Carapuce et ses évolutions

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Carapuce et ses évolutions

Carapuce
Nom japonais ゼニガメ
Nom anglais Squirtle
Type Eau
Génération Première
Pokédex no 007
Taille 0,5 m
Poids 9,0 kg
Carabaffe
Nom japonais カメール
Nom anglais Wartortle
Type Eau
Génération Première
Pokédex no 008
Taille 1,0 m
Poids 22,5 kg
Tortank
Nom japonais カメックス
Nom anglais Blastoise
Type Eau
Génération Première
Pokédex no 009
Taille 1,6 m
Poids 85,5 kg

Carapuce (ゼニガメ, Zenigame?, dans les versions originales en japonais) et ses évolutions, Carabaffe (カメール, Kameil?) et Tortank (カメックス, Kamex?), sont trois espèces de Pokémon de la première génération.

Issus de la célèbre franchise de médias créée par Satoshi Tajiri, ils apparaissent dans une collection de jeux vidéo et de cartes, dans une série d'animation, plusieurs films, et d'autres produits dérivés, ils sont imaginés par l'équipe de Game Freak et dessinés par Ken Sugimori. Leur première apparition a lieu au Japon en 1996, dans les jeux vidéo Pokémon Vert et Pokémon Rouge, jeux dans lesquels Carapuce un des trois Pokémon de départ que le joueur peut choisir pour commencer l'aventure. Ces trois Pokémon sont tous du type eau et occupent respectivement les septième, huitième et neuvième emplacements du Pokédex, l'encyclopédie fictive recensant les différentes espèces de Pokémon.

Création[modifier | modifier le code]

La franchise Pokémon, développée par Game Freak pour Nintendo et introduite au Japon en 1996, tourne autour du concept de capture et d'entraînement de 150 espèces de créatures appelées Pokémon, afin de les utiliser pour combattre des Pokémon sauvages et ceux d'autres dresseurs Pokémon, qu'il s'agisse de personnages non-joueurs ou d'autres joueurs humains[1]. La puissance des Pokémon au combat est déterminée par leurs statistiques d'attaque, de défense et de vitesse et ils peuvent apprendre de nouvelles capacités en accumulant des points d'expérience ou si leur dresseur leur donne certains objets[2].

Conception graphique[modifier | modifier le code]

La conception de Carapuce, de Carabaffe et de Tortank est le fait, comme pour la plupart des Pokémon, de l'équipe chargée du développement des personnages au sein du studio Game Freak. Leur apparence est finalisée par Ken Sugimori pour la première génération des jeux Pokémon, Pokémon Rouge et Pokémon Vert, sortis à l'extérieur du Japon sous les titres de Pokémon Rouge et Pokémon Bleu[3],[4].

La famille d'évolution de Carapuce semble basée sur les tortues.

Nintendo et Game Freak n'ont pas évoqué les sources d'inspiration de ces Pokémon. Néanmoins, certains fans avancent qu'ils pourraient être basés sur l'apparence des tortues. Avec ses canons, Tortank a aussi l'apparence d'un char de combat. En plus de cela, il pourrait également être basé de Gamera[5], un monstre de création japonaise ressemblant à une tortue volante géante.

Certains fans, surtout anglophones, avancent que Carapuce s'inspire également de l'écureuil[6], à cause de la ressemblance des noms entre le Pokémon, Squirtle et l'animal, squirrel, ainsi que de la forme de sa queue.

Étymologie[modifier | modifier le code]

Carapuce, Carabaffe et Tortank sont initialement nommés Zenigame (ゼニガメ?), Kameil (カメール, Kamēru?) et Kamex (カメックス, Kamekkusu?) en japonais. Le nom japonais, de Carapuce, Zenigame, se traduit littérairement par « tortue de marécages ». Ceux de Carabaffe et Tortank sont des mot-valise provenant du mot kame (?, tortue en français) pour tous les deux et, respectivement, du mot anglais « tail » (queue) et de l'abréviation « max », signifiant maximum. Ces noms sont ensuite adaptés dans trois langues lors de la parution des jeux en Occident : anglais, français et allemand ; le nom anglais est utilisé dans les autres traductions du jeu.

