Link (The Legend of Zelda)

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Link
Personnage de fiction apparaissant dans
The Legend of Zelda.

Nom original リンク (Rinku)
Origine Hyrule
Sexe Masculin
Espèce Hylien
Cheveux Blond
Châtain clair
Roses (A link to the Past)
Yeux Bleus
Noirs (Spirit Tracks)

Gris (Twilight Princess)

Arme(s) favorite(s) Épée, bouclier
Triforce Courage
Entourage Princesse Zelda
Ennemi(s) Ganondorf

Créé par Shigeru Miyamoto
Voix Nobuyuki Hiyama (adulte dans Ocarina of Time, Majora's Mask)
Fujiko Takimoto (enfant dans Ocarina of Time, Majora's Mask)
Sachi Matsumoto (The Wind Waker, Phantom Hourglass)
Akira Sasanuma (Twilight Princess)
Yūki Kodaira (Spirit Tracks)
Première apparition The Legend of Zelda
Dernière apparition Hyrule Warriors

Link (リンク, Rinku?) est un personnage imaginaire et le principal héros de la série de jeux vidéo The Legend of Zelda de Nintendo. Créé par Shigeru Miyamoto, The Legend of Zelda est un des noyaux durs de Nintendo. En 2007, plus de 47 millions d’exemplaires ont été vendus à travers le monde[1]. La popularité persistante de la série a conduit à de nombreuses incarnations de l’histoire de Zelda et de Link lui-même, sa première apparition étant dans le jeu The Legend of Zelda. Le personnage a été représenté dans d’autres jeux vidéo de Nintendo, mais également dans d’autres produits commerciaux dérivés comme des mangas ou encore dans un programme d’animation à la télévision. Link a été récompensé d’une étoile lors du Walk of Game en 2005, aux côtés de Mario et de Sonic le hérisson[2].

Link est dépeint comme un garçon hylien du pays imaginaire nommé Hyrule. À l’origine jeune épéiste, son identité, apparence et rôle change d’un jeu à l’autre. Son âge varie suivant chaque jeu, se situant généralement entre dix et vingt ans. Toutefois, certaines choses restent immuables : son équipement de base est toujours constitué d’une tunique et d’un bonnet vert, d’une paire de bottes, d’une épée et d’un bouclier.

Par la suite, Link acquiert au cours du jeu un arsenal important et hétéroclite : grappin, boomerang, bombes, arc avec plusieurs types de flèches, ocarina, masques, tuniques, bottes, masse, épées plus puissantes (dont Excalibur ou l’Épée de Légende, aussi connue sous son nom anglais Master Sword), parfois un fouet, un virevent, etc.

Le but récurrent de la plupart des jeux de la série est pour Link de combattre les forces du mal, Ganondorf ou Vaati, sauver la Princesse Zelda et le royaume d’Hyrule. Pour cela, il peut compter sur l’aide de plusieurs personnages (le plus souvent des Sages) qui peuvent lui confier leurs pouvoirs, et aussi sur le pouvoir de la Triforce du Courage qu’il possède. Dans d'autres volets, des créatures du mal font office de vilains. Pour vaincre le personnage maléfique, il doit parcourir des donjons infestés de pièges et d'ennemis, et, traditionnellement, un boss à la toute fin du donjon, à la difficulté variable.

Création[modifier | modifier le code]

Shigeru Miyamoto, le créateur de Link.

Shigeru Miyamoto a expliqué que le personnage de Link avait été imaginé en parallèle du jeu Super Mario Bros. Regrettant un peu que le joueur ne puisse aller que devant lui, il songeait à créer un jeu complètement différent, dans lequel le joueur aurait une certaine liberté. Link correspondait au personnage qu’il imaginait pour un tel type de jeu[3].

L’atmosphère heroic fantasy, où l’on trouve monstres, elfes et autres sorcières, n’est pas sans rappeler The Legend of Zelda, et notamment l’apparence de Link qui est proche de celle d’un elfe[4].

Link apparaît pour la première fois en février 1986 dans The Legend of Zelda, le premier opus de la série.

Dans une interview accordée au site Gamekult en 2012[5], Miyamoto revient sur la création et l'origine de Link et commente de la façon suivante le design du personnage :

« En réalité, le sprite de Link a été dessiné par monsieur [Takashi] Tezuka (bras droit de Miyamoto sur Super Mario Bros. et The Legend of Zelda, responsable de la série des New Super Mario Bros.). À l’époque, comme vous le savez, la NES était très limitée, et nous n’avions droit qu’à trois couleurs différentes. Et pourtant, nous voulions un personnage reconnaissable. Ce que je souhaitais avant tout, c’est qu’il utilise soit son épée, soit son bouclier, et que ce soit visible. Nous lui avons donc fait de grosses armes pour qu’on les reconnaisse à l’écran. Il fallait ensuite créer un héros que l’on arrive à distinguer de ces armes, malgré sa petite taille. Nous avons alors pensé à un long chapeau et de grandes oreilles. Cela nous a évoqué un personnage féerique, donc nous sommes partis dans la direction d’un elfe. À l’époque, qui disait personnage avec des oreilles pointues disait aussi Peter Pan, et comme j’aime beaucoup Disney, nous avons commencé à nous en inspirer. Pas complètement évidemment, sinon ça n’aurait pas été super… À partir de là, je me suis dit que le vert de Peter Pan lui seyait parfaitement. Or comme nous étions limités à trois couleurs, et qu’il y avait beaucoup d’environnements forestiers dans le jeu, vert sur vert, cela convenait plutôt bien, donc nous avons poursuivi cette piste. »

Dans cette même interview, Shigeru Miyamoto explique que l'origine du nom Link viendrait de la volonté originale de faire de la Triforce en réalité des puces électroniques, et Link (« Lien » en anglais) serait le lien entre le passé et le futur, une idée depuis abandonnée.

« C’est une anecdote qui n’est pas très connue, mais à l’époque, quand on a commencé la conception de The Legend of Zelda, on s’imaginait que les fragments de la Triforce seraient en fait des puces électroniques ! Il devait s’agir d’un jeu vidéo qui se passerait à la fois dans le passé et le futur. Comme le héros faisait le lien entre l’un et l’autre, on l’a appelé "Link", le lien en anglais. Mais finalement Link n’est jamais allé dans le futur et c’est resté un jeu d’heroic fantasy. On peut même dire qu’il n’a absolument rien eu de futuriste ! »

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

De multiples Link[modifier | modifier le code]

Il y a plusieurs apparitions de Link dans l’histoire d’Hyrule. L’existence de multiples Link est mise en évidence à plusieurs occasions dans le jeu. Par exemple, la séquence introductive de The Legend of Zelda: The Wind Waker (ainsi que certains passages au sein de Twilight Princess) font référence à un héros légendaire qui est identique à Link en apparence, et mentionne directement le « Héros du Temps » (un titre donné à Link dans Ocarina of Time) comme une entité historique. Link et la princesse Zelda sont des descendants des deux personnes qui leur sont identiques. Toutefois, Ganondorf, leur principal ennemi, est toujours la même personne. Miyamoto a déclaré que « pour chaque jeu de Zelda nous racontons une nouvelle histoire, mais nous avons en réalité un énorme document qui explique comment les jeux sont liés les uns aux autres. Mais pour être honnête cela n’est pas très important pour nous. Nous prêtons plus d’attention à développer le système de jeu… à donner au joueur de nouveau challenges »[6],[7]. Récemment, la chronologie exacte de la série (mais pas la généalogie des différents Link), a été dévoilée en détail et de manière officielle dans l'ouvrage Hyrule Historia. Des sites web de fans ont avant cela essayé de construire une frise de le série cohérente avec les données disponibles, mais sans grand succès[8]. Après la sortie de The Legend of Zelda: Ocarina of Time, Miyamoto déclara qu’il s’agissait de la première histoire dans la chronologie, puis que Zelda II: The Adventure of Link, et finalement A Link to the Past, avec Link's Awakening, prenaient place quelque part après Ocarina of Time[9]. Cependant, certains jeux plus récents prennent désormais des places antérieures chronologiquement, à l'instar de Skyward Sword.

Caractéristiques physiques[modifier | modifier le code]

Il est difficile de cerner l’apparence de Link car elle varie selon les jeux. Tantôt il ressemble à un enfant, tantôt à un adulte, et alterne parfois entre les deux (Ocarina of time). Dans Majora's Mask, il se change en Mojo, en Goron ou en Zora.

Description[modifier | modifier le code]

L’âge de Link varie suivant les jeux. Toutefois, on remarque qu’il n’est jamais très âgé, il s’agit soit d’un enfant soit d’un jeune homme. Trois jeux donnent quelques indications sur son âge : Link approche de ses seize ans dans The Adventure of Link, sept ans séparent Link enfant et Link adulte dans Ocarina of Time et Link a douze ans au début de son aventure dans The Wind Waker[10].

