Pikachu

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Pikachu

alt=Description de cette image, également commentée ci-après

Costume de Pikachu et voiture customisée aux couleurs de Pikachu.

Nom japonais ピカチュウ
Nom anglais Pikachu
Type Électrique
Génération Première
Pokédex no 025
Taille 0,4 m
Poids 6,0 kg

Pikachu (ピカチュウ?) est une espèce de Pokémon, une créature de fiction issue de la franchise médiatique Pokémon de Nintendo. Il est apparu la première fois au Japon en 1996, dans les jeux vidéo Pokémon Vert et Pokémon Rouge, créés par Satoshi Tajiri. Initialement conçu comme un personnage secondaire, Pikachu est devenu la mascotte de l'univers Pokémon après avoir été choisi comme personnage principal dans l'adaptation télévisuelle du jeu, aux côtés de son dresseur Sacha. Il apparaît depuis de manière récurrente dans le marketing de la franchise, au point de désigner parfois celle-ci par métonymie.

Généralement décrit comme une souris électrique, Pikachu est imaginé par l'équipe de Game Freak et dessiné par Ken Sugimori. Il est créé en même temps que son évolution, Raichu ; à partir de la seconde génération, il est également doté d’une pré-évolution, Pichu. Pikachu est de type électrique et occupe le 25e emplacement dans le Pokédex national, l'encyclopédie qui recense les différentes espèces de Pokémon.

Considéré comme une icône de la culture kawaii et présenté par Anne Allison (en), une professeur d'anthropologie culturelle, comme l'équivalent japonais de Mickey Mouse, il est devenu mondialement célèbre et réapparaît parodié dans d'autres séries animées comme Les Simpson ou Drawn Together.

Création[modifier | modifier le code]

La franchise Pokémon, développée par Game Freak pour Nintendo et introduite au Japon en 1996, tourne autour du concept de capture et d'entraînement de 150 espèces de créatures appelées Pokémon, afin de les utiliser pour combattre des Pokémon sauvages et ceux d'autres dresseurs Pokémon, qu'il s'agisse de personnages non-joueurs ou d'autres joueurs humains. La puissance des Pokémon au combat est déterminée par leurs statistiques d'attaque, de défense et de vitesse et ils peuvent apprendre de nouvelles capacités en accumulant des points d'expérience ou si leur dresseur leur donne certains objets[1].

Photo d'une souris commune.
Le design de Pikachu a été inspiré de la souris.

Comme la plupart des autres Pokémon, la conception de Pikachu est l’œuvre de Ken Sugimori et de l’équipe de développement des personnages du studio Game Freak. Il est conçu avec la première génération de jeux Pokémon, Pokémon Rouge et Pokémon Vert, sortis à l'extérieur du Japon sous les titres de Pokémon Rouge et Pokémon Bleu[2],[3]. Si Pikachu ne fait pas partie des premiers Pokémon créés, il constitue néanmoins le premier Pokémon de type électrique[4] : lorsque, au cours du développement du jeu, la création de ce type est suggérée, Pikachu, conçu comme une souris électrique[N 1],[5], est proposé comme exemple d’un Pokémon de ce type[4].

Quant au nom de Pikachu (ピカチュウ, Pikachū?, en japonais), Satoshi Tajiri, le créateur de Pokémon, a expliqué dans un entretien qu'il avait été créé à partir des onomatopées japonaises de l'étincelle (ピカ, pika?) et du couinement de la souris (チュウ, chu?), le présentant donc comme une souris électrique[N 1],[5] ; de fait, il infirme ainsi les suppositions de certains sites de fans qui voyaient dans ce nom une référence au pika[6],[7]. Si la quasi-totalité des Pokémon ont vu leur nom adapté lors de la sortie mondiale de Pokémon, Pikachu a conservé son nom original, simplement transcrit dans les alphabets latin (Pikachu), cyrillique (Пикачу) et coréen (피카츄).

Pikachu est d'abord conçu comme un Pokémon parmi les 150 autres[N 2],[5]. Mais dès 1996, alors que Pokémon Rouge et Bleu battent tous les records de vente au Japon, Nintendo cherche une mascotte pour incarner sa licence. Le premier produit dérivé, le manga Pokémon - Pocket Monsters, prend pour principal Pokémon du héros un Mélofée (Clefairy[N 3]) dont Pikachu n'est que le partenaire[8],[9]. Ce dernier s'impose cependant en tant que mascotte lorsqu'il devient le premier Pokémon de Sacha dans la série animée ; il est choisi par les développeurs au vu de sa popularité chez les enfants des deux sexes[N 2],[5] et de son aspect kawaii, qui doit permettre à Nintendo d'atteindre un public plus jeune et féminin[10]. Son pelage de couleur jaune, une des trois couleurs primaires, lui permettait également d'être reconnaissable facilement par les enfants ; son seul concurrent était Winnie l'ourson[11].

