Gilgamesh

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Gilgamesh
Bas-relief du palais de Sargon représentant Gilgamesh (musée du Louvre).
Bas-relief du palais de Sargon représentant Gilgamesh (musée du Louvre).
Caractéristiques
Fonction principale Roi-héros, divinité infernale
Lieu d'origine Uruk
Région de culte Mésopotamie

Gilgamesh (en akkadien 𒄑𒂆𒈦 𒄑𒂆𒈦 / Gilgameš) dans les textes sumériens anciens (sans doute BÌL.GA.MÈŠ, « l'ancêtre est un héros / jeune homme »)[1] est un personnage héroïque de la Mésopotamie antique, roi de la cité d'Uruk où il aurait régné vers 2650 av. J.-C., ainsi qu'un dieu des Enfers dans la mythologie mésopotamienne. Il est le personnage principal de plusieurs récits épiques, dont le plus célèbre est l'Épopée de Gilgamesh, qui a rencontré un grand succès durant la Haute Antiquité.

Les sources : mythes et autres textes[modifier | modifier le code]

Les récits sumériens[modifier | modifier le code]

Plusieurs récits épiques (rédigés en sumérien et sur des tablettes d'argile datées fin du IIIe millénaire av. J.C.) racontent les exploits de Gilgamesh en tant que héros, qui est la forme la plus courante sous laquelle il est attesté dans les textes[2]. Ces récits sont à resituer dans une tradition attribuant des actes légendaires à des anciens rois d'Uruk, Gilgamesh et ses deux prédécesseurs Enmerkar et Lugalbanda[3]. La tradition liée à Gilgamesh est celle dont le plus d'œuvres sumériennes nous sont parvenues :

  1. Gilgamesh et Agga raconte l'affrontement du roi d'Uruk avec Agga, roi de la cité voisine de Kish[4].
  2. Deux récits de combats, dits Gilgamesh et le Taureau céleste[5] et Gilgamesh et Huwawa[6] qui opposent le héros, aidé de son ami Enkidu, à des monstres : le taureau envoyé par la déesse Inanna ou le terrible géant Huwawa (Humbaba), gardien de la Forêt des cèdres, épisodes repris plus tard dans l'Épopée.
  3. La mort de Gilgamesh[7] est un récit mal conservé de l'agonie du héros, auquel les dieux confèrent le rôle de juge des morts.

Dans Gilgamesh, Enkidu et les Enfers[8], Enkidu descend aux Enfers pour y chercher les insignes de royauté donnés par Inanna à Gilgamesh, que celui-ci y a laissé tomber ; Enkidu est alors retenu aux Enfers, mais son esprit revient raconter à Gilgamesh ce qui se passe dans le monde des morts.

L'Épopée[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Épopée de Gilgamesh.
Tablette de la version ninivite de l'Épopée de Gilgamesh.

Le début du IIe millénaire av. J.-C. voit le début de la rédaction de récits en akkadien mettant en scène Gilgamesh, qui aboutissent finalement à l'élaboration d'un seul récit massif, appelé Épopée de Gilgamesh par ses traducteurs contemporains[9]. Elle rencontre un très grand succès dans tout le Proche-Orient ancien : des versions sont retrouvées jusqu'à Megiddo au Levant, Tell el-Amarna en Égypte, et Hattusha en Anatolie centrale. Sur ce dernier site, on a même retrouvé des fragments de traduction de l'œuvre en hittite et en hourrite. La version la plus complète est celle retrouvée à Ninive dans la bibliothèque d'Assourbanipal, appelée parfois « version standard »[10]. Elle se compose de onze tablettes, et est notre meilleure source pour connaître le déroulement du texte.

L'Épopée se divise en deux parties principales. Le début présente Gilgamesh, roi tyrannique d'Uruk. Pour faire cesser ses excès, les dieux créent Enkidu, un être capable de le combattre. L'affrontement qui a finalement lieu entre les deux ne voit aucun vainqueur, et au contraire les deux deviennent des camarades. Ils accomplissent ensuite deux grands combats, repris des anciens mythes sumériens : ils défont le géant Humbaba de la Forêt de cèdres du Liban, puis le Taureau Céleste envoyé par le dieu Anu à la demande de sa fille Ishtar que Gilgamesh avait éconduite brutalement. Houmbaba (ou Houwawa), aux pouvoirs magiques exagérés, est un monstre aux pattes de taureau et gueule de lion. Après l'avoir tué, Gilgamesh et Enkidu repartent glorieux à Uruk avec le bois précieux. En représailles, les dieux provoquent la mort d'Enkidu. C'est le tournant de l'œuvre. Mortifié par le décès de son ami, Gilgamesh décide de partir pour trouver un moyen d'éviter la mort. Cela l'amène sur l'île où vit l'immortel Ut-napishtim, survivant du Déluge, qui lui apprend qu'il ne pourra jamais obtenir la vie éternelle. Gilgamesh rentre alors à Uruk, cherchant à mener une vie heureuse jusqu'à sa mort.

Les autres sources du Proche-Orient ancien[modifier | modifier le code]

D'autres sources sumériennes et akkadiennes fournissent des informations sur Gilgamesh, parfois en tant que divinité des Enfers et pas seulement en tant que personnage héroïque[11] :

  • D'après la Liste royale sumérienne[12], Gilgamesh est le cinquième roi de la première dynastie d'Uruk, présenté comme le fils d'un démon-lilū, seigneur de Kullab (un village qui devient un des deux quartiers principaux d'Uruk), qui aurait régné 126 années.
  • Un hymne du roi Shulgi de la Troisième dynastie d'Ur (2094-2047 av. J.-C.) mentionne les exploits de Gilgamesh[13] Il évoque notamment les combats de Gilgamesh contre la cité rivale de Kish, dont il défait le souverain Enmebaragesi.
  • Plusieurs tablettes administratives retrouvées sur des sites de la période archaïque (Fara, Girsu) et de la Troisième dynastie d'Ur enregistrent des mouvements de biens offerts au dieu Gilgamesh en diverses occasions[14].
  • D'après la Chronique de Tummal, un texte racontant la reconstruction d'un temple d'Enlil à Nippur, Gilgamesh et son fils Ur-lugal feraient partie des anciens rois ayant fait restaurer cet édifice[15].
  • Une prière akkadienne est dédiée à Gilgamesh en tant que divinité infernale[16].
  • La Ballade des héros des temps jadis, une prière datant de la première moitié du IIe millénaire av. J.-C., mentionne Gilgamesh ainsi qu'Enkidu et Humbaba parmi une liste d'illustres personnages héroïques de la Mésopotamie[17].
  • Gilgamesh apparaît dans des listes de présages et des incantations du IIe et du Ier millénaire[18].
  • Une « Lettre de Gilgamesh » datant du VIIe siècle av. J.-C. a été exhumée à Sultantepe : il s'agit peut-être de l'œuvre d'un scribe se mettant dans la peau du héros, au ton légèrement humoristique[19]. Gilgamesh demande à un autre roi de lui envoyer des pierres précieuses pour faire réaliser une statue d'Enkidu après la mort de ce dernier, allusion à un passage de l'Épopée.
  • Des passages de l'Épopée de Gilgamesh font probablement l'objet de représentations iconographiques, mais en l'absence d'inscriptions, il est difficile de savoir avec certitude si c'est bien ce héros qui est représenté[20]. On a longtemps pensé que le héros nu aux longs cheveux représenté souvent sur des sceaux-cylindres et accompagné d'un homme-taureau représentait Gilgamesh accompagné d'Enkidu, mais il s'est avéré qu'il s'agissait probablement de la divinité protectrice Lahmu. Seuls quelques plaques d'argile, voire quelques sceaux-cylindres pourraient représenter des passages de combats de l'Épopée, à savoir ceux contre Humbaba et contre le Taureau Céleste.

En dehors de la sphère culturelle mésopotamienne[modifier | modifier le code]

Masse d'armes vouée au dieu Gilgamesh, Girsu, période d'Ur III (c. XXIe siècle av. J.-C.).

Le nom de Gilgamesh et sa renommée ne sont pas oubliés après la fin de la civilisation mésopotamienne au début de notre ère. On le retrouve mentionné dans des documents plus tardif élaborés hors de Mésopotamie. Sa figure ne correspond alors que vaguement à l'image laissée par la tradition mésopotamienne.

  • Gilgamesh est mentionné dans deux parchemins des Manuscrits de la mer Morte datant du Ier siècle av. J.-C., retrouvés dans la grotte 4 de Qumran, écrits en araméen. Ce personnage est un des « géants » nés de l'union entre des démons et des mortelles, symbolisant peut-être pour les sectes à l'origine de ces textes la pensée des Gentils (i.e. les Grecs), qui seraient issus de démons[21].
  • Une œuvre grecque de l'époque romaine mentionne le héros : il s'agit du De natura animarum de Claude Élien (début IIIe siècle)[22]. Un passage de l'œuvre (XII, 21) parle du roi Seuchoros de Babylone, auquel il est fait le présage que sa sœur enfantera un garçon qui le détrônera. Il décide donc de l'enfermer dans une tour, où elle accouche d'un fils, nommé Gilgamos, que des gardes précipitent du haut de l'édifice pour le tuer. Mais un aigle le rattrape, et le confie à un jardinier qui l'élève, ce qui permet à la prophétie de s'accomplir, Gilgamos devenant roi de Babylone. Ce mythe semble faire référence à une légende relative à la naissance de Sargon d'Akkad.
  • L'Épopée de Gilgamesh a très probablement influencé le Récit de Buluqiya dans les Mille et une nuits, les héros des deux récits étant chacun un jeune roi partant à l'aventure pour obtenir l'immortalité[23].

Le personnage : un roi, un héros, un dieu[modifier | modifier le code]

Un roi-héros[modifier | modifier le code]

Bas-relief représentant la déesse Ninsun, mère de Gilgamesh selon l'Épopée, période néo-sumérienne (fin du IIIe millénaire).

Gilgamesh est présenté dans tous les récits épiques où il apparaît comme un personnage hors du commun, de par sa stature et par les exploits qu'il accomplit. Il est grand, beau et fort, et sa seule apparition sur les murailles d'Uruk suffit à effrayer l'armée de Kish dans Gilgamesh et Agga. D'après les titres donnés par les Anciens mésopotamiens à l'Épopée, qui sont en fait leur incipit, Gilgamesh est tantôt « Celui qui surpasse les autres rois » (šutur eli šarrī, dans la version du début du IIe millénaire) ou « Celui qui a tout vu » (ša naqba imuru, dans la version de Ninive)[24]. Il est même capable de séduire une déesse, Inanna/Ishtar.

Il est généralement présenté comme étant le descendant d'un être surnaturel, y compris une divinité. Dans la Liste royale sumérienne, c'est un démon-lilū, et dans l'Épopée, c'est la déesse Ninsun. Dans ce dernier récit, son père est Lugalbanda, roi d'Uruk ayant également accompli plusieurs exploits. D'après la version hittite de l'Épopée, qui est la seule à mentionner la naissance de son héros, Gilgamesh aurait été créé par les grands dieux, notamment le Dieu-soleil et le Dieu de l'Orage, qui lui donnent force et courage[25]. La version standard mentionne aussi le fait que les dieux ont façonné son allure[26].

Par son ascendance, Gilgamesh est donc déjà supérieur aux autres hommes. Les exploits qu'il accomplit dans les différents mythes qui le mettent en scène illustrent cela : il porte le coup fatal au terrible Huwawa/Humbaba et au Taureau Céleste, se rend dans des lieux inaccessibles au commun des mortels, ce qui lui donne donc une grande connaissance et une grande sagesse. De fait, Gilgamesh est devenu un personnage important du folklore mésopotamien, et a même été reçu dans plusieurs civilisations voisines.

Une divinité des Enfers[modifier | modifier le code]

Un autre thème récurrent des mythes mettant en scène Gilgamesh est la mort[27]. Deux mythes sumériens tournent autour de ce sujet : La mort de Gilgamesh et Gilgamesh, Enkidu et les Enfers. Ils ne sont pas repris dans l'Épopée, mais cette dernière est bâtie autour de la quête de Gilgamesh pour éviter la mort. Gilgamesh est donc un personnage obsédé par la mort, qui cherche à comprendre ses mystères, et à savoir comment sont les Enfers dans le récit où Enkidu y est envoyé. Il est effrayé par sa mort future, qu'il cherche à éviter. Mais même celui qui a accompli tant d'exploits surhumains ne peut éviter cette fatalité. Les Anciens mésopotamiens avaient une vision pessimiste de la mort, qui touchait de façon égale les puissants et les pauvres, et les envoyait mener une existence de tristesse dans l'Au-delà. La morale de l'Épopée est qu'on ne peut échapper à la mort, symbole de la condition humaine, et qu'il vaut mieux chercher à profiter au maximum de son existence sur Terre.

Héros humain pour qui la mort est une obsession, Gilgamesh est aussi un être divin, une divinité infernale du pays de Sumer[28]. C'est d'ailleurs sous cette forme qu'il apparaît dans la source la plus ancienne le concernant qui est à notre disposition, une liste de divinités provenant de Fara qui est parmi les plus anciens textes religieux exhumés en Mésopotamie (c. 2600-2500 av. J.-C.). Le mythe de la La mort de Gilgamesh est certes un texte pessimiste, présentant comme un échec la quête d'immortalité du héros, mais finalement il devient une des divinités des Enfers, ce qui peut être vu comme une sorte de compensation. Plus précisément, plusieurs textes semblent indiquer que Gilgamesh joue le rôle de juge des Enfers. Sa fonction est détaillée dans l'hymne paléo-babylonien qui lui est dédié[16], mais elle reste à expliciter dans la mesure où il ne semble pas y avoir de croyance en un jugement après la mort en Mésopotamie. Le tribunal qu'il dirige serait plutôt destiné à juger des affaires liées seulement au monde des morts[29]. Dans plusieurs textes, on le nomme également « roi des Enfers » (LUGAL KUR.RA), ce qui n'est que rhétorique dans la mesure où les maîtres des Enfers dans la mythologie mésopotamienne sont Ereshkigal et Nergal.

C'est donc en tant que divinité chthonienne, liée aux Enfers, qu'il est vénéré et reçoit des offrandes dans plusieurs temples de basse Mésopotamie, où il dispose de statues à son effigie comme les autres dieux[30]. Ainsi, à Lagash à l'époque archaïque (c. 2400-2350), il reçoit des sacrifices, notamment lors d'une fête religieuse liée au monde des morts, et il dispose même d'un lieu de sacrifice spécifique appelé « Quai de Gilgamesh » (DBÌL.ÀGA.MES). Son culte est encore attesté à l'époque de la Troisième dynastie d'Ur (c. 2100-2000 av. J.-C.), et le texte de La mort de Gilgamesh qui a été rédigé vers cette période ou peu après prescrit de vénérer particulièrement Gilgamesh lors de la fête NE.NE.GAR de l'« allumage de tous les feux ». Les feux qui étaient alors allumés sous les auspices de Gilgamesh, représenté par sa statue, devaient permettre aux esprits des ancêtres défunts de retrouver leurs anciennes demeures et leurs descendants qui y vivent, avant de s'en retourner dans l'au-delà sous la surveillance du dieu.

Un homme derrière les mythes ?[modifier | modifier le code]

Il est courant de trouver dans les ouvrages spécialisés que Gilgamesh est un personnage qui a probablement existé, avant d'être « héroïsé » puis divinisé par les générations qui lui ont succédé[31]. Mais pourtant il manque une preuve déterminante de la réalité de son existence, qui reste toujours non prouvée. Il est donc à classer au même titre que le roi Arthur dans la catégorie des personnages dits « semi-légendaires », apparaissant comme des héros dont le contexte des exploits est vraisemblablement historique. Mais quant à savoir s'il a bien vécu, s'il s'agit de l'amalgame de différents personnages, ou les deux, la question reste posée[32].

Si l'on se fie à de nombreuses traditions le concernant, il est un ancien roi d'Uruk passé à la postérité. La plus ancienne allusion à ce personnage le mettant en rapport avec cette cité est datée du temps du roi Utu-hegal d'Uruk (2120-2112 av. J.-C.)[33], mais il s'agit alors du dieu. C'est sous ses successeurs de la Troisième dynastie d'Ur que ce personnage apparaît dans les textes en tant que roi d'Uruk. Les souverains d'Ur III Ur-nammu (2112-2094) et Shulgi (2094-2047) se présentent comme étant ses « frères et amis »[34], cherchant à se faire voir comme ses héritiers (leur dynastie semble être originaire d'Uruk).

Gilgamesh est généralement présenté comme étant le troisième d'une lignée de rois de cette cité ayant fait l'objet de récits épiques, après Enmerkar et Lugalbanda. Il est un modèle de roi, qui mène ses troupes au combat, et la tradition lui attribue la construction de l'impressionnante muraille d'Uruk. Si l'on suit la Liste royale sumérienne, on peut dater le règne de Gilgamesh du XXVIIe siècle av. J.-C. environ, à la fin de la période Dynastique archaïque II (2900-2600), parfois considérée comme un « âge héroïque » durant lequel auraient vécu plusieurs des rois-héros dont la tradition épique mésopotamienne a conservé le souvenir (Enmerkar, Lugalbanda, Agga)[35]. Agga, l'adversaire de Gilgamesh d'après un récit sumérien, est présenté par cette liste comme le dernier roi de la première dynastie de Kish, supplantée par celle d'Uruk. Le passage du témoin se ferait donc sous le règne de Gilgamesh. D'après la liste royale, Agga est précédé à la tête de sa cité par Enmebaragesi, personnage connu par des inscriptions de son époque, et qui a donc vécu avec certitude[36]. Dans l'hymne du roi Shulgi mentionnant Gilgamesh, c'est ce dernier roi de Kish qui est l'adversaire du roi d'Uruk. Cela rend donc plus envisageable son existence en tant qu'être humain. Mais il est possible que le personnage héroïque de Gilgamesh se soit développé à partir d'une divinité vénérée particulièrement dans la région d'Uruk, car c'est sous sa forme divine que Gilgamesh apparaît dans nos sources les plus anciennes le mentionnant, à la période tardive des Dynasties archaïques (soit deux ou trois siècles après son existence supposée).

La cité d'Uruk est l'une des plus importantes villes de basse Mésopotamie durant la période où aurait vécu Gilgamesh, le début de l'époque dite des Dynasties archaïques. C'est sans doute la plus grande ville de cette région, avec des murailles et des monuments impressionnants. Le cycle épique de ses souverains, ainsi que la Liste royale sumérienne en font une des grandes puissances politiques de cette époque[37]. Les récits relatifs aux rois prédécesseurs de Gilgamesh sur le trône de la cité, Enmerkar et Lugalbanda mettent souvent en scène leur rivalité avec la ville d'Aratta, sans doute localisée dans le Plateau iranien, tandis que Gilgamesh semble s'être opposé à Kish, la grande puissance du nord de la basse Mésopotamie. Les rois d'Uruk ont tous un lien particulier avec la divinité Inanna/Ishtar, déesse de la ville d'Uruk, où elle a son grand temple, l'Eanna, principal complexe monumental de la ville, avec Kullab, le quartier de son père le dieu Anu (d'où vient peut-être Gilgamesh, si on suit la Liste royale). Mais alors qu'Enmerkar et Lugalbanda ont un très bon rapport avec la déesse, Gilgamesh semble avoir des relations plus conflictuelles avec elle.