La couleur de ses cheveux varie d’un jeu à l’autre, allant du châtain, notamment pour les deux premiers épisodes, au blond plus ou moins clair par la suite. Dans le jeu A link to the Past, Link a les cheveux roses après plusieurs évolutions. Toutefois, sa coiffure reste sensiblement identique : cheveux mi-longs et en bataille. Ses yeux sont bleus, à l’exception notable de ceux du Link de la saga The Wind Waker, trois titres se suivant chronologiquement et avec le même style graphique en cel-shading, comprenant The Wind Waker, Phantom Hourglass et Spirit Tracks, dans lesquels ils y sont noirs.

Link a de longues oreilles pointues, un trait distinctif de la race des Hyliens et de leurs descendants, qui est censé leur permettre d’écouter les messages divins. Dans les cartes de commerce Zelda proposées par Nintendo tôt dans la série, il est dit que les oreilles pointues sont une marque de la famille royale.

Il porte la marque de la Triforce du courage sur sa main gauche, indiquant qu’il est l’élu de Farore, la déesse du courage[11].

L’état de santé de Link est représenté par une jauge de vie généralement symbolisée par des cœurs. Ses cœurs se vident lorsque Link est blessé, jusqu’à sa mort lorsque tous les cœurs sont vidés. Mais il peut également recouvrir de la vie en récoltant des cœurs, en buvant diverses potions ou rencontrant une fée. Le nombre de cœurs augmente tout au long de l’aventure, au fur et à mesure que le héros récolte des réceptacles.

Main[modifier | modifier le code]

Traditionnellement, Link est gaucher[12], bien que ce détail ait changé au cours du temps, sa main qui porte l’épée étant différente d’un jeu à l’autre.

Le manuel d’instruction de The Adventure of Link décrit Link comme équipé « d’une épée magique dans sa main gauche et un bouclier magique dans sa droite »[11]. Dans A Link to the Past, il alterne de main, mais cela est dû à un effet de miroir. Au début de Link’s Awakening, Link porte l’épée de sa main gauche et son bouclier de la droite, quelle que soit la direction dans laquelle il regarde. Toutefois, dans The Minish Cap, Link recommence à changer son épée de main suivant son orientation. Au début du manga Four Swords Plus (Four Swords Adventures), Link est décrit comme le « héros gaucher » après avoir vaincu les pirates qui lançaient des raids sur une ville hylienne. De plus, la figurine de Link dans The Wind Waker décrit ses préférences manuelles comme celles d’un gaucher. Toutefois, dans la série télévisée animée, Link est droitier. Dans la version Wii de Twilight Princess et dans Skyward Sword, Link est droitier, mais cela est lié au fait que les joueurs utilisent préférentiellement la télécommande Wii de la main droite : le jeu a été adapté dans ce sens pour reproduire les gestes de l’épée en inversant entièrement l’environnement en mode « miroir » par rapport à la version d’origine sur GameCube, dans laquelle Link reste gaucher, le jeu utilisant un système de contrôle traditionnel[13]. Dans les illustrations officielles de Twilight Princess, versions GameCube et Wii confondues, il est montré portant son épée dans sa main gauche.

Aptitudes et techniques[modifier | modifier le code]

On ne sait pas exactement quand Link développe son habileté à manier l’épée et les différentes armes dans les jeux. Il semble être naturellement doué d’une grande dextérité pour l’usage des armes, comme sa précision avec un boomerang[14].

Toutefois dans certains jeux, des personnages qu’il rencontre sur son chemin lui apprennent de nouvelles techniques (The Adventure of Link, Majora's Mask, The Minish Cap, The Wind Waker, Twilight Princess, et Ocarina Of Time (pouvoirs magiques notamment).

Dans certains jeux, Link sait monter à cheval. Sa monture, Epona, lui permet de se déplacer plus rapidement qu’il ne le ferait à pied, mais elle peut également franchir des clôtures et des fossés. Link est capable de décocher des flèches avec son arc lorsqu’il est à cheval (et d'utiliser l'épée ainsi que certains objets tels le boomerang tornade dans Twilight Princess).

Les facultés de Link pour la nage varient énormément d’un jeu à l’autre. Il est parfois totalement incapable de nager au début du jeu. Pour atteindre ses pleines capacités en nage et plongée, il doit généralement acquérir un objet magique comme les palmes Zora ou une écaille Zora enchantée. Il arrive aussi, dans Majora's Mask, qu'il utilise le masque Zora pour augmenter ses aptitudes de nage.

Enfin, Link peut utiliser des objets magiques, qui lui permettent de se protéger, se téléporter, également contrôler des objets, tels que le Bâton Anima (Twilight Princess) ou encore attaquer directement ses adversaires (comme pour le feu de Din dans Ocarina of Time).

Une des plus anciennes techniques de combat utilisée par Link est la projection de rayons d’énergie avec son épée. La nature exacte de ces rayons est mal connue. Cette technique permet d’atteindre des ennemis situés à de longues distances, mais souvent avec moins d’intensité qu’un coup direct. Dans la plupart des jeux, Link doit être en pleine santé pour utiliser cette technique. Après The Legend of Zelda et The Adventure of Link dans lesquels elle était possible avec l’épée initiale, Link ne pourra recourir à cette technique qu’avec une épée plus puissante que son épée de base.

Une autre technique caractéristique de Link est l’attaque de l’épée tournoyante, durant laquelle il effectue une rotation de 360° ou plus avec son épée, pouvant atteindre plusieurs opposants d’un seul coup et provoquant des dommages supérieurs à ceux d’un coup simple. Cette technique se retrouve dans tous les opus à partir de A Link to the Past. Dans les premiers jeux de la série, Link devait charger son épée pour pouvoir faire une attaque cyclone mais dans les jeux suivants, il peut la faire avant mais doit ensuite attendre que son épée recharge avant d'utiliser à nouveau cette attaque. Dans les Zelda sur DS, il peut faire cette attaque plusieurs fois à la suite mais au bout de 3 à la suite il a la tête qui tourne et est paralysé pendant un moment.

L’esquive apparaît pour la première fois dans Ocarina of Time. Cette technique permet à Link d’éviter une attaque et de la contrer, en sautant de côté ou par des saltos arrière, pouvant gêner l'attaque de l'ennemi, etc.

Vêtements[modifier | modifier le code]

Chaque Link porte une tunique, généralement verte, une sous-chemise (généralement marron, blanche ou verte, et dans Twilight Princess, il porte ce qui paraît être une cotte de mailles à son extrémité), et un long chapeau vert, au moins pour une partie de l’aventure (la grande majorité généralement), bien que les tons de vert varient. On le voit souvent portant des guêtres claires (généralement blanches, marron ou halées), bien qu’il apparaisse jambes nues dans d’autres jeux, principalement au début de la série[15].

Mais dans quelques épisodes récents, on peut voir Link arborer des tenues très différentes. Par exemple, dans The Wind Waker, il débute l’aventure dans une tenue bleue décontractée représentant un homard, jusqu’à ce qu’il reçoive la traditionnelle tunique verte. De plus, quand on termine le jeu une première fois, on peut commencer une deuxième partie où vous garderez la tenue bleue avec un homard durant tout le jeu. Dans Twilight Princess, il porte un costume assez rural avant d’acquérir la tenue du héros de légende après avoir restauré la lumière dans la région de Firone, mais aussi durant sa quête il aura une tenue Zora permettant de nager et de respirer sous l’eau. En outre, au bout d’une quête annexe on obtient une armure magique soit rouge et or (qui protège) lorsque la bourse est remplie, soit grise et encombrante (plus lourde et qui ne protège pas) lorsque la bourse est vide. Dans Ocarina of Time, Link peut porter (uniquement quand il est adulte) la tunique Goron (qui est rouge et le protège de la chaleur) ou la tunique Zora (qui est bleue et lui permet de respirer sous l'eau). Enfin dans Spirit Tracks, il arbore d'abord une tenue de cheminot puis une tenue d'apprenti soldat (la fameuse tenue verte) et au cours d'une quête annexe, il obtient une tenue de cheminot qu'il peut échanger contre la tenue verte quand il veut (il pourra donc varier les plaisirs). Mais dans Four Sword Adventure, il y a quatre Link donc quatre couleurs: vert, rouge, violet et bleu.

Les Link plus âgés portent généralement des petits anneaux bleus comme boucles d’oreilles. Toutefois, dans le chapitre 4 de la saga adulte dans la série du manga officiel "Ocarina of Time", Impa (nourrice de Zelda) donne à Link ses boucles d’oreilles en décrivant cela comme le passage à l'âge adulte des "Sheikah", un peuple d'Hyrule.

