Corps humain

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Les parties du corps humain chez la femme et l'homme adultes

Le corps humain est la structure culturelle et physique du corps d'un être humain. Le corps humain est constitué de plusieurs systèmes (nerveux, digestif, etc.). Il est constitué de 206 os et 639 muscles dont 570 sont des muscles squelettiques. La science et la pratique visant à décrire l'organisation et le fonctionnement du corps humain est l'anatomie humaine, qui est une spécialité de la médecine. La médecine vise plus généralement à préserver la santé, c'est-à-dire le fonctionnement normal du corps humain.

Conventions[modifier | modifier le code]

Les parties du corps humain chez la femme et l'homme adultes, en position anatomique de référence

Pour permettre une description compréhensible, l’anatomie doit poser un certain nombre de conventions:

  • La position de référence est celle du sujet debout, dont les membres supérieurs pendent le long du corps, les paumes tournées vers l’avant. Ainsi les notions de supérieur, inférieur, antérieur et postérieur deviennent les mêmes pour tous.
  • Il faut encore définir des plans d’orientation :
    • le plan frontal est un plan vertical parallèle au front ;
    • le plan sagittal médian est un plan vertical qui passe par le sternum et la colonne vertébrale. Il divise le corps en deux parties symétriques. Les autres plans sagittaux sont parallèles au plan sagittal médian. Une structure anatomique est dite externe lorsqu’elle s’éloigne du plan médian et interne lorsqu’elle s’en rapproche;
    • le plan transversal est un plan horizontal perpendiculaire à la colonne vertébrale.
  • La position d’une structure tout le long d’un membre est définie par les termes de proximal (près de la racine du membre) et distal (loin de la racine du membre). La position d’une structure située près de la peau est dite superficielle. Elle est qualifiée de profonde lorsque la structure considérée est située loin de la peau.

Définitions[modifier | modifier le code]

  • Le corps humain proprement dit est constitué de 30 × 1012 Cellules de 300 sortes différentes[1]. Il héberge également de l'ordre de 40 × 1012 bactéries de près de 500 espèces différentes[1],[2],[3].
  • Un tissu biologique est le niveau d'organisation intermédiaire entre la cellule et l'organe. Un tissu est un ensemble de cellules semblables et de même origine, regroupées en amas, réseau ou faisceau (fibre). Un tissu forme un ensemble fonctionnel, c'est-à-dire que ses cellules concourent à une même fonction. Les tissus biologiques se régénèrent régulièrement et sont assemblés entre eux pour former des organes.
  • Un organe est un volume délimité par une séreuse, où des cellules collaborent à des tâches qu'aucune d'elles n'accompliraient seule[4]. Pour la plupart, les organes concourent surtout à la réalisation d'une seule fonction physiologique. Certains organes assurent simultanément plusieurs fonctions, mais dans ce cas, une fonction est généralement associée à un sous-ensemble de cellules.
  • Le niveau d'organisation supérieur à l'organe sont les appareils et les systèmes, qui remplissent un ensemble de fonctions complémentaires. Un appareil est composé d’organes bien délimités, alors que le système peut être composé de structures mal délimitées et diffuses dans tout l’organisme (comme les nerfs du système nerveux, qui sont indissociables des organes, ou les cellules mobiles du système immunitaire).

Un os est une structure dure, composée de beaucoup de minéraux et constituant le squelette de tous les vertébrés, y compris l'être humain.

Durée de vie des différentes cellules humaines[modifier | modifier le code]

En 2005, une équipe de l'institut Karolinska de Stockholm a mesuré l'âge de groupes de cellules humaines, en se basant sur la quantité de carbone 14 présent dans l'ADN. Les conclusions du rapport sont que :

  • les durées de vie des types cellulaires sont très variables, comme 2 semaines pour les cellules de l'épiderme, 4 mois pour les globules rouges, quelques heures pour les cellules de la paroi des intestins alors que les autres cellules intestinales auraient une durée de vie moyenne de 16 ans, ou encore les cellules du cortex qui auraient l'âge de l'individu[5],[6]. La cornée de l'œil se renouvelle chez tout mammifère, dont l'homme, en 7 jours maximum[réf. nécessaire] ;
  • les différents facteurs responsables du vieillissement naturel sont complexes à identifier; certains éléments sont néanmoins considérés comme pouvant permettre de déterminer avec plus ou moins d'exactitude le processus de dégradation du corps humain. Parmi ceux-ci, on peut identifier l'action des radicaux libres sur les cellules. Ce sont des substances oxydantes produites par un métabolisme normal. Ce sont notamment l’anion superoxyde (O2-), le peroxyde d'hydrogène (H2O2) et le radical hydroxyle (.OH)[7],[8]. Il faut souligner que ces substances produites naturellement par l’organisme apparaissent aussi lorsqu'une personne est exposée au rayonnement radioactif, et qu’elles sont mutagènes, c’est-à-dire capables de provoquer un cancer ;
  • le vieillissement s'apparente à un processus d'oxydation des cellules du corps, dont les cycles de régénération sont estimés à une durée approximative de 60 ans. La médecine, ou les progrès en matière d'hygiène, ont permis d'allonger l'espérance de vie, en ralentissant l'oxydation des cellules[9].

