Pokémon

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Logo de la franchise Pokémon.
Logo de la franchise Pokémon.

Pokémon (ポケモン?) est une franchise créée par Satoshi Tajiri en 1996, présente en particulier en jeu vidéo, dans des séries éditées par Nintendo. Selon les statistiques officielles de Nintendo en octobre 2010, les jeux Pokémon se sont vendus à environ 250 millions d’unités. Le jeu vidéo Pokémon Rouge et Bleu s’est vendu à plus de 30 millions d’exemplaires, ce qui en fait un record des ventes dans l’histoire du jeu vidéo.

La franchise est également exploitée sous forme d’animes, de mangas, et de jeux de cartes à collectionner. Dans la série animée homonyme, le personnage principal, Sacha, voyage à travers diverses régions fictives dans le but d’attraper de nouvelles sortes de monstres éponymes, un concept qu’on retrouve également dans les jeux vidéo de la franchise. Pokémon a eu un impact culturel très important dans les pays où il a été introduit, dont le Japon, les États-Unis, le Canada, la France et d'autres pays européens.

L'influence de Pokémon a été très importante. Cette franchise a profondément marqué toute une génération d'enfants et leur aura permis d'acquérir des valeurs comme l'amitié, la persévérance et l'abnégation.

Concept[modifier | modifier le code]

Description[modifier | modifier le code]

Photo d'une fille en cosplay.
Cosplay de la dresseuse Célesta qui tient une peluche de Kaiminus, des Poké Ball à sa ceinture et une super ball à la main.

Dans l'univers des Pokémon[N 1], les animaux du monde réel n'existent pas (ou très peu). Le monde est peuplé de Pokémon, des créatures qui vivent en harmonie avec les humains, mais possèdent des aptitudes quasiment impossibles pour des animaux du monde réel, telles que cracher du feu, comme Dracaufeu, ou encore générer de grandes quantités d'électricité, comme Magnéti[1]. Chaque sorte[N 2] de Pokémon possède un nom, qui peut à la fois être utilisé pour parler de Pokémon individuels ou de l'ensemble des Pokémon de la même sorte. Certains Pokémon dits « légendaires » sont les seuls représentants de leur sorte et dans les jeux récents sont des entités incarnant une puissance naturelle. Dans la série animés, les Pokémon ne peuvent prononcer en règle générale que leur nom[N 3], mais il existe quelques cas rares où des Pokémon ont appris un langage humain[N 4],[2],[3]. Des humains utilisent ces aptitudes dans leurs activités professionnelles : ainsi les Caninos de l'Agent Jenny l'aident à poursuivre les criminels.

Certains dressent les Pokémon pour organiser des combats entre eux, transportant généralement les Pokémon dans des Poké balls, des balles compactes où un Pokémon peut être contenu[1],[4],[5]. Ces dresseur Pokémon voyagent à travers le monde dans le but d'attraper le plus grand nombre de Pokémon, puis éventuellement devenir Maître Pokémon, un titre donné au dresseur ayant battu le maître de la ligue. Certains dresseurs enregistrent les informations des Pokémon qu'ils ont capturés ou observés dans un Pokédex, un appareil électronique qui répertorie et affiche les informations sur les différents Pokémon[6]. À partir de l'âge de dix ans, il est possible de commencer son apprentissage de dresseur en recevant une licence de la Ligue Pokémon[7]. L'apprentissage consiste à partir capturer des Pokémon dans leurs habitats naturels, puis à les entraîner au combat.

Les matchs Pokémon consistent en combats entre les Pokémon de deux dresseurs, et se terminent quand tous les Pokémon de l'un d'entre eux sont KO. La mort des Pokémon est donc évitée, et les Pokémon peuvent être soignés au Centre Pokémon, un bâtiment où les infirmières guérissent les Pokémon blessés[8],[5]. Pour participer à des compétitions, les dresseurs peuvent se déplacer aux différentes Arènes Pokémon où un badge leur est offert s'ils sortent victorieux d'un match contre le champion d'arène[7]. Après avoir gagné tous les badges de la région, un dresseur peut partir au siège de la Ligue Pokémon pour affronter quatre dresseurs d'élite, souvent appelés le « Conseil des 4 ». Ce n'est qu'après avoir battu ces quatre dresseurs que le dresseur peut affronter le Maître de la Ligue[9].

Types et évolution[modifier | modifier le code]

Une balle.
Normal
Une flamme.
Feu
Une goutte d'eau.
Eau
Une feuille.
Plante
Un éclair.
Électrique[N 5]
Un flocon.
Glace
Un poing.
Combat
Une mine.
Poison
Un mur.
Sol
Un soleil et un nuage.
Vol
Une sphère.
Psy
Un insecte.
Insecte
Une roche volcanique.
Roche
Un fantôme.
Spectre
Un dragon.
Dragon
Une sphère.
Ténèbres
Un tube.
Acier
Une fée.
Fée

Il existe dix-huit types (voir la liste ci-contre). Chaque Pokémon possède un ou deux types qui conditionnent la plupart de ses attaques et caractérisent ses forces et ses faiblesses vis-à-vis des autres types, organisées comme le pierre-feuille-ciseaux pour équilibrer les combats[10]. De nombreux Pokémon se transforment en une nouvelle sorte (ce phénomène est appelé une « évolution[N 6] ») après avoir atteint un certain niveau d'expérience ou d'autres critères plus complexes (objets, échange, etc) ; cela leur donne souvent de meilleures statistiques de combat et parfois un nouveau type. En tout, un Pokémon de base peut évoluer au plus deux fois[N 7]. Quelques Pokémon peuvent évoluer en plusieurs Pokémon différents (l'archétype de ces Pokémon est Évoli)[11].

Les types acier et ténèbres[N 8] apparaissent dans la deuxième génération (Pokémon Or, Argent et Cristal), de même que le type fée apparaît dans la sixième génération (Pokémon X et Y). Toutefois, des Pokémon des générations antérieures se sont vus attribuer ces types ; Magnéti, créé dans la première génération en tant que type électrique, est ainsi du double-type électrique et acier à partir de la deuxième génération.

