Fédération syndicale unitaire

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Fédération syndicale unitaire

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Cadre
Forme juridique Confédération syndicale
Zone d’influence Drapeau de la France France
Fondation
Fondation 1993
Identité
Siège 104 rue Romain Rolland 93260 Les Lilas
Secrétaire général Bernadette Groison
Affiliation européenne CES
Affiliation internationale CSI
Membres 171 000
Site web www.fsu.fr

La Fédération syndicale unitaire (FSU) est la première fédération syndicale en France de l'enseignement. Son champ de syndicalisation est restreint à la Fonction publique (essentiellement la Fonction publique d’État et la Fonction publique Territoriale) et à quelques secteurs « mixtes » (Caisse des dépôts et consignations, Pôle emploi, secteurs associatifs…). Depuis les élections professionnelles d'octobre et novembre 2011, la FSU est la deuxième organisation syndicale de la fonction publique d'État, derrière Force ouvrière.

La FSU compte 171 000 adhérents, dont 83 % d'enseignants, ce qui en fait le 5e syndicat français derrière la CGT, la CFDT, FO et l'Unsa.

Elle œuvre à l'unité syndicale, d'où son nom qui marquait originellement un refus de l'exclusion-scission de la FEN de 1992. Aujourd'hui, plus précisément, elle travaille à la recomposition syndicale et au rassemblement organique de ce qu'elle nomme le « syndicalisme de lutte et de de transformation sociale » en entendant « poursuivre et accentuer son travail avec la CGT et Solidaires, sans mettre a priori de limites sur les forces qui pourront participer à cette construction »[1].

Son fonctionnement, qui associe les syndicats nationaux, les sections départementales et les tendances, est repris de la FEN dont elle est issue.

Sa secrétaire générale est Bernadette Groison.

Elle ne doit pas être confondue avec la Fédération Syndicale Unifiée qui a désigné de 1960 à 1974 un regroupement de quatre syndicats au sein de la RTF puis de l'ORTF[2].

Origine et rapide historique[modifier | modifier le code]

On peut trouver les fondements de la FSU dans la Charte de Clermont-Ferrand proposée lors du Congrès de 1991 de la Fédération de l'Éducation nationale par l'ensemble des minoritaires (syndicats, tendances et sections départementales) de la fédération.

Cette charte proposait un nouveau fédéralisme, contestant celui pratiqué par la direction de la FEN. Le rassemblement opéré à cette occasion était relativement inédit : rappelons qu'en 1967, lorsque la tendance jusque là majoritaire fut mise en minorité dans le Syndicat national des enseignements de second degré (SNES), elle put s'appuyer sur l'École Emancipée pour conserver provisoirement la direction de ce syndicat. Vingt-cinq ans plus tard, la géographie interne avait donc profondément changé.

En 1992, au moment de l'exclusion de la FEN du SNES et du SNEP (Syndicat national de l'éducation physique), qui refusaient de se dissoudre dans un Syndicat des Enseignants, l'ensemble des signataires de la Charte de Clermont-Ferrand décident de garder contact. Ils créent alors des Comité de Liaison Unitaire (CLU), qui vont dans bien des départements comme au niveau national, être le lieu de débat sur l'avenir de la FEN, puis sur la forme de la future fédération.

Après une bataille juridique qui voit confirmer, par un congrès extraordinaire, l'exclusion des syndicats du second degré, le pas est franchi, et la Fédération syndicale unitaire (FSU) est créée en 1993. Elle rassemble alors des structures anciennes (les syndicats nationaux exclus ou ayant décidé de quitter la fédération, une trentaine de sections départementales de la FEN, dirigée soit par Unité et Action, soit par l'École Emancipée), des structures nouvelles (comme le syndicat du premier degré, le Syndicat national unitaire des instituteurs, professeurs des écoles et PEGC (SNUipp), et l'essentiel des sections départementales), ainsi que les tendances minoritaires, organisations assez informelles.