Description[modifier | modifier le code]

Images externes
Pikachu sur le site officiel Pokémon

Décrit comme une souris[12], Pikachu évoque un petit rongeur d'une quarantaine de centimètres pour six kilogrammes[12], avec un corps rond, de courtes pattes et une queue aussi longue que son corps. Son pelage court est d’un jaune vif – ou d'un jaune orangé pour un Pikachu chromatique[13] – à l’exception de ses deux rayures dorsales brunes et de l’extrémité de ses oreilles, noire ; il porte également un disque rouge sur chacune de ses joues. Sa queue a la forme d'un éclair et son extrémité est fendue chez les femelles, évoquant la forme d’un cœur[N 4]. Il est généralement bipède. Comme pratiquement tous les Pokémon, il ne parle pas ; dans la série animée, il communique verbalement en répétant les syllabes de son nom avec différentes tonalités[14] ou par le langage corporel.

Code QR correspondant à Pikachu dans l'application Pokédex 3D
Code QR de Pikachu dans le Pokédex 3D.

D'après le Pokédex, l'encyclopédie fictive sur les Pokémon[1], les Pikachu sont des Pokémon frugivores[15] vivant par groupes en forêt[16]. D'un naturel rusé[15] et méfiant, ils surveillent les environs dressés sur leur queue[17]. Pikachu est un Pokémon de type électrique[N 5] : grâce à des poches situées dans ses joues, identifiées par les disques rouges qui les ornent, il est capable de générer des arcs électriques d'intensité variable, allant jusqu'à la puissance d'un éclair[18]. Il les utilise pour se défendre[19], pour attendrir les fruits non arrivés à maturité[15] ou encore pour remettre sur pieds un autre Pikachu déchargé[20] ; curieux, il électrocute également tout ce qu'il rencontre de nouveau[21]. Ses joues crépitent lorsqu'il est énervé, se sent menacé[22] – ou est simplement mal réveillé, car il se recharge en dormant[23]. Dressé sur sa queue, Pikachu peut attirer la foudre[17] ; en groupe, ils peuvent déclencher d'importants orages[12].

Pikachu évolue en Raichu au moyen d'un objet appelé pierre foudre – quoique dans le dessin animé, il refuse d'évoluer, de même que dans Pokémon Jaune. Dans la seconde génération de jeux Pokémon apparaît Pichu, la pré-évolution de Pikachu, qui est issu d'un œuf de Pikachu ou de Raichu ; il évolue en Pikachu lorsqu'il gagne un niveau en nourrissant une affection suffisante pour son dresseur. Pikachu occupe la vingt-cinquième place du Pokédex.

Apparitions[modifier | modifier le code]

Pikachu fait sa première apparition en 1996 dans les jeux vidéo japonais Pokémon Vert et Rouge. S’il est depuis présent dans la quasi-totalité des jeux vidéo de la franchise, il n’y a le plus souvent qu’un rôle secondaire ; il occupe par contre un rôle central dans la série télévisée, les films et la plupart des mangas inspirés de l'univers de Pokémon, ainsi que dans le jeu vidéo Pokémon Jaune. Il est également le Pokémon le plus représenté dans le Pokémon Trading Card Game.

Jeux vidéo[modifier | modifier le code]

Photo d'une console Game Boy Color illustrée avec des images de Pikachu et Pichu.
Pikachu sur une Game Boy Color.

Pikachu apparaît dans la série de jeux vidéo Pokémon. D'abord en japonais, puis traduits en plusieurs autres langues, ces jeux avaient été vendus à plus de 215 millions d'exemplaires à travers le monde en 2010[24]. Il fait sa première apparition en 1996 dans les jeux japonais Pocket Monsters Vert (ポケットモンスター 緑, Poketto Monsutā Midori?) et Pocket Monsters Rouge (ポケットモンスター 赤, Poketto Monsutā Aka?), sortis en Occident sous le titre de Pokémon Rouge et Bleu. Depuis la première édition de ces jeux, Pikachu est réapparu et peut être capturé sans échange dans les versions or, argent, cristal, rubis, saphir, émeraude, rouge feu, vert feuille, diamant, perle, platine[13], X et Y[25]. Le Pikachu de niveau 88 utilisé par le dresseur Red à la fin de Pokémon Or HeartGold et Argent SoulSilver constitue le Pokémon d'un personnage non-joueur le plus entraîné apparu dans un jeu Pokémon[26].

