
Gentilé Brécéens
Population
municipale
2 100 hab. (2014)
Densité 100 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 43′ 29″ nord, 1° 09′ 59″ ouest
Altitude Min. 22 m
Max. 111 m
Superficie 20,96 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Manche

Voir sur la carte administrative de la Manche
City locator 14.svg
Brécey

Géolocalisation sur la carte : Manche

Voir sur la carte topographique de la Manche
City locator 14.svg
Brécey

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Brécey

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Brécey
Liens
Site web www.brecey.fr

Brécey est une commune française, située dans le département de la Manche en région Normandie, peuplée de 2 100 habitants[Note 1].

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est au nord de l'Avranchin. Son bourg est à 16 km au sud de Villedieu-les-Poêles, à 17 km à l'est d'Avranches, à 20 km au nord de Saint-Hilaire-du-Harcouët, à 23 km au nord-ouest de Mortain et à 28 km au sud-ouest de Vire[1].

Couvrant 2 096 hectares, le territoire de Brécey est le plus étendu de son canton. Son périmètre a une forme assez ronde au nord et à l'ouest, le sud-est étant marqué par un angle relativement droit. Ses limites géographiques correspondent à des frontières naturelles : en rive droite de la Sée, le ruisseau le Bieu, à l’ouest et celui de Saint-Laurent (et ses affluents) à l’est ; en rive gauche de la Sée, la même symétrie est retrouvée. Les ruisseaux de la Tuilerie et du Moulin Richard. Au sud, le territoire communal suit le pied d’un talus topographique marqué. Cet abrupt est le plus souvent boisé. Le dénivelé est important : près de 130 mètres.

Au nord de la Sée, l’interfluve est massif et s’organise en une succession de dômes topographiques de formes allongées. La direction générale du relief est nord-est / sud-ouest, les altitudes décroissant régulièrement de 100 m au nord (au lieu-dit les Parfondes) jusqu’à 30 à 40 m en bordure du cours d’eau. Le bourg de Brécey est construit sur une butte culminant à 65 m. Sa disposition suit les axes routiers.

Au sud de la Sée, les formes sont plus vigoureuses. Un glacis relativement étroit se développe entre le lit majeur de la rivière et le pied d’un talus topographique abrupt. Ce dernier correspond au contact entre le granite et les schistes métamorphiques. Les altitudes s’abaissent alors de 80 m à 40 m. La Sée dessine de nombreux méandres dans son lit majeur correspondant à son champ d’inondation. Les altitudes avoisinent 30 m.

Communes limitrophes de Brécey[2]
Notre-Dame-de-Livoye Les Loges-sur-Brécey Les Loges-sur-Brécey,
Saint-Laurent-de-Cuves
Saint-Georges-de-Livoye,
Vernix
Brécey[2] Saint-Laurent-de-Cuves
Le Petit-Celland Le Grand-Celland Les Cresnays,
Reffuveille

Toponymie[modifier | modifier le code]

Bresceio en 1162[3].

Le toponyme serait issu d'un anthroponyme gaulois (Briccius)[4] ou roman (Briccios)[5].

Domaine gallo-romain d'un certain Briccios ou Briccius.

Le gentilé est Brécéen.

Histoire[modifier | modifier le code]

Du Moyen Âge à l'époque moderne[modifier | modifier le code]

À l'époque où la Sée était navigable, le port permettait aux embarcations de se ravitailler en produits agricoles.

Le nom de Brécey n’apparaît pour la première fois qu’au cours du XVe siècle sur différents actes. Le premier bourg se situe sans doute à l’endroit actuellement nommé le Vieux Bourg, au croisement des voies romaines d’Avranches à Vire et du Cotentin à Rennes. Le passage à gué sur la Sée aurait été remplacé plus tard par un pont de pierre.

Le vieux bourg devait être antérieur aux invasions normandes, et possédait une église dédiée à saint Martin. Cette église aurait été renversée par les envahisseurs puis rebâtie après leur conversion. Il est admis que le premier château de Brécey fut implanté au village de la Tourelle proche.