Dans Skyward Sword, Link porte pour la première fois des pantalons bouffants, ce qui est plutôt symbolique car il est le premier des Links et ses descendants porteront par la suite des collants ou auront simplement les jambes nues. Au début du jeu, Link porte une tenue de "civil", avec une chemise ressemblant à celui porté par le Link au début de Twilight Princess, mais avec des manches beaucoup plus longues, un étrange foulard rouge avec une ceinture autour de sa taille, et un gros pantalon vert foncé avec des bottes grises. Lorsqu'il recevra sa tenue verte de chevalier de Célesbourg, il ressemble au Link de Twilight Princess, mais avec les couleurs claires du Link adulte d’Ocarina of Time, avec un pantalon bouffant beige et une cotte de mailles grise, des détails qui font que le Link de Skyward Sword est un chevalier, et que sa tenue verte va donc dans ce sens.

Équipement[modifier | modifier le code]

Les rubis, monnaie utilisée en Hyrule.

Dans tous les jeux de la série, Link porte un bouclier et une épée qui est sa principale arme. Au cours de son périple, il acquiert des versions plus puissantes de ces deux éléments. L’épée la plus connue que le héros peut utiliser est l’Épée de Légende, également connue sous le nom d’Excalibur ou sous son nom anglais de Master Sword. Dans les deux premiers jeux Link ne manie pas l’Épée de légende et c’est une épée magique qui prend sa place. Bien d’autres épées à une ou deux mains peuvent être portées par Link dans les différents jeux. De même, il peut acquérir des boucliers plus grands et plus résistants que son bouclier en bois de départ, et parfois même des boucliers avec des propriétés magiques comme le bouclier miroir de Ocarina of Time capable de refléter la lumière et de renvoyer les sorts des Twinrovas.

L’arc et les flèches sont également des armes récurrentes dans la série. Ils permettent d’atteindre les ennemis à de longues distances. Au cours de l’aventure Link a la possibilité d’obtenir divers types de flèches comme les flèches de feu et de glace permettant de brûler et de geler ses adversaires ainsi que des flèches de lumière qui ont des effets supérieurs. Le boomerang permet d’atteindre des ennemis éloignés. Il est surtout utilisé pour étourdir les ennemis mais aussi d'attraper des petits objets à distance (cœurs, rubis, clés…) ou même de tuer des ennemis qui ne peuvent être tués qu'avec le boomerang. Les bombes peuvent permettre de combattre les ennemis mais aussi de révéler des passages bloqués par un rocher par exemple. Le grappin permet d’atteindre des endroits normalement inaccessibles[10].

Link dispose d’un carquois pour ses flèches, d’un ou plusieurs sacs pour ranger ses bombes et d’une bourse pour mettre ses rubis, la monnaie d’Hyrule. Il peut obtenir des modèles de capacité supérieure au cours du jeu.

Voix[modifier | modifier le code]

Dans les jeux utilisant la 3D, initiée avec Ocarina of Time, quatre acteurs ont prêté leur voix à Link : Nobuyuki Hiyama pour Link adulte, Fujiko Takimoto pour Link enfant, Sachi Matsumoto pour Link dans The Wind Waker et Akira Sasanuma dans Twilight Princess. Aucun jeu ne contient de dialogue de Link, et le doublage consiste essentiellement en de petites phrases, des grognements, des cris de bataille et autres onomatopées[16],[17]. Toutefois, dans The Wind Waker, on peut entendre Link disant « Come on ! ».

Qualités morales[modifier | modifier le code]

Représentation de la Triforce.

La psychologie et le caractère de Link sont présentes dans presque tous les volets de la série. Ils s'expriment un peu mieux dans The Wind Waker, Twilight Princess et dans Skyward Sword, dans lequel on voit Link exprimer des émotions à travers les expressions faciales[18],. Les émotions commencent vraiment à apparaître dans Ocarina of Time. Toutefois, Link se caractérise sans conteste par son courage, faisant de lui le détenteur légitime de la Triforce du Courage.

Il est le légitime porteur de l'Épée de Légende, une puissante épée magique qu’il manie afin de défaire les forces diaboliques. Link montre à de rares moments une audace trop zélée, comme lorsqu’il essaie deux fois de combattre Ganon dans The Wind Waker alors qu’il est très mal équipé pour le vaincre, ou quand il manque de chuter d’une falaise en essayant de sauver sa sœur des griffes d’un oiseau géant au début du jeu. Il s’oppose à Ganondorf alors qu’il n’est qu’un enfant avant de malencontreusement l'aider à trouver la Triforce dans Ocarina of Time, forçant de ce fait Link à réparer les dommages qu’il a causés[19].

Cependant certains jeux symbolisent certains aspects de la personnalité de Link par son affrontement avec Link noir, sa propre ombre, qui apparaît d'abord dans The Adventure of Link puis revient dans Ocarina of Time. De même, dans Twilight Princess, la vision d'un Link au visage tordu par un rictus qui a tout pour être maléfique apparaît au héros. Bien que résolument dualistes, et bien que le héros soit évidemment du côté du bien, les jeux Zelda ne manquent pas de mettre quelquefois en scène une facette sombre du personnage. Voire des alter-ego de Link.

Autres apparences de Link[modifier | modifier le code]

Link noir

Link possède trois alter-égo. Le premier apparaît dans A Link to the Past : lorsque Link se rend dans le Monde des Ténèbres sans la protection de la perle de lune ou bien lorsqu'il est frappé par un esprit malin, il se change en petit lapin rose vulnérable qui se trouve être l'image de son âme profonde. Le second, dans The Adventure of Link et Ocarina of Time est plutôt une image contrôlée par des intentions plus mauvaises — sa propre ombre, Dark-Link. Le troisième apparaîtra dans Twilight Princess et a cette fois l'apparence d'un loup aux yeux saphirs et sera alors aidé par un petit être des ombres du nom de Midona. Certaines rumeurs considèrent qu'il s'agit du même phénomène et que le loup est encore une fois l'image de l'âme du héros. Quand il se métamorphose en loup dans le royaume du crépuscule de Twilight Princess il reflète les aspects mystiques de la transformation et son héroïsme[20].

Une autre transformation mineure, dans The Minish Cap, pour pénétrer dans certains endroits, il rétrécit pour prendre la taille des Minish et pouvoir interagir avec eux et leur environnement.

Dans Majora’s Mask, il peut également prendre d’autres apparences en revêtant des masques magiques. Il peut ainsi prendre l’apparence d’une peste Mojo, d’un Goron, d’un Zora ou encore d’un dieu vengeur. Ce jeu, empreint d'une mélancolie profonde plus que nul autre, n'hésite pas à torturer moralement le héros (qui est le même Link que celui d'Ocarina of Time), en le mettant face à sa condition de héros devenu inutile dans les débuts du jeu, puis en le forçant à se transformer en toute sorte de monstres, dont la peste Mojo au tout début.

Entourage[modifier | modifier le code]

Bien que les jeux de Zelda fassent figurer plus d’interactions avec des personnages amicaux ou neutres que dans certains jeux d’aventure comme la série Metroid, ces personnages prennent rarement une part active dans la quête de Link qu’il accomplit seul. Parallèlement, certains ennemis sont récurrents dans la série.

Famille[modifier | modifier le code]

Le premier membre de la famille de Link à apparaître dans la série est un oncle non nommé qui rencontre un destin tragique au début de A Link to the Past. Prenant son épée et son bouclier, Link part le venger et finit sa mission : sauver la princesse Zelda et Hyrule de Agahnim puis de Ganon. À la fin du jeu, il est mentionné dans une cinématique qu'il est "enfin guéri" ce qui suggère qu'il n'était que blessé au début du jeu. Dans Ocarina of Time, Link a une mère qui est juste mentionnée dans le jeu comme fuyant les ravages d’une guerre féroce et confiant son bébé au vénérable arbre Mojo alors qu’elle était mortellement blessée. Dans The Wind Waker la grand-mère de Link se démène pour élever ses petits-enfants en l’absence inexpliquée de leurs parents. Lors de l’anniversaire de Link au début du jeu, elle lui offre une nouvelle tenue similaire à celle du héros légendaire. C’est également dans cet épisode de la série que l’on trouve le membre de la famille de Link le plus abouti, sa sœur Arielle. Link part à l’aventure pour la sauver après qu’elle a été enlevée par un oiseau géant, et après sa libération elle continue à aider Link dans sa quête. Dans The Minish Cap, Link vit avec son grand-père, le forgeron d’Hyrule et un ami du roi. Quand Zelda est transformée en pierre par le sorcier Vaati, il recommande qu’on envoie Link chercher les légendaires Minish et demander leur aide. Son père et sa mère apparaissent sous la forme d’esprits dans le manga[21]de A Link to the Past. Dans Twilight Princess, lorsque Link parvient à trouver tous les loups dorés, le chevalier squelette le surnomme "Mon fils"; dans la version anglophone du jeu, c'est l'expression "My child" qui est employée. Cette expression serait donc utilisée plus à titre métaphorique pour désigner Link comme son fils spirituel ou son héritier - vu qu'il lui a transmis tout son savoir - plutôt que dans un sens littéral. Et dans The Legend of Zelda: Spirit Tracks, aucun élément de sa famille n'est donné, comme pour Skyward Sword. Dans A Link between World, le joueur peut croiser un villageois au village cocorico près du pommier qui se nomme "Papa"

Alliés[modifier | modifier le code]

Le principal ami de Link dans la série est la princesse Zelda qui apparaît dans la très grande majorité des épisodes, son absence étant notable uniquement dans Majora's Mask où elle n'est même pas mentionnée, juste apparaissant dans un flashback de Link au début du jeu, sous diverses formes, comme le capitaine pirate Tétra dans The Wind Waker et Phantom Hourglass. Impa, la nourrice de Zelda, apparaît également à plusieurs reprises dans la série et aide Link dans ses aventures.