En combat, les attaques les plus puissantes de Pikachu sont « Tonnerre » (Thunderbolt) et « Fatal-Foudre » (Thunder), toutes deux de type électrique[13] ; certains Pikachu distribués lors d'événements promotionnels disposent parfois d'attaques qu'il ne pourraient apprendre normalement, comme « Surf » ou « Vol » (Fly)[27]. Un objet spécifique, la BalleLumière, lui permet de plus de doubler ses statistiques d'attaque (depuis Pokémon Diamant et Perle) et d'attaque spéciale[28], ainsi que de transmettre aux futurs œufs issus de femelles Pikachu une capacité qui ne s'obtient que par ce biais : « Électacle » (Volt Tackle), qui est également parmi l'une des plus puissantes attaques que Pikachu peut utiliser au combat [29]. Étant donné qu'il est une forme évoluée, un œuf de Pikachu contient non pas un Pikachu mais sa pré-évolution, c'est-à-dire un Pichu. En outre, Pikachu est l'un des quatorze Pokémon dont la fiche est disponible en six langues dans le Pokédex de Pokémon Diamant et Perle[30],[N 6].

Du fait de sa grande popularité, Pikachu apparaît dans la quasi-totalité des jeux de la franchise Pokémon. Suite au succès de la série télévisée une nouvelle version de Pokémon Rouge et Bleu le mettant en vedette fut éditée en 1998 : Pokémon version jaune : Édition spéciale Pikachu. Ce jeu reprend la trame des premiers jeux en y incorporant des éléments de la série : ainsi, le joueur se voit attribuer un Pikachu comme Pokémon de départ, lequel refuse de rentrer dans sa Poké ball et marche aux côtés de son dresseur, ne peut évoluer en Raichu[31] et est capable de prononcer son nom[32]. Pikachu est également le protagoniste principal des jeux Pokémon Dash[33] et PokéPark Wii : La Grande Aventure de Pikachu[34] et fait partie des Pokémon de départ des jeux de la série Pokémon Donjon Mystère. Il fait partie du premier lot de figurines de la technologie de communication en champ proche pour Pokémon Rumble U[35]. Plusieurs jeux d'animal de compagnie virtuel le mettent également en scène, tels que Hey You, Pikachu![36] et Pokémon Channel[37] ou le tamagotchi Pokémon Pikachu[38].

En dehors des jeux vidéo Pokémon, Pikachu apparaît également dans Super Smash Bros., une série de jeux de combat mettant en scène les personnages de Nintendo. Il est avec Rondoudou (Jigglypuff) le seul Pokémon figurant comme personnage jouable dans les trois opus de la série[39] ; il constitue également plusieurs trophées de Super Smash Bros. Melee et Brawl. Dans Super Smash Bros. premier du nom, il est considéré comme un des personnages les plus puissants du jeu[40]. Une montgolfière avec l'image d'une tête de Pikachu rythme l'arrière plan d'un niveau de Rhythm Hunter: HarmoKnight[41].

Série télévisée et films[modifier | modifier le code]

Photo de cosplay des personnages principaux de la série télévisée
De gauche à droite : cosplay de Pikachu, Sacha et Ondine, personnages principaux du premier cycle de Pokémon.

La série télévisée Pokémon et les films qui en sont issus narrent les aventures d'un jeune dresseur du nom de Sacha, qui voyage à travers le monde pour affronter d'autres dresseurs ; les intrigues sont souvent distinctes de celles des jeux vidéo[42]. Pikachu constitue un des personnages principaux et le seul Pokémon à rester aux côtés de Sacha pendant toute la durée de la série[43] ; il devient ainsi la mascotte de la série et par extension de toute la franchise[N 2],[5]. Chacun des films Pokémon débute avec un court-métrage mettant en scène Pikachu[44].

Pikachu apparaît dès le premier épisode de la série, Le Départ, en tant que Pokémon de départ de Sacha. Il est d'abord rétif envers son dresseur, l'électrise plusieurs fois et refuse de rentrer dans sa Pokéball ; il se lie finalement d'amitié avec lui lorsque Sacha le défend contre une horde de Piafabec (Spearow)[45] ; il refuse cependant toujours de rentrer dans sa Pokéball et marche aux côtés de son dresseur. Extrêmement puissant, il est systématiquement l'objet des convoitises de la Team Rocket, qui cherche à s'en emparer dans la quasi-totalité des épisodes[46]. Dans l'épisode 39 Au revoir Pikachu, Sacha fut prêt d'abandonner son Pikachu pour le laisser vivre au sein d'un groupe de Pikachu sauvages, mais le Pokémon décide rester avec son dresseur[47]. Il s'exprime en répétant les syllabes de son nom et est doublé par Ikue Ōtani dans toutes les versions de série[48],[49].

Quelques Pikachu autres que celui de Sacha font des apparitions dans la série. C'est notamment le cas dans l'épisode 69 Le Pi-kahuna, qui met en scène Puka, un Pikachu âgé, capable de sentir les vagues et de faire du surf[50]. De même, dans les épisodes 80 à 82, Sacha se lie d'amitié avec le dresseur Ritchie, qui utilise un Pikachu du nom de Sparky[51].