Le premier seigneur de Brécey connu suivit Guillaume le Conquérant en Angleterre. Raoul Ier, seigneur de Fougères, a cédé à la fin du XIe siècle ses terres de Brécey à son vassal Ranulphe de Virey qui fut à l’origine de la création du nouveau bourg à l’emplacement où il fit construire une église dédiée à saint Martin. C’est autour de cette église que se développa la nouvelle agglomération alors que le vieux bourg devait disparaître.

L’église romane de Brécey fut dédiée à l’abbaye de Savigny, elle fut restaurée en 1435. Brécey dépendait jusqu'à la Révolution du comté de Mortain. En 1613, Jean de Vassy, seigneur de Brécey, obtint l’érection en baronnie de sa terre de Brécey.

Jacques de Vassy fit ériger le château de Brécey sur la rive gauche de la Sée, près du village du Logis. Le château, aujourd’hui mutilé, était plus important et ses avenues rejoignaient le pont de Pierre.

Le nouveau bourg s’est développé grâce à sa situation sur la vallée de la Sée au centre du triangle formé par les villes de Villedieu-les-Poêles, Avranches et Saint-Hilaire-du-Harcouët.

Le commerce était attiré naturellement à Brécey. Les foires remontent à 1401 (foire Sainte-Croix le 14 septembre et Saint-Michel le 16 octobre). En 1628, le roi Louis XIII confirma l’octroi d’un marché le vendredi et des foires Sainte-Geneviève et Saint-Martin, le 3 janvier et le 4 juillet. La commune voisine de Cuves plus ancienne et rivale (chef lieu juridique) finit par s’incliner devant Brécey.

La cure de Brécey était importante, elle entretenait un curé et quatre vicaires mais aussi un maître et une maîtresse d’école.

Si la paroisse de Brécey n’a pas pris de part active à la Révolution de 1789 en prenant une position neutre, elle dut subir entre 1793 à 1799 les dommages des luttes entre chouans et républicains et les exactions des deux parties.

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

En 1800, Brécey prend sa figure définitive de gros bourg, chef-lieu de canton et de la justice de Paix. Ses marchés et foires vont accroître sa prospérité ; à partir de cette époque plusieurs bâtiments publics sont construits.

Déplacement du cimetière en 1790, élévation d’un calvaire en granit en 1851, construction du nouveau presbytère en 1857, agrandissement en 1862 de l’église déjà restaurée en 1836…, ces derniers travaux s’achevent en 1878 par la flèche de l’église.

En 1807, le maire partage la commune en quatre sections, reprises par le cadastre de 1825. Les travaux importants décidés par la commune au XIXe siècle donnent au bourg sa configuration actuelle : création des grandes routes modernes et des chemins vicinaux, la route départementale de Villedieu à Saint-Hilaire-du-Harcouët, dont la création fut envisagée dès 1818, est à l’origine du dégagement du terre-plein autour de l’église et du presbytère moderne alors que les bâtiments situés à l’est de la route de Villedieu doivent disparaître.

Dégagement de la place de l’hôtel de ville, démolition des maisons gênantes, déplacement des halles qui gênent le dessin de la place, pavée en 1826. En 1843, le conseil municipal fait dresser un plan d’alignement.

Entre 1850 et 1870, une nouvelle mairie, une école de garçons et une nouvelle halle au menu grain sont construites. Les toitures en chaume sont interdites en 1824 et 1828.

En 1879, la commune fait réaliser des travaux d’adduction d'eau depuis les fontaines de la Tessonière, et édifier, en 1881, une fontaine monumentale au centre de la Grand-Place.

Début du XXe siècle[modifier | modifier le code]

Le début du XXe siècle voit apparaître la voie ferrée (chemin de fer à voie métrique dont la ligne est fermée dans les années 1930), et la construction d’une usine électrique au pont Roulland.

Deux écoles libres de filles et de garçons sont créées par le clergé et les fidèles de la paroisse.

L’implantation d’une distillerie industrielle et d’une distillerie coopérative donnent un regain de prospérité à Brécey et marquent le début d’un nouvel essor économique.

La commune de Brécey est libérée le par le colonel Dean du 7e corps d’armée, sans dommage important pour la commune.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Brécey

Les armes de la commune de Brécey se blasonnent ainsi :
D'hermine au lion de gueules[6].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

L'hôtel de ville.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
1945 1958 Victor Loyvet   Cultivateur
1958 1977 Paul Lemonnier   Pharmacien
1977 mars 1989 Pierre Aguiton UDF Conseiller général[7]
mars 1989[8] en cours Bernard Tréhet[9] UMP Chef d'établissement, vice-président du conseil général, président de la communauté de communes du Val de Sée
Pour les données antérieures, dérouler la boîte ci-dessous.

