Ochotonidae

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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Pika (homonymie).

La famille des Ochotonidés (Ochotonidae) regroupe des petits mammifères lagomorphes proches des lièvres et des lapins. Certains auteurs[1] y classent aussi la famille récemment éteinte des Prolagidae dont le dernier représentant fut le Pika sarde[2]. Les survivants actuels sont les pikas ou ochotones[3], animaux de taille moyenne (8 - 25 cm) qui se distinguent notamment par leurs oreilles et pattes postérieures réduites ainsi que par leur cri : un sifflement strident qui leur vaut leur autre nom vernaculaire de « lièvres siffleurs » ou « lièvres criards »[3]. Le pika peut atteindre une longueur de 50 cm, le plus gros spécimen trouvé mesurant 64 cm.

Évolution[modifier | modifier le code]

La divergence entre la famille des Ochotonidés et les autres lagomorphes remonterait à l'Éocène. Par la suite cette famille a occupé au Cénozoïque une vaste aire de répartition : Eurasie, Amérique du Nord et Afrique. Les modifications climatiques pléistocènes et la concurrence accrue des rongeurs expliqueraient leur confinement actuel aux régions froides holarctiques.

Habitat[modifier | modifier le code]

Tous les Ochotonidés modernes vivent dans les régions tempérées-froides de l'écozone holarctique. Les pikas nord-américains (deux espèces) vivent habituellement en haute altitude au pied des falaises, où les tas de pierres ont été formés par l'action du processus gel - dégel. La plupart des pikas utilisent les tas de pierres comme abri contre les intempéries et les prédateurs. Les pikas asiatiques (une vingtaine d'espèces) fréquentent des habitats variés, depuis les steppes sibériennes jusqu'aux sommets de l'Himalaya à plus de 6 000 mètres ; bon nombre d'entre eux sont fouisseurs et grégaires.

Nourriture[modifier | modifier le code]

Les pikas sont des herbivores, mangeant presque tout ce qui pousse dans leur habitat rocailleux, même certaines plantes toxiques (ainsi Ochotona rufescens est insensible aux alcaloïdes opiacés). Ces animaux n'hibernant pas, ils font le plus souvent des provisions de végétation durant le court été alpin et la stockent sous forme de tas de foin entre les rochers ; ceux-ci sont exploités durant l'hiver. Ils peuvent également rechercher leur nourriture en creusant la neige.

Dénomination[modifier | modifier le code]

Le mot pika est absent des dictionnaires de français anciens et du Dictionnaire de l'Académie française du XXe siècle[4].

Noms vernaculaires des pikas en français[modifier | modifier le code]

En français les Ochotonidés ont plusieurs noms vernaculaires possibles. Généralement appelés pikas, leur cri les fait aussi nommer lièvres criards ou lièvres siffleurs mais certaines espèces peuvent porter des noms très variés comme c'est le cas pour Ochotona pusilla.

Note : Certaines espèces ont plusieurs noms possibles.

Classification[modifier | modifier le code]

Genres historiques[modifier | modifier le code]

Selon ITIS[6] :

  • genre Ochotona Link, 1795 - les pikas modernes

Un autre genre, monospécifique est inclus parfois dans cette famille, avec le pika corso-sarde (Prolagus sardus) éteint à l'époque historique, vers la fin du XVIIIe siècle[7]:

Liste complète des genres[modifier | modifier le code]

Selon The Paleobiology database[8]

Pika dans la culture populaire[modifier | modifier le code]

Cosplay de Pikachu.

Pikachu est le plus célèbre des Pokémons, et souvent considéré en Occident comme étant inspiré d'un pika.

Cependant, le créateur de Pokémon Satoshi Tajiri a expliqué dans une interview qu'il avait été créé à partir des onomatopées japonaises de l'étincelle (ピカ, pika?) et du couinement de la souris (チュウ, chu?), le présentant donc comme une souris électrique[9] ; de fait, il infirme ainsi les suppositions de certains sites de fans qui voyaient dans ce nom une référence à un Ochotonidae[10],[11].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. de Bruijn (1989) et Vasileiadou and Koufos (2005)
  2. Référence Fossilworks Paleobiology Database : Prolagus Pomel 1853 (en)
  3. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j et k Meyer C., ed. sc., 2009, Dictionnaire des Sciences Animales. consulter en ligne. Montpellier, France, Cirad.
  4. pika sur Atilf
  5. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q, r, s, t et u (en) Murray Wrobel, 2007. Elsevier's dictionary of mammals: in Latin, English, German, French and Italian. Elsevier, 2007. ISBN 0-444-51877-0, 9780444518774. 857 pages. Rechercher dans le document numérisé
  6. (ITIS, 2010)
  7. C.Angelone et C.Sesé, New Characters for Species Discrimination within the Genus Prolagus (Ochotonidae, Lagomorpha, Mammalia). Journal of Paleontology; Janvier 2009; v. 83; no. 1; p. 80-88; DOI: 10.1666/07-067R2.1 © 2009 Paleontological SocietyLire le résumé en ligne
  8. (TPDB, 2010)
  9. (en) Time Larimer, « The Ultimate Game Freak », sur TIME Asia,‎ 22 novembre 1999 (consulté le 16 septembre 2008), p. 2
  10. (pt) « Pikachu não é um rato! », Mundo drive (consulté en 4 décembre 2012)
  11. « Étymologie de Pikachu », Puissance Pokémon (consulté en 4 décembre 2012)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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