Pokémon Diamant et Perle

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Diamond.
Pokémon version diamant
Pokémon version perle
image

Éditeur Nintendo
Développeur Game Freak
Concepteur Junichi Masuda (directeur, compositeur, scénario)

Date de sortie Icons-flag-jp.png 28 septembre 2006
Icons-flag-us.png Icons-flag-ca.png 22 avril 2007
Icons-flag-eu.png 27 juillet 2007
Icons-flag-au.png 21 juin 2007
Genre Jeu de rôle
Mode de jeu Un joueur, multijoueurs en ligne, multijoueurs hors ligne
Plate-forme Nintendo DS
Média Cartouche DS
Contrôle Nintendo DS

Évaluation PEGI : 3+
CERO : A
ESRB : E
OFLC : PG

Pokémon version diamant et Pokémon version perle, couramment appelés Pokémon Diamant et Pokémon Perle (ポケットモンスター ダイヤモンド・パール, Poketto Monsutā Daiyamondo Pāru?), sont deux éditions du jeu vidéo de rôle de la série Pokémon développé par Game Freak. Elles sont éditées par Nintendo sur la console portable Nintendo DS au Japon en 2006, en Amérique du Nord, en Australie et en Europe en 2007.

Comme dans toutes les autres version précédentes, le joueur contrôle le personnage principal d'une vue aérienne. Le personnage a pour but de capturer, d'entraîner et de faire combattre des créatures fictives appelées « Pokémon » afin d'obtenir le titre de « Maître Pokémon ».

Les jeux reçurent de bons avis des critiques de jeux vidéo et se vendirent aux alentours de 18 millions d'exemplaires.

Synopsis[modifier | modifier le code]

L'action de Pokémon Diamant et Perle se déroule à Sinnoh, basée sur la région japonaise d'Hokkaido. Insulaire, elle est constituée de quatorze villes, peuplés par des humains et de routes terrestres et maritimes qui les relient entre elles. Chaque zone géographique de la région est habitée par différentes espèces de créatures appelées Pokémon.

Si le joueur prend le personnage masculin, Louka de Bonaugure est le protagoniste de Pokémon Diamant et Perle, sinon ce sera Aurore, le protagoniste féminin. Louka ou Aurore vit à Bonaugure (Twinleaf Town[N 1]), dans la région de Sinnoh. Un jour, alors qu'il/elle se promenait avec son meilleur ami Barry, il/elle tombe sur une mallette contenant des Poké balls. Tout d'un coup, des Étourmi les attaquent, lui/elle et Barry. Les deux enfants se servent d'un des Pokémon dans la mallette pour vaincre les Étourmi. Les Pokémon sont Tortipouss, Ouisticram et Tiplouf (Turtwig, Chimchar et Piplup). Le professeur Sorbier (Rowan), qui est le propriétaire des Pokémon, décide de le leur confier comme « Pokémon de départ »[1].

Tout au long du jeu, les deux personnages devront déjouer les plans maléfiques de la Team Galaxy, qui tente de s'approprier le Pokémon légendaire Dialga ou Palkia, afin de créer un nouvel univers.

Système de jeu[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Système de jeu de Pokémon.

Solo[modifier | modifier le code]

L'aventure se passe cette fois-ci dans la région de Sinnoh, située au nord de Kanto. En tout, quatorze villes sont présentes dans le jeu. Les graphismes ont été revus depuis les versions Rubis et Saphir avec notamment des ajouts d'éléments 3D dans les décors. Dans les épisodes précédents, le joueur n'avait que le rival ; à présent, un ami de sexe opposé (Louka si le joueur a déclaré être une femme et Aurore sinon) suivra votre parcours en même temps que le rival. Il est impossible de diriger le personnage via le stylet de la console.

La gestion du temps avait complètement disparu dans les opus antérieurs à Pokémon Diamant et Perle, et deux tranches dans les versions Or, Argent et Cristal). Une journée se décompose en plusieurs parties correspondants chacune à une période de la journée. Certains Pokémon ne peuvent être découvert qu'à une période précise de la journée, certaines attaques également sont plus efficace la nuit ou la journée. Pour finir, certains événements ou certains personnages ne sont visibles que pendant certaines heures[2].