Au cours de ces divers périples il se fait de nombreux amis qui l’aiguillent dans sa quête. Parmi eux figurent par exemple Marine dans Link’s Awakening, Saria et Darunia dans Ocarina of Time, Midona dans Twilight Princess avec laquelle il devient progressivement ami après un premier contact difficile[20].

Les fées sont courantes dans les jeux Legend of Zelda. Dans tous les opus, Link peut trouver de petites fées qui l’aident en lui remplissant plusieurs cœurs avant de disparaître. Dans certains jeux, elles peuvent être enfermées dans des bouteilles pour être utilisées plus tard. Les Grandes Fées sont plus rares. Cachées dans des fontaines des fées, elles peuvent, outre permettre à Link de recouvrer sa pleine santé, lui offrir des objets, de nouvelles techniques ou de nouveaux sortilèges. Dans Ocarina of Time, la petite fée Navi accompagne et guide Link dans son périple et l’aide à chaque fois qu’elle le peut. Dans Majora’s Mask ce rôle est repris par Taya, puis par Ciela dans Phantom Hourglass

Ennemis[modifier | modifier le code]

L’adversaire héréditaire de Link est Ganondorf ou Ganon. Ganondorf fait partie du peuple Gerudo, un peuple de voleurs ou plutôt de voleuses. Il est par ailleurs leur roi de par sa naissance ; en effet, chez les Gerudos un seul homme naît tous les cent ans et est destiné à devenir leur roi. Que ce soit sous sa forme humaine ou bestiale, il est présent dans de très nombreux épisodes en tant que boss final. C’est un sorcier puissant et il détient la Triforce de la Force. C’est le même Ganondorf qui revient dans les différents épisodes de la série, se distinguant de Link et de Zelda. Ganondorf est l’un des rares méchants de Nintendo à être entièrement maléfique. Il n'a d'affection pour personne, est sans foi ni loi et considère ses serviteurs comme de vulgaires pions qu’il n’hésite pas à sacrifier pour sa cause.

Le second ennemi récurrent de Link est Vaati, un sorcier au grand pouvoir qui peut prendre diverses formes et posséder les gens. Link le bat à l’aide de l’épée de Quatre.

On peut citer d'autres grands ennemis faisant face à Link, en l'absence de Ganon ou avant son apparition. Dans Twilight Princess, celui-ci s'appelle Xanto et a reçu une partie des pouvoirs de Ganondorf afin de devenir roi du crépuscule. Il est vaincu par Midona qui utilise les cristaux d'ombre. Dans Phantom Hourglass, Bellum est le principal ennemi du jeu, Ganondorf n'apparaissant pas, car vaincu dans The Wind Waker, il a le pouvoir de posséder les êtres vivants et d'aspirer l'énergie vitale ainsi que la mémoire. Le Roi des Mers est parvenu à l'enfermer dans les profondeurs du Temple. Dans Spirit Tracks, il s'agit de Mallard, le Roi-Démon, autrefois enfermé au sommet de la Tour des Dieux par des divinités, mais de sombres individus cherchent à le libérer pour leur propre cause. Dans Skyward Sword, l’ennemi est représenté par l'Avatar du Néant, qui n'est autre que l'ancêtre de Ganondorf, qui serait sa réincarnation.

Relation avec la princesse Zelda[modifier | modifier le code]

Dans la plupart des opus de la série, Link a pour but de sauver la princesse Zelda. Plusieurs moments dans la série font implicitement augurer une relation amoureuse entre Link et la princesse. La première allusion de la sorte apparaît à la fin de The Adventure of Link, quand Zelda, une fois éveillée, embrasse Link sous le rideau tombant. De même, la fin ultime des jeux Oracles montre Zelda embrasser la joue de Link, provoquant son évanouissement au milieu de cœurs flottant au-dessus de sa tête.

Dans Ocarina of Time, certaines scènes représentant Link et Zelda peuvent être interprétées comme les signes d’une romance naissante, éveillant la jalousie de Navi[22]. Dans la scène finale, Link et Zelda flottent dans le ciel et semble partager un moment romantique. Dans le flashback durant lequel Link réapprend le Chant du Temps dans Majora’s Mask, Zelda dit à Link qu’il lui semble qu’elle le connaît depuis toujours, et qu’elle a foi en son retour à Hyrule. Dans The Wind Waker, une forte relation est pressentie entre eux à la fin lorsqu’ils flottent au-dessus de l’eau en se donnant la main. Ganondorf appelle également fréquemment Zelda « ta précieuse Zelda » devant Link. Mais c'est dans Skyward Sword où l'on trouve la preuve la plus flagrante : Juste avant de disparaître, Zelda tente de dire a Link "Je t'aime" mais ne prononce que le "JE". Plus tard dans le jeu, Link semble prêt à pleurer quand Zelda plonge dans un sommeil millénaire pour protéger le monde. Par ailleurs, juste avant de s'endormir, elle lui dit "Je suis toujours ta Zelda". Lorsqu'elle revient à la vie, elle s'évanouit dans les bras du Héros et ils restent longtemps dans les bras l'un de l'autre avant de se relever et de se diriger vers leurs amis en se tenant la main.

La relation est nettement plus affichée dans les mangas, comme ceux d’Ocarina of Time par exemple. Ainsi, Zelda embrasse Link durant les chapitres de l’enfance, provoquant l’excitation de Link, et la scène qui précède la capture de Zelda par Ganondorf dans les chapitres de l’âge adulte montre un moment de tendresse entre les deux. À la dernière page, Link va rencontrer Zelda dans la cour du château et elle pleure de joie en le voyant. Les dialogues dans le manga et l’incapacité de Link d’arrêter de penser à Zelda tout au long du manga donnent des preuves supplémentaires. Un autre exemple de cette romance apparaît dans le manga officiel de Four Swords, à la fin duquel Link et Zelda sont représentés se tenant la main[21]. À la fin de Spirit Tracks, Link et Zelda se tiennent la main une fois que les Lokomos soient retournés auprès des dieux et au tout début quand Link reçoit son diplôme, il rougit quand il voit la princesse.

Dans le dessin animé, il est bien montré que Link est amoureux de la princesse Zelda, ayant accepté de garder la Triforce de la Sagesse uniquement pour être près d'elle. Il essaie par tous les moyens d'obtenir un baiser de Zelda, mais celle-ci refuse toujours catégoriquement. Dans l'épisode 12, Link se fait tuer par Ganondorf, et Zelda est la seule à voir son esprit. Ganondorf explique à ses sbires plus tard que si Zelda est la seule à le voir, c'est parce qu'elle est amoureuse de lui. Ce qui provoque l'euphorie de Link qui, toujours sous sa forme de fantôme, saute sur le rebord d'un balcon de la Forteresse de Ganondorf, et se met à chanter "Zelda m'aime ! Zelda m'aime !". Ils partagent aussi plusieurs moments romantiques durant les épisodes.

Link demandera également un baiser à Zelda dans le jeu "hors-série" Link: The Faces of Evil, mais elle refusera.

Représentation graphique[modifier | modifier le code]

À propos de la manière de représenter Link dans The Wind Waker, Miyamoto a expliqué que « Link était un jeune garçon et pour créer un jeune garçon très actif et énergique et pour choisir le bon style pour représenter le jeune garçon dans un jeu comme ça nous avons fait différents essais. L’ultime décision à laquelle nous sommes parvenus était que la version cel-shading dans The Wind Waker était la meilleure option pour exprimer cela »[23]. The Wind Waker s’appuie sur un nouveau Link, des siècles après la victoire de Link dans Ocarina of Time[24].