À la surprise générale, en décembre 1993, lors des élections professionnelles chez les enseignants, la FSU, qui ne dispose encore que de statuts provisoires et qui, dans nombre de départements, n'a pas de moyens militants très conséquents, devient la première fédération de l'éducation nationale, passant devant la FEN.

Le congrès fondateur, qui a lieu à Mâcon en mars 1994, se tient donc dans des conditions optimales, ce qui n'empêche pas les débats d'être assez vifs entre des composantes qui n'ont pas forcément la même conception du rôle d'une structure fédérale. Lors de ce congrès est annoncé le retrait du Contrat d'insertion professionnelle (CIP), ancêtre du Contrat première embauche (CPE), que la FSU avait condamné et contre lequel elle avait combattu.

Le souci principal, dans cette période, est d'éviter que ce qui avait été considéré comme l'hégémonisme d'un syndicat (le SNI, Syndicat national des instituteurs) et d'une tendance (UID) dans la FEN se reproduise dans la FSU. Outre le fait que le secrétaire général de la fédération est choisi parmi les représentants du syndicat de l'enseignement agricole, des dispositions statutaires (comme le vote à 70 % de toutes les décisions) limitent l'influence d'Unité et Action, la tendance largement majoritaire.

À partir de 1995, cependant, des tensions internes vont se faire jour entre la direction du SNETAA et le reste de la fédération. La FSU gagne en effet à la fin de cette année une reconnaissance certaine de sa place dans le syndicalisme français en participant de façon très active à la mobilisation contre le « plan Juppé » de réforme des retraites et de la protection sociale. Mais le SNETAA estime que la fédération dérive vers une forme de syndicalisme contestataire et politisé, et devrait se cantonner dans la défense du personnel qu'elle représente.

Cette divergence va se transformer en crise interne, lorsque la direction du SNETAA décide de ne plus payer ses cotisations fédérales, de ne pas siéger dans les instances et de ne pas participer aux congrès fédéraux. Cette crise va pourrir la situation interne jusqu'en 2001, année où les instances nationales constatent que le refus du SNETAA de payer ses cotisations constitue une démission de la fédération. C'est, à cette heure, la seule désaffiliation qui ait touché la fédération.

La période est aussi marquée par une crise de direction. Michel Deschamps démissionne brutalement de son poste de secrétaire général en 1999, pour figurer sur la liste du Parti communiste français aux élections européennes. Un duo, constitué des secrétaires généraux des deux principaux syndicats, Monique Vuaillat (SNES) et Daniel Le Bret (SNUipp) est alors mis en place. Cette direction dont la composition est surtout liée à des équilibres internes difficiles à trouver, ne fonctionne pas vraiment. L'année suivante, Daniel Le Bret quitte toutes ses responsabilités syndicales pour fonder la société de soutien scolaire Paraschool. Il est remplacé, aux côtés de Monique Vuaillat, par Pierre Duharcourt (SNESUP), un professeur des universités respecté, connu pour la qualité de son travail intellectuel et pour ses engagements militants de longue date (il a été, notamment, secrétaire général du SNESUP de 1977 à 1983). Lorsque Monique Vuaillat part en retraite, pour des raisons d'équilibre, Pierre Duharcourt quitte également sa responsabilité à la tête de la fédération. Un nouveau secrétaire général, unique, est alors élu : c'est Gérard Aschieri, issu du SNES, mais surtout connu pour son travail de négociateur et d'élaboration syndicale sur les questions corporatives.

Pour autant, la FSU, qui décide de créer un nouveau syndicat des lycées professionnels, le SNUEP, ne voit pas son développement s'arrêter. Grâce à la progression des « nouveaux syndicats », et notamment du SNUipp, qui passe devant le SE-FEN aux élections professionnelles, elle devient la première fédération de la fonction publique d'État.

Elle participe à de nombreuses mobilisations, directement ou par le biais de ses syndicats nationaux. En 2003, elle est un des principaux moteurs de l'action contre la Loi Fillon (retraites) et la décentralisation.