Le lieu où se déroule les concours toutes catégories à Sinnoh se situe au nord de la ville d'Unionpolis. Ici, pas de combat, mais une épreuve de style, une de danse et enfin une épreuve dite de « comédie » où les Pokémon concourants y font une démonstration de leurs attaques. Le résultat de l'épreuve de style dépend des accessoires que vous avez récolté au cours de votre aventure que vous utilisez en fonction du thème imposé et si sa condition (Sang-froid, Beauté, Robustesse, Grâce, Intelligence) est évoluée et adaptée au type de concours, celui de danse dépend de votre habileté au style et celui de comédie dépend des attaques de votre Pokémon. Celui qui gagne le concours reçoit un ruban et un objet dans son coffre-mode.

Compatibilité[modifier | modifier le code]

En local il est possible de faire des échanges, des combats, des échange de données et d'utiliser le souterrain.

Ces versions peuvent aussi se connecter à Internet via une connexion Wi-Fi afin de combattre et de faire des échanges en ligne. Grâce au micro intégré dans la Nintendo DS, il est possible de parler tout en combattant ou en faisant des échanges. Grâce à un programme inclus dans les centres de réseau Wi-Fi de Nintendo, les noms des Pokémon seront retranscrits dans la langue des joueurs. Il est de ce fait possible de jouer avec les joueurs du monde entier. Ce sont les premiers épisodes de la série Pokémon à sortir sur Nintendo DS et à bénéficier de la Nintendo Wi-Fi Connection[3], permettant d'échanger ses Pokémon et de jouer contre des joueurs du monde entier.

L'échange est également disponible avec la cinquième génération de Pokémon, Pokémon Noir et Blanc[4].

Les versions Diamant et Perle peuvent se connecter au jeu Wii Pokémon Battle Revolution sorti en Europe le 7 décembre 2007. Il est possible d'utiliser cet épisode afin de faire des combats en 3D au lieu de ceux en 2D qu'offre la Nintendo DS. Il est également possible de copier les Pokémon d'une version DS (une version par partie) dans le jeu et ensuite faire des combats en ligne par exemple. Trois Pokémon sont débloquables avec Pokémon Battle Revolution : Pikachu au niveau 10 avec l'attaque Surf, Elekable au niveau 50 et Maganon au niveau 50. Aucun accessoire supplémentaire n'est nécessaire pour la connexion DS/Wii. Les Pokémon y étant copiés ne montent pas de niveaux et de gagnent aucun point d'expérience mais il est recommandé de mettre à jour le stock des Pokémon copiés si vous avec fait progresser ces derniers ou si vous avez capturé de nouveaux Pokémon.

My Pokémon Ranch est un jeu disponible sur le WiiWare (service de téléchargement de la Wii) depuis le 4 juillet 2008. Il permet aux possesseurs de Pokémon Perle ou de Pokémon Diamant de transférer jusqu'à 1 000 Pokémons[5] dans un ranch virtuel, grâce à la connexion Wii-DS. Il est alors possible de les visualiser en 3D dans un style graphique proche des Mii, d'interagir avec eux, ou encore d'obtenir des Pokémon légendaires tels que Mew ou Phione.

Il est possible de récupérer des Pokémon obtenus précédemment dans les versions GBA, soit Pokémon Rubis, Saphir, Emeraude, Vert Feuille et Rouge Feu en se rendant au Parc des amis, au sud de Littorella, au bout de la Route 221. Le parc contient cinq parties : la plaine, la montagne, la forêt, l’étang et la mer. Il est possible de capturer, à l'aide de Parc Ball, seulement six Pokémon par version du jeu et par jour. À noter que le parc n'est accessible qu'une fois après avoir obtenu le Pokédex National.

Comme toujours, depuis 1996, année de sortie des premières versions Pokémon Rouge et Bleu au Japon, les deux versions possèdent de légères différences. Ainsi, un Pokémon légendaire est propre à chaque version, les scénarios varient légèrement, et chaque version contient des Pokémon exclusifs.