Apparitions[modifier | modifier le code]

Jeux vidéo[modifier | modifier le code]

De 1986 à 1997[modifier | modifier le code]

The Legend of Zelda: A Link Between Worlds The Legend of Zelda: Skyward Sword The Legend of Zelda: Spirit Tracks The Legend of Zelda: Phantom Hourglass The Legend of Zelda: Twilight Princess The Legend of Zelda: The Minish Cap The Legend of Zelda: Four Swords Adventures The Legend of Zelda: The Wind Waker The Legend of Zelda: Oracle of Ages The Legend of Zelda: Oracle of Seasons The Legend of Zelda: Majora's Mask The Legend of Zelda: Ocarina of Time The Legend of Zelda: Link's Awakening The Legend of Zelda: A Link to the Past Zelda II: The Adventure of Link The Legend of Zelda

Link fait sa première apparition le 21 février 1986, avec la sortie du jeu vidéo The Legend of Zelda au Japon. Dès ce premier épisode et pour tout le reste de la série, Link est le personnage contrôlé par le joueur. Bien que le joueur puisse le renommer comme il le veut, c’est le nom original du héros qui est utilisé dans la séquence introductive. Le personnage de Link n’est pas encore très détaillé. Décrit comme un jeune épéiste qui sauva la nourrice de Zelda, Impa, des hommes de main de Ganon[25], il joue le rôle du héros essayant de sauver la princesse Zelda (et le royaume d’Hyrule) des mains du diabolique sorcier Ganondorf, détenteur de la Triforce de la Force. Il commence le jeu comme un petit garçon vêtu de vert avec un bouclier mais aucune arme, et va progressivement récupérer des équipements et des fragments de la Triforce du Courage, jusqu’à devenir suffisamment puissant pour affronter Ganondorf et sauver la princesse.

Dans Zelda II: The Adventure of Link, Link approche de son seizième anniversaire. Impa l’emmène au Château du nord à Hyrule, alarmée par la soudaine apparition d’un cachet de la Triforce sur la main gauche du garçon. Elle lui montre la vraie héritière d’Hyrule, une vieille incarnation de la Princesse Zelda, piégée dans un sommeil éternel, gisant sur un autel dans le château. La vieille femme raconte à Link la légende de Zelda, un ancien conte sur la division de la Triforce et la malédiction qui a été jetée sur la princesse. Impa donne ensuite à Link six cristaux, et un manuscrit écrit dans un ancien langage hylien, que Link comprend sans ne l’avoir jamais appris. Il y apprend que la marque sur sa main est le signe qu’il a été choisi pour chercher la troisième Triforce, la Triforce du Courage, dans le Grand Palais de la Vallée de la Mort. Link commence alors une quête pour placer un cristal dans chacun des six palais d’Hyrule, pour qu’il puisse plus tard pénétrer sans être gêné dans le grand palais, protégé par magie, et y obtenir la Triforce du Courage et ainsi réunir les trois pièces de la Triforce et réveiller Zelda[26].

The Legend of Zelda: A Link to the Past raconte comment, des siècles avant les évènements de The Legend of Zelda, Ganondorf et son armée démoniaque furent bannis dans la terre sacrée, le royaume de la Triforce, par les hyliens, au prix d’innombrables vies. Le portail de ce monde fut scellé par magie par sept Sages, et les terres derrière ce sceau, que les hyliens espéraient ne plus jamais être brisé, devinrent connues sous le nom de Monde des Ténèbres, comme elles étaient corrompues par Ganon. La lutte pour sceller Ganon dans la terre sacrée devint connue comme la guerre d’emprisonnement. Un jour, alors que la guerre était oubliée depuis longtemps, le pays est touché par un soudain désastre, jusqu’à ce que le sorcier Agahnim apparaisse à la cour du roi d’Hyrule et étouffe le bouleversement. Nommé chef conseiller du trône, il saisit rapidement les pouvoirs du roi et enlève six jeunes filles, descendantes des sages qui avaient scellé l’entrée du monde des ténèbres. Les jeunes filles sont gardées dans la tour du château, et ne sont plus jamais revues. Agahnim commence ensuite un sombre rituel pour briser le sceau sur le monde des ténèbres et relâcher la furie de Ganondorf sur Hyrule. La princesse Zelda, elle-même descendante du septième sage, décide d’envoyer un message télépathique pour demander de l’aide avant d’être enlevée. L’oncle de Link se dirige vers le château le premier mais est rapidement défait. Il laisse son épée à Link et dans son dernier souffle lui apprend la technique de l’épée tournoyante. Le jeune héros commence ensuite un voyage pour collecter trois médaillons magiques de la vertu, et récupérer l’épée de maître avant de s’opposer à Agahnim.

Dans The Legend of Zelda: Link's Awakening, qui a lieu après A Link to the Past[27], Link décide de voyager dans le monde pour être prêt si une menace comme Ganondorf s’abat à nouveau sur Hyrule[27]. Alors qu’il retourne vers Hyrule, le bateau de Link est pris dans une tempête et s’échoue. Il est rejeté sur la rive d’une mystérieuse île nommée Koholint. Link est recueilli dans la maison d’un gentil homme nommé Tarin et de sa fille Marine. Un hibou parlant lui raconte que le seul moyen pour s’échapper de Koholint est de réveiller le « poisson-rêve », une créature géante dormant paisiblement dans un gigantesque œuf au centre de l’île[28].

De 1998 à 2001[modifier | modifier le code]

Dans The Legend of Zelda: Ocarina of Time, un jeune Link a été élevé comme un Kokiri, une race d’enfants vivant dans la forêt. Le Vénérable Arbre Mojo, auprès duquel il est convoqué, raconte à Link qu’une malédiction lancée par un sombre cavalier du désert, nommé Ganondorf, est en train de le tuer. L’arbre Mojo raconte à Link l’histoire de la Triforce et l’envoie au Château d’Hyrule, où il rencontre la princesse Zelda. Celle-ci lui dit de collecter les Trois Pierres Spirituelles et de sauver Hyrule. Link accomplit cette tâche se rend au Temple du Temps où il acquiert l’Épée de Légende. Mais en tirant l'épée de son socle, Link ouvre une brèche vers le Saint-Royaume dans laquelle Ganondorf s'engouffre et qui lui permet d'acquérir la Triforce de la Force alors que l'esprit de Link sommeille pendant sept ans au cœur du Temple de la Lumière. À son réveil, Link est désormais prêt à être le Héros du Temps, comme le lui annonce Rauru, Sage de la Lumière. Afin de sauver Hyrule et de défaire Ganondorf, Link doit éveiller les Sept Sages qui, grâce à leurs pouvoirs, peuvent emprisonner Ganondorf dans ce qui fut le Saint-Royaume. En retournant à la forêt Kokiri ainf d’éveiller le Sage de la Forêt, il s’aperçoit qu’aucun de ses amis n’a grandi, contrairement à Link qui a désormais un physique de jeune adulte, et qu’ils ne le reconnaissent pas. Après que Link a brisé la malédiction du Temple de la Forêt, le successeur de l’arbre Mojo, le Bourgeon Mojo, que la malédiction empêchait de croître, révèle à Link son passé. Les Kokiri ne grandissent jamais ; la raison pour laquelle Link a grandi est qu’il est en réalité un Hylien, rescapé de la grande guerre qui déchira Hyrule alors qu’il n’était encore qu’un bébé[29]. Sa mère s’enfuit avec lui dans la forêt Kokiri et, mortellement blessée, le laisse sous la protection de l’Arbre Mojo. Il est élevé comme un Kokiri, et n’est pas connu pour être différent[30]. À travers le reste du jeu, Link voyage dans le temps entre les deux époques durant lesquelles se déroule l’aventure grâce à l’Épée de Légende. Il apparaît que les deux Triforces restantes ont pour détenteurs Link et à la Princesse Zelda En effet, comme le cœur de Ganondorf n’était pas pur et équilibré, la Triforce s’est brisée en trois et il n’a pu conserver que celle qui se rapporchait le plus de son ambition. À la fin du jeu, il est renvoyé à l’époque de sa jeunesse par la princesse et Navi le quitte[31].

The Legend of Zelda: Majora's Mask a lieu après que Link a défait Ganon et a été renvoyé à l’époque de son enfance. Link quitte Hyrule pour chercher un ami perdu (qui est selon le manga son amie la fée Navi). Alors qu’il circule à cheval dans les Bois Perdus, il est piégé par un Skull Kid qui possède un masque maléfique, le Masque de Majora, et son cheval, Epona, est dérobé. Pourchassant le Skull Kid, Link tombe dans une crevasse et arrive dans une contrée appelée Termina. Il doit sauver ce pays du Masque de Majora, qui a modifié l’orbite de la lune qui menace de s’écraser sur la principale ville de Termina, Bourg-clocher, dans trois jours. Link utilise l’Ocarina du Temps pour jouer la chanson du temps qui le renvoie à un temps antérieur, de façon à revivre ces trois jours de manière répétée et prévenir le désastre. Au cours de son aventure, Link trouve plusieurs masques magiques, dont une poignée d’entre eux lui permettent de se transformer. Ces masques peuvent le changer en Goron, en peste Mojo, en Zora ou en « dieu vengeur ». Dans ce jeu, Link ne grandit jamais dans le sens traditionnel, mais le pouvoir du masque de Puissance des fées lui permet de revêtir une apparence d’adulte. Cette forme est similaire au Link adulte d’Ocarina of Time. Miyamoto et son équipe mentionnèrent leur souhait « que Link arrive dans un monde merveilleux, pour avoir des aventures et réfléchir sur ce qu’il devait faire »[32].