Manga[modifier | modifier le code]

À l’instar de la série animée, Pikachu est un Pokémon récurrent dans les différents mangas mettant en scène le monde de Pokémon. Il est le premier et principal Pokémon des héros de Pikachu Adventures !, Pokémon : Attrapez-les tous ! et de Pokémon La Grande aventure ![52] Dans cette dernière série, les héros des deux premiers cycles, Sacha et Jamy, possèdent chacun un Pikachu, appelé Pika et Chuchu ; respectivement mâle et femelle, ils donneront naissance à un Pichu[53]. Pikachu apparaît également dans des séries non traduites en français comme The electric tales of Pikachu et Satoshi et Pikachu, deux séries directement basées sur le dessin animé, ou encore dans la série humoristique Pokémon – Pocket Monsters, qui met en scène un Pikachu déluré aux côtés d'un Mélofée (Clefairy) grossier et insupportable[8].

Jeu de cartes[modifier | modifier le code]

Le jeu de cartes Pokémon est un jeu de cartes à collectionner dont le principe est similaire aux combats Pokémon : le joueur doit utiliser ses cartes, chacune à l'effigie d'un Pokémon, pour vaincre les cartes de son adversaire. Des cartes représentant Pikachu apparaissent dès les débuts du jeu de cartes sorti en octobre 1996. Il est depuis le personnage le plus représenté dans les cartes, avec plus de soixante-dix à son effigie, dont de nombreuses cartes promotionnelles parues en édition limitée à l'occasion d'opérations promotionnelles lors de la sortie de jeux vidéo ou encore chez McDonald's[54].

Accueil[modifier | modifier le code]

Pikachu est aujourd'hui un personnage célèbre mondialement, au point d’avoir pu être présenté comme l'équivalent japonais de Mickey Mouse[55] ; particulièrement populaire au Japon[N 7],[5], il constitue une icône de la culture kawaii[56],[57],[10]. Mascotte de la franchise, dont il est au cœur du marketing, son nom est souvent employé pour la désigner par métonymie, par exemple dans le titre du livre de Joseph Jay Tobin, Pikachu's Global Adventure: the Rise and Fall of Pokémon[58]. Si bien qu'en ne montrant que son image, le Pokémon jaune est majoritairement reconnu par les adolescents[59] et par les adultes[60].

Utilisation marketing[modifier | modifier le code]

Photo d'une voiture aux couleurs de Pikachu, avec des oreilles sur le toit.
Voiture customisée aux couleurs de Pikachu, avec des peluches du Pokémon.
Photo d'un Boeing 747-400 JA8956 avec des Pokémon dessinés sur la carlingue.
Pikachu et autres Pokémon dessinés sur un Boeing 747-400 d'ANA.

En tant que mascotte de la franchise, l'image de Pikachu est utilisée de manière récurrente dans la mercatique de la licence et le nom ピカチュウ (Pikachu) constitue une marque déposée au Japon[61]. Concentrée sur le personnage de Pikachu au Japon, la mercatique de la licence évolue lors de sa sortie mondiale : il utilise tant la figure du Pokémon que de son dresseur, Sacha[N 7],[5]. Pikachu apparaît ainsi dans la majorité des produits dérivés : jeux secondaires, dessin animé, manga, jeu de cartes, mais aussi jouets, consoles à son effigie, figurines à collectionner[62], voire sac à dos ou brosse à dents[63], etc. Parmi les consoles de jeu vidéo aux couleurs de Pikachu, il existe des éditions des Game Boy Light, Color, Advance, Advance SP, de la Nintendo 64, de la Nintendo DS Lite et de la Nintendo 3DS XL[64].

Pikachu a également fait de multiples apparitions lors de diverses opérations promotionnelles. Ainsi, des Pikachu sont régulièrement distribués aux joueurs lors d'événements promotionnels organisés par Nintendo[65]. Aux États-Unis, à l'occasion du lancement des versions rouge et bleue en 1998, la capitale du Kansas, Topeka, fut renommée le temps d’une journée « ToPikachu »[66] et des New Beetle customisées aux couleurs de Pikachu, avec queue et oreilles, assurèrent la promotion du lancement du jeu de cartes en janvier 1999[67] après celle du lancement de Pokémon Jaune au Japon en 1998[68]. Un ballon géant à l’effigie de Pikachu prend part à la Macy's Thanksgiving Day Parade depuis 2001[69],[70] ; il fut également présenté lors de la célébration des dix ans de Pokémon au Bryant Park de New York en 2006[71]. En outre, Pikachu figure sur plusieurs avions de la compagnie All Nippon Airways décorés avec des images de Pokémon[57],[72].