Pokémon exclusifs à chaque version
Pokémon Perle Pokémon Diamant

Bande son[modifier | modifier le code]

Nintendo DS Pokémon Diamond & Pearl Super Music Collection est une bande-sonore d'Hitomi Sato et Junichi Masuda sous la supervision de Go Ichinose, avec quelques autres musiques composés par Morikazu Aoki. L'album, sorti au Japon le 22 décembre 2006, a culminé à la 253e place du top Oricon Japon[6].

Go Ichinose, avec l'assistance de Hitomi Sato, Junichi Masuda et Morikazu Aoki.

Développement[modifier | modifier le code]

Junichi Masuda dirige la création du jeu.

Junichi Masuda dirige l'équipe de développement[7].

Les jeux ont pour mascotte Dialga et Palkia[8].

Disponible uniquement aux États-Unis et en édition limitée, un pack Nintendo DS contient la console sérigraphiée aux couleurs de Dialga et Palkia, une housse pour DS, un poster Pokémon et un dessin animé nommé Pokémon : Donjon Mystère Explorateurs du temps et des ténèbres[9].

  • Pour la sortie de Pokémon Perle et Diamant en Europe, Nintendo a distribué des figurines représentant Dialga et Palkia à qui achetait les deux versions du jeu[10].

Réception[modifier | modifier le code]

Aperçu des notes reçues

Presse papier
Média Note
Famitsu (JP) 35/40[11]
Presse numérique
Média Note
Gamekult (FR) 7/10[12]
GameSpot (US) 8,5/10[13]
IGN (US) 8,4/10[14]
Jeuxvideo.com (FR) 15/20[15]
Agrégateurs de notes
Média Note
GameRankings 85 %[16]
Metacritic 85 %[17]

Pokémon Diamant et Pokémon Perle ont été de manière générale très bien accueillis en Europe. Metacritic et Gamerankings relèvent une note moyenne de 85 %[17],[16],[N 2]. Gamekult donne une nouvelle fois la note la plus basse pour un jeu vidéo Pokémon en attribuant un 7/10[12]. Jeuxvideo.com attribue un 15/20 aux deux jeux vidéo[15]. À 0,1 point d'écart, IGN et GameSpot donne la même note. Ils donnent respectivement 8,4[14] et 8,5/10[13]. Famitsu note pour sa part le jeu à 35/40[11]

Nintendo a annoncé en 2009 que Pokémon Diamant et Perle se sont écoulés à environ 16,8 millions d'exemplaires dans le monde[18].

Pokémon Platine[modifier | modifier le code]

Pokémon Platine Logo.png

Pokémon version platine (ポケットモンスタープラチナ, Poketto Monsutā Purachina?) est un jeu vidéo complémentaire à Pokémon version diamant et à Pokémon version perle, appartenant à la série de jeux vidéo Pokémon. Le jeu est sortie au Japon le 13 septembre 2008, en Amérique du Nord le 22 mars 2009 et en Europe le 22 mai 2009[19]. Tout comme les versions jaune, cristal ou émeraude, il est possible de capturer les Pokémon légendaires de Pokémon Diamant et de Pokémon Perle. Le joueur peut ainsi capturer à la fois Dialga et Palkia ainsi que Giratina, la mascotte du jeu[8]. La version intègre également l'ajout de différentes formes des Pokémon Giratina, Shaymin et Motisma. La team Galaxy tente de se l'approprier afin de plonger le monde dans les ténèbres. Certains endroits changent légèrement et le climat est plus froid.

Certains lieux tel les arènes du jeu ou les centres Pokémon ont été remaniés, l'apparence du héros a été revue, la difficulté a été relevée, de nouveaux personnages ont fait leur apparition notamment dans la Team Galaxie qui joue un rôle plus important. Une nouvelle zone de combat fait également son apparition dans le jeu. Une zone appelée Square Wi-Fi est rajouté, contenant 3 mini-jeux (Cirque Jr, Eclate-Toké et gob'Tout). Le bâtiment du GTS s'appelle désormais Terminal Mondial et permet désormais de regarder ou d'envoyer des vidéos de combat d'autrui[20].