Nintendo choisit de donner aux Pokémon des noms « astucieux et descriptifs », liés à l'apparence ou aux pouvoirs des créatures, lors de la traduction des jeux ; il s'agit d'un moyen de rendre les personnages plus compréhensibles pour les enfants, notamment américains[7]. Zenigame est renommé « Squirtle » en anglais, « Schiggy » en allemand et « Carapuce » en français ; Kameil devient « Wartortle » en anglais, « Schillok » en allemand et « Carabaffe » en français et Kamex s'appelle « Blastoise » en anglais, « Turtok » en allemand et « Tortank » en français. Selon IGN et Pokébip, les noms anglais et français sont des mot-valises. Carapuce, Carabaffe sont composés, respectivement du verbe « squirt » (propulser de l'eau en français) et de « tortle » (tortue) en anglais[8] et des mot « carapace » et « puce » en français, des mots « war » (guerre), « tortoise » (Testudinidae) et « turtle » (tortue) en anglais[9] et de « carapace » et « baffe » en français[10]. Tortank est composé du verbe « blast » (torpiller) et du mot « tortoise » en anglais[11] et de « tortue » et « tank » en français[10].

Il y a également une similitude entre le nom anglais de Tortank, Blastoise et le fossile marin Blastoidea[5].

Description[modifier | modifier le code]

Ces trois Pokémon sont les évolutions les uns des autres : Carapuce évolue en Carabaffe puis en Tortank. Dans les jeux vidéo, ces évolutions surviennent en atteignant, respectivement le niveau 16 et le niveau 36[12],[N 1]. Pour évoluer en Tortank, Carapuce est d'abord obligé d'évoluer en Carabaffe.

Comme pratiquement tous les Pokémon, ils ne peuvent pas parler : lors de leurs apparitions dans les jeux vidéo tout comme dans la série d'animation, ils ne peuvent pas parler et ne sont seulement capables de communiquer verbalement en répétant les syllabes de leur nom d'espèce en utilisant différents accents, différentes tonalités, et en rajoutant du langage corporel.

Images externes
Carapuce sur le site officiel Pokémon
Carabaffe sur le site officiel Pokémon
Tortank sur le site officiel Pokémon

Carapuce[modifier | modifier le code]

Le Pokédex, une encyclopédie Pokémon fictive, raconte que les Carapuces sont de petites tortues bipèdes avec une carapace marron et une petite queue. Peu après leur naissance, leur dos gonfle et se durcit pour devenir plus résistant contre les attaques. La forme arrondie de la carapace et ses creux sur sa surface permet à Carapuce de nager à de grandes vitesses avec une résistance minimale. Quand il se sent menacé, un Carapuce rentrera ses membres et son cou à l'intérieur de leur carapace, et cracheront alors de l'eau avec grande force, soit pour attaquer leur adversaire, soit pour les intimider. Cette aptitude est aussi utilisée pour paralyser des proies à la chasse[13].

Carabaffe[modifier | modifier le code]

Carabaffe est une tortue indigo-bleue bipède avec une carapace marron, une longue queue et des oreilles touffues. Il est plus agressif que Carapuce, et possède de nombreuses griffures sur sa carapace en souvenir des batailles passées. Un Carabaffe se cache dans l'eau pendant la chasse et y sort pour surprendre sa proie. Pour garder l'équilibre en nageant à grandes vitesses, Carabaffe utilise ses oreilles et sa queue pelucheuses. Cette queue, couverte d'une fourrure riche et épaisse, est tellement longue qu'elle dépasse même quand Carabaffe se cache dans sa carapace. Il utilise la fourrure pour entreposer de l'air pendant des périodes d'apnée plus longues.

Tortank[modifier | modifier le code]

Tortank est une tortue bleue bipède très grande qui peut sortir des tuyaux similaires à des canons du haut de sa carapace. Ces canons sont utilisés pour tirer des jets d'eau pressurisée sur les ennemis, et ont suffisamment de puissance pour percer des murs en béton ou en acier épais. Ces canons ont aussi une grande précision, ce qui permet à Tortank de toucher de petites cibles à des distances de plus de 160 pieds (48 mètres). Par contre, Tortank est incapable de viser correctement des cibles proches[14], et ce handicap peut être vu pendant le combat entre le Dracaufeu de Sacha et le Tortank de Régis. Pour pouvoir supporter le recul, Tortank plante ses pieds dans la terre à l'aide de son grand poids, qu'il a accumulé pour cette raison. Tortank a une mâchoire similaire à celle d'une tortue hargneuse. Quand Tortank se sent menacé, il se retranchera dans sa carapace pour se protéger. Tortank est l'évolution de Carabaffe, qui est l'évolution de Carapuce.

