Commando de Penfentenyo

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Commando de Penfentenyo
Insigne du commando de Penfentenyo

Période 1947 à aujourd'hui
Pays Drapeau de la France France
Branche Marine nationale
Type Forces spéciales
Rôle Reconnaissance
Renseignement opérationnel
Effectif Environ 100 personnes
Fait partie de FORFUSCO
Garnison Lorient
En l’honneur de Alain de Penfentenyo de Kervéréguin, tué en Indochine le 12 février 1946.

Le Commando de Penfentenyo est l'un des six commandos marine de la Marine nationale française[1].

Héritier des unités commando de la France libre créées pendant la Seconde Guerre mondiale au Royaume-Uni, ce commando porte le nom de l'enseigne de vaisseau de Alain de Penfentenyo de Kervéréguin, blessé mortellement le 12 février 1946, lors d’une opération de nettoyage d’îlots de résistance Vietminh sur le fleuve Donaï, en Indochine française[2].

En 1992, le commando a été rattaché au Commandement des opérations spéciales.

Le Commando de Penfentenyo est basé à Lorient. Il est spécialisé dans la reconnaissance de sites et d'installations maritimes et dans le renseignement tactique en vue de la préparation d'une opération (groupe palmeurs, collecte de l'information, infiltration et exfiltration de personnel, aérolargage à la mer sans recueil (Tarpon), appuis divers).

Histoire et opérations[modifier | modifier le code]

Les premières affectations[modifier | modifier le code]

Crée en 1947, le commando de Penfentenyo est successivement embarqué sur le Richelieu, le Georges Leygues et le Montcalm.

Il revient en métropole à la base aéronavale de Fréjus-Saint-Raphaël pendant le reste de la guerre d'Indochine comme commando d'instruction. Il fait partie de l'escadre de Méditerranée, se trouvant ainsi sous les ordres de l'Amiral d'escadre.

En 1952, il mène avec le commando Trépel des opérations de maintien de l'ordre en Tunisie (Bizerte, Sfax). En 1955, des missions semblables lui sont attribuées au Maroc au sein du nouveau Corps Amphibie de la Marine. Il rallie ensuite l'Algérie dans la région de Collo puis Herbillon. En 1956, le commando de Penfentenyo débarque à Port-Saïd dans le cadre des opérations du canal de Suez. En 1957, de retour en Algérie, il intervient à Nemours, Sefra, Aflou, Frenda, Geryville, Thiersville, Sassel et Oran. En 1960, il participe à l'opération Sauterelle. Durant cette opération, les hommes du commando réussirent à tuer un des plus importants chefs rebelles du FLN, Zakaria.

Le commando est breveté parachutiste en juin 1960, date à laquelle tous les commandos marine sont devenus parachutistes. De retour en France en 1962, à Saint Mandrier, il s'installe à Lorient en 1969 avec les autres commandos. Depuis 1975, «Penfen» assure une permanence régulière en République de Djibouti.

La mutation[modifier | modifier le code]

En 2001, une réorganisation des Commandos Marine attribue une spécialité à chaque unité. « Penfen » est choisi pour la reconnaissance et le renseignement tactique. Il accueille donc les escouades « RECO » des autres commandos.

Aujourd'hui il met en œuvre trois groupes RECO et un groupe spécialisé en renseignement opérationnel (ROPS) soutenu par une escouade de commandement et de transmission (ECT). Son effectif total approche la centaine d'hommes.

Opérations[modifier | modifier le code]

Fanion[modifier | modifier le code]

Le 24 mai 2012, son fanion est décoré de la croix de la valeur militaire avec une palme.

Autres commandos[modifier | modifier le code]

En France[modifier | modifier le code]

À l'étranger[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.defense.gouv.fr/marine/organisation/les-forces/fusiliers-et-commandos/le-commando-de-penfentenyo
  2. http://www.soldatsdefrance.fr/12-02-46-Lieutenant-Alain-de-PENFENTENYO-25-ans_a586.html

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]