Famitsu, magazine reconnu dans le domaine du jeu vidéo, a attribué un 36/40 à Pokemon Platine[21]. Le jeu remporte également le prix d’excellence du meilleur jeu toutes générations confondues[21]. Cette version s'est écoulée à plus de 3,75 millions d'exemplaires dans le monde[22].

Postérité[modifier | modifier le code]

Le troisième cycle de la série animée Pokémon est lancée à la suite du lancement des jeux. Sacha et Pikachu partent explorer la nouvelle région de Sinnoh[23].

L'Official Nintendo Magazine classe le duo de jeu en 20e position sur les cent meilleurs jeux Nintendo[24].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Les noms entre parenthèses sont les noms anglais, également utilisés au Québec.
  2. Pokémon Diamant obtient une moyenne de 85,07 % en se basant sur 54 notes ; Pokémon Perle obtient une moyenne de 85,12 % en se basant sur 49 notes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. eeveel, « 1ère partie : le Badge Charbon », Pokémon Trash (consulté le 9 avril 2013)
  2. « Pokémon Diamant, Perle et Platine : effets de l'heure », sur http://www.pokebip.com/
  3. Puyo, « Pokémon DS jouable en ligne », sur http://www.gamekult.com/,‎ 2006
  4. « Pokémon Noir et Blanc - Le Poké Fret », Pokébip (consulté le 10 mars 2013)
  5. Puyo, « (fr) Pokémon Ranch sème les images », sur Gamekult.com,‎ 2008
  6. (ja) « Nintendo DS Pokémon Diamond & Pearl Super Music Collection »
  7. « Game credits for Pokémon Diamond », sur MobyGames
  8. a et b Matt Cundy, « History of Pokémon box art », GamesRadar,‎ 2012 (consulté le 16 mars 2013)
  9. « (fr) Une DS collector Pokémon pour les US », sur Jeuxvidéo.com,‎ 2008
  10. vidok, « (fr) Un Pokemon surprise ? », sur Liveds.fr,‎ 2006
  11. a et b « Famitsu review gives Pokémon Black and White Perfect Scores », Pocket Monster (consulté le 26 octobre 2012)
  12. a et b Greg, « Test de Pokémon Diamant », Gamekult,‎ 2007 (consulté le 19 avril 2013)
  13. a et b (en) Ryan Davis, « Pokémon Diamond/Pokémon Pearl Review », Gamespot,‎ 2007 (consulté le 19 avril 2013)
  14. a et b (en) Rob Burman, « Pokemon Diamond and Pearl UK Review », IGN,‎ 2007 (consulté le 19 avril 2013)
  15. a et b Romendil, « Test de Pokémon Version Diamant », sur jeuxvideo.com,‎ 2007 (consulté le 19 avril 2013)
  16. a et b (en) Pokemon Pearl Version et Pokemon Diamond Version, sur Gamerankings.com. Consultés le 22 mars 2013
  17. a et b (en)Pokemon Pearl (DS, 2007) : reviews et Pokemon Diamond (DS, 2007) : reviews, sur Metacritic.com. Consultés le 22 mars 2013
  18. Olivier B., « Nintendo DS : les million-sellers de l’année et les meilleures ventes de tous les temps », Video Game Pockett,‎ 2009 (consulté le 18 octobre 2012)
  19. « Pokémon Platinum Version », VGChartz (consulté en 18 mars 2013)
  20. « Pokémon Platine », Pokémon Espace (consulté le 18 mars 2013)
  21. a et b Stephane, « Un award pour Pokémon Platine », Pokémon France,‎ 2009 (consulté le 18 mars 2013)
  22. Kurashi, « Année fiscale de Nintendo : les chiffres hallucinants », Pokémon Espace,‎ 2009 (consulté le 18 mars 2013)
  23. Lucas M. Thomas, « The Pokemon TV Retrospective », IGN,‎ 2011 (consulté le 14 avril 2013), p. 2
  24. (en) Tom East, « 100 Greatest Nintendo Games - The Complete List », sur officialnintendomagazine.co.uk,‎ 2009 (consulté en 21 décembre 2013)

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Tony Mott, 1001 Video Games : You Must Play Before You Die, Hachette UK,‎ 5 décembre 2011, 960 p. (lire en ligne), « Pokémon Diamond and Pearl ».