Parallèlement, la question de son avenir et de sa place dans le syndicalisme se pose de façon constante. Contrairement à l'UNSA, par exemple, la FSU ne théorise pas son autonomie et s'interroge en permanence sur la stratégie à adopter pour rassembler le syndicalisme. Après avoir décidé en 2001 d'élargir son champ de syndicalisation à toute la fonction publique d'État, elle franchit un nouveau pas en 2004, lors du Congrès de Perpignan, décidant d'accepter désormais des syndicats des trois fonctions publiques. Cette décision est prise après des débats assez serrés.

Mais, malgré l'adhésion de nouveaux syndicats, pour l'essentiel issus de l'opposition interne de la CFDT, l'implantation de la FSU en dehors de son champ historique de l'éducation, recherche et culture, reste assez faible. En 2007, le Congrès de Marseille décide de « relancer » cette implantation, tout en ouvrant le débat sur d'autres options pour l'avenir de la FSU.

Depuis 1999, la FSU s'est vue reconnaître le droit de siéger au Conseil économique, social et environnemental. Néanmoins, l'unique siège dont elle dispose ne lui permet pas de constituer un groupe. Pierre Duharcourt, qui la représente dans cette assemblée, siège au sein du groupe des personnalités qualifiées.

Syndicats affiliés[modifier | modifier le code]

La FSU est essentiellement une fédération de syndicats relevant du champ Éducation, Jeunesse et Sport, Recherche, Culture, Justice qui était celui de l'ancienne FEN. Toutefois quelques syndicats « hors Éducation nationale » l'ont rejointe, notamment après le conflit sur les retraites du printemps 2003. Il s'agit le plus souvent de militants ou de syndicats appartenant au courant oppositionnel de la CFDT et qui ont rompu avec leur confédération d'origine.

L'un de ses syndicats fondateurs, le SNETAA, majoritaire dans les lycées professionnels, a quitté la FSU en 2001 et créé sa propre fédération, Efficacité indépendance laïcité. Aux élections professionnelles de décembre 2005, le SNUEP, syndicat créé par la FSU dans les lycées professionnels, a toutefois été confirmé comme troisième syndicat dans ce secteur.

En 2004, lors du Congrès de Perpignan, la FSU a décidé d'élargir son champ de syndicalisation à l'ensemble des trois fonctions publiques (d'État, territoriale et hospitalière), sans pour autant réussir, depuis, son implantation en dehors de ses secteurs traditionnels.

Fonction publique d'État[modifier | modifier le code]

Éducation nationale, recherche[modifier | modifier le code]

  • le SNUipp, Syndicat national unitaire des instituteurs, professeurs des écoles et PEGC.
  • le SNES, Syndicat national des enseignements de second degré.
  • le SNEP, Syndicat national de l'éducation physique et sportive.
  • le SNESup, Syndicat national de l'enseignement supérieur.
  • le SNCS, Syndicat national des chercheurs scientifiques
  • le SNETAP, Syndicat national de l'enseignement technique agricole public.
  • le SNUEP, Syndicat national unitaire de l'enseignement professionnel.
  • le SNPI, Syndicat national des personnels d'inspection (de l'Éducation nationale).
  • le SNUPDEN, Syndicat national unitaire des personnels de direction de l'Éducation nationale.
  • le SNUACTE, Syndicat national unitaire des agents des collectivités territoriales et de l'État.
  • le SNICS, Syndicat national des infirmier(e)s et conseiller(e)s de santé.
  • le SNASUB, Syndicat national de l'administration scolaire et universitaire et des bibliothèques.

Jeunesse, sports et cohésion sociale[modifier | modifier le code]

  • EPA le Syndicat unitaire de l’éducation populaire, de l'action sociale, socioculturelle et sportive.

Culture[modifier | modifier le code]

  • le SNAC, le Syndicat national des affaires culturelles.