Accueil critique[modifier | modifier le code]

Pikachu a reçu un accueil très positif de la presse spécialisée. Le site GameSpot l'inclut dans sa liste des « Meilleurs héros de jeux vidéo de tous les temps[73] » et le magazine Nintendo Power en fait son neuvième héros favori, relevant que bien qu'il soit un des premiers Pokémon, il reste très populaire[74]. Dans un sondage mené par Oricon en 2008, Pikachu est arrivé en quatrième place des personnages de jeu vidéo les plus populaires au Japon, à égalité avec Solid Snake[75]. Plus spécifiquement, le Pikachu du dessin animé a été classé quinzième meilleur personnage de dessin animé du TV Guide's en 2002[76] et huitième par IGN en 2010[77]. En 2000, lors d'un sondage de la chaîne Animax sur les personnages d'anime favoris, il apparaît à la huitième place[78]. De manière moins positive, Pikachu figure en tête du top 10 d'AskMen des personnages de dessin animé des années 1990 les plus agaçants[79]. Pikachu a été désigné en 1999 par Time comme la deuxième meilleure personne de l'année dans la catégorie « People » derrière Ricky Martin ; il y est présenté comme « le personnage d'animation le plus adorable depuis Hello Kitty[N 8] » et comme le symbole d'une franchise ayant à son actif les ventes les plus rapides de l'histoire du jeu vidéo et « un empire de cartes à jouer[N 9] »[80]. En 2003, Forbes classe Pikachu – par métonymie pour désigner Pokémon – huitième personnage de fiction le mieux payé de l'année avec un revenu de 825 millions de dollars[81] ; l'année suivante, il le classe dixième, avec un revenu identique[82].

Impact culturel[modifier | modifier le code]

Photo d'une Tata Nano jaune.
La Tata Nano, dont le design fut comparé à Pikachu par Richard Hammond.

Du fait de sa grande popularité, Pikachu est régulièrement le sujet d'allusions hors du contexte de Pokémon. Ainsi, il a figuré en 2000 au sein de la campagne publicitaire américaine Got Milk?, qui met en scène différentes stars vantant les mérites du lait[83],[84]. En 2001, il apparaît sur une série de pièces de monnaie d'un dollar niuéen[85],[86]. Pikachu a également donné son nom à des concepts sortant de la franchise Pokémon. En 2000, le virus Pikachu (en) prenait la forme d'un courriel intitulé Pikachu Pokemon pour inciter les enfants à l'ouvrir et s'attaquait ensuite au système de l'ordinateur[87]. En 2008, une protéine découverte par une équipe de l'Institut de bio-sciences d'Osaka a été baptisée « Pikachurine » en l'honneur de Pikachu ; il s'agit d'un ligand essentiel à la communication des informations entre l'œil et le cerveau[88],[89]. Pour la Coupe du monde de football de 2014, Pikachu et d'autres Pokémon deviennent les mascottes officielles de l'équipe du Japon de football[90]. Le Pokémon jaune apparaît également sur les répliques des maillots des joueurs japonais[91].

Les références à Pikachu sont nombreuses dans les médias. Richard Hammond, présentateur de la célèbre émission de la BBC Top Gear, a ironiquement comparé la voiture indienne Tata Nano à Pikachu, en déclarant que ses concepteurs avaient fait des économies sur le design en se basant directement sur le Pokémon[92]. Une parodie de Pikachu a fait plusieurs apparitions dans Les Simpson : dans Frère et Sœur ennemis (2002), Bart imagine ses camarades sous la forme de personnages de la télévision, dont Pikachu[93] ; dans Élémentaire, mon cher Simpson (2010), il regarde la série à la télévision et se demande « comment cette émission reste si fraîche[N 10] »[94] ; enfin, Maggie apparaît en Pikachu lors du gag du canapé des épisodes Père Noël sans frontières (2003)[95] et Le Canard déchaîné (2004)[96]. Pikachu est également parodié par le personnage de Ling-Ling dans la série Drawn Together[97].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. a et b « 'Pika' is the sound Japanese say an electric spark makes. And 'chu' is the sound a mouse makes. So Pikachu is like an electric mouse. ».
  2. a, b et c « Pikachu is sort of marginal in the game. […] When they did the anime, they wanted a specific character to focus on. Pikachu was relatively popular compared with the others and potentially both boys and girls would like it. ».
  3. Les noms entre parenthèses sont les noms anglais, également utilisés au Québec.
  4. Ce dimorphisme sexuel a été introduit à partir de la quatrième génération.
  5. Noté dans les jeux vidéo Pokémon « électrik ».
  6. Les six langues sont le japonais, l'anglais, le français, l'allemand, l'espagnol et l'italien.
  7. a et b « In Japan, everybody goes for Pikachu. In the U.S., the characters Ash [Satoshi in Japan] and Pikachu are grouped together. American kids seem to like that. In America there are more products sold with Ash and Pikachu together, not just Pikachu alone. ».
  8. « The most beloved animated character since Hello Kitty. ».
  9. « A trading-card empire ».
  10. En version originale : « How does this show stay so fresh? ».

