Fire Emblem: Awakening

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Fire Emblem: Awakening
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Éditeur Nintendo
Développeur Intelligent Systems

Date de sortie Drapeau du Japon 19 avril 2012
Drapeau des États-Unis 4 avril 2013
Drapeau européen 19 avril 2013[1]
Licence Propriétaire
Genre Tactical RPG
Mode de jeu Un joueur
Plate-forme Nintendo 3DS
Média Cartouche
Langue Allemand, Anglais, Espagnol, Français, Italien, Japonais

Évaluation CERO : B
ESRB : T (Teen)
PEGI : 12+

Fire Emblem: Awakening (ファイアーエムブレム覚醒, Faiā Emuburemu Kakusei?), est un jeu vidéo de type tactical RPG développé par Intelligent Systems et édité par Nintendo, sorti sur Nintendo 3DS le au Japon, le en Amérique du Nord et le en Europe. Le joueur y incarne un personnage amnésique, recueillit par un jeune prince dont il deviendra l'ami et le stratège.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Chrom, prince d'Ylisse, et ses compagnons vivent dans une époque difficile. Quand la nation voisine de Plegia commence à agir de manière mystérieuse et étrange aux yeux du prince, celui-ci décide de réunir ses soldats, les Veilleurs, pour maintenir la paix dans son royaume. Il rencontre une étrange force ainsi qu'un mystérieux épéiste masqué qui prétend être Marth, le roi-héros légendaire.

L'histoire commence alors que le joueur, L'Avatar (le nom par défaut est Daraen, mais il peut être choisi par le joueur), se réveille au milieu d'un champ, sans aucun souvenir. Il rejoint Chrom et ses soldats alors qu'une ville est attaquée par des bandits de Plegia. L'Avatar se découvre alors des capacités de combat (il manie l'épée et la magie) et de stratège. Il aide donc Chrom en rejoignant les Veilleurs. Plus tard, une force étrange fit son apparition, déversant des centaines de revenants guerriers. Alors qu'ils combattent ces êtres, Marth apparaît pour les sauver mais disparait aussitôt. Les Veilleurs sont alors contraints de combattre l'étrange force et les Plegiens en même temps. Ils sont aidés par Marth, qui semble connaître les événements futurs et sauve d'ailleurs la Sainte-Reine et sœur de Chrom, Emmeryn, d'une tentative d'assassinat. La guerre prend fin sur une victoire des Veilleurs mais Emmeryn se sacrifie pour donner un message de paix aux Plégiens.

2 ans plus tard, Chrom hérite du trône d'Ylisse et s'est marié (vous pouvez choisir qui peut le marier). Il eut une fille: Lucina. Les Veilleurs reprennent du service quand l'empereur Walhart de Valm envahit Ylisse, et sort vainqueur de la nouvelle guerre. Durant celle-ci, Marth révèle qu'il est en fait la version future de Lucina. Elle a fait le voyage dans le temps pour prévenir Chrom que dans l'avenir, le dragon Grima s'est réveillé et s'est mis à détruire le monde. En utilisant un sort conçu par Naga, ennemi de Grima, Lucina a pu traverser les époques pour alerter Chrom du réveil de Grima. Ceci ci ne peut être battu qu'avec la puissance de l'Emblème de Feu (Fire Emblem), combiné à cinq gemmes.

Chrom et les Veilleurs parviennent à retrouver quatre gemmes. Ils rencontrent alors le nouveau roi de Plegia, Valldar, apparemment le père de L'Avatar, qui leur offre la gemme manquante. Valldar révèle que L'Avatar a été élevé pour être le nouveau vassal de Grima. Il en prend alors le contrôle et dérobe l'Emblème de Feu à Chrom. Lucina comprend alors la trahison de L'Avatar, mais Chrom est persuadé que L'Avatar peut échapper au contrôle de Grima grâce à leur amitié. Les Veilleurs parviennent à tuer Valldar et à récupérer l'Emblème de Feu. Cependant, la version future de L'Avatar possédé apparaît, ayant suivi Lucina dans son voyage sans se faire repérer. Il réveille la version présente de Grima. Dans une course contre la montre, et grâce à l'Emblème de Feu, Chrom réveille Naga, qui lui révèle qu'elle ne peut qu'endormir Grima pour un autre millénaire. Le seul moyen de venir à bout de Grima est qu'il se tue lui-même au travers de L'Avatar. Cela coûtera également la vie à l'Avatar, mais il a une infime chance de survie grâce à la destinée commune avec Chrom et ses soldats.