Apparitions[modifier | modifier le code]

Jeux vidéo[modifier | modifier le code]

Carapuce, Carabaffe et Tortank apparaissent dans la série de jeux vidéo Pokémon. D'abord en japonais, puis traduits en plusieurs autres langues, ces jeux ont été vendus à près de 200 millions d'exemplaires à travers le monde[15]. Ils font leur première apparition le 27 février 1996, dans les jeux japonais Pocket Monsters Aka (ポケットモンスター 赤, Poketto Monsutā Aka?, Pocket Monster Rouge) et Pocket Monsters Midori (ポケットモンスター 緑, Poketto Monsutā Midori?, Pocket Monster Vert) (remplacé dans les autres pays par la version Bleue[16]). Carapuce peut être choisi comme Pokémon de départ dans les versions Rouge, Bleue, Rouge feu et Vert feuille[12], et dans la version Jaune, le Pokémon est offert[17]. Pour l'obtenir avec ses évolutions dans les autres jeux, il faut les échanger.

Il est possible d'avoir un œuf de Carapuce, en faisant se reproduire deux Pokémon dont au moins un Carapuce, un Carabaffe ou un Tortank femelle[N 2]. Cet œuf éclot après 5 120 pas, et un Carapuce de niveau 5 en sort. Carapuce, Carabaffe et Tortank appartiennent au groupe d'œuf eau 1[N 3] et monstre. Leurs capacités spéciales sont « Torrent », qui donne une puissance multipliée par 1,5 aux attaques eau lorsque les PV de ce Pokémon sont inférieurs au tiers et « Cuvette », qui restaure les PV lorsqu'il pleut[12].

Carapuce, Carabaffe et Tortank apparaissent dans d'autres jeux de la franchise Nintendo. Carapuce peut être pris en photo dans Pokémon Snap. Carapuce et Tortank apparaissent en tant que trophée dans Super Smash Bros. Melee. Dans ce même jeu, Tortank déstabilise les joueurs. Dans la suite, Super Smash Bros. Brawl, Carapuce est jouable à travers le personnage dresseur Pokémon aux côtés d'Herbizarre et de Dracaufeu[18]. Tortank est le chef d'une équipe appelée Team Hydro dans Pokémon : Donjon mystère. Il est aussi un personnage jouable dans Pokémon Battrio, un jeu d'arcade qui contient aussi des Pokémon de la quatrième génération (les versions Diamant et Perle).

Série télévisée et films[modifier | modifier le code]

La série télévisée Pokémon ainsi que les films sont des aventures séparées de la plupart des autres versions de Pokémon et mettent en scène Sacha[19] en tant que personnage principal. Sacha et ses compagnons voyagent à travers le monde Pokémon en combattant d'autres dresseurs Pokémon. Sacha obtient son Carapuce à l'épisode 12, Sans maître, ni loi !, le Pokémon était le chef du gang des Carapuce[20]. Son Carapuce apparait également dans les épisodes L'Île aux géants Pokémon où il affronte un Tortank géant robot[21],[22], L'Île des Pokémon endormis, où un Tortank reste endormi sur une île en forme de tortue et qui est peuplée majoritairement par des Carabaffe[23]. Ce Carapuce accompagne Sacha pendant une grande partie de son voyage à travers Kanto, les Îles Oranges, et une partie de Johto avant de repartir avec le Clan des Carapuces, dont la confiance et les prouesses de pompiers avaient grandement diminué sans un chef. Comme il resta toujours loyal envers Sacha, il le rejoint brièvement dans la Conférence Argent de la Ligue Johto.

Sans que cela soit évoqué au premier épisode, Le Départ, Régis Chen, reçoit un Carapuce, qu'il fera évoluer jusqu'à Tortank. Il est présenté à l'épisode Mon meilleur ami à la saison 4[24]. Il est battu par le Dracaufeu de Sacha, à l'épisode suivant[25]. Durant l'épisode Retour pour un nouveau départ, un Carapuce du professeur Chen souhaite devenir le Pokémon de Flora, et cette dernière accepte[26]. Sacha et ses compagnons de Hoenn s'arrêtent sur une île et rencontrent un élève qui a un Carabaffe qui évolue plus tard en Tortank. Carabaffe apparaît souvent dans des brigades de pompiers Pokémon.

Dans le premier film Pokémon, Mewtwo a cloné un Carapuce qui a depuis évolué en Tortank et l'utilise (aux côtés des clones de Dracaufeu et de Florizarre) pour battre les dresseurs qu'il a invité sur son île pour combattre[27].

Réception[modifier | modifier le code]

Carapuce est considéré comme l'un des Pokémon les « plus populaires » et celui qui est « probablement instantanément reconnaissable » de la série originale[28],[29]. Néanmoins, lorsque les lecteurs d'IGN ont classé leurs cent Pokémon favoris, ils ont positionné Tortank en 3e position derrière Dracaufeu (1er) et Mewtwo (2e), même si son apparition se fait plutôt comme un « hippopotame gras »[30]. Il est également la mascotte de la version Bleue du jeu Pokémon, sorti mondialement avec la version Rouge. Carabaffe et Carapuce se positionnent, respectivement, à la 44e et 46e position. Ils sont séparés par le Pokémon légendaire Latios. Carabaffe est dit comme la « moins importante » des formes évolués, mais malgré tout populaire, en vue de sa position dans le classement[31].