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Game Freak, Pokémon Trainer's Guide : Manuel d'instructions de Pokémon Rouge et Bleu, Nintendo,‎ 8 octobre 1999.
  2. (ja) Équipe Nintendo, « 2. 一新されたポケモンの世界 », sur Nintendo.com, Nintendo (consulté le 10 septembre 2010), p. 2.
  3. (en) Stuart Bishop, « Game Freak on Pokémon ! », CVG,‎ 30 mai 2003 (consulté le 2 juillet 2008).
  4. a et b (ja) « 『ポケットモンスター』ˈˈスタッフインタビュー », Nintendo (consulté le 5 novembre 2012) ; (en) « Traduction en anglais », sur Glitter Berri (consulté le 5 novembre 2012).
  5. a, b, c, d, e, f et g (en) Time Larimer, « The Ultimate Game Freak », sur TIME Asia,‎ 22 novembre 1999 (consulté le 16 septembre 2008), p. 2.
  6. (pt) « Pikachu não é um rato! », Mundo drive (consulté le 4 décembre 2012).
  7. « Étymologie de Pikachu », Puissance Pokémon (consulté le 4 décembre 2012).
  8. a et b (en) « Personnages de Pocket Monsters », sur Dogasu's Backpack (consulté le 28 octobre 2008).
  9. (en) Jay Tobin 2004, p. 63.
  10. a et b (en) Jay Tobin 2004, p. 38.
  11. (en) Jay Tobin 2004, p. 64.
  12. a, b et c Pokédex de Pokémon Rouge et Bleu, Game Freak, Nintendo, 8 octobre 1999, Game Boy.
  13. a, b et c « Fiche Pokédex de Pikachu », Puissance Pokémon (consulté le 4 décembre 2012).
  14. (en) Mark Pizzato, « Pokémon as Theater : Training the Pocket Monsters of Self of Consumerism », dans Mark I. West, The Japanification of Children's Popular Culture : From Godzilla to Miyazaki, Scarecrow Press,‎ 23 octobre 2008 (lire en ligne), p. 78.
  15. a, b et c Pokédex de Pokémon Or, Game Freak, Nintendo, 6 avril 2001, Game Boy.
  16. Pokédex de Pokémon Diamant, Game Freak, Nintendo, 22 avril 2007, Nintendo DS.
  17. a et b Pokédex de Pokémon Argent, Game Freak, Nintendo, 6 avril 2001, Game Boy.
  18. Pokédex de Pokémon Émeraude, Game Freak, Nintendo, 21 octobre 2005, Game Boy Advance.
  19. Pokédex de Pokémon Rouge Feu, Game Freak, Nintendo, 9 septembre 2004, Game Boy Advance.
  20. Pokédex de Pokémon Platine, Game Freak, Nintendo, 22 mars 2009, Nintendo DS.
  21. Pokédex de Pokémon Rubis, Game Freak, Nintendo, 25 juillet 2003, Game Boy Advance.
  22. Pokédex de Pokémon Perle, Game Freak, Nintendo, 22 avril 2007, Nintendo DS
  23. Pokédex de Pokémon Saphir, Game Freak, Nintendo, 25 juillet 2003, Game Boy Advance.
  24. « 'Pokémon' titles sell 1 million on launch day », sur USA today (consulté le 4 décembre 2012).
  25. (en) James Plafke, « Pokémon X and Y: Where and how to catch a Pikachu », sur geek.com,‎ 2013 (consulté le 19 octobre 2013).
  26. (en) « Red », sur Serebii.net (consulté le 6 novembre 2012).
  27. (en) « Take a pokewalk through the Yellow Forest », sur IGN (consulté le 5 novembre 2012).
  28. (en) « Light Ball », sur Serebii.net (consulté le 6 novembre 2012).
  29. (en) « Pichu », sur Serebii.net (consulté le 25 mai 2013).
  30. (en) « Pokémon Diamond/Pearl - Foreign Dex Entries », sur Serebii.net (consulté le 3 juillet 2011).
  31. « Test de Pokémon Jaune », Pokémon France (consulté le 7 novembre 2012).
  32. (en) « Le cri de Pikachu », sur Hidden Power of Masuda blog du directeur sonore Junichi Masuda (consulté le 7 novembre 2012).
  33. « Test de Pokémon Dash », sur JeuxVidéo.com (consulté le 7 novembre 2012).
  34. « Test de Poképark Wii », sur JeuxVidéo.com (consulté le 7 novembre 2012).
  35. « Pokémon Rumble U : Les figurines révélées », sur jeuxvideomagazine.com,‎ 2013 (consulté le 15 mars 2013).
  36. (en) « Across the Poké-universe », IGN (consulté le 7 novembre 2012).
  37. « Test de Pokémon Channel », jeuxVidéo.com (consulté le 7 novembre 2012).
  38. « Pokémon Pikachu », sur Puissance Pokémon (consulté le 8 novembre 2012).
  39. « Super Samsh Bros. Brawl », sur Pokémon espace (consulté le 31 octobre 2012).