Historique[modifier | modifier le code]

Pokémon est issu de l'imagination du développeur japonais Satoshi Tajiri. Celui-ci se serait inspiré de l'élevage de criquets qu'il faisait pendant son enfance[12],[13],[14]. Ces insectes, destinés à concourir dans des courses, lui auraient donné la certitude que les criquets les plus vieux étaient plus expérimentés, gagnaient donc plus de courses et voyaient donc leur valeur vénale augmenter lors d'un échange[15].

Les premiers jeux vidéo Pokémon, Pokémon Rouge et Vert sortent sur Game Boy en 1996, exclusivement au Japon, sous le nom de Pocket Monsters ( ポケットモンスター, Poketto Monsutā?)[16]. Il devient rapidement très populaire au Japon, se vendant à plus de 10 millions d'exemplaires[17],[18]. Une série animée et un jeu de cartes à collectionner sont alors créés[13]. C'est pendant cette période de succès local que la contraction Pokémon (venant de Poketto Monsutā) devient courante[8],[13]. Deux ans plus tard, les jeux Pokémon Rouge et Bleu sortent aux États-Unis, aux côtés de la série animée, diffusée sur le programme télévisé Kids' WB du CW Television Network, et une version du jeu de cartes à collectionner en anglais[13]. Les versions Rouge et Bleu se vendent très bien, battant tous les records de vente avec plus de 30 millions d'exemplaires[19]. La série, quant à elle, aide la chaîne de télévision à grimper dans les classements, au point que Warner Bros. Pictures sort un long métrage animé au cinéma l'année suivante, en 1999[17]. Avec 163 millions de dollars de recettes, Mewtwo Contre-Attaque est l'anime ayant eu le plus de succès au box-office[20].

En 2000 paraît un second long métrage, Le pouvoir est en toi, qui rapporte 133 millions de dollars[20]. Cette même année annonce aussi la sortie de deux nouveaux jeux : Pokémon Or et Argent. Ces deux nouvelles versions, sorties sur Game Boy Color, incorporent des nouveautés, comme une centaine de nouvelles variétés de Pokémon, une nouvelle carte, et un nouveau scénario[21]. Ces nouvelles versions sont le commencement de ce que beaucoup appellent la « deuxième génération » de Pokémon[22]. En 2001, la série animée Pokémon reste la série télévisée préférée des enfants dans de nombreuses catégories, dont les enfants de 2 à 11 ans, et Kids' WB est le programme télévisé no 1 des enfants[13],[23]. Malgré le succès de l'anime et de la nouvelle génération de jeux, la franchise perd de la popularité, les films La Voix de la Forêt et Le Héros Pokémon ne rapportant qu'un million de dollars et 700 000 dollars, respectivement[20]. La franchise freine donc sa production pendant les deux années suivantes, prenant le temps de développer de nouveaux jeux pour se réinventer. C'est donc en 2003 que sortent les versions Rubis et Saphir sur Game Boy Advance, avec de nouveaux concepts, comme celui des PokéBlocs, mais aussi une addition considérable de nouvelles espèces de Pokémon, la liste des espèces atteignant 386[24]. Ces deux jeux se vendent bien, occupant la seconde et troisième place des jeux vidéo les plus vendus en 2003[25]. Cette renaissance de la popularité de Pokémon ne se fait pas uniquement au niveau des jeux vidéo, mais également via le jeu de cartes à collectionner[24]. En effet, une organisation du nom de Pokémon Organized Play se forme en 2003 et organise des tournois nationaux qui ravivent la popularité du jeu de cartes[26]. La série animée se réinvente elle aussi, avec un nouveau cycle de saisons appelé Pokémon: Advanced, qui lui rend sa popularité perdue[24]. Cette période marque le retour de Pokémon en matière de popularité mais aussi en matière de production[27].

Cette troisième génération de jeux continue avec la sortie d'une dizaine de nouveaux jeux Pokémon sur Game Boy Advance comme sur GameCube[24]. En 2004, les versions Rouge Feu et Vert Feuille sortent[28]. Ces deux nouvelles versions ne marquent pas en elle le début d'une nouvelle génération, étant des remakes des deux premières versions à être commercialisées partout dans le monde, Pokémon Rouge et Bleu[29]. La quatrième génération devra attendre 2006, l'année de sortie des versions Diamant et Perle sur Nintendo DS, bien que la sortie européenne se fait presque un an plus tard, en juillet 2007[30]. Cette fois-ci, le nombre de sortes de Pokémon passe à 493, et les jeux bénéficient de la technologie de la Nintendo DS, qui dispose de deux écrans[27]. Pendant ce temps, la série animée rentre dans un nouveau cycle, Pokémon Diamant et Perle, qui jouit d'une popularité correcte aux États-Unis, étant diffusée sur Cartoon Network[27]. Pokémon Platine, qui est le troisième épisode de la génération Perle-Diamant sur Nintendo DS, est sorti le 13 septembre 2008 au Japon, le 22 mars 2009 aux États-Unis et le 22 mai 2009 en Europe[31],[32],[33],[34].

Lors de la sortie des versions Diamant et Perle, le nombre de Pokémon différents est de 493. On peut leur ajouter quelques variantes (souvent le nombre 497 est aussi annoncé, à cause des différentes formes de l'un d'eux), et quelques Pokémon qui n'ont pas été placés volontairement dans le jeu, mais apparaissent à cause de bugs (ces Pokémon n'apparaissent jamais dans les autres médias que les jeux)[35]. En 2010, les versions Pokémon Or HeartGold et Argent SoulSilver sortent, cette fois en tant que remakes des versions Pokémon Or et Argent, mais avec toutes les nouveautés issues des nouvelles générations, notamment techniques, ou au niveau du système de jeu.

Une cinquième génération de Pokémon est arrivée d'abord au Japon, puis en Amérique et en Europe, à la sortie des versions Noir et Blanc. Il existe désormais 649 Pokémon. Une fois de plus, les jeux sont un succès, et atteignent en Amérique un score de 1,4 million d'exemplaires vendus pour le premier jour de sa commercialisation[36]. Deux nouveaux jeux, Pokémon version Noire 2 et Pokémon version Blanche 2, ont été annoncés. Ces suites sont sorties le 23 juin 2012 au Japon, et sortiront le 7 octobre 2012 aux États-Unis et le 12 octobre en Europe. Au Japon, les jeux se sont vendus à 1,6 millions d'exemplaires en deux jours[37].