Deux fins possibles peuvent se produire, suivant les actions du joueur. Soit Grima est endormi pour 1000 ans, soit L'Avatar le tue, et tous deux disparaissent. Chrom et ses hommes refusent d'admettre la mort de L'Avatar, et promettent de partir à sa recherche. Dans le générique de fin, on le voit se réveiller dans un champ, où Chrom le trouve.

Système de jeu[modifier | modifier le code]

Comme tous les jeux de la série Fire Emblem, cet opus est un tactical RPG. Le joueur contrôle à chaque combat une armée de personnages qui en affronte une autre. Quand deux personnages se rencontrent, ils s'affrontent. Chaque ennemi tué rapporte de l'expérience, et au bout de 100 points d'expérience, le personnage monte de niveau, et voit ses statistiques augmentées. Mais si le joueur perd un personnage, il s'agira d'une perte définitive.

Chaque personnage du jeu possède une classe qui lui est propre, et à partir d'un certain niveau, il sera possible au joueur d'"améliorer" ou de modifier cette classe grâce à deux objets, le Magister et le Scolaris. Ainsi, une classe de niveau 10 ou plus pourra obtenir une classe évoluée, sachant que chaque classe peut s'améliorer en deux classes évoluées différentes (par exemple, la classe d'épéiste peut évoluer en bretteur ou en assassin). Cela permet à la fois de personnaliser son équipe mais aussi d'augmenter sensiblement leur niveau, puisque chaque classe permet aux personnages d’acquérir des compétences, qu'elles soient passives (+5PV, +2 de magie, etc) ou actives (pouvoir soigner ses blessures proportionnellement aux dégâts infligés, diminuer la défense adverse... ). Chaque classe possède des statistiques différentes (attaque, défense, vitesse, magie...) mais aussi des armes différentes.

De plus, deux unités peuvent former un duo : L'unité qui sert de soutien augmente les stats de celle qui est en avant, et peut également attaquer ou le protéger pendant un combat). En combattant ensemble, les unités gagnent en soutien, ce qui augmente l'efficacité des combats en duo, pouvant même résulter à un mariage entre deux protagonistes (l'équivalent du rang S en soutien).

Les personnages, nombreux, rejoignent le groupe soit de manière automatique, soit selon des conditions précises (grâce à des missions secondaires, ou en parlant à ces personnages avec Chrom pendant un combat, le plus souvent).

Accueil[modifier | modifier le code]

Ventes[modifier | modifier le code]

D'après le site anglophone IGN, Awakening s'est écoulé à près de 240 000 unités lors de sa première semaine de vente au Japon, ce qui en ferait l'épisode de la série Fire Emblem à s'être vendu le plus rapidement[2]. Selon des propos tenus par Nintendo of America à Joystiq, après un peu plus de un mois de commercialisation, 180 000 copies du jeu ont été distribuées en Amérique du Nord, dont 63 000 l'ont été via l'eShop de la Nintendo 3DS, faisant de ce titre la déclinaison de la licence ayant connue le plus de succès durant son premier mois de vente dans cette région du globe[3].

Critiques[modifier | modifier le code]

Aperçu des notes reçues

Presse numérique
Média Note
Gamekult (FR) 8/10[4]
IGN (US) 9,6/10[5]
Jeuxvideo.com (FR) 18/20[6]
Agrégateurs de notes
Média Note
GameRankings 92,20 %[7]
Metacritic 92 %[8]