Le conseil municipal est composé de dix-neuf membres dont le maire et trois adjoints[9].

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2014, la commune comptait 2 100 habitants. Depuis 2004, les enquêtes de recensement dans les communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans (en 2008, 2013, 2018, etc. pour Brécey[10]) et les chiffres de population municipale légale des autres années sont des estimations[Note 2]. Brécey a compté jusqu'à 2 466 habitants en 1846.

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 100 2 097 2 040 2 190 2 201 2 172 2 452 2 466 2 338
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 316 2 440 2 446 2 300 2 341 2 399 2 404 2 400 2 300
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 294 2 281 2 200 2 011 2 141 2 159 2 198 2 247 2 122
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2014
2 026 2 046 1 958 1 980 2 029 2 113 2 159 2 125 2 100
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006[12].)
Histogramme de l'évolution démographique

Écoles, crèches, centre de loisirs[modifier | modifier le code]

Type Nom Nombre de classes Effectif (élèves) Commentaire
Crèche Crèche municipale 18/12 La crèche accueille seize enfants le matin et douze enfants l'après-midi en accueil régulier ou occasionnel. La capacité maxi de lits est de 12[13].
École maternelle École publique 4 97 -
École maternelle École Jeanne-d'Arc 1 24 -
École élémentaire École publique 6 165 -
École élémentaire École Jeanne-d'Arc 5 126 L'école Jeanne d'Arc sous la direction de Stéphanie Gautier s'est vue l'ouverture d'une cinquième classe pour l'année scolaire 2016/2017 avec une équipe stable.
Collège Collège Pierre-Aguiton 16 410 Le collège accueille, depuis 1975, des sections sportives scolaires (sport étude).

Depuis la rentrée scolaire 2009, il existe deux sections : football et équitation. Ces sections fonctionnent grâce à un partenariat avec l’Éducation nationale, le conseil général, la Jeunesse et Sports, le district et la ligue de Football, les collectivités locales : la commune de Brécey et la communauté de communes.

Économie[modifier | modifier le code]

  • STELMI (environ 200 emplois) : société de transformation des élastomères à usages médicaux et industriels.
  • James SA (environ 84 emplois) : charpentes en bois.
  • Loisel LTP (environ 50 emplois) : entreprise de travaux publics.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le château de Vassy.
L'église Saint-Martin.

Activité et manifestations[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

L'Association sportive de Brécey fait évoluer une équipe de football en ligue de Basse-Normandie et trois autres en divisions de district[16].

Jumelages[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2014.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Distances routières les plus courtes selon Viamichelin.fr
  2. « Géoportail (IGN), couche « Limites administratives » activée »
  3. Arch. Nat., K 24, n° 84
  4. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Larousse,
  5. René Lepelley, Dictionnaire étymologique des noms de communes de Normandie, Condé-sur-Noireau, Éd. Charles Corlet, (ISBN 2-95480-455-4 (édité erroné), notice BnF no FRBNF36174448), p. 77
  6. « GASO, la banque du blason - Brécey Manche » (consulté le 6 mai 2011)
  7. Longtemps président UDF du conseil général et vice-président du conseil régional.
  8. « Canton d'Isigny-le-Buat. Le duo Tréhet - Fillâtre élu », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 5 février 2016)
  9. a et b Réélection 2014 : « Brécey (50370) - Municipales 2014 », sur elections.ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 12 mai 2014)
  10. Date du prochain recensement à Brécey, sur le-recensement-et-moi.fr, site spécifique de l'Insee.
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  13. Données 2005/2006 - extrait : Les échos de Brécey et son canton
  14. « Château de Vassy dit aussi Le Logis », notice no PA50000008, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  15. Dominique Auzias et Jean-Paul Labourdette, Le Petit Futé Manche, , 13e éd. (ISBN 978-2746935143, lire en ligne), p. 73
  16. « Site officiel de la Ligue Basse-Normandie – AS Brécey » (consulté le 5 février 2016)

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :