Culture de la Guinée équatoriale

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Enfants Bubi

Cet article concerne la culture de la Guinée équatoriale.

Peuples[modifier | modifier le code]

La Guinée équatoriale est principalement peuplée de Bantous : Fangs (80 %), surtout dans le Mbini – l'ancien Rio Muni devenue la Région continentale –, Bubis (10 %) dans l'île de Bioko[1]. En 1995 on y comptait également 3 000 Bengas qui vivent sur le littoral et sur l'île de Corisco[2].

Sortie de messe à Corisco en 1910 (Bengas)

Dans cette ancienne colonie espagnole – la Guinée espagnole – indépendante depuis 1968, l'espagnol est la langue officielle[1]. Quoique peu parlé, le français a été promu au rang de seconde langue officielle en 1998, au moment où le pays a rejoint la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (CEMAC), adoptant le franc CFA comme monnaie nationale. Ce statut permet au pays de bénéficier de son rattachement à la Francophonie. Des langues créoles à base lexicale portugaise, telles que le fá d’Ambô sur l'île d'Annobón, sont également pratiquées. C'est pourquoi la Guinée équatoriale a depuis 2007 le statut d'« observateur associé » de la Communauté des pays de langue portugaise (CPLP)[3].

Les chrétiens, surtout les catholiques, sont largement majoritaires (90 %) dans le pays[1].

Médias[modifier | modifier le code]

En 2009, le classement mondial sur la liberté de la presse établi chaque année par Reporters sans frontières situe la Guinée équatoriale au 158e rang sur 175 pays[4]. La situation y est jugée « très grave »[5].

Cinéma[modifier | modifier le code]

Au début des années 2000, l'industrie du cinéma était encore presque inexistante en Guinée équatoriale, la brutalité des régimes dictatoriaux successifs et la censure compliquant beaucoup l'émergence d'une production cinématographique[6]. Cependant, les premiers courts et moyens métrages guinéo-équatoriens commencent à être réalisés, notamment par Juan Pablo Ebang Esono, avec le court métrage No Está Desnuda puis le moyen métrage Teresa[7].

Par ailleurs, plusieurs documentaires étrangers, principalement espagnols, ont été consacrés au pays, comme Subvaloradas, sin ser vistas. Voces literarias de Guinea Ecuatorial (Mischa G Hendel, 2009), qui détaille les difficiles conditions de vie des acteurs culturels du pays, ou Malabo Barrio X (Marc Tardiu et Oriol Rivero, 2009), sur la vie à Malabo, capitale du pays.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c (fr) Jean Sellier (et al.), Atlas des peuples d'Afrique, La Découverte, Paris, 2003, p. 162 (ISBN 9782707141293)
  2. (en) « Benga. A language of Equatorial Guinea » [1]
  3. (pt) Comunidade dos Paises de Língua Portuguesa [2]
  4. Reporters sans frontières  : Classement mondial 2009 [3]
  5. RSF : Guinée équatoriale [4]
  6. Africa in "Enciclopedia del cinema" (2003), article de Giuseppe Gariazzo sur Treccani. Page consultée le 17 juillet 2013.
  7. “Teresa”, the first medium-length film produced by the National Library: a story based on actual events, article de Mansueto Loeri sur le site du gouvernement de Guinée équatoriale le 8 août 2010. Page consultée le 17 juillet 2013.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Marvin Lewis, An Introduction to the Literature of Equatorial Guinea: between colonialism and dictatorship, University of Missouri Press, 2007, 212 p. (ISBN 978-0-8262-1713-4)
  • (fr) Jean de Dieu Biboumi, Le roman de dictature : de la colonie au « macisme » à travers "Las tinieblas de tu memoria negra" et "Los poderes de la tempestad" de Donato Ndongo Bidyogo, journaliste et écrivain équato-guinéen, Université de Perpignan, 2009, 489 p. (thèse de doctorat d'Études ibériques et latino-américaines)
  • (fr) René Ebanda, Deux siècles de présence espagnole en Guinée équatoriale : 1778-1968, Université Paris 3, 1983, 452 p. (thèse de 3e cycle d'Études ibériques)
  • (fr) Jean-Claude Klotchkoff, La Guinée équatoriale, Éd. du Jaguar, Paris, 2009 (2e éd.), 253 p. (ISBN 978-2-86950-440-0)
  • (fr) Juan Bautista Osubita Asam, Les Fang et les Bubi devant la mort : rituels funéraires de deux ethnies de la Guinée équatoriale, Université Paris 7, 1996, 2 vol. (thèse de doctorat d'Anthropologie et ethnologie)
  • (fr) Louis Perrois et Marta Sierra Delage, L'art Fang : Guinée équatoriale, Fundación Folch, Aurore éd, Paris, 1991, 177 p. (ISBN 2-7022-0290-X)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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