Dans The Legend of Zelda: Oracle of Seasons, la Triforce envoie Link en mission dans un autre pays, Holodrun, pour stopper l’interruption des saisons par le Général des Ténèbres, Onox. Son devoir est de protéger l’Oracle des Saisons, une danseuse nommée Din. Après qu’Onox l’a capturée par la force et que les saisons sont jetées dans le chaos, Link arrive à son secours avec l’aide de la baguette des Saisons, un outil magique qui lui permet de contrôler les quatre saisons.

Dans The Legend of Zelda: Oracle of Ages, Link se réveille dans un autre pays, Labrynna, où il a été envoyé par la magie de la Triforce. À son arrivée, il est piégé par Veran, la sorcière des Ombres, en ouvrant le sceau qui protégeait l’Oracle des Âges, une chanteuse nommée Nayru. Veran, possédant le corps de Nayru et des pouvoirs pour voyager dans le temps, fait des va et vient dans le temps, modifiant le passé et dirigeant le présent. Link se précipite pour la suivre dans le passé et sauver Nayru en utilisant les pouvoirs de la Harpe des Ages, qui, quand on en joue correctement, offre à son utilisateur le pouvoir de faire des allers-retours dans le temps. Après avoir chassé l’esprit de Veran du corps de Nayru, Link gravit sa citadelle pour défaire Véran.

Après avoir joué à ces deux derniers jeux (quel que soit l’ordre), en utilisant un code obtenu à la fin du premier jeu joué, il est révélé que les évènements des deux jeux font partie d’un sinistre complot mené par les Twinrova, deux sorcières, pour allumer les flammes de la Destruction (allumées par les actions d’Onox), de la tristesse (allumées par les actions de Veran), et du Désespoir (allumées quand Zelda est enlevée), un rituel pour ressusciter Ganon. Pour compléter le rituel, le sacrifice d’un individu au cœur pur est requis. À la fin, Link doit sauver Zelda de ce destin. Link vainc les Twinrova et sauve Zelda, mais les Twinrova se sacrifient elles-mêmes pour ressusciter Ganon et Link doit le combattre une fois de plus.

De 2002 à aujourd’hui[modifier | modifier le code]

Dans The Legend of Zelda: Four Swords, Zelda va au sanctuaire des quatre épées avec son ami Link, pour vérifier le sceau contenant le diabolique mage des vents, Vaati. Cependant le sceau se brisa et Vaati émerge, enlève Zelda et assomme Link. Link se réveille pour trouver trois fées qui lui expliquent qu’il doit retirer de son piédestal l’épée de Quatre. Cette épée magique le divise en 2 à 4 Link identiques (cela dépend du nombre de joueurs). Le premier Link porte son habituel tenue verte, le second une version rouge, le troisième bleue et le quatrième violet. Dans The Legend of Zelda: The Minish Cap sorti plus tard il est révélé que ces couleurs reflètent les quatre éléments avec lesquelles l’épée est forgée : la terre, le feu, l’eau et le vent. Les Link doivent coopérer pour passer les obstacles, collecter des clés et pénétrer dans la palais de Vaati pour qu’ils puissent secourir Zelda et sceller le mage[33].

Dans The Legend of Zelda: The Wind Waker, qui a lieu des siècles après Ocarina of Time, les dieux ont inondé Hyrule, créant la grande mer, et ne laissant que les plus hautes montagnes d’Hyrule. Au début du jeu, la petite sœur de Link, Arielle, est capturée par le roi Cuirassé, un oiseau géant contrôlé par Ganondorf, à la recherche de la princesse Zelda. Link voyage sur la Grande Mer pour secourir sa sœur et défaire le roi Cuirassé ; sa quête se jumelant à celle du lion rouge qui révèle finalement, après plusieurs essais, que Link est le « héros du vent ». Utilisant la Baguette du vent, un bâton magique, il emprunte le pouvoir des dieux pour l’aider dans sa quête. L’interface d’utilisation de la baguette est similaire à celle de l’Ocarina du Temps, mais utilise des mesures et des temps pour former les accords musicaux, jouant ainsi des mélodies comme la Mélodie du vent, qui contrôle la direction du vent. Link doit finalement rassembler la Triforce du Courage pour rendre le pouvoir a Excalibur, afin de vaincre Ganondorf.

Dans The Legend of Zelda: Four Swords Adventures, Zelda, qui s’inquiète une fois encore pour le sceau de Vaati, va avec six autres jeunes filles mystiques pour vérifier le sanctuaire de l’épée de Quatre, Link les accompagnant. Cependant, une sombre copie de Link attaque. Link est forcé de retirer l’épée de Quatre pour combattre ce Link, mais quand il fait cela il est encore une fois partagé en copies de lui-même, et Vaati s’échappe[34].

Dans The Legend of Zelda: The Minish Cap, qui se situe avant Four Swords et Four Swords Adventures, Link est un jeune garçon qui vit avec son grand-père, le maître forgeron d’Hyrule. Link est un ami d’enfance de la princesse Zelda, et le jour de la fête annuelle d’Hyrule pour célébrer le venu du Picori, ils vont se joindre aux festivités. Un mystérieux étranger, Vaati, se montre et remporte le tournoi de combat à l’épée ; chaque année le gagnant du tournoi a l’honneur de toucher la lame sacré de Picori. Cette épée est un cadeau du nain Picori aux hyliens et a été utilisé longtemps auparavant par un héros légendaire pour défaire les forces des ténèbres et les sceller dans le coffre. Vaati détruit la lame et lance une malédiction sur Zelda, et c’est à Link de réparer l’épée, défaire Vaati et sauver Zelda[35]. À la fin du jeu, la lame Picori devient l’épée de quatre dans laquelle Link scelle Vaati, préparant le terrain pour les jeux Four Swords précédemment sortis.

The Legend of Zelda: Twilight Princess, sorti en novembre 2006 sur Wii et un mois plus tard sur GameCube, se déroule des décennies après les évènements d’Ocarina of Time, dans une chronologie alternative à The Wind Waker[36],[37]. Link est un garçon de ferme d’une seizaine d’années vivant une vie normale jusqu’à ce que deux de ses amis, Colin et Iria, soient enlevés par des monstres. Link tente de secourir ses amis, ce qui le mène dans le royaume du crépuscule, un endroit sombre où il se métamorphose en loup. Alors qu’il est sous cette forme, il est aidé par Midona, une créature ressemblant à un lutin, et il apprend pourquoi le crépuscule envahit ce monde. Cependant, dans son essai de sauver ses amis, Link découvre un mal encore plus grand qu’il est le seul à pouvoir arrêter. Durant le jeu, Link voyage dans le monde normal sous sa forme humaine et dans le royaume du crépuscule sous forme de loup.En utilisant ces deux formes Link doit parvenir à vaicre Xanto l'ursurpateur, roi auto-proclamé du crépuscule, qui sème la terreur dans Hyrule.

Dans l'épisode The Legend of Zelda: Phantom Hourglass, on retrouve le Link de The Wind Waker puisque cet opus en est la suite logique. Le jeu se déroule quelques mois après The Wind Waker. Link embarque avec Tetra, la pirate rencontrée dans The Wind Waker, et part à la découverte de nouveaux rivages. Alors que Tetra explore le Bateau fantôme, Link passe par dessus bord et arrive sur une île mystérieuse, où il rencontre une petite fée, Ciela, et Linebeck, un marin, qui l'aideront à retrouver ses amis et à poursuivre son voyage pour sauver Tetra et vaincre Bellum, un monstre assoiffé d’énergie pour donner ainsi au Roi des mers sa véritable apparence, une baleine blanche.

Dans The Legend of Zelda: Spirit Tracks, on retrouve une nouvelle fois Link Cartoon, cet épisode se déroulant un siècle après Phantom Hourglass. Link est alors un conducteur de train qui doit aller chercher son diplôme de conducteur auprès de la princesse Zelda. Or le ministre du royaume qui inquiétait la princesse s'avère être le serviteur du démon Mallard, enfermé dans la Tour des Dieux, scellée grâce aux puissances du royaume arrivant par les voies ferrées. Mallard fait disparaître les voies ferrées sacrées pour s'échapper de sa prison, et la mission de Link est de les restaurer, aidé de l'esprit de la princesse Zelda, son corps ayant été volé par Mallard.

Dans The Legend of Zelda: A Link Between Worlds, le Link présent est un tout nouveau Link. Cet épisode est la suite de The Legend of Zelda: A Link to the Past se déroulant des centaines d’années plus tard. Eiji Aonuma, producteur de la série, a annoncé durant une conférence en 2013[38] que le Link de cet épisode n'est pas le même que son prédécesseur mais que le royaume d'Hyrule sera le même avec quelques modifications.