Justice[modifier | modifier le code]

  • le SNEPAP, Syndicat national de l'ensemble des personnels de l'administration pénitentiaire.
  • le SNPES-PJJ, Syndicat national des personnels de l'éducation et du social - protection judiciaire de la jeunesse.

Écologie, développement durable, transports et logement[modifier | modifier le code]

  • le SNE, Syndicat national de l'environnement.
  • le SNUITAM, Syndicat national unitaire interministériel des territoires, de l’agriculture et de la mer (issu de la fusion en 2012 du SUP-Equip', du SNAMER et de SYGMA).

Agriculture[modifier | modifier le code]

  • le SNUITAM, Syndicat national unitaire interministériel des territoires, de l’agriculture et de la mer (issu de la fusion en 2012 du SUP-Equip', du SNAMER et de SYGMA).
  • le SNETAP, Syndicat national de l'enseignement technique agricole public.

Plusieurs fonctions publiques ou syndicats mixtes[modifier | modifier le code]

  • le SNUAS-FP, Syndicat national unitaire des assistants sociaux de la fonction publique (syndicat originellement limité au ministère de l'Éducation nationale et qui a étendu son champ d'intervention aux trois fonctions publiques : État, hospitalière, territoriale).
  • le SNU-CLIAS, Syndicat national unitaire des collectivités locales, du ministère de l’Intérieur et du ministère des Affaires sociales.
  • le SNUP-CDC, Syndicat national unitaire des personnels du groupe de la Caisse des dépôts et consignations, qui rassemble les personnels de l’Établissement public et du groupe CDC que leur statut soit public ou privé,
  • le SNUTEFI, Syndicat national unitaire – Travail emploi formation insertion, qui comprend :
    • le SNU-Pôle Emploi, Syndicat national unitaire de Pôle Emploi,
    • le SNU-TEF, Syndicat national unitaire Travail emploi formation[3],
    • le SNU-Insertion.

Groupes internes[modifier | modifier le code]

Tendances nationales[modifier | modifier le code]

La FSU pratique le droit de tendance, c'est-à-dire à l'occasion des congrès le droit de soumettre aux votes des syndiqués différents textes nationaux avec des listes de candidats et d'assurer une représentativité à la proportionnelle de ces tendances, dans l'ensemble des instances de la fédération. Ces tendances peuvent se maintenir dans le temps. C'est d'ailleurs le cas pour les deux principales qui codirigent la fédération, Unité et Action et l'École Émancipée, dont l'existence est même antérieure à la FSU. Elles en sont membres fondateurs au même titre que certains syndicats nationaux.

Ce droit de tendance est une originalité dans le paysage syndical français. La seule autre organisation syndicale française fonctionnant de cette manière est l'Union nationale des étudiants de France.

Les tendances nationales de la FSU sont actuellement au nombre de cinq :

  • Unité et Action (U&A) : tendance dominante de la FSU. Elle dirige la fédération et les principaux syndicats (SNES depuis sa conquête en 1967 par André Drubay et Étienne Camy-Peyret, SNUipp, SNESup, SNASUB…). Lors du 4e congrès de 2003 elle a recueilli 71,5 % des voix des militants exprimés et 72,3 % au 7e congrès en 2013. Elle est souvent présentée comme proche du PCF, mais si les militants communistes s'y retrouvent, elle n'est plus l'émanation de ce parti comme dans les années cinquante. Elle rassemble donc actuellement des militants du PCF mais aussi de la Gauche unitaire, du PS ou d'EELV ;
  • Émancipation - tendance intersyndicale : tendance anarcho-syndicaliste et syndicaliste-révolutionnaire issue d'une scission de la tendance EE, par opposition à la participation aux exécutifs décidée par cette dernière lors du congrès de La Rochelle en 2001. Elle édite une revue mensuelle et est inter-syndicale: outre la FSU, une partie de ses militants sont à SUD Éducation, à la CNT ou à la CGT. Elle a recueilli 3 % des voix des militants exprimés lors du 4e congrès, 4,5 % lors du 5e congrès et 3,6 % lors du 7e congrès ;
  • Autrement : cette tendance a disparu avec le départ du SNETAA en 2001. Cofondatrice de la FSU, cette tendance avait été lancée par Michel Charpentier dans les dernières années de la FEN contre le projet de syndicat des enseignants. Elle représentait 5,6 % des voix en 2000 (13,5 % si les voix du SNETAA n'avaient pas été invalidées).