Le 8 janvier 2013, Game Freak a annoncé l'arrivée d'une sixième génération, dont les jeux Pokémon X et Y sortiraient (mondialement) en octobre de la même année[38]. Avec 70 nouvelles créatures ajoutées pour cette édition, le nombre total de Pokémon atteint donc 719 en octobre 2013. Le 7 mai 2014, Nintendo a annoncé la sortie de Pokémon Rubis Oméga et de Pokémon Saphir Alpha pour novembre 2014. Ces jeux seront des remakes des versions Rubis et Saphir sorties en 2003. Les premières images du jeu ont été révélées à l'occasion du Nintendo Digital Event donné à l'occasion de l'E3 2014, le jeu reprend le moteur graphique de Pokémon X et Y.

Médias[modifier | modifier le code]

À l'origine, la franchise était uniquement deux jeux sortis au Japon. Elle s'est également exploitée sous forme d’animes, de mangas, et de jeux de cartes à collectionner[8]. Quel que soit le support, le concept reste toujours le même[39],[40].

Jeux vidéo[modifier | modifier le code]

La série de jeux vidéo Pokémon, commencée en 1996 au Japon avec Pocket Monsters, contient à ce jour près d'une soixantaine de jeux sortis sur Game Boy, Game Boy Color, Nintendo 64, Game Boy Advance, GameCube, Wii, Nintendo DS, Nintendo 3DS ou encore Wii U. Le premier duo de jeux, Pokémon Rouge et Pokémon Bleu, a été vendu à plus de 30 millions d'exemplaires, ce qui en fait, à l'époque, la seconde meilleure vente[19],[41],[42].

L'idée d'un jeu en ligne massivement multijoueur a été évoqué en 2009, néanmoins, Junichi Masuda rappelle que « L'échange est un concept central de Pokémon. Donc, quand vous faites un échange, vous rencontrez un ami et décidez de quel Pokémon se donner réciproquement. Il faut mettre l'accent sur le communication réelle entre les joueurs. Vous ne vous voyez pas quand vous êtes tous deux en ligne », ce qui est incompatible avec le MMO[43].

En octobre 2010, selon les statistiques officielles de Nintendo, la série de jeux vidéo s'est vendue à 215 millions d'exemplaires à travers le monde[44].

Le développement de l'e-sport dans les années 2000 a aussi entrainé avec lui toute la vague Pokémon. Les premiers tournois ont débutés avec la série et nombreuses sont les communautés sur internet qui s'intéressent au metagame complexe des jeux vidéo Pokémon

Séries et films[modifier | modifier le code]

La série télévisée animée Pokémon a été créée au Japon suite à la popularité du premier jeu vidéo, et fut diffusée pour la première fois sur TV Tokyo le 1er avril 1997[13],[17],[45]. La série fut introduite à l'étranger à partir de 1998, et fut en grande partie responsable du programme télévisé Kids' WB, sur The CW Television Network[17]. La série continue le concept des jeux vidéo, suivant les aventures de Sacha et son ambition de devenir un jour maître Pokémon[46]. La série est maintenant diffusée sur Cartoon Network, et en est actuellement[Quand ?] à sa quinzième saison[47]. Ces quinze saisons peuvent être séparées en sept cycles : Voyage à Kanto (saisons 1), Les îles Orange (saison 2), Voyage à Johto (saisons 3 à 5), Advanced Generation (saisons 6 à 9), Diamant et Perle (saisons 10 à 13)[48], Noir et Blanc (saisons 14 à 16), XY (saison 17).

Une série diffusée en parallèle à la série principale, Pokémon Chronicles, est diffusée en tant que spin-off depuis 2002. Connue sous le nom de Ho-So Pokémon au Japon, la série consiste en 22 épisodes mettant en scène les personnages secondaires de la série principale[49]. En France, ces épisodes furent diffusés pour la première fois en septembre 2007 sur la chaîne Gulli[50]. Pour plus d'informations, consulter la liste des épisodes de Pokémon.

Deux téléfilms ont également été diffusés. Ils incluent Le Retour de Mewtwo (Mewtwo Returns) en 2001, et Le Maître des mirages (The Mastermind of Mirage Pokémon) en 2006[51]

De plus, seize longs métrages dérivés de la franchise sont sortis, dont certains uniquement au Japon. Le premier, Pokémon, le film : Mewtwo contre-attaque est sorti en 1998 au Japon et en 2000 en France. Celui-ci fait 2 224 456 entrées au cinéma en France[52]. Tout comme la série animée, les films racontent les aventures du dresseur Sacha et de ses compagnons.

Cartes à jouer et à collectionner[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Pokémon Trading Card Game.

Le jeu de cartes à collectionner Pokémon a été créé par Tsunekazu Ishihara, propriétaire de Creatures, suite au succès de Pocket Monsters en 1996[3],[13],[53]. Le jeu de cartes a été exporté avec les autres jeux et la série à l'étranger à partir de début 1999, et a été édité par Wizards of the Coast[18],[54]. Après la sortie de Pokémon Rubis et Saphir, Nintendo a récupéré la propriété des cartes et commencé à se charger de la distribution à travers sa société The Pokémon Company[53]. Le jeu de cartes Pokémon est pratiqué dans de nombreuses conventions et tournois au Japon, aux États-Unis et en Europe[26]. En 2007, un jeu de figurines à jouer et à collectionner a été lancé, et accueilli avec enthousiasme par les fans américains[53].

Mangas[modifier | modifier le code]

Depuis ses débuts, la franchise Pokémon s'est déclinée en de nombreux mangas, qui adaptent de manière plus ou moins libre l'univers du jeu vidéo ou du dessin animé. Ils sont publiés au Japon par Shōgakukan et traduits en anglais par VIZ Media et Chuang Yi. Deux séries se distinguent par leur longévité puisque originellement parus à l'époque de Pokémon Rouge et Vert, elles continuaient à être publiées lors de la sortie de Pokémon Noir et Blanc.

D'une part, Pocket Monsters (ポ ケットモンスター, Poketto Monsutā?), de Anakubo Kōsaku, est une série humoristique assez éloignée de l'intrigue classique de Pokémon, mettant en scène un dresseur du nom de Red et ses deux Pokémon, un Mélofée (Clefairy[N 9]) grossier et insupportable et un Pikachu. La série est extrêmement populaire au Japon, où les ventes atteignent 3 millions d'exemplaires ; les personnages du manga font même une apparition sous forme de dessin animé dans une courte séquence de l'épisode 362 de la série télévisée[55].