Apparitions en dehors de la série[modifier | modifier le code]

Link est présent dans un certain nombre de jeux en dehors de la série des Zelda. Aucun de ces jeux n’apporte d’élément intégré à la série.

Link: The Faces of Evil, sorti en 1993 pour le système CD-i de Philips, est le seul des trois jeux Zelda pour le système CD-i dans lequel Link est le principal protagoniste. Au début du jeu, un magicien nommé Gwonam rend visite à Link pour lui annoncer que Ganon et ses fidèles ont envahi la paisible île de Koridai et capturé Zelda. Après avoir été informé qu’il était le seul à pouvoir vaincre Ganon, Link s’en va à Koridai pour trouver le Livre de Koridai, un livre magique. En utilisant le livre, il vainc Ganon et libère Zelda. Bien qu’il fait intervenir les personnages de Zelda, ce jeu n’est pas produit, ni supervisé par Nintendo, qui n’a pas officiellement reconnu le jeu comme faisant partie de la série des Zelda.

Il y a deux autres jeux The Legend of Zelda parus pour CD-I : Zelda: The Wand of Gamelon et Zelda's Adventure. Cependant, dans ces deux jeux c’est la princesse Zelda qui est le personnage jouable, puisque la trame de ces deux jeux comporte l'enlèvement de Link.

Link est un des huit personnages jouables du jeu de combat Super Smash Bros., publié en 1999 sur Nintendo 64. Link porte par défaut son habituelle tunique Kokiri verte, et le joueur peut choisir entre différentes couleurs de tunique. Il dispose d’une partie de son arsenal des jeux Zelda, incluant des bombes, un boomerang et un grappin. Link est un des quinze personnages jouables de Super Smash Bros. Melee, la suite de Super Smash Bros. sortie en 2001 sur GameCube. Dans cet opus, il a un arc en plus de son équipement de Super Smash Bros. Link enfant est également un personnage jouable après avoir été débloqué. Modélisé à partir de la version d’Ocarina of Time du héros, Link enfant est plus agile mais moins fort que son aîné. Link est l’un des premiers combattants confirmés pour Super Smash Bros. Brawl, publié en 2005 sur Wii, ainsi que Super Smash Bros. for Nintendo 3DS / for Wii U, publié en 2014 sur Nintendo 3DS et Wii U. Son apparence est influencée par le personnage modèle de Twilight Princess. « Toon Link » ou « Link Cartoon », une version de Link basée sur le Link de The Wind Waker, remplace le personnage de Link enfant dans ces jeux[39].

Link adulte est le personnage exclusif de la version GameCube de SoulCalibur II de Namco. Peu de choses sont révélées à propos de Link dans ce jeu, mais il est connu qu’après avoir sauvé Hyrule d’un sorcier maléfique qui avait été contrôlé par un fragment de Soul Edge, il entra dans une quête pour détruire l’épée maléfique. Retirant rapidement l'Épée de Légende de son piédestal, il entreprit de voyager dans le monde pour détruire Soul Edge, dans une mission secrète organisée par la princesse Zelda. Miyamoto ne voyait aucun problème à ce que Link apparaisse dans ce qui peut être vu comme un violent jeu de combat, comme il avait déjà été établi comme combattant dans les jeux Super Smash Bros[40]. Le modèle plus réaliste de Link de ce jeu fut utilisé pour le développement du Link de Twilight Princess[41]. Link est le seul personnage de SoulCalibur II à utiliser des armes variées et le seul personnage invité à avoir son propre thème musical et plus de deux costumes. Il utilise un certain nombre d’items de la série des Zelda. Un aspect notable de Link dans ce jeu est qu'il est le seul personnage pouvant attaquer en se servant de véritables projectiles (ses armes étant sensiblement les mêmes que dans Super Smash Bros Melee, soit son arc, son boomerang et ses bombes) — seul Spawn, le personnage exclusif à la version Xbox du jeu, peut en faire autant. Link possède un style de combat unique, comparé aux autres personnages « réguliers » du jeu, et possède même quelques attaques provenant de jeux de la série The Legend of Zelda (la charge et l’attaque cyclone entre autres).

Au total, Link possède quatre costumes, ce qui est plus que n'importe quel autre personnage régulier. Ses couleurs disponibles sont le vert, le rouge, le bleu et couleur lavande. Outre son épée et son bouclier Hylien, Link peut porter plusieurs armes du passé, comme sa Canne de Byrna provenant de A Link to the Past, et l'épée et le bouclier magiques de The Legend of Zelda. Son arme ultime est la Great Fairy Sword de Majora's Mask, et son arme comique est un filet à papillons, celui provenant de A Link to the Past. Même si la GameCube a le plus petit marché des trois consoles de la sixième génération, cette version de SoulCalibur II a été plus populaire que celles pour PlayStation 2 et Xbox. La version GameCube s’est vendue à 500 685 exemplaires, contre 447 138 et 320 991 pour la PlayStation 2 et la Xbox, respectivement[42]. De nombreux journalistes et observateurs attribuent ceci à la présence de Link dans le jeu en tant que personnage exclusif à la version pour GameCube.

Link devait également apparaître dans Marvel: Ultimate Alliance mais cela n’eut jamais lieu[43].

Link est aussi présent dans les Fungli-heroes de la Funglisoft, une société de production semi-professionnelle française. On y croise aussi dans un épisode le frère maléfique de Link et dans un autre, le héros Méta prend l'apparence de Link enfant et est conseillé par la princesse Zelda.

Link est présent comme personnage jouable dans Mario Kart 8 en tant que contenu téléchargeable payant[44]. Le jeu propose également une moto, le Destrier légendaire, basée sur la série The Legend of Zelda[45].

Apparitions mineures[modifier | modifier le code]

Link fait une brève apparition dans Super Mario RPG: Legend of the Seven Stars sur Super Nintendo, où il est vu endormi dans un lit dans une auberge. Une autre référence est faite à Link dans la version japonaise du jeu de NES Final Fantasy : à Elftown il y a une tombe sur laquelle est marquée « Ci-gît Link ». Le nom indiqué sur cette tombe est devenu Erdick, personnage de Dragon Warrior, lors de la traduction en anglais. Cependant cette tombe est revenue à l’original dans la version sur Game Boy Advance. Il apparaît dans Donkey Kong Country 2: Diddy's Kong Quest sur le podium des héros de Cranky Kong, et dans Donkey Kong Country 3 où il est fait référence à la collection de coquillage de Link dans Link’s Awakening[46].

Certaines armes et objets de Link sont apparus dans plusieurs jeux, tels que l’Épée de légende dans Final Fantasy Tactics Advance[47] et Animal Crossing, et le sifflet pervertissant dans Super Mario Bros. 3.

Par ailleurs, dans le jeu de rôle en ligne massivement multijoueur World of Warcraft, un personnage non-joueur gnome nommé Linken fait une apparition. Il est habillé de la même façon que Link et propose aux joueurs des quêtes qui, une fois complétées, permettent d’obtenir le « boomerang de Linken » et « l’épée de légende de Linken ». Le joueur reçoit également une photographie de Linken se tenant aux côtés d’une gnome ressemblant remarquablement à la princesse Zelda[48].

Il est également cité dans le jeu vidéo Animal Crossing: Wild World, sur Nintendo DS. Un personnage peut dire qu'il « est allé dans une ville lointaine et qu'il y a croisé un garçon habillé tout en vert et qui attrapait des objets dans le ciel avec son boomerang magique ».

Dans le le jeu vidéo Animal Crossing: New Leaf, sur Nintendo 3DS, on peut également gagner ses vêtements et certains de ses accessoires, en échange de deux pièces de jeu au supermarché de Méli et Mélo.

Dans d’autres médias[modifier | modifier le code]

Dans la série animée Zelda, Link, doublé par Jonathan Potts, est représenté dans un ensemble de cartoons entre 1989 et 1990 dans le Super Mario Bros. (The Super Mario Bros. Super Show!) du DCI. Basés vaguement sur le premier jeu, les cartoons représentent Link comme un adolescent impoli. Poursuivant constamment Zelda et poursuivi par la princesse des fées Spryte, il mendie des baisers de Zelda. Treize épisodes furent produits avant la suppression de The Super Mario Bros. Super Show![49]. La série complète est sortie le 18 octobre 2005[50]. Une version légèrement modifiée de ce Link apparut pendant la seconde saison de Captain N: The Game Master[51].