Ainsi, l'adaptabilité des cellules avec l'environnement dans lequel elles évoluent, est considérée comme un facteur majeur influant sur l'espérance de vie.

Composition du corps humain par élément[modifier | modifier le code]

Filmographie[modifier | modifier le code]

  • Planète corps, de Pierre-François Gaudry, Collection : Odyssée des sciences, 88 minutes, Mona Lisa, Universcience, l’Inserm, Smith&Nasht

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Combien y a-t-il de cellules dans le corps humain ?. Futura Sciences.
  2. Corps humain : autant de bactéries que de cellules?, Hadrien V., février 2016. Santé sur le net.
  3. Flore bactérienne humaine : le chiffrage du microbiote était faux ! Marc Gozlan le 12.01.2016, Science et Avenir.
  4. Ginet R, Roux A-L. Les plans d’organisation du regne animal, manuel de zoologie. Editions Doin 1989, 46-49
  5. (en) Kirsty L. Spalding, Ratan D. Bhardwaj, Bruce A. Buchholz, Henrik Druid et Jonas Frisén, « Retrospective Birth Dating of Cells in Humans », Cell, vol. 122, no 1,‎ , p. 133-143 (lire en ligne)
  6. « La plupart de nos cellules sont plus jeunes que nous » (consulté le 2 septembre 2010)
  7. (en) Taub J., « A cytosolic catalase is needed to extend adult lifespan in C. elegans daf-C and clk-1 mutants », Nature,‎ , p. 399-162
  8. « Comment les radicaux libres nous font vieillir »
  9. (en) Corris RTD, « Life span of human cells defined: most cells are younger than the individual », Times Higher Education,‎ (lire en ligne)
  10. Thomas J. Glover, comp., Pocket Ref, 3rd ed. (Littleton: Sequoia, 2003), p. 324 ((LCCN 2002091021))
  11. turn cites Geigy Scientific Tables, Ciba-Geigy Limited, Basel, Switzerland, 1984.
  12. (en) Raymond Chang, Chemistry, Ninth Edition, McGraw-Hill, , 1063 p. (ISBN 978-0-07-110595-8 et 0-07-110595-6)
  13. Distribution of elements in the human body (by weight) Retrieved on 2007-12-06
  14. (en) Frausto Da Silva et R. J. P Williams, The Biological Chemistry of the Elements : The Inorganic Chemistry of Life, , 575 p. (ISBN 978-0-19-850848-9, lire en ligne)
  15. (en) Steven S. and Susan A. Zumdahl, Chemistry, Fifth Edition, Houghton Mifflin Company, , 894 p. (ISBN 0-395-98581-1))
  16. J. Emsley, The Element, 3rd ed., Oxford: Clarendon Press, 1998.
  17. Neilsen, cited
  18. (en) McCall AS, Cummings CF, Bhave G, Vanacore R, Page-McCaw A, Hudson BG, « Bromine Is an Essential Trace Element for Assembly of Collagen IV Scaffolds in Tissue Development and Architecture », Cell, vol. 157, no 6,‎ , p. 1380–92 (PMID 24906154, DOI 10.1016/j.cell.2014.05.009)
  19. Anke M. Arsenic. In: Mertz W. ed., Trace elements in human and Animal Nutrition, 5th ed. Orlando, FL: Academic Press, 1986, 347-372; Uthus E.O., Evidency for arsenical essentiality, Environ. Geochem. Health, 1992, 14:54-56; Uthus E.O., Arsenic essentiality and factors affecting its importance. In: Chappell W.R, Abernathy C.O, Cothern C.R. eds., Arsenic Exposure and Health. Northwood, UK: Science and Technology Letters, 1994, 199-208.

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Yom-Tov, Y. & Geffen, E. Geographic variation in body size : the effects of ambient temperature and precipitation ; Oecologia 148, 213–218 (2006).

Liens externes[modifier | modifier le code]