Gilgamesh dans la culture populaire contemporaine[modifier | modifier le code]

Oublié depuis la fin de la civilisation mésopotamienne aux débuts de notre ère, Gilgamesh est redécouvert après la traduction des tablettes de son épopée de la version des bibliothèques de Ninive exhumées dans la seconde moitié du XIXe siècle. Il s'agit d'une des découvertes les plus retentissantes des débuts de l'assyriologie, puisque c'est par la traduction de tablettes de l'Épopée que l'anglais George Smith redécouvre en 1872 la première version mésopotamienne du mythe du Déluge, qui marque le début des découvertes jetant un pont entre la tradition biblique et la mythologie mésopotamienne[38]. Par la suite, la traduction complète de l'Épopée permet de redécouvrir les exploits de celui qui est vu comme le plus ancien héros connu, et ce personnage et ses aventures deviennent une référence et l'objet de réflexions dans certaines œuvres littéraires, théâtrales, musicales[39], et plus récemment dans des formes plus modernes comme la télévision ou les jeux vidéo, même s'il est loin d'être aussi connu que Ulysse ou le Roi Arthur, du fait de la faible exposition de la mythologie mésopotamienne.

Littérature[modifier | modifier le code]

  • L'introduction de l'épopée dans les programmes de sixième a induit de nombreuses réécritures, dont celle de Jacques Cassabois, (Le premier roi du monde : l'épopée de Gilgamesh, Gallimard, 2004), qui adopte une approche poétique, et celle de Stéphane Labbe (Le Récit de Gilgamesh, L'école des loisirs, 2010), qui reste plus proche des sources historiques.
  • Gilgamesh est le héros du roman Jusqu'aux portes de la vie (1990) de Robert Silverberg. Dans cette histoire, s'ennuyant de l'enfer, Gilgamesh décide de retrouver la porte du monde des vivants ; ce roman fait suite à Gilgamesh, roi d'Ourouk (1989) qui reprend les principaux éléments de l'Épopée.
  • Il apparaît comme un tyran dans un volume de la série de bandes dessinées Bob et Bobette de Willy Vandersteen, L'Arche de Babylone (1980), contre lequel lutte le héros du Déluge, Ut-napishtim.
  • Il est le personnage central de la bande dessinée du même nom, de Gwen de Bonneval et Frantz Duchazeau, suivant l'histoire de l'Épopée (2 tomes parus : Le tyran et Le sage).
  • Il apparaît comme un personnage secondaire dans Le Labyrinthe magique (1980), quatrième tome du Fleuve de l'éternité, un roman de science-fiction écrit par Philip José Farmer.
  • Gilgamesh a inspiré un personnage de super-héros du même nom de l'univers Marvel, membre d'un groupe de super-héros appelés Éternels.
  • Il est une des plus importantes âmes gardiennes dans le visual-novel Fate Stay Night et ses dérivées (animé, manga, jeux…). Référence directe à l'histoire réelle puisque les âme gardiennes du manga et du roman sont celles de héros légendaires, réels ou non (le Roi Arthur, Heraclès, etc.).
  • Gilgamesh est le titre d'un long poème d'Anne-Marie Beeckman, publié aux éditions Pierre Mainard en 2008, où l'auteur reprend différents épisodes de la légende.
  • Il est mentionné dans la Trilogie de Bartiméus de Jonathan Stroud.
  • Il apparaît dans le 3e tome de la saga "Les secrets de l'immortel Nicolas Flamel" (tome 3 : "L'ensorceleuse").
  • Il est le héros du récit de Maggie Shaine "Damien l'Immortel", dans sa saga sur les vampires, où il est question de quête d'immortalité, Gilgamesh devenant le premier vampire.
  • Il est un personnage du roman "Le Fantôme du Roi" (Ghostking) de David Gemmel. Il y est présenté comme le Seigneur des Batailles, l'un des plus puissants guerriers de tous les temps.

Arts plastiques[modifier | modifier le code]

  • L'artiste Anselm Kiefer publie en 1981 des livres de photographies peintes Gilgamesh und Enkidu im Zedernwald (Gilgamesh et Enkidu dans la forêt des cèdres), suivant une histoire très librement inspiré par un passage de l'Épopée.
  • L'artiste Edouard DETMER qui a également réalisé la place Petrucciani à Paris, à réalisé une sculpture en serpentine du Zimbabwe en 1996 représentant Guilgamesh.