Une série de bandes dessinées fut créée pour le magazine Nintendo Power par le célèbre auteur Shotaro Ishimori, et plus tard rassemblée sous la forme d’une bande dessinée. L’histoire reprend des éléments de A Link to the Past. Bien que Link commence comme un malheureux garçon, il montre un grand courage et prouve lui-même qu’il est un aventurier déterminé et compétent. Il a une fée qui l’accompagne, Epheremelda, alors que ce concept n’est pas encore introduit dans les jeux vidéo. Ce conte décrit les parents de Link comme des chevaliers d’Hyrule, perdus dans le monde des ténèbres. Il inclut un personnage inédit, Roam, un descendant des Chevaliers d’Hyrule qui combattirent durant une ancienne guerre. À la fin de l’histoire, Zelda est devenue reine, et Link est à la tête de la Garde Royale et des Chevaliers d’Hyrule. Toutefois cette victoire est un peu amère, leurs devoirs respectifs les tiennent séparés l’un de l’autre, alors qu’ils furent très proches auparavant[21].

Il y a eu des mangas basés sur The Legend of Zelda, Ocarina of Time, Majora's Mask, Oracle of Ages, Oracle of Seasons, Four Swords Adventures et The Minish Cap[52].

Les références à Link sont relativement fréquentes, et on peut entrevoir un personnage lui ressemblant dans l’épisode 11 de la saison 11 de South Park, ainsi que dans la bande dessinée Spirou et Fantasio à Tokyo[53].

Link auprès du public[modifier | modifier le code]

Lien entre le joueur et le héros[modifier | modifier le code]

Cosplays de Link Japan Expo (France)

Lors de l’élaboration du personnage de Link, le but de Miyamoto était de tout mettre en œuvre pour que les gens s’identifient à Link et aient l’opportunité d’être des héros comme le personnage. Bien qu’à la fin des jeux, Link devient particulièrement talentueux du point de vue physique et magique, il commence généralement le jeu comme un garçon ordinaire[9]. Par exemple, dans Ocarina of Time, il commence comme un orphelin, et à la fin il est le légendaire « Héros du temps »[6]. Autre particularité, bien que l’épée soit l’arme de base dans tous les Zelda, le joueur commence toujours l’aventure sans elle (sauf dans les Oracles quand on commence une partie avec le code de fin de l'autre). Là encore on observe une volonté évidente d’accentuer l’immersion du joueur qui devra trouver par lui-même ce qui le conduira à l’aventure. Eiji Aonuma, successeur de Miyamoto dans le développement des jeux de la série The Legend of Zelda, a déclaré que le look « adolescent » de Link dans The Wind Waker poursuivait également le but d’améliorer le contact naturel des joueurs avec le héros et faciliter l’identification[54].

Par ailleurs Link n’a pratiquement pas de dialogue dans la série de jeux. L’expression faciale n’est seulement visible que lorsque la série apparaît sur Nintendo 64. La raison communément admise de cette absence de paroles est une volonté de la part de Nintendo de ne pas « entrer en contradiction avec l’interprétation du personnage par le joueur ».

En plus, le joueur peut choisir son nom et Link sera toujours appelé par le nom que lui a choisi le joueur.

Accueil par le public[modifier | modifier le code]

Le personnage de Link a été globalement bien accueilli par les critiques et les fans. Aux Nintendo Power Awards de 1988 et 1989, les lecteurs l’élisent meilleur personnage[55],[56].

Il est classé par les lecteurs au premier et troisième rang du « meilleur héros » respectivement aux Nintendo Power Awards de 1993 et 1994[57],[58].

Link est également récompensé d’une étoile au Walk of Game en 2005 aux côtés de Miyamoto, le créateur du personnage[2].

Game Informer classe Link au premier rang des « héros de 2006 »[59].

Link est également apparu dans de multiples concours « batailles de personnages » de GameFAQs et c’est le seul personnage à avoir gagné plus d’une fois[60],[61],[62],[63],[64]. Dans un des « affrontements de héros » (« hero showdown ») de 2007 de IGN.com, Link est élu favori devant le héros de Final Fantasy VII, Clad Strife[65].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en) David Low, « Nintendo reveal sales figures », Australia's PAL Gaming Network,‎ 19 décembre 2005
  2. a et b (en) « Past Inductees », sur WalkOfGame.com
  3. (fr) Sébastien Kohn, « Miyamoto à Paris, morceaux choisis », sur Overgame,‎ 27 février 2003
  4. « Shigeru Miyamoto, sa vie, son œuvre », sur Nintendo-différence,‎ 15 juillet 2002
  5. (fr) « Miyamoto, la Wii U et le secret de la Triforce », sur http://www.gamekult.com/, Gamekult,‎ 1er novembre 2012 (consulté le 6 novembre 2012)
  6. a et b (en) Superplay Editorial Staff, « Shigeru Miyamoto Interview », sur Miyamoto Shrine, Superplay Magazine,‎ 23 avril 2003
  7. (en) Chris Zimmerman, « Gaming Legend Shigeru Miyamoto Speaks », Digital Trends,‎ 2006
  8. (en) Cory Faller, « The Legends of Zelda », N-Sider,‎ 19 juin 2006
  9. a et b (en) « Miyamoto Interview », sur Miyamoto Shrine, Nintendo Power,‎ 19 novembre 1998
  10. a et b (en) Zelda II: The Adventure of Link instruction manual, Nintendo,‎ 1997
  11. Link, en allemand, signifie « gauche ».
  12. (en) Nintendo, « The Great Hyrule Encyclopedia - Boomerang », Zelda Universe,‎ 2006
  13. (en) « Hero’s clothes », sur Zeldapedia
  14. (en) Nintendo Power Editorial Staff, « Miyamoto Interview », Nintendo Power,‎ août 1998
  15. (en) « Link (character) », sur IMDb
  16. (fr) Famitsu, « The Wind Waker - Présentation », sur Zelda Solarus
  17. (en) Nintendo, « The Great Hyrule Encyclopedia - Link », Zelda Universe,‎ 2006
  18. a et b (en) Billy Berghammer, « Zelda's Twilight Prince: The Eiji Aonuma Interview », Game Informer,‎ 25 mai 2005
  19. a, b et c (en) « Zelda A Link to the Past - Manga / Comics », Zelda Shrine,‎ 2006
  20. (en) The Z-Files, part IV, IGN.com, 3 décembre 1997
  21. (en) IGN Staff, « E3 2004: Miyamoto and Aonuma on Zelda », IGN.com,‎ 12 mai 2004
  22. (en) Nintendo of America, « Windwaker interview of producer Shigeru Miyamoto and director Eiji Aonuma », Nintendo,‎ 2002
  23. (en) Nintendo (1997). The Legend of Zelda instruction manual.
  24. (en) The Legend of Zelda: The Adventure of Link, Nintendo,‎ 1989, 3–12 p.
  25. a et b (en) The Legend of Zelda: Link's Awakening instruction manual, Nintendo,‎ 1993
  26. (en) The Legend of Zelda: Link's Awakening instruction manual, Nintendo,‎ 1993, 41–42 p.
  27. (fr) « Comme tu l'as sûrement deviné, tu n'es pas un Kokiri. Tu es un Hylien ! » — Bourgeon de l'arbre Mojo, extrait du jeu vidéo The Legend of Zelda: Ocarina of Time, Nintendo
  28. (fr) « Un jour, pour échapper à ce conflit, une maman hylienne et son petit bébé entrèrent dans cette forêt interdite. Cette pauvre maman était gravement blessée. Son seul espoir était de confier son bébé à l'arbre Mojo, l'esprit gardien de la forêt. L'arbre Mojo pouvait déjà sentir le pouvoir de cet enfant dont la destinée allait affecter le monde entier. Ainsi fut-il adopté et élevé comme un Kokiri. » — Bourgeon de l'arbre Mojo, extrait du jeu vidéo The Legend of Zelda: Ocarina of Time, Nintendo
  29. (fr) « Rentre chez toi, Link. Retourne à ton époque ! Ta maison… Là est ta place… Là est ton temps… » — Zelda, extrait du jeu vidéo The Legend of Zelda: Ocarina of Time, Nintendo
  30. (en) Kris, « Miyamoto Interview », GG8,‎ 2000 (consulté le 24 septembre 2006)
  31. (en) « The Legend », Zelda.com,‎ 2002
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  34. (en) « Mr. Miyamoto and Mr. Aonuma Reveal the Identity of the Mystery Woman », Nintendo of America,‎ 18 mai 2005
  35. (ja) « Interview with Eiji Aonuma », sur Nindori,‎ 2006
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  37. (en) Kyle Orland, « Super Spoiler Bros. Brawl: Major leaked roster update, videos & more », Joystiq,‎ 29 janvier 2008
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  60. (en) « Summer 2005: The Great GameFAQs Character Battle IV », GameFAQs (consulté le 2007-12-20)
  61. (en) « Poll of the Day #2566 », GameFAQs (consulté le 2007-12-20)
  62. (en) « Fall 2007: The Great GameFAQs Character Battle VI », GameFAQs (consulté le 2007-12-20)
  63. (en) Phil Pirrello, « Link Triumphs in Hero Showdown », IGN.com,‎ 25 octobre 2007

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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