Tortank apparaît sur la coque de la Nintendo 64 spéciale Pokémon, faisant partie de l'ensemble Pokémon Stadium Battle[32]. Trois cocktails inspirés de la famille d'évolution a été créée par The Drunken Moogle ; il s'agit d'un mélange entre du curaçao bleu, du rhum à la noix de coco et un autre épicé[33]. Pour la Coupe du monde de football de 2014, Carapuce et d'autres Pokémon deviennent les mascottes officielles de l'équipe du Japon de football[34].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. La notion de niveau d'évolution n'est pas présente dans les séries et les films.
  2. Ou mâle si le second Pokémon est un Métamorph.
  3. Il existe trois groupes d'œuf eau

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Game Freak, op. cit., pp. 6-7
  2. (en) Game Freak, Pokémon Red and Blue, Instruction manual, Nintendo,‎ 30 septembre 1998
  3. (ja) (ja) Équipe Nintendo, « 2. 一新されたポケモンの世界 », sur Nintendo.com, Nintendo (consulté le 10 septembre 2010), p. 2
  4. (en) Stuart Bishop, « Game Freak on Pokémon ! », CVG,‎ 30 mai 2003 (consulté le 2 juillet 2008)
  5. a et b « Blastoise », Tabkam (consulté le 11 août 2012)
  6. « Squirtle », Tabkam (consulté le 13 août 2012)
  7. (en) Howard Chua-Euan, « PokéMania », TIME,‎ 22 novembre 1999 (lire en ligne)
  8. « Squirtle », IGN (consulté le 12 août 2012)
  9. « Wartortle », IGN (consulté le 12 août 2012)
  10. a et b « Étymologies dans Pokémon », Pokébip (consulté le 31 juillet 2012)
  11. « Blastoise », IGN (consulté le 12 août 2012)
  12. a, b et c « Carapuce », Puissance Pokémon (consulté le 13 août 2012)
  13. The in-game Pokédexes of the video games A copy of them from Psypokes.com URL Accessed May 13, 2006.
  14. Erreur de paramétrage du modèle {{Citation épisode}} : les paramètres titre et série sont obligatoires.
  15. « Pokémon : Or HeartGold - Pokémon : Argent SoulSilver », sur afjv.com (consulté le 1er mai 2010)
  16. « Official Japanese Pokémon website » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?). Consulté le 2013-03-24
  17. « Soluce Jaune - D'Azuria à Carmin-sur-Mer », Pokébip (consulté le 15 août 2012)
  18. Smash bros Dojo Le dresseur Pokémon
  19. « Résumé de l'anime Pokémon », Psypokes.com (consulté le 25 mai 2006)
  20. « Sans maitre ni loi ! », Eternia (consulté le 15 août 2012)
  21. « L'île du Pokémon géant », Puissance Pokémon (consulté le 3 août 2012)
  22. (en) « The Island of the Giant Pokémon », Serebii.net (consulté le 3 août 2012)
  23. « L'Île aux Pokémon endormis », Pokémon France (consulté le 15 août 2012)
  24. « Mon meilleur ennemi », Eternia (consulté le 15 août 2012)
  25. « Le Match tant attendu », Eternia (consulté le 15 août 2012)
  26. « Retour pour un nouveau départ », Eternia (consulté le 15 août 2012)
  27. (en) « The Origin of Mewtwo », Serebii.net (consulté le 3 août 2012)
  28. « PokéMania », Time Asia (consulté le 7 mai 2006)
  29. « Squirtle », IGN (consulté le 16 août 2012)
  30. « Blastoise », IGN (consulté le 16 août 2012)
  31. « Wartortle », IGN (consulté le 16 août 2012)
  32. (en) Thomas East, « 26 rare Pokemon consoles », sur officialnintendomagazine.co.uk,‎ 2013 (consulté le 22 juin 2013), p. 4
  33. (en) Max Eddy, « Gotta Drink ‘Em All: Evolving Pokémon Cocktails », Geek O System,‎ 2011 (consulté le 16 août 2012)
  34. Alexis Ferenczi, « Coupe du monde au Brésil: Pikachu mascotte officielle de l'équipe du Japon », sur huffingtonpost.fr,‎ mars 2014 (consulté le 13 juin 2014).

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]