Musique, danse, théâtre[modifier | modifier le code]

  • L'Épopée de Gilgamesh a inspiré des cantates, ballets et opéras, parmi lesquels : Gilgameš de Bohuslav Martinů en 1955, Gilgamesz d'Augustyn Bloch en 1969, ou encore Gilgamesh de Per Nørgård en 1971.
  • Gilgamesh est le nom d'un groupe de rock progressif britannique formé en 1972, dissous en 1978 et affilié à l'Ecole de Canterbury.
  • Girugämesh (prononcé comme Gilgamesh) désigne également un groupe de Visual Kei japonais.
  • Gilgamesh, ballet de Alexandre Danilevski.
  • Fragments d'argile - Gilgamesh, pièce de théâtre inspirée de L'Épopée de Gilgamesh et d'un ensemble de mythes derrivés de Tarek Riahi, faite en arabe classique en 2012 et présentée pour la première fois au Théâtre National Marocain.
  • L'épopée de Gilgamesh, d'Abed Azrié, musicien et chanteur syrien.
  • En attendant l'Autre, inspiré de la légende de Gilgamesh, pièce créée en 2003 par le chorégraphe Michel Hallet Eghayan en collaboration avec le Paléoanthropologue Pascal Picq[40],[41].

Cinéma et télévision[modifier | modifier le code]

  • Gilgamesh inspire un personnage du même nom dans les séries d'animation japonaises Fate/stay night (Type-Moon) et Fate/zero.
  • L'Épopée de Gilgamesh sert de trame de fond au populaire épisode Darmok de Star Trek : La Nouvelle Génération.
  • Gilgamesh est cité dans la série Highlander comme un être devenu immortel après qu'un akkadien l'a tué, c'est aussi à ce moment de l'histoire que la société secrète « les Guetteurs » a été créée.
  • Un court-métrage d’animation en volume intitulé « Cet innommable petit balai » réalisé par les frères Stephen et Timothy Quay en 1985 s’inspire de Gilgamesh ; c'est un conte macabre qui met en scène de façon théâtrale des mannequins grotesques et des machines vindicatives en articulation avec l'univers horrifique des contes de fées.
  • Gilgamesh est le nom du roi dans la série Druaga No To.
  • Dans l'épisode de Futurama The Inhuman Torch (Saison 7, épisode 18), Gilgamesh est cité comme le plus grand héros de la planète Terre.
  • L'introduction de l'épisode 5 ("Demon with a glass hand") de la 2ème saison de "The outer limits" (la série des années 1960) fait allusion à l'épopée de Gilgamesh : "Through all the legends of ancient peoples - Assyrian, Babylonian, Sumerian, Semitic - runs the saga of the Eternal Man, the one who never dies, called by various names in various times, but historically known as Gilgamesh, the man who has never tasted death ... the hero who strides through the centuries ..."

Jeux vidéo[modifier | modifier le code]