D'autre part, Pocket Monsters Special (ポケットモンスタースペシ, Poketto Monsutā Supesharu?) scénarisé par Hidenori Kusaka et dessiné Satoshi Mato puis Yamamoto Satoshi, est une série d'aventures qui reprend au plus près l'intrigue des jeux vidéo : à chaque nouveau jeu correspond un nouvel arc narratif mettant en scène un nouvel héros qui porte le nom de la version (Red, Yellow, Gold, etc.)[56]. Chacun des chapitres de la série a pour titre le nom d'un Pokémon précédé de la mention « VS. »[57].

Seules trois séries de manga ont été traduites en français et publiés par Glénat entre 1999 et 2002 : Pokémon : Attrapez-les tous ! de Miho Asada, Pikachu Adventures ! de Yumi Tsukirino et Pokémon La grande aventure !, traduction de Pocket Monsters Special[58]. En 2011, la maison d'édition Kurokawa a repris l'édition de la série Pocket Monsters Special sous le titre de Pokémon Noir et Blanc[59].

Réception[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Pokémania.

Pokémon eut un impact culturel très important dans les pays où il a été introduit, dont le Japon, les États-Unis, et plusieurs pays européens[60]. Les média ont appelé cette frénésie envers les Pokémon, la Pokémania[61],[62]. Pokémon est un exemple-type de la mondialisation par les Japonais dans l'industrie vidéoludique[63],[64].

Marketing[modifier | modifier le code]

Photo d'une Toyota aux couleurs de Pikachu.
Une automobile Toyota aux couleurs de Pikachu.

Bien que Satoshi Tajiri soit considéré comme le créateur des premiers jeux, Tsunekazu Ishihara, des studios Creatures, est souvent vu comme l'homme derrière la stratégie marketing des médias Pokémon[3]. Pocket Monsters, sorti au Japon en 1996, avait d'abord reçu peu d'attention, mais a grandi en popularité grâce au bouche à oreille. Le jeu était vendu en deux versions, Rouge et Vert. Certaines sortes de Pokémon n'étant disponibles que dans une des versions, le joueur se voit obligé d'échanger avec un joueur ayant l'autre version, ce qui ne pouvait être fait qu'avec le câble link vendu séparément[3],[14].

Les produits dérivés prennent rapidement une importance majeure pour la licence[65]. Pour promouvoir les jeux, Nintendo s'arrangea avec Shōgakukan pour que des mangas reprenant l'univers du jeu vidéo paraissent dans le magazine Koro-Koro, lu à l'époque par environ un enfant japonais sur quatre[3],[66]. Certaines de ces bandes dessinées furent traduites en anglais et vendues en Amérique du Nord. Shōgakukan créa également la série animée qui, grâce à sa popularité au Japon, augmenta les ventes des jeux[3]. Des longs métrages, des CD, des cassettes et autres produits dérivés furent vendus en parallèle à la série, et la franchise Pokémon se réserve tous les droits de sa marque de commerce[3]. La licence pour le jeu de cartes à jouer Pokémon Trading Card Game est concédé à Wizards of the Coast, leader mondial dans le domaine[65]. Ce jeu fait appel à la fois aux concepts de collection et de duel présents dans les jeux vidéo et incite le client à s'acheter de nouveaux paquets en incluant une carte puissante dans chaque paquet de dix cartes[3]. Lors de la sortie de Pokémon Rouge et Bleu en Europe, en octobre 1999, les produits dérivés représentaient un chiffre d'affaires mondial de 4,5 milliards de dollars, soit le triple de celui des jeux vidéo, alors que ces recettes ne représentent généralement que 50 % du chiffre d'affaires pour un autre jeu vidéo[65]. Entre 1999 et 2012, en France, la franchise Pokémon rapporte un chiffre d'affaires sillonnant de 40 et 90 millions d'euros selon les années[67].

Photo d'un avion All Nippon Airway, en vol, décoré de différents Pokémon.
Un avion ANA Boeing 747-400 décoré de différentes sortes de Pokémon dont Pikachu.

À l'origine, Nintendo avait des craintes quant au succès de Pokémon aux États-Unis, notamment à cause de différences culturelles[68]. Étant donné que Pokémon n'était pas seulement une série de jeux vidéo mais un phénomène culturel, son implantation en Amérique du Nord fut planifiée minutieusement[3],[69]. Bien que les décisions majeures eurent lieu en 1997, les plans concrets d'adaptation culturelle et linguistique furent mis au point début 1998. Pikachu étant un personnage clé de l'image de la franchise, son nom original fut utilisé dans tous les marchés, tandis que la majorité des autres noms furent traduits[3]. C'est pendant cette arrivée aux États-Unis que la franchise commença à utiliser officiellement le terme Pokémon, ayant utilisé Pocket Monsters auparavant. L'utilisation d'un accent aigu sur le E, présent dans tous les pays utilisant l'alphabet latin[15], indiquait que la voyelle devait être prononcée, mais les anglophones eurent du mal à savoir quelle était sa prononciation exacte[3]. La série, quant à elle, a été traduite et éditée pour l'alléger de connotations japonaises[3]. Contrairement au Japon, la stratégie employée aux États-Unis consistait à sortir les jeux vidéo, la série et les autres produits dérivés simultanément et de promouvoir la franchise en général plutôt que des produits individuels. La série fut lancée aux États-Unis le 9 septembre 1998 suivie par les jeux vidéo le 28 septembre[3] ; le phénomène gagna rapidement l'Amérique avec le slogan « Gotta catch 'em all! », traduit en français par « Attrapez les tous[14],[70],[71]. » Une stratégie semblable fut employée un an plus tard lors de la sortie de Pokémon Rouge et Bleu en France, avec la mise en avant des produits dérivés lors d'une campagne de communication de grande ampleur qui coûta quelque 20 millions de francs (3 millions d'euros) à Nintendo[65].

Impact culturel[modifier | modifier le code]

Photo de cosplayeur en Pikachu, Sacha et Ondine.
Trois personnes en cosplay de Pikachu, Sacha et Ondine de la série animée Pokémon.

