Commando Jaubert

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Commando Jaubert
Insigne du commando Jaubert
Insigne du Commando Jaubert

Période 1944
Pays Drapeau de la France France
Branche Marine nationale
Rôle Contre-terrorisme maritime et libération d'otages
Effectif 82 personnes
Fait partie de FORFUSCO
Garnison Lorient
Ancienne dénomination Compagnie Merlet
En l’honneur de Capitaine de frégate François Jaubert
Fourragères Aux couleurs de la Légion d'honneur, de la médaille militaire, de la croix de guerre des Théâtres d'opérations extérieurs
Décorations Croix de guerre 1939-1945 (étoile de vermeil)
Croix de guerre des Théâtres d'opérations extérieurs (six palmes)
Croix de la Valeur militaire (une palme)
Tireur d'élite en position d'attente sous camouflage

Le commando Jaubert est une unité des commandos marine, héritière des unités de la France libre créées pendant la Seconde Guerre mondiale en Grande-Bretagne. Il porte le nom du capitaine de frégate François Jaubert, blessé mortellement le 25 janvier 1946 devant Tan Huyen (Cochinchine).

Le commando Jaubert est basé à Lorient.

Titulaire de huit citations, dont trois par filiation, son fanion porte la croix de guerre 1939-1945 avec une étoile de bronze, la croix de guerre des Théâtres d'opérations extérieurs avec six palmes et la croix de la valeur militaire avec une palme. Il porte également les fourragères à la couleur du ruban de la légion d'honneur, aux couleurs du ruban de la médaille militaire et aux couleurs du ruban de la croix de guerre des Théâtres d'opérations extérieurs. C'est l'unité élémentaire (équivalent compagnie) la plus décorée de France. Les cinq autres commandos Marine sont héritiers de ses traditions. Ils ont le droit au port de la fourragère à la couleur du ruban de la légion d’honneur avec une olive aux couleurs du ruban de la médaille militaire-croix de guerre 1939-1945 et une olive aux couleurs du ruban de la croix de guerre TOE.

Activités[modifier | modifier le code]

Action offensive à terre et en mer, contre-terrorisme.

  • Dès son origine (unité de contre-guérilla en Indochine) le domaine capacitaire du commando Jaubert alliait le combat terrestre à l'environnement maritime et fluvial, et même la troisième dimension puisque les marins de Jaubert ont fait leurs premier sauts en Indochine en 1953.
  • Les opérations conduites par le commando en Algérie jusqu’à l’indépendance renforcent cette culture de la guerre irrégulière, la maitrise du combat terrestre (y compris en zone désertique et montagneuse) mais aussi celle du combat aéromobile né de la coopération entre les commandos Marine et les hélicoptères de l’aéronavale des flottilles 32 et 33F. On attribue à ce groupement 'Marine" interarmes l’émergence de ce nouveau concept (les hélicoptères étant précédemment utilisés principalement pour des fonctions logistiques) qui démontra son efficacité et fut adopté par les autres armées françaises et étrangères.

Le commando Jaubert a entretenu au fil des ans cette triple culture (mer - terre - air) et présente aujourd’hui la capacité à agir comme unité d'action offensive lors d' "Opérations Spéciales" à terre, en mer ou de la mer vers la terre, éventuellement depuis les airs.

  • Opérations offensives à terre
    • Pour cela, il est structuré en cellules de combat cohérentes (groupes d'action spéciale) qui comprennent l'ensemble des qualifications "métiers" lui permettant d’opérer en autonomie : opérateurs commandos rompus aux techniques et tactiques de guerre spéciale, utilisation de tous types d'armes, spécialistes en démolition, renseignement, en franchissement, médics et infirmiers, tireurs d’élites, pilotes de 4x4 légers et lourds, rope master, moniteurs parachutistes, plongeurs...

Comme tous les commandos, Jaubert est déployé régulièrement à Djibouti pour maintenir son savoir-faire en combat désertique et tenir l'alerte des commandos marine en océan Indien.

  • Opérations maritimes
    • Dans le domaine maritime, il domine tout particulièrement les techniques d'assaut à la mer de bâtiments en route libre, par assaut nautique ou héliporté pour les missions de Police en mer (contre-piraterie, contre-terrorisme, opérations de lutte contre le narco trafic, pêche illégale, protection de chargements ou de bateaux sensibles...) où la maîtrise de la force est nécessaire.
  • Contre-terrorisme
    • Le commando Jaubert est également engagé dans un plan national de contre-terrorisme. Cette particularité oriente la sélection et l’entraînement de son personnel. Son Escouade de Contre-terrorisme et de Libération d'Otages (ECTLO) (anciennement Groupe de Combat en Milieu Clos - GCMC), joue à ce titre le rôle de premier échelon, renforcé par les autres groupes de combat du commando.

Le commando Jaubert participe également aux opérations de formation des unités de forces spéciales étrangères dans les domaines de l'action terrestre, maritime, aéroporté et aéromobile. Il entretient également des relations étroites avec plusieurs unités de forces spéciales partenaires, sur chacun des continents.

Chronologie des opérations[modifier | modifier le code]

Démonstration d'assaut-mer sur le navire de soutien Alcyon, par des hommes du commando, pendant la manifestation nautique "Brest 2004"

Depuis 1962, le commando Jaubert continue à participer à de nombreuses opérations. On citera parmi les plus connues ces dernières années :

Le commando Jaubert fait également partie des forces spéciales intervenues lors de la libération du voilier le Ponant en 2008 (Opération Thalatine).

Le commando Jaubert est également déployé en Afghanistan. Un officier marinier (sous officier) du commando a été tué, le 14 juillet 2011, au cours d'une opération dans la vallée d'Alassaï.

Autres commandos[modifier | modifier le code]

En France[modifier | modifier le code]

À l'étranger[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]