Loi multinomiale
| Multinomiale | |
|---|---|
| Paramètres | n > 0 nombre d'épreuves (entier) probabilités des événements (Σpi = 1) |
| Support | ![]() ![]() |
| Densité de probabilité (fonction de masse) | ![]() |
| Espérance | E{Xi} = npi |
| Variance | Var(Xi) = npi(1 − pi) Cov(Xi,Xj) = − npipj ( ) |
| Fonction génératrice des moments | ![]() |
| modifier |
|
La loi binomiale concerne le nombre de succès dans n épreuves de Bernoulli indépendantes donnant chacune un résultat binaire, comme dans le jeu de pile ou face. La loi multinomiale est une généralisation de celle-ci, applicable par exemple à n jets d'un dé à six faces. Contrairement à ces exemples simples, les différentes possibilités ne sont généralement pas équiprobables.
[modifier] Autre présentation de la loi binomiale
La fonction de probabilité de la variable aléatoire binomiale K qui s'écrit

peut se réécrire de manière symétrique en faisant intervenir deux variables dont la somme est égale à n :


[modifier] Généralisation
Dans le cas multinomial à
résultats possibles au lieu de 2, les variables deviennent
,
et correspondent aux probabilités
,
avec les contraintes

La fonction de probabilité s'écrit alors, sous la condition portant sur la somme des variables :

Chacune des variables reste une variable binomiale dont la moyenne et la variance sont

tandis que les covariances s'écrivent

[modifier] Approximation
Lorsque la variable aléatoire
devient assez grande, le théorème de la limite centrale montre qu'elle est raisonnablement approchée par une variable normale à laquelle correspond la variable centrée réduite
.
Si ces variables étaient indépendantes,
suivrait une loi du
à
degrés de liberté.
Du fait de la contrainte linéaire qui s'applique, la variable
suit une loi du
à
degrés de liberté.
Cette dernière remarque est à la base du test du χ².
probabilités des événements (


)