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Conseil supérieur de l'information sexuelle, de la régulation des naissances et de l'éducation familiale

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Conseil supérieur de l'information sexuelle, de la régulation des naissances et de l’éducation familiale
Histoire
Fondation
Dissolution
Cadre
Sigle
CSISVoir et modifier les données sur Wikidata
Type
Pays
Organisation
Affiliation

Le Conseil supérieur de l'information sexuelle, de la régulation des naissances et de l’éducation familiale (CSIS, couramment abrégé en Conseil supérieur de l'information sexuelle) est un organisme public français créé en à l'initiative de Lucien Neuwirth qui complète ainsi la loi Neuwirth dépénalisant la contraception[1]. Il est supprimé en .

Le Conseil est créé par la loi no 73-639 du [2].

Comme elle l'indique, cette loi suit par ailleurs les préconisations du Conseil de l'Europe qui dans sa recommandation du invitait les États membres à mettre en place des dispositifs d'éducation sexuelle à destination des jeunes. L'article 1er, disposant que « l'information de la population sur les problèmes de la vie est une responsabilité nationale », sera repris dans la loi de sur l'interruption volontaire de grossesse[3].

Les dispositions de la loi de qui a créé le Conseil sont codifiées au Code de la santé publique lors de la refonte de celui-ci en [4].

Le Conseil est supprimé en en même temps qu'un certain nombre d'autres commissions administratives à caractère consultatif[5].

Ce Conseil est rattaché au ministère chargé des Affaires sociales[1] (à l'origine simplement du ministère de la Santé publique, aujourd'hui également chargé des Affaires sociales[2]).

Statut et composition

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C'est un conseil consultatif, composé à l'origine par deux tiers de représentants de la société civile (« associations, unions, fédérations ou confédérations nationales familiales » ainsi qu'« organismes ayant vocation à la planification familiale, à l'information des couples et à l'information sexuelle » et « centres de planification ou d'éducation familiale »[2]) et pour un tiers de représentants de différents ministères ainsi que de la CNAF et des CNAM[2]. Il comprend enfin des « personnalités qualifiées » siégeant à titre consultatif[2].

Ainsi, par exemple, Simone Iff représente, de à , le Mouvement français pour le planning familial au sein du CSIS. Aujourd'hui, outre le Planning familial, le Conseil national de la jeunesse, organisme ministériel créé en , y est représenté, ainsi que le Centre national d'information des droits des femmes et de la famille (CNIDFF), fédération d'associations.

Le CSIS publie des rapports, consultables sur le site du ministère, et centralise les informations sur les thèmes concernés.

Dans les années , les membres ayant rédigé les premiers rapports sur la procréation médicalement assistée (PMA) avaient, sauf une exception, tous participé à des réunions consultatives sur le sujet organisées par le CSIS.

Références

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Bibliographie

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  • André de Laubadère, « Institution d'un Conseil supérieur de l'information sexuelle, de la régulation des naissances et de l'éducation familiale », L'Actualité juridique : Droit administratif, vol. 29, no 9,‎ , p. 425–427.

Articles connexes

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Liens externes

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