Pokémon eut un impact culturel très important dans de nombreux pays où il fut importé. Au Japon, Pokémon devint populaire, vendant plus d'un million d'exemplaires de Pocket Monsters en 1996, sans que Nintendo ait eu besoin de financer sa publicité[42]. Au Tokyo Game Show de 1997, les joueurs pouvaient obtenir le Pokémon Mew en le téléchargeant sur leur jeux. La file d'attente était de 4 kilomètres, et certains campèrent devant le salon[42],[15]. En arrivant aux États-Unis, les versions Rouge et Bleu se vendirent à plus de 200 000 unités en quinze jours, puis continuèrent à se vendre à une moyenne de 800 000 unités par mois[42]. Ces deux versions devinrent les jeux les mieux vendus par Nintendo, puis les jeux les mieux vendus dans l'histoire du jeu vidéo, et Pokémon Pinball fut le jeu Game Boy s'étant vendu le plus rapidement, avec plus de 262 000 unités vendues en 20 jours[19],[41],[3],[72]. La série et les jouets distribués par Hasbro furent eux aussi des succès commerciaux, tant que la série fut l'émission pour enfants la plus demandée par les chaînes de télévision et que Hasbro dépassa son concurrent principal, Mattel, en 2000[73]. Les jeux furent tellement populaires que Hasbro était incapable d'assembler suffisamment de jouets pour satisfaire la demande[3]. Wizards of the Coast eut le même problème avec le jeu de cartes à collectionner, et a vendu plus de 50 millions de cartes entre janvier et mars 1999[3]. Une patrouille de trois Coccinelles personnalisées pour ressembler à Pikachu fut utilisée pour la promotion de la sortie du jeu de cartes les 9 et 10 janvier[18]. En juillet 1999, Pokémon avait généré plus de 5 milliards de dollars[68],[72] et 152 milliards d’euros en 2005[74].

Photo de figurines de plusieurs Pokémon dans des cartons d'emballage sur un linaire.
Figurines de plusieurs Pokémon dans un magasin à Tokyo.

Le phénomène, nommé Pokémania toucha aussi des pays européens, comme la France, où les versions Rouge et Bleu furent les jeux les plus vendus de 1999, et le million d'exemplaires vendus fut atteint en juin 2000, moins d'un an après son lancement en France[42]. La série animée fut l'émission pour enfants la plus regardée dans plusieurs pays, dont les États-Unis, l'Australie, le Japon, et le Canada[42]. Après son arrivée en Europe et aux États-Unis, Pokémon s'affirma en tant que phénomène culturel majeur, apparaissant dans la version américaine et française de Qui veut gagner des millions ? ou encore dans South Park[68]. Divers produits dérivés furent vendus, dont des chewing-gum, des bonbons, des vêtements, des porte-clefs, et des stylos. Nippon Airways exemplifia aussi l'importance du phénomène en peignant des Pokémon sur neuf Boeing 747[42].

La rivalité de la franchise Digimon a été marquée avec celle des Pokémon durant sa sortie. Décrit comme « l'autre « mon » » par Juan Castro d'IGN, Digimon n'a pas eu le même succès international que celui des Pokémon, mais la franchise possède cependant un très large nombre de fans à travers le monde[75]. Lucas M. Thomas d'IGN explique que la « compétition et la comparaison constante » de Pokémon et Digimon est la complexité du mécanisme de l'évolution comparé à la digivolution[76]. Certaines similitudes conceptuelles et stylistiques ont été notées entre les deux franchises par certains sites tels que GameZone[77]. Un débat parmi les fans des deux partis existe concernant des discussions éventuelles sur laquelle des deux franchises est apparue en premier[78]. Dans l'actualité, les deux premiers médias Pokémon, Pokémon Rouge et Bleu, sont initialement parus le 27 février 1996 au Japon[79] alors que le premier média de Digimon, le virtual pet n'est paru que le 26 juin 1997[80].

Critiques et controverses[modifier | modifier le code]

Depuis son succès en 1996, la franchise Pokémon fut plusieurs fois critiquée. Certaines écoles aux États-Unis choisirent de bannir les jeux et cartes Pokémon car elles considéraient qu'ils provoquaient une attitude obsessionnelle et violente chez certains enfants[81].

Nintendo s'est auto-censuré pour éviter des controverses : la position des bras de Registeel est différente en Allemagne, car elle ressemblait à un salut nazi[82].

Violence chez les enfants[modifier | modifier le code]

Bien que les médias de la franchise envoient un message de tolérance et de non-violence, certains considèrent que Pokémon est responsable de nombreux comportements violents chez les enfants[72],[81]. Les médias ont ainsi rapporté des cas d'enfants âgés de neuf à quinze ans qui faisaient usage de la violence physique ou du vol à l'étalage pour se procurer des cartes Pokémon, et certaines cartes rares pouvaient même se négocier autour de 100 dollars[72],[83]. Dans un cas extrême, à Long Island en 1999, un enfant de 11 ans a même poignardé un de ses camarades qui essayait de lui voler ses cartes[15]. Les critiques du jeu de cartes avancent l'hypothèse que ce jeu est une forme de jeu de hasard pour enfants, et devrait donc être interdit par la loi[72]. Certains pointent du doigt la nature combative des matchs Pokémon et son influence sur le comportement des enfants, bien que les Pokémon ne meurent pas pendant les combats et qu'aucun sang n'est montré[72]. Les jeux vidéo et la série animée n'ont pas été liés à des violences particulières, bien qu'un homme en Caroline du Nord ait agressé un employé de Burger King car il n'avait pas reçu de jouet Pokémon avec son repas[72],[83].

Épilepsie photosensible[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Dennō Senshi Porigon.