Le jeu est très bien reçu par la critique. Pour le site francophone Gamekult, son « scénario classique mais riche en rebondissements », ses personnages « charismatiques » et « attachants » et son système de jeu en font l'un « des meilleurs épisodes de la saga », à la fois « difficile [et] prenant ». Le site salue également le travail apporté à la réalisation graphique du titre et, plus particulièrement, à la gestion de la 3D, qui, selon lui, parvient à « privilégi[er] la lisibilité » et à ne pas être fatigante[4]. Gameblog.fr apprécie que la difficulté dans ce nouvel opus soit réglable et que la défaite d'une unité au combat ne se traduise plus nécessairement par sa perte définitive, rendant ainsi le jeu plus accessible. Il fait cependant remarquer que cette adaptation d'un des « pilier » de la saga ne s'est pas faite au détriment des méchanismes de jeu, qui reste « toujours aussi aiguisé ». Comme Gamekult, le site note la « sophistication graphique » de Fire Emblem: Awakening, particulièrement visible à travers « la beauté étincelante » des cinématiques et les animations soignées des personnages. Enfin, il souligne l'importante durée de vie du titre et salue l'ajout de mécaniques de soutiens poussées et de possibilités d'unions entre personnages ce qui confère au jeu un « surcroît d'humanité »[9]. Comme leurs confrères, les journalistes de Jeuxvideo.com se disent séduits par le « challenge modulable » offert par le titre, par son importante durée de vie et par le soin apporté à sa réalisation, aussi bien sur un plan visuel que musical. Le site souligne également que la version européenne dispose d'une « [t]raduction française impeccable »[6]. IGN s'avère très favorablement surpris, non seulement par la profondeur du titre mais aussi par la possibilité donnée au joueur de « personnaliser » son expérience de jeu, que ce soit en choisissant finement le mode de difficulté, la langue utilisée pour le doublage (japonais ou anglais) ou encore les informations à afficher sur l'écran en cours de partie. De façon plus générale, le site salue les efforts qui ont été faits pour rendre ce nouvel épisode accessible à un public plus large sans toutefois rogner sur la qualité du système de jeu et sans négliger les joueurs les plus expérimentés. Mais d'après lui, la plus grande force d'Awakening vient de ses personnages, jugés particulièrement attachants, et du risque de les voir mourir au cours d'une bataille, ce qui rendrait chaque affrontement plus intense. IGN souligne également que la localisation du jeu et sa traduction anglaise sont très soignées[5].

Si il se montre très enthousiaste, Gamekult trouve que la façon dont les contenus téléchargeables payants sont intégrés au jeu est discutable[4]. De même, Jeuxvideo.com regrette qu'il soit nécessaire de « débourser une somme non négligeable » pour acquérir l'ensemble de ce contenu supplémentaire[6]. Gameblog.fr reproche principalement à cet épisode d'être un peu « lent à démarrer » et l'absence de mode multijoueur en ligne[9]. Tous les trois soulignent l'apparente absence de pieds des personnages, ce qui, d'après Gamekult, fait partie des quelques « choix graphiques perturbants » du titre[4],[6],[9].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Fire Emblem : Awakening »
  2. (en) Audrey Drake, « Fire Emblem 3DS Sweeps Japan, PS Vita Sales Down: The new Fire Emblem game is the best-selling yet, and PlayStation Vita sales reach a new low. », sur IGN,‎ 25 avril 2012 (consulté le 25 avril 2013)
  3. (en) Sinan Kubba, « Fire Emblem Awakening posts 180K first month sales, 63K downloads », sur Joystiq,‎ 15 mars 2013 (consulté le 25 avril 2013)
  4. a, b, c et d Greg, « Test : Fire Emblem : Awakening », sur Gamekult,‎ 18 avril 2013 (consulté le 24 avril 2013)
  5. a et b (en) Audrey Drake, « Fire Emblem Awakening Review: The best thing to hit the 3DS since Super Mario 3D Land. », sur IGN,‎ 30 janvier 2013 (consulté le 25 avril 2013)
  6. a, b, c et d Romendil, « Test de Fire Emblem : Awakening sur Nintendo 3DS », sur Jeuxvideo.com,‎ 12 avril 2013 (consulté le 25 avril 2013)
  7. (en) « Fire Emblem: Awakening for 3DS », sur GameRankings (consulté le 24 avril 2013)
  8. (en) « Fire Emblem: Awakening for 3DS », sur Metacritic (consulté le 24 avril 2013)
  9. a, b et c TheYann, « Test : Fire Emblem : Awakening sur Nintendo 3DS », sur Gameblog.fr,‎ 15 avril 2013 (consulté le 24 avril 2013)