  • Dans la série Final Fantasy, Gilgamesh est :
    • dans Final Fantasy I, un mini-boss d'un donjon dans la version Game Boy Advance ;
    • dans Final Fantasy V, un ennemi récurrent ayant son propre thème musical ;
    • dans Final Fantasy VI, un nouvel esper dans la réédition GBA ;
    • dans Final Fantasy VIII, un allié faisant figure de Guardian Force qui prend la place d'Odin. Il apparaît aléatoirement au fil des combats et dispose de quatre attaques différentes.
    • dans Final Fantasy XI, un des serveurs hébergeant le monde de Vana'diel, ainsi qu'un pirate célèbre, membre éminent du village corsaire de Norg ;
    • dans Final Fantasy XII, un ennemi puissant faisant partie d'une quête secondaire, accompagné du molosse Enkidu, aussi tiré de la mythologie sumérienne ;
    • dans Final Fantasy XIII, le nom d'une des boutiques virtuelles, spécialisée dans la vente d'armes puissantes mais handicapantes et de composants coûteux pour l'évolution des armes.
    • dans Final Fantasy XIII-2, le nom d'un familier, à combattre dans le Colisée (après avoir acheté le contenu téléchargeable correspondant).
  • Gilgamesh est également un dirigeant de Civilization IV: Beyond the Sword.
  • Gilgamesh figure dans le jeu vidéo Empire Earth.
  • Gilgamesh est le nom d'une arme du héros Dante dans le jeu Devil May Cry 4, obtenue suite à un combat contre le boss de la forêt.
  • L'histoire de Gilgamesh peut être contée au joueur dans le jeu Titan Quest, obtenue auprès d'un habitant de Babylone.
  • Il y a également une allusion au héros Gilgamesh dans le jeu Tales of Symphonia ; Zélos obtient ce titre lorsqu'il combat avec l'armure de ce roi de jadis.
  • Il est aussi mentionné comme héros légendaire ayant battu un dragon surpuissant dans le jeu Tales of Phantasia.
  • Gilgamesh est encore une des plus importantes âmes gardiennes dans le jeu vidéo Fate/stay night.
  • Dans le jeu Serious Sam : Second Contact, Sam, le héros, doit traverser Persépolis et notamment les fameuses cours et le temple de Gilgamesh.
  • Gilgamesh est le héros du jeu d'arcade The Tower of Druaga de Namco.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. R.-J. Tournay et A. Shaffer, L’épopée de Gilgamesh, Paris, 1994, p. 9
  2. (en) Transcription et traduction sur le site de l'ETCSL
  3. (en) Transcription et traduction sur le site de l'ETCSL
  4. R.-J. Tournay et A. Shaffer, L’épopée de Gilgamesh, Paris, 1994, p. 282-291 ; (en) D. Katz, Gilgamesh and Akka, Groningue, 1993
  5. A. Cavigneaux et F. Al-Rawi, « Gilgamesh et Taureau du Ciel (cul-mè-kam) (Textes de Tell Haddad IV) », dans Revue d'Assyriologie 87, 1993, p. 97-129
  6. Le texte existe en deux versions, A et B. (de) D. O. Edzard, Gilgamesh und Huwawa A. I. Teil, dans Zeitschrift für Assyriologie 80, 1990, p. 165-203 ; (de) Id., « Gilgamesh und Huwawa A. II. Teil », dans Zeitschrift für Assyriologie 81, 1991, p. 165-233 ; (de) Id., « Gilgamesh und Huwawa, Zwei Versionen der sumerischen Zedernwaldepisode nebst einer Edition von Version "B" » dans Sitzungsberichte der Bayerischen Akademie der Wissenschaften, Philosophisch-historische Klasse, Munich, 1993, p. 1-61
  7. (en) S. N. Kramer, « The Death of Gilgamesh », dans Bulletin of the American Schools of Oriental Research 94, 1944, p. 2-12 ; A. Cavigneaux et F. Al-Rawi, Gilgameš et la Mort, Textes de Tell Haddad VI, Groningue, 2000
  8. R.-J. Tournay et A. Shaffer, op. cit., p. 249-274
  9. J. Bottéro, L’épopée de Gilgameš, Paris, 1992 ; R.-J. Tournay et A. Shaffer, L’épopée de Gilgamesh, Paris, 1994 ; (en) A. R. George, The Epic of Gilgamesh, The Babylonian Epic Poem and Other Texts in Akkadian and Sumerian, Harmondsworth, 1999 et surtout (en) A. R. George, The Babylonian Gilgamesh Epic, Introduction, Critical Edition and Cuneiform Texts, Oxford, 2003 qui présente une édition du texte cunéiforme. Sur l'histoire de ce récit et sa place dans l'évolution de la littérature mésopotamienne, voir notamment (en) A. R. George, « Gilgamesh and the literary traditions of ancient Mesopotamia », dans G. Leick (dir.), The Babylonian World, Londres, 2008, p. 447-459
  10. (en) S. Parpola, The Standard Babylonian Epic of Gilgamesh, Helsinki, 1997
  11. (en) W. G. Lambert, « Gilgameš in Religious, Historical and Omen Texts and the Historicity of Gilgameš », dans P. Garelli (dir.), Gilgameš et sa légende, Paris, 1960, p. 39-56 ; R.-J. Tournay et A. Shaffer, op. cit., p. 19-27
  12. J.-J. Glassner, Chroniques mésopotamiennes, Paris, 2004, p. 137-142. (en) Traduction sur le site de l'ETCSL
  13. ; R.-J. Tournay et A. Shaffer, op. cit., p. 19-20
  14. (en) W. G. Lambert, op. cit., p. 39-42
  15. (en) E. Sollberger, « The Tummal Inscription », dans Journal of Cuneiform Studies 16/2, 1962, p. 40-47. J.-J. Glassner, Chroniques mésopotamiennes, Paris, 2004, p. 155-156
  16. a et b R.-J. Tournay et A. Shaffer, op. cit., p. 21-22
  17. Ibid., p. 24-26