Le 16 décembre 1997, un épisode de la série animée fut diffusé au Japon et provoqua des malaises et convulsions chez plus de 700 personnes, principalement des écoliers[84],[85],[86],[5]. Plus de 200 personnes restèrent hospitalisées pendant plus de 24 heures pour cause de symptômes épileptiques[84]. Les symptômes présents étaient ceux d'une crise d'épilepsie ainsi que ceux d'une hystérie collective[86]. Après investigation, il s'est révélé que ce qui avait déclenché ces symptômes était une scène de l'épisode où un éclair clignotant en rouge et en bleu apparaissait pendant cinq secondes lors d'un combat entre Pikachu et Porygon[84],[85]. L'épisode fut banni au Japon et dans le reste du monde, et marque la dernière apparition de Porygon dans la série animée[85]. Il n'a jamais été prévu de diffuser l'épisode en dehors du Japon[85]. Cependant le titre de l'épisode en question, Dennō Senshi Porigon (でんのうせんしポリゴン) a été traduit en français par « Le soldat virtuel Porygon ! ». À la suite de cela Pokémon n'a pas été diffusé durant un an[87].

Utilisation du svastika[modifier | modifier le code]

Représentation d'un svastika.
Un svastika, symbole de fortune en Asie, mais symbole du nazisme en Occident.

Lors de la sortie de la franchise en Occident, la présence du manji sur une carte japonaise du Pokémon Trading Card Game[88],[89] a été à l'origine d'une controverse, notamment avec la communauté juive[5]. En effet, ce symbole évoque directement le svastika, surtout connu en Occident pour son utilisation par les nazis [90]. Ce symbole avait été incorporé uniquement dans les cartes japonaises, ne possédant pas la même connotation en Asie, et c'est par le biais de la vente illégale que ces cartes se sont retrouvées aux États-Unis[88]. Nintendo a estimé qu'il s'agissait d'un problème culturel, le svastika étant utilisé en Asie comme symbole de bonne fortune par le bouddhisme[5],[88],[91].

Critiques religieuses[modifier | modifier le code]

Pokémon a fait l'objet de condamnations des religieux fondamentalistes de diverses confessions, qui le considérait comme contraire à leur foi. Le fait que les Pokémon « évoluent » a notamment été visé par des religieux prônant une lecture littérale des textes religieux décrivant la création du monde (créationnisme) et refusant la théorie de l'évolution [92]. La manière dont les Pokémon se battent a aussi été corrélée avec le principe de survie du plus adapté[93]. L'évolution des Pokémon est en fait une métamorphose, au même titre que l'enfant devient adolescent et l'adolescent un adulte ; de plus l'évolution au sens de la biologie est bien plus lente que toutes les utilisations de cette idée en science-fiction[94]. Les critiques contre l'évolution des Pokémon sont même devenues un sujet de plaisanterie chez les adversaires des créationnistes[95].

Certains groupes protestants ont vu dans Pokémon une inspiration satanique[92]. Certains parallèles sont faits entre Pokémon et le satanisme, le paganisme, ou encore l'occultisme[5],[96]. Des exemples sont l'utilisation de pierres « magiques » pour faire évoluer certains Pokémon, l'utilisation de symboles sataniques, comme la corna sur certaines illustrations, la récurrence de concepts issus de traditions asiatiques que certains groupes chrétiens considèrent comme des rites païens[81],[92]. Certains voient les Pokémon comme des démons invoqués par leur dresseur pour leur rendre des services[92].

En Arabie saoudite, une fatwa du grand mufti Abdul Aziz ibn Abdillah Ali ash-Shaykh a interdit l'ensemble des produits Pokémon dans le pays en 2001. Il les assimile notamment à des jeux d'argent, interdits par l'Islam, les accuse de « posséder les esprits » des enfants, de promouvoir le darwinisme et dénonce la présence sur les cartes de jeux d'« étoiles à six branches, symbole du sionisme international et de l'État d'Israël » et de « croix sous différentes formes »[97],[98]. À Oman, au Qatar, à Dubaï, en Jordanie et en Égypte, de nombreux guides musulmans ont déclaré que Pokémon était « religieusement inacceptable » et des rumeurs dans de nombreux pays arabes affirmaient que « Pokémon » signifiait « Je suis un juif » en japonais ; plus généralement, beaucoup ont évoqué une conspiration juive[5],[99].

