Force océanique stratégique

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Le Terrible, le plus récent des sous-marins de la FOST,

Au sein de la Marine française, la Force océanique stratégique (FOST) est depuis 1999 synonyme des Forces sous-marines dont son commandant commande l'ensemble avec l'escadrille des sous-marins nucléaires d'attaque (ESNA).

Généralités[modifier | modifier le code]

La Force océanique stratégique, créée le [1], constitue la principale composante des forces nucléaires stratégiques françaises (FNS)

La FOST est un commandement organique (c'est-à-dire destiné à la préparation et au maintien en condition de la force) et opérationnel (mise en œuvre de la force).

  • La base opérationnelle de la force océanique stratégique (BOFOST) située à l'Île Longue, assure le soutien et la coordination de la maintenance des systèmes d'armes et des SNLE.
  • L'escadrille des sous-marins nucléaires lanceurs d'engins, qui assure le maintien en condition opérationnelle (exercice, entraînement).

La FOST est placée sous le commandement d'un officier général de marine dont l'acronyme est ALFOST. Avec la dissolution du groupe des sous-marins d'attaque de l'Atlantique, ultime formation regroupant des sous-marins à propulsion conventionnelle, le 1er juillet 1999, elle regroupe l'ensemble des sous-marins français[2].

L'état-major de la FOST est basé à Brest dans un des souterrains du Château de Brest depuis 2000. Il était auparavant basé à Houilles dans les Yvelines.

Elle dispose d'un réseau de communication dont le centre de transmission de Rosnay et celui de Sainte-Assise.

La dissuasion nucléaire[modifier | modifier le code]

Console de tir des missiles du SNLE Le Redoutable.
L'Inflexible (S 615) en 2002.

La force stratégique est née de la volonté du général de Gaulle de posséder l'arme nucléaire. Les SNLE armés de missiles mer-sol balistique stratégique, du fait de leur discrétion dans leur zone de patrouille, assurent la garantie d'une frappe nucléaire de représailles (frappe en second).

La dissuasion est assurée en 2013 en continu par quatre SNLE (SNLE-NG classe Le Triomphant) qui se relaient de façon à ce qu'au moins un bâtiment soit en patrouille opérationnelle en permanence, tout au long de l'année.

La première classe de SNLE français fut celle de la classe Le Redoutable de 7 500 t dont la tête de série dont la mise sur cale a été autorisée en mars 1963 ; la construction débuta en 1964 et il fut lancé le 29 mars 1967 en présence du président Charles de Gaulle. Ses essais débutèrent en 1969 et il entra finalement en service le 1er décembre 1971.

Six sous-marins de cette classe pouvant emporter seize missiles balistiques furent construits :

  • S 611 Le Redoutable (entré en service en 1971, retiré du service en 1991)
  • S 612 Le Terrible (1973-1996)
  • S 610 Le Foudroyant (1974-1998)
  • S 613 L'Indomptable (1976-2003)
  • S 614 Le Tonnant (1980-1999, premier sous-marin équipé de M2)
  • S 615 L'Inflexible (1985-2008, premier sous-marin équipé de M4)

A partir de 1983, trois SNLE étaient en mer en même temps et en novembre 1987, ils représentent une puissance de destruction de 44 mégatonnes[3].

Avec la fin de la guerre froide, le nombre de SNLE en patrouille en permanence est de une à deux unités. Avec la dissolution de la dernière formation de sous-marins conventionnels, la FOST a repris l’ensemble des forces sous-marines.

Quatre SNLE de nouvelle génération (SNLE/NG) de la classe Le Triomphant de 12 600 t sont en service en 2013 dans la force océanique stratégique de la marine nationale française:

Le missile M51 équipant Le Terrible remplace l'actuel M45 après refonte des trois premiers SNLE/NG.

Commandants de la Force océanique stratégique[modifier | modifier le code]

  • contre-amiral Albert Joire-Noulens : 1972-1974
  • amiral Bernard Louzeau : 1984-1985
  • vice-amiral Édouard Scott de Martinville : 2000-2002
  • vice-amiral d'escadre Thierry d'Arbonneau : 2002-2004
  • vice-amiral Pierre-François Forissier : 2004-2005
  • vice-amiral Yves Boiffin : 2005-2008
  • vice-amiral d’escadre Jean-François Baud : 2008-2010
  • vice-amiral Georges-Henri Mouton : 2010-2012
  • vice-amiral d'escadre Charles Edouard de Coriolis : depuis le 4 avril 2012

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Patrick Boureille, « Amiral Albert Joire-Noulens (8 avril 1915-3 juillet 2010) », sur Revue historique des armées,‎ 2010 (consulté le 24 mai 2013)
  2. « Force Océanique Stratégique », sur Net-Marine (consulté le 17 octobre 2013)
  3. Patrick Boureille, « L’outil naval français et la sortie de la guerre froide (1985-1994) », sur http://rha.revues.org, Revue historique des armées,‎ 2006 (consulté le 26 octobre 2009)

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Yves Cariou, FOST Force Océanique Stratégique, Marines Editions, 2007