Il existe au sein de la FSU une plus grande homogénéité syndicale, sans « carcan bureaucratique » comme à l'époque de la FEN. Celle-ci rassemblait dans la même organisation syndicale l'ensemble des militants de gauche, ce qui a indéniablement permis aux enseignants de maintenir un syndicalisme de masse dans leur secteur. Mais dans le contexte particulier de la guerre froide, le « prix à payer » par la FEN pour le maintien de l'unité syndicale après la scission CGT - FO, outre son autonomisation dans le seul champ de l’Éducation nationale, a aussi été paradoxalement son extrême cartellisation et un fonctionnement de tendance particulièrement rigidifié.

Si la FSU (contrairement à l'UNSA, héritiers de la direction Unité indépendance et démocratie de l'ex-FEN) a maintenu le droit de tendance et même les tendances « exclues » telles qu'elles étaient issues de la FEN, une nouvelle génération qui n'a pas connu cette période ni même la scission de la FEN en 1992 arrive actuellement aux responsabilités à la FSU. Les décisions doivent statutairement rassembler au moins 70 % d'avis favorables pour être adoptées ce qui motive la recherche de « synthèse », démarche seule à même de rassembler largement. Cette démarche est portée par les deux courants présents dans les exécutifs de la fédération, Unité et Action et École Émancipée. Outre le fait que la FSU comportait au départ de nombreux militants se définissant « sans tendance », le droit de tendance est une notion nouvelle dans les syndicats de la FSU qui ne sont pas issus de l'ex-FEN, notamment ceux issus des scissions de la CFDT (SNU-Clias, SNUTEFI). L'ensemble de ces raisons permet donc à la FSU d'avoir un fonctionnement en tendances plus souple et plus sain qu'à la FEN, avec des tendances syndicales se définissant sur l'orientation et les enjeux du moment plutôt que sur l'appartenance politique.

Autres groupes internes[modifier | modifier le code]

D'autres groupes ont émergé à l'occasion d'un congrès de la FSU, sans se maintenir au-delà :

  • En 2004, dans le cadre du débat d'orientation proposé par le congrès de Perpignan, des militants se sont constitués en réseau intitulé « Réunification syndicale ». Ils œuvrent à la réunification autour de la CGT et estiment terminée la période de la fédération autonome. Ce « réseau » est notamment basé sur la section départementale de la Manche de la FSU[4]. Il semble surtout s'agir d'un groupe de pression interne à Unité et action ;
  • Se disant en dehors des tendances nationales, un Collectif Unitaire pour un Front Syndical de Classe s'est formé en 2006 « à l'initiative de divers groupes opposés au syndicalisme rassemblé de la direction nationale de la FSU » ;
  • Le Comité pour un courant intersyndical lutte de classe et anti-bureaucratique, proche du Groupe CRI[5]. Ce petit groupe a intégré la tendance Émancipation.

Il y a eu aussi deux tendances nationales mais non fédérales :

  • Il a existé de 2001 à 2008 un courant indépendant propre au seul SNUipp, Ensemble qui menait parfois des campagnes fédérales (signes religieux à l'école, contre l'entrée des syndicats de l'enseignement privé dans la FSU ou contre l'adhésion de la FSU à la CES…) et lançait des appels à candidatures avant les congrès fédéraux. Il a souffert des divisions dans le camp laïque et s'est finalement dispersé ;
  • Le courant « Pour un Syndicalisme de Lutte » - PSL - est apparu au sein du SNASUB à la veille de son congrès de 2006. Il souhaitait rassembler les syndiqués « attachés à la lutte de classe ainsi qu'à une pratique rigoureuse de la démocratie ouvrière ». À l'occasion du congrès de 2009, il s'est associé à la tendance « École émancipée » dans le cadre de la liste « Résister et construire tous ensemble ».