  40. (en) « Personnages de Super Samsh Bros. », sur Serebii.net (consulté le 1er novembre 2012).
  41. Silver Altaria, « HarmoKnight annoncé aux USA et au Royaume-Uni », Pokémon France,‎ 2012 (consulté le 6 février 2012).
  42. (en) « Un anime à succès », sur Manga-news (consulté le 6 décembre 2012).
  43. (en) « Les Pokémon de Sacha », sur Psypoke (consulté le 8 novembre 2012).
  44. (en) « Liste des films et des courts-métrages Pokémon », sur Serebii.net (consulté le 8 novembre 2012).
  45. Épisode Le départ, premier épisode de la première saison de la série Pokémon. Diffusé pour la première fois le 1er avril 1997.« Résumé », sur Éternia (consulté le 8 novembre 2012).
  46. (en) Jay Tobin 2004, p. 234.
  47. Épisode Au revoir Pikachu, 39e épisode de la première saison de la série Pokémon. Diffusé pour la première fois le 16 avril 1998.« Résumé », sur Éternia (consulté le 8 novembre 2012).
  48. (en) Ikue Ōtani sur l’Internet Movie Database.
  49. (en) Brian Camp et Julie Davis, Anime Classics Zettai! : 100 Must-See Japanese Animation Masterpieces, Stone Bridge Press,‎ 2007, 400 p. (ISBN 978-1933330228), « Pokémon », p. 282.
  50. Épisode Le Pi-kahuna, 69e épisode de la première saison de la série Pokémon. Diffusé pour la première fois le 22 octobre 1998.« Résumé », sur Eternia (consulté le 8 novembre 2012).
  51. Épisode Un nouvel ami, 80e épisode de la première saison de la série Pokémon. Diffusé pour la première fois le 7 janvier 1999.« Résumé » ; Épisode Amis ou ennemis ?, 81e épisode de la première saison de la série Pokémon. Diffusé pour la première fois le 14 janvier 1999.« Résumé » ; Épisode Amis malgré tout, 80e épisode de la première saison de la série Pokémon. Diffusé pour la première fois le 21 janvier 1999.« Résumé », sur Eternia (consulté le 8 novembre 2012).
  52. « Les adaptations manga », sur Manga-news (consulté le 28 octobre 2012).
  53. (en) « Pika » et « Chuchu » parmi les Pokémon de leurs dresseurs sur Serebii.net. Consulté le 28 octobre 2012.
  54. (en) « Pikachu Cardex », sur Serebii.net (consulté le 7 novembre 2012).
  55. (en) Jay Tobin 2004, p. 34.
  56. « Des figures de la culture « kawaii » imprégnées des valeurs japonaises », Le Monde,‎ 17 décembre 1999.
  57. a et b [PDF] (en) Allison, Anne, « The Cultural Politics of Pokemon Capitalism », Media in Transition 2: globalization and convergence,‎ 2002 (consulté le 28 octobre 2012).
  58. (en) Jay Tobin 2004.
  59. (en) Kym Buchanan, « George Bush vs. Pikachu: Students' Recognition of Famous People vs. Video Game Characters » [PDF], Michigan State University (consulté le 1 juillet 2013).
  60. (en) Álvaro García Sepúlveda, « The Biggest of All Families - The History of Taxonomy and its Impact on Society » [PDF], University of Otago,‎ 2011 (consulté le 1 juillet 2013).
  61. Enregistrement no 4288312 auprès du « Japan National Center for Industrial Property ».
  62. (en) « Trading figure game interview », sur IGN (consulté le 30 octobre 2012).
  63. (en) « Great Pokémon collectibles », sur Official Nintendo magazine (consulté le 31 octobre 2012).
  64. (en) « 26 rare Pokémon consoles », sur Official Nintendo magazine (consulté le 22 juin 2013).
  65. (en) « List des Pikachu événementiels », sur Serebii.net (consulté le 7 novembre 2012).
  66. (en) Staff, « What's the Deal with Pokémon? », Electronic Gaming Monthly, no 124,‎ novembre 1999, p. 172.
  67. (en) « Pokemon Phenomenon », All Business.com,‎ 7 janvier 1999 (consulté le 23 mai 2008).
  68. (en) « 1998-1999 Pokémon Style », sur Nintendo magazine (consulté le 29 octobre 2012).
  69. (en) Macy's Thanksgiving Day Parade Ncytourist.com Retrieved July 17, 2006.
  70. (en) Whitt, Tom, « Pikachu Soars as Trial Balloon for a Safer Macy's Parade »,‎ 23 mai 2006 (consulté le 29 juillet 2008).
