Misanthropie

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La misanthropie (du grec ancien μῖσος / mîsos « haine » et ἄνθρωπος / ánthrôpos « homme », « genre humain ») est l'état de détester le genre humain. La misanthropie s'oppose à la philanthropie.

Dans la philosophie occidentale, la misanthropie est liée au fait de s'isoler de la société humaine. Dans le Phédon de Platon, Socrate définit le misanthrope par rapport à ses semblables : « la misanthropie apparaît quand on met sans artifice toute sa confiance en quelqu'un parce qu'on considère l'homme comme un être vrai, solide et fiable. Puis, on découvre un peu plus tard qu'il est mauvais et peu fiable... et quand cela arrive, l'intéressé finit souvent … par haïr tout le monde. »[1] La misanthropie est donc présentée comme le fruit d'attentes déçues, voire d'un optimisme excessif, car Platon soutient que l'« artifice » aurait permis au misanthrope potentiel de reconnaître que la majorité des êtres humains se placent entre le bien et le mal[2].

Aristote suit une démarche encore plus ontologique : le misanthrope, qui est essentiellement un homme solitaire, n'est pas du tout un homme : il doit être un monstre ou un dieu, opinion reflétée dans la Renaissance de la misanthropie comme un « état monstrueux »[3].

De nos jours, on considère comme misanthrope une personne se tenant loin de ses semblables et aimant la solitude.

[modifier] Dans la littérature

[modifier] Notes et références

  1. Stern, Paul (1993). Socratic rationalism and political philosophy: an interpretation of Plato's Phaedo. SUNY Press. pp. 94. ISBN 9780791415733. http://books.google.com/?id=nJAFnvm2fg4C&pg=PA94.
  2. Stern 95.
  3. Jowett, John (2004). The Oxford Shakespeare: The life of Timon of Athens. Oxford UP. p. 29. ISBN 9780192814975. http://books.google.com/?id=gHTKzYKrh6wC&pg=PA29.

[modifier] Voir aussi

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