En novembre 2006, ces deux minorités non fédérales (Ensemble/SNUipp et PSL/SNASUB) s'étaient associées et avaient lancé un blog commun[6]. Elles avaient participé aux Congrès de Marseille de la FSU en 2007 aux côtés de la tendance fédérale Émancipation.

Secrétaires généraux de la FSU[modifier | modifier le code]

La FSU et ATTAC[modifier | modifier le code]

Ouverte aux questions de société comme l'était sa devancière la FEN, la FSU connaît une certaine proximité avec l'association ATTAC. Ses trois syndicats les plus emblématiques (SNUIPP, SNES, SNESup) appartiennent en effet au collège des personnes morales membres fondateurs d'ATTAC et l'un d'entre eux (donc indirectement la FSU) siège à son conseil d'administration et à son bureau. En outre, de nombreux militants des syndicats ou sections de la FSU se sont investis, à titre personnel, dans les comités locaux de l'association.

La réforme des retraites 2010[modifier | modifier le code]

La FSU a formulé des propositions pour réformer le système de la retraite en France et participé aux cinq grandes journées de grèves contre la réforme française des retraites de 2010. Elle propose d'augmenter les financements[7] et de les diversifier, pour ne pas peser sur le coût du travail mais au contraire décourager les opérations en capital, rendues omniprésentes par le développement de la spéculation à court terme. Elle demande aussi bien l'abrogation des mesures de la Réforme Balladur des retraites de 1993 que celles de la Loi Fillon de 2003. La FSU propose aussi un dispositif de « cessation progressive d’activité », reprenant « les aspects positifs de l’ancienne CPA, dont l'exercice à mi-temps rémunéré 80 %, avec un droit ouvert à partir 55 ans et 25 années de cotisation) ». La FSU a été avec la CGT, dont elle s'est rapprochée, particulièrement active contre la réforme 2010 des retraites en France.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • FRAJERMAN Laurent avec CHANET Jean-François, GIRAULT Jacques et BOSMAN Françoise (dir.), La Fédération de l'Éducation nationale (1928-1992): histoire et archives en débat, Lille, Presses du Septentrion, 351 p.
  • FRAJERMAN Laurent, « L’identité du courant “unitaire” de la Fédération de l’Éducation Nationale entre 1944 et 1967 : copie conforme ou contre-modèle ? », Le Mouvement Social, no 223, avril-juin 2008, p. 55-68.
  • Raphaël Szajnfeld, Histoire de la FSU tome 1 ; une percée flamboyante (1993-1997), préface De René Mouriaux, Syllepse, 2010.

Références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.fsu.fr/Texte-des-differents-themes-votes.html
  2. Cette fédération rassemblait le Syndicat unifié des techniciens (SUT), le Syndicat unifié des administratifs (SUA), le Syndicat unifié des ouvriers (SUO) et le syndicat unifié des personnels artistiques (SUPA).
  3. Luc Béal-Rainaldy, son secrétaire national, a mis fin à ses jours le 4 mai 2011.
  4. . Réunification syndicale - Webzinemaker.com
  5. Site du Comité pour un Courant Intersyndical Lutte de classe et Antibureaucratique (CILCA)
  6. Blog commun - Ensemble/SNUipp et PSL/SNASUB - Inaccessible sans login
  7. http://www.fsu.fr/IMG/pdf/doc_reunion_100219_retraites_revendications.pdf

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

  • Site officiel (depuis le site de la FSU, on accède aux sites des syndicats et des sections départementales)

Sites de tendances :