  71. (en) Anna Sekula, « Gamers Crowd Bryant Park for Pokemon Tournament », BizBash,‎ 17 août 2006 (consulté le 4 décembre 2012).
  72. (en) Jay Tobin 2004, p. 5.
  73. (en) « All Time Greatest Game Hero - The Standings », GameSpot (consulté le 15 septembre 2009).
  74. (en) Nintendo Power 250th issue!, Future US,‎ 2010, 40, 41 p..
  75. (en) Ashcraft, Brian, « And Japan's Favorite Video Game Characters Are...? », Kotaku,‎ 10 avril 2009 (consulté le 9 décembre 2009).
  76. (en) « TV Guide's 50 greatest cartoon characters of all time », Archives.cnn.com. (consulté le 15 octobre 2006).
  77. (en) Chris Mackenzie, « Top 25 Anime Characters of All Time - Movies Feature at IGN », IGN,‎ October 20, 2009 (consulté le 9 décembre 2010).
  78. (en) « Gundam Tops Anime Poll », Anime News Network,‎ 12 septembre 2000 (consulté le 10 novembre 2008).
  79. (en) Ryan Murphy, « Top 10: Irritating '90s Cartoon Characters », AskMen (consulté le July 7, 2012).
  80. (en) « The Best (and Worst) of 1999: The Best People of 1999 », Time, vol. 154, no 24,‎ 20 décembre 1999 (lire en ligne).
  81. (en) Vanessa Gisquet et Aude Lagorce, « Top-Earning Fictional Characters », sur Forbes,‎ 25 septembre 2003 (consulté le 29 octobre 2012).
  82. (en) Vanessa Gisquet et Lacey Rose, « Top Characters Gross $25B », sur Forbes,‎ 19 octobre 2004 (consulté le 29 octobre 2012).
  83. (en) « Pikachu dans Got Milk? », sur Vintage brower (consulté le 5 novembre 2012).
  84. « La campagne américaine Got Milk? », sur Pub en stock (consulté le 5 novembre 2012).
  85. (en) « Niue Coins with Rulers », sur Chiefa Coins (consulté le 30 novembre 2012).
  86. (en) « Niue Pokémon 2001 », sur Pobjoy Mint (consulté le 5 novembre 2012).
  87. « Pikachu virus targeting children », sur Chicago Tribune,‎ 28 août 2000 (consulté le 8 novembre 2012).
  88. (en) « Pikachurin, a dystroglycan ligand, is essential for photoreceptor ribbon synapse formation », Nature,‎ 20 juillet 2008 (lire en ligne).
  89. (en) Steve Levenstein, « Lightning-Fast Vision Protein Named After Pikachu », Inventor Spot,‎ 24 juillet 2008 (lire en ligne).
  90. Alexis Ferenczi, « Coupe du monde au Brésil: Pikachu mascotte officielle de l'équipe du Japon », sur huffingtonpost.fr,‎ mars 2014 (consulté le 13 juin 2014).
  91. Vincent de Lavaissiere, « Coupe du Monde 2014 : Pikachu s'invite... sur le maillot du Japon », sur purebreak.com,‎ juin 2014 (consulté le 13 juin 2014).
  92. Épisode Saison 11, épisode 1, premier épisode de la onzième saison de la série Top Gear. Autres crédits : Jeremy Clarkson, Richard Hammond et James May.
  93. Épisode Frère et Sœur ennemis, troisième épisode de la quatorzième saison de la série Les Simpsons. Autres crédits : Matt Groening.
  94. Épisode Élémentaire, mon cher Simpson, quatorzième épisode de la 21e saison de la série Les Simpsons. Autres crédits : Matt Groening.
  95. Épisode Père Noël sans frontières, septième épisode de la quinzième saison de la série Les Simpsons. Autres crédits : Matt Groening.
  96. Épisode Le Canard déchaîné, 22e épisode de la quinzième saison de la série Les Simpsons. Autres crédits : Matt Groening.
  97. (en) Robert Lloyd, « 'Drawn' is parody that lacks smarts », Los Angeles Times,‎ 2004 (consulté le 29 juin 2012).

Annexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • (en) Loe, Pokémon Special Pikachu Edition Official Perfect Guide, Sunnydale, California: Empire 21 Publishing,‎ 1999 (ISBN 1-930206-15-1).
  • (en) Joseph Jay Tobin, Pikachu's Global Adventure: the Rise and Fall of Pokémon, Duke University Press,‎ 2004, 299 p. (ISBN 0822332876, lire en ligne). Document utilisé pour la rédaction de l’article
Cet article est reconnu comme « bon article » depuis sa version du 1er janvier 2013 (comparer avec la version actuelle).
Pour toute information complémentaire, consulter sa page de discussion et le vote l'ayant promu.