Commando de Penfentenyo

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Le Commando de Penfentenyo est l'un des six commando marine de la Marine nationale française.

Héritier des unités de la France libre créées pendant la Seconde Guerre mondiale au Royaume-Uni, ce commando porte le nom de l'enseigne de vaisseau de Penfentenyo de Kervéréguen blessé mortellement le 12 février 1946, sur le Donaï en Indochine française.

Le commando de Penfentenyo est basé à Lorient. Il est spécialisé dans la reconnaissance de sites et d'installations maritimes et dans le renseignement tactique en vue de la préparation d'une opération (groupe palmeurs, collecte de l'information, infiltration et exfiltration de personnel, aérolargage à la mer sans recueil, appuis divers).

Le commando de Penfentenyo a entre autres effectué ces dernières années :

Sommaire

[modifier] Histoire et Opérations

[modifier] Les premières affectations

Crée en 1947, le commando de Penfentenyo est successivement embarqué sur le Richelieu, le Georges Leygues et le Montcalm.

Il reste en Métropole à la base aéronavale de Saint Raphaël pendant la durée des événements d'Indochine durant lesquels il a fonction de commando d'instruction. Il fait partie de l'Escadre de Méditerranée, se trouvant ainsi sous les ordres de l'Amiral d'Escadre.

En 1952[1], il mène avec le commando Trépel des opérations de maintien de l'ordre en Tunisie (Bizerte, Sfax). En 1955, des missions semblables lui sont attribuées au Maroc au sein du nouveau Corps Amphibie de la Marine. Il rallie ensuite l'Algérie dans la région de Collo puis Herbillon. En 1956, le commando de Penfentenyo débarque à Port-Saïd dans le cadre des opérations du canal de Suez. En 1957, de retour en Algérie, il intervient à Némours, Sefra, Aflou, Frenda, Geryville, Thiersville, Sassel et Oran.

Le commando est breveté parachutiste en juin 1960, date à laquelle tous les commandos marine sont devenus parachutistes. De retour en France en 1962, à Saint Mandrier, il s'installe à Lorient en 1969 avec les autres commandos. Depuis 1975, «Penfen» assure une permanence régulière en République de Djibouti.

  • En Afrique, le commando est déployé pour l'opération Tacaud (Tchad, 1978), mais aussi pour protéger les ressortissants français au Zaïre (1996, 1998) et en Guinée-Bissau (1998).
  • Au Moyen-Orient, il participe au désengagement des forces françaises de Beyrouth en 1984 ainsi qu'à plusieurs missions de contrôle d'embargo dans le Golfe Persique (1987).
  • En Europe c'est d'abord en Ex-Yougoslavie, il intervient dans la protection de l'aéroport de Sarajevo (1992). Il opère en Bosnie-Herzégovine (1996, 1998, 2000) comme force d'interposition et de contact avec les populations locales. En 2001, il participe en Macédoine aux opérations de collecte d'armes de l'UCK et sert au sein des forces de stabilisation.

[modifier] La mutation

En 2001, une réorganisation des Commandos Marine attribue une spécialité à chaque unité. «Pefen» est choisi pour la reconnaissance et le renseignement tactique.

Il accueille donc les escouades «RECO» des autres commandos. Aujourd'hui il met en œuvre trois groupes RECO et un groupe spécialisé en renseignement opérationnel (ROPS) soutenu par une escouade de commandement et de transmission (ECT). Son effectif total approche la centaine d'hommes.

[modifier] Liens internes

[modifier] Notes et références

  1. Musée de Tradition de l'Ecole des Fusiliers Marins

[modifier] Liens externes

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