Le Vatican a en revanche approuvé Pokémon, via la chaîne catholique italienne Sat 2000 (it), comme un jeu qui stimule l'imagination des enfants et « sans effets secondaires indésirables sur leur morale » tout en étant basé sur « des liens amicaux intenses »[100].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Pokémon est l’abréviation de Pocket Monster, un wasei-eigo voulant dire « monstre de poche ». Le nom de la marque prend un accent aigu sur le e dans toutes les langues employant l’alphabet latin.
  2. Le mot espèce serait impropre, puisque les Pokémon changent de sorte en évoluant, que différentes sortes de Pokémon sont les contreparties de sexes opposés de Pokémon différents, et à cause de diverses règles de reproduction.
  3. Plus précisément, toutes les syllabes de leur nom : Pikachu peut prononcer « Pika Pika, Pikachu ! » ; certains Pokémon ne prononcent même pas leur nom et se contentent de grogner, comme Dracaufeu.
  4. Quelques Pokémon communiquent en langage humain par télépathie plutôt que par des sons, comme Mewtwo.
  5. Noté dans les jeux vidéo Pokémon « électrik ».
  6. Le mot ne doit pas être pris au sens de l'évolution en biologie.
  7. Trois fois si les méga-évolutions sont considérées comme des évolutions.
  8. Également nommés Métal et Obscurité dans certaines éditions du jeu de cartes.
  9. Les noms entre parenthèses sont les noms anglais, également utilisés au Québec.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « C'est quoi, Pokémon? (Section I) », Pokémon Espace (consulté le 8 mai 2008).
  2. (en) « Pokémon Trivia », Fun Trivia (consulté le 21 mai 2008).
  3. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o et p (en) « Analyse des stratégies marketing de Pokémon », Salem State College (consulté le 22 mai 2008).
  4. « C'est quoi, Pokémon? (Section IV) », Pokémon Espace (consulté le 9 mai 2008).
  5. a, b, c, d, e, f et g (en) Jack Herbert, « Pokémon Entertainment », Japan Reference (consulté le 23 mai 2008).
  6. (en) « Description de Pokémon », Baebae.com (consulté le 9 mai 2008).
  7. a et b « C'est quoi, Pokémon? (Section III) », Pokémon Espace (consulté le 9 mai 2008).
  8. a, b et c (en) « What is Pokémon all about? », ArticleClick.com (consulté le 8 mai 2008).
  9. Christophe Collet, « Test de Pokémon Diamant et Perle » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), GamePro.fr. Consulté le 9 mai 2008.
  10. « C'est quoi, Pokémon? (Section II) », Pokémon Espace (consulté le 9 mai 2008).
  11. « Description et analyse de l'évolution des Pokémon », The Pokémon Database (consulté le 9 mai 2008).
  12. (en) « Description de Pokémon », Pokemon Dream (consulté le 9 mai 2008).
  13. a, b, c, d, e, f et g « Histoire de Pokémon », Pokémonaholic.com,‎ 20 mai 2007 (consulté le 8 mai 2008).
  14. a, b et c (en) Joseph A. Murphy, « Pokémon's Power », University of Florida,‎ 16 décembre 1999 (consulté le 23 mai 2008).
  15. a, b, c et d Rémy Fière, « On vit une é-Pokémon formidable », Libération,‎ 28 novembre 1999.
  16. (en) Will Wade, « Pokémon is Back », The New York Times,‎ 27 août 2007 (consulté le 22 mai 2008).
  17. a, b, c et d (en) Amanda L. Kondolojy, « Histoire de Pokémon », CheatCC.com,‎ 24 avril 2008 (consulté le 8 mai 2008).
  18. a, b et c (en) « Pokemon Phenomenon », All Business.com,‎ 7 janvier 1999 (consulté le 23 mai 2008).
  19. a, b et c (en) « Meilleures ventes de jeux vidéo », Gunslot.com,‎ 7 septembre 2007 (consulté le 8 mai 2008).
  20. a, b et c (en) Amanda L. Kondolojy, « Histoire de Pokémon », CheatCC.com,‎ 24 avril 2008 (consulté le 8 mai 2008).
  21. (en) « Histoire de Pokémon », PokémonCard.info,‎ 7 octobre 2007 (consulté le 8 mai 2008).
  22. « Description des différentes générations », Poképédia (consulté le 8 mai 2008).
  23. (en) « Kids' WB! Announces New Programming for 2001-02 », TimeWarner.com,‎ 8 mars 2001 (consulté le 8 mai 2008).
  24. a, b, c et d (en) Amanda L. Kondolojy, « Histoire de Pokémon », CheatCC.com,‎ 24 avril 2008 (consulté le 9 mai 2008).
  25. (en) « News de Pokémon Village », Pokémon Village.com,‎ 13 juillet 1005 (consulté le 9 mai 2008).
  26. a et b (en) « Site officiel de Pokémon Organized Play » (consulté le 10 mai 2008).
  27. a, b et c (en) Amanda L. Kondolojy, « Histoire de Pokémon », CheatCC.com,‎ 24 avril 2008 (consulté le 10 mai 2008).
  28. « Sortie de Pokémon Rouge Feu et Vert Feuille », JeuxVidéo.com,‎ 26 juillet 2004 (consulté le 9 mai 2008).
  29. « Sortie de Pokémon Rouge Feu et Vert Feuille », GameKult.com,‎ 26 juillet 2004 (consulté le 9 mai 2008).
  30. « Pokémon Diamant et Perle », Pokébip.com (consulté le 10 mai 2008).
  31. « Pokémon Donjon Mystère : Explorateurs du Temps et de l’Ombre » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), Pokémon Life, 10 mai 2008. Consulté le 27 juin 2008.
  32. « Pokémon version Platine » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), Pokémon Life, 10 mai 2008. Consulté le 27 juin 2008.
  33. « Pokémon Platine », Jeux Actu,‎ 15 mai 2008 (consulté le 20 mai 2008).
  34. « Informations sur Pokémon Platine », Pokémon Trash (consulté le 22 mai 2009).
  35. . (en) « Pokémon Bugs » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), TRS Rockin. Consulté le 21 mai 2008.
  36. Jacob Mazel, « Pokemon Black / White Sells 1.4m Units in the Americas Day 1 », VGChartz,‎ 2012 (consulté le 12 juillet 2012).
  37. pomchips, « Pokémon Noir et Blanc 2 déjà million seller au Japon ! », Nintendo-Master,‎ 2012 (consulté le 2 août 2012).
  38. boulapoire, « Pokémon X et Y annoncés sur 3DS », GameKult,‎ 2013 (consulté le 9 janvier 2013).
  39. (en) « Guide des épisodes de la série animée », PokémonShow,‎ 29 juillet 2002 (consulté le 8 mai 2008).
  40. « Résumé de la série animée », Pokémon Espace (consulté le 8 mai 2008).
  41. a et b « Pokémon Rouge & Bleu », Pokémon Espace (consulté le 8 mai 2008).
  42. a, b, c, d, e, f et g Daniel Ichbiah, « Phénomène Pokémon » (consulté le 25 mai 2008).
  43. David, « Pokémon : pas de version Wii ou de MMO de prévu », Puissance Nintendo,‎ 2009 (consulté le 27 mars 2009).
  44. Brett Molina, « 'Pokemon' titles sell 1 million on launch day », USA Today,‎ 2011 (consulté le 6 décembre 2012).
  45. André Menguy, « Pour comprendre les Pokémon », European Mediaculture (consulté le 25 mai 2008).
  46. (en) « Description de la série animée », Psypokes.com (consulté le 10 mai 2008).
  47. (en) « Pokémon sur Cartoon Network », Cartoon Network (consulté le 10 mai 2008).
  48. « Guide des épisodes de Pokémon », Pokémon France (consulté le 10 mai 2008).
  49. « Épisodes Pokémon Hoso », Puissance Pokémon (consulté le 10 mai 2008).
  50. « Quand les choses impossibles deviennent réalité?!? », Puissance Pokémon (consulté le 10 mai 2008).
  51. « Le Maître des mirages », Manga Sanctuary (consulté le 27 mai 2008).
  52. « Pokémon: The First Movie », Allociné (consulté le 30 juillet 2012).
  53. a, b et c (en) « Pokémon Trading Figure Game », Gamespy.com (consulté le 11 mai 2008).
  54. (en) « Description de Pokémon USA, Inc », Go-Pokémon.com (consulté le 11 mai 2008).
  55. (en)« Présentation de Pocket Monsters », sur Dogasu's Backpack (consulté le 28 octobre 2012).
  56. (en)« Présentation de Pocket Monsters Special », sur Dogasu's Backpack (consulté le 28 octobre 2012).
  57. (en)« Chapter guide », sur Serebii.net (consulté le 28 octobre 2012).
  58. « Les adaptations manga », sur Manga-news (consulté le 28 octobre 2012).
  59. « Pokémon Noir et Blanc », sur Manga-sanctuary (consulté le 28 octobre 2012).
  60. (en) « PokéMania vs. Globophobia », The Economist.com,‎ 18 novembre 1999 (consulté le 27 mai 2008).
  61. (en) Howard Chua-Eoan et Tim Larimer, « Beware of the Pokemania », Time Magazine,‎ 1999 (consulté le 6 décembre 2012).
  62. Claire Chartier, « Faut-il avoir peur des Pokémon ? », L'Express,‎ 2000 (consulté le 6 décembre 2012).
  63. Jacques Attali, « Les dieux Pokémon », L'Express,‎ 2000 (consulté le 21 février 2013).
  64. (en) Cecilia von Feilitzen et Ulla Carlsson, Children, Young People and Media Globalisation, UNESCO,‎ 2002, 264 p. (lire en ligne), p. 53-68.
  65. a, b, c et d Laure Belot, « La « folie » Pokémon, une opération orchestrée par le japonais Nintendo », Le Monde,‎ 16 avril 2000.
  66. (en) « Pokémon Gremlin », Golem Journal (consulté le 22 mai 2008).
  67. Eva Blum-Dumontet, « Les Bumpeez à l'assaut des cours de récré », Le Monde,‎ 2012 (consulté le 6 décembre 2012).
  68. a, b et c (en) Ken Wong, « Pokémon founder preaches non-violence » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), ZDnet, 3 avril 2001. Consulté le 23 mai 2008.
  69. (en) Anne Allison, « Capitalisme de Pokémon », Massachusetts Institute of Technology (consulté le 22 mai 2008).
  70. (en) « Stratégie Marketing de Pokémon », Promo Magazine,‎ 1er janvier 2000 (consulté le 22 mai 2008).
  71. (en) « The Pokémon Place » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), Brainer Dispatch. Consulté le 22 mai 2008.
  72. a, b, c, d, e, f et g (en) Jennifer L. Crow, « Étude de Pokémon », American University (consulté le 23 mai 2008).
  73. « Hasbro dépasse Mattel grâce aux Pokémon », Les Echos,‎ 27 avril 2000 (consulté le 26 mai 2008).
  74. Koichi Iwabuchi, « Au-delà du « Cool Japan », la globalisation culturelle... », Critique internationale, no 38,‎ 2008, p. 37-53 ([www.cairn.info/revue-critique-internationale-2008-1-page-37.htm lire en ligne]).
  75. (en) Juan Castro, « E3 2005: Digimon World 4 », sur IGN,‎ 20 mai 2005 (consulté le 4 avril 2010).
  76. (en) Lucas M. Thomas, « "Cheers & Tears: DS Fighting Games" (Larmes & Acclamations, combat des jeux DS) », sur IGN,‎ 21 août 2009 (consulté le 4 avril 2010).
  77. (en) Louis Bedigian, « Revue de Digimon World 3 (Digimon World 2003, en version européenne) », GameZone,‎ 12 juillet 2002 (consulté le 1er mai 2010).
  78. (en) Jack DeVries, « Revue du jeu Digimon World DS », sur IGN,‎ 22 novembre 2006 (consulté le 8 mai 2010).
  79. (en) « Related Games », sur GameSpot (consulté le 8 mai 2010).
  80. (en) « Page officielle du virtual pet », sur Virtualpet (consulté le 24 juin 2010).
  81. a, b et c (en) « Pokémon, Religion and Culture », Cesnur.org,‎ février 2000.
  82. « Registeel », Puissance Pokémon (consulté le 13 juillet 2013).
  83. a et b (en) « Pokémon Creates Crime Wave », Revlu.com,‎ Décembre 1999 (consulté le 23 mai 2008).
  84. a, b et c (en) « Computer Warrior Porygon », CNN.com (consulté le 22 mai 2008).
  85. a, b, c et d (en) « Épisodes bannis », Psypokes.com (consulté le 22 mai 2008).
  86. a et b (en) « Symptômes de l'incident », Medscape.com (consulté le 22 mai 2008).
  87. « Le soldat virtuel Porygon ! », Eternia,‎ 2012 (consulté le 12 juillet 2012).
  88. a, b et c (en) « Pokémon Symbol a Swastika? », Associated Press,‎ novembre 1999 (consulté le 11 mai 2008).
  89. Image de la carte incriminée sur Bulbagarden.
  90. (en) « Description du Manji », Koyagi.com (consulté le 11 mai 2008).
  91. (en) « Déclaration de Nintendo au sujet du Manji », Anti-Defamation League,‎ 2 novembre 1999 (consulté le 22 mai 2008).
  92. a, b, c et d (en) « Satanism in Pokémon », Cephas Ministry (consulté le 11 mai 2008).
  93. (en) Darwin goes digital.
  94. (en) Evolutionary Levels.
  95. (en) Kansas-State-School-Board-Bans-Pokemon-Due-to-Evolution-Content,DailyGamingnet Kansas State School Board Bans Pokemon Due to Evolution Content.
  96. (en) Brett Peterson, « Pokémon : Your Kids are Playing with Fire », Sprynet.com (consulté le 21 mai 2008).
  97. (en)« Saudi bans Pokemon », CNN,‎ 26 mars 2001 (lire en ligne).
  98. « Fatwa contre les Pokémon », Libération,‎ 30 mars 2001.
  99. (en) « Arabs See Jewish Conspiracy in Pokémon », Los Angeles Times,‎ 26 avril 2001 (consulté le 11 mai 2008).
  100. (en) « Pokémon earns papal blessing », New York Post,‎ 21 avril 2000 (consulté le 22 septembre 2009).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Version audio[modifier | modifier le code]

  • Version audio par Arctara.
Écouter cet article (info sur le fichier)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Joseph Taubin (dir.), La Grande Aventure de Pikachu : Grandeur et décadence du phénomène Pokémon, Pix'n Love,‎ 2013, 420 p..
Cet article est reconnu comme « bon article » depuis sa version du 12 juin 2008 (comparer avec la version actuelle).
Pour toute information complémentaire, consulter sa page de discussion et le vote l'ayant promu.