  18. (en) W. G. Lambert, op. cit., p. 43-46 ; R.-J. Tournay et A. Shaffer, op. cit., p. 22-24
  19. (de) F. R Kraus, « Der Brief des Gilgameš », dans Anatolian Studies 30, 1980, p. 109-121 ; (de) B. R. Foster, « A Postscript to the “Letter of Gilgamesh” », dans Anatolian Studies 32, 1982, p. 43-44 ; R.-J. Tournay et A. Shaffer, op. cit., p. 276-281
  20. P. Amiet, « Le problème de la représentation de Gilgameš dans l'art », dans P. Garelli, op. cit., p. 69-73 ; G. Offner, « L'Épopée de Gilgameš a-t-elle été fixée dans l'art ? », dans P. Garelli, op. cit., p. 169-173 ; (en) W. G. Lambert, « Gilgameš in Literature and Art: the Second and First Millenia », dans Monsters and Demons in the Ancient and Medieval Worlds: Papers presented in honour of Edith Porada, 1989, p. 37-52 ; R.-J. Tournay et A. Shaffer, op. cit., p. 28-30 ; (en) J. Black et A. Green, Gods, Demons and Symbols of Ancient Mesopotamia, An Illustrated Dictionary, Londres, 1998, p. 91 ; (en) B. Salje, « Uruk and the World of Gilgamesh », dans J. Aruz (éd.), Art of the first cities, the Third millennium B.C. from the Mediterranean to the Indus, New Haven et Londres, 2003, p. 482-484 ; (en) M. Kelly-Buccellati, « Gilgamesh at Urkesh? Literary motifs and iconographic identification », dans P. Butterlin, M. Lebeau et P. Béatrice (dir.), Les espaces syro-mésopotamiens, Dimensions de l'expérience humaine au Proche-Orient ancien, Volume d'hommage offert à Jean-Claude Margueron, Turnhout, 2006, p. 403-411
  21. (en) D. L. Jackson, « Demonising Gilgameš », dans J. Azize et N. Weeks (dir.), Gilgameš and the World of Assyria. Proceedings of the Conference held at Mandelbaum House, The University of Sydney, 21-23 July 2004, Journal of Hebrew Scriptures 7, 2007, p. 107-114
  22. R.-J. Tournay et A. Shaffer, op. cit., p. 27 ; discussion conséquente dans (en) W. Henkelman, « The Birth of Gilgameš (Ael. NA XII.21), A case-study in literary receptivity », dans R. Krautkraemer (dir.), Tagungsband Halle/Saarbruecken, 2005 (version prépublication))
  23. (en) S. Dalley, « Gilgamesh in the Arabian Nights », dans Journal of the Royal Asiatic Society, Third Series 1/1, 1991, p. 1-17
  24. R.-J. Tournay et A. Shaffer, op. cit., p. 38-39 et 43
  25. Ibid., p. 46-47
  26. Ibid., p. 44
  27. (en) W. G. Lambert, « Gilgameš in Religious, Historical and Omen Texts and the Historicity of Gilgameš », dans P. Garelli (dir.), op. cit., p. 51
  28. Ibid., p. 39-40
  29. (en) J. A. Scurlock, « Death and the Afterlife in Ancient Mesopotamian Thought », dans J. M. Sasson (dir.), Civilizations of the Ancient Near East, New York, 1995, p. 1887-1888. V. van der Stede, « Le jugement des morts en Mésopotamie: mythe ou réalité », dans Ph. Talon et V. Van der Stede (dir.), Si un homme ... Textes offerts en hommage à André Finet, Turnhout, p. 153-164
  30. (en) W. G. Lambert, op. cit., p. 42-43. T. Mařík, « Qui êtes vous, Monsieur Gilgamesh ? », dans P. Charvát, B. Lafont, J. Mynářová et L. Pecha (dir.), L'État, le pouvoir, les prestations et leurs formes en Mésopotamie ancienne, Prague, 2006, p. 35-38
  31. (en) J. Black et A. Green, op. cit., p. 89 ; B. Lion, « Épopée de Gilgameš », dans F. Joannès (dir.), Dictionnaire de la civilisation mésopotamienne, Paris, 2001, p. 294
  32. (en) W. G. Lambert, op. cit., p. 48-52 reste une solide mise au point sur les différents arguments pouvant être mobilisés pour discuter de l'historicité de Gilgamesh. Voir plus récemment T. Mařík, op. cit., p. 34-35
  33. (en) J. Black et A. Green, op. cit., p. 89
  34. R.-J. Tournay et A. Shaffer, op. cit., p. 19
  35. F. Joannès et B. Lafont, « Sumériens archaïques (rois) », dans F. Joannès (dir.), op. cit., p. 802
  36. D. O. Edzard, « Enmebaragesi, contemporain de Gilgameš », dans P. Garelli (dir.), op. cit., p. 57
  37. D. Charpin et F. Joannès (dir.), « Uruk (rois) », dans F. Joannès, op. cit., p. 890-891
  38. D. Charpin, « 1872 : la Bible avait donc copié ! », dans Dossiers d'archéologie 204, 1995, p. 2-5
  39. J.-J. Glassner, La tour de Babylone. Que reste-t-il de la Mésopotamie ?, Paris, 2003, p. 212-215
  40. http://www.museum-lyon.org/colloques/confluence_savoirs/origines_hommes.htm
  41. http://www.ciehalleteghayan.org/repertoire.html

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Jeremy Black et Anthony Green, Gods, Demons and Symbols of Ancient Mesopotamia, University of Texas Press, 1992.
  • Jean Bottéro, L’épopée de Gilgameš : le grand homme qui ne voulait pas mourir, Gallimard, « L'aube des peuples », 1992.
  • Raymond-Jacques Tournay et A. Shaffer, L’épopée de Gilgamesh, Paris, éditions du Cerf, 1994.
  • Stephen Mitchell (en), Gilgamesh, la quête de l'immortalité, traduit par Aurélien Clause, Synchronique Éditions, Paris, 2013
  • (en) Andrew R. George, The Babylonian Gilgamesh Epic, Introduction, Critical Edition and Cuneiform Texts, 2 vol., Oxford, 2003.
  • Paul Garelli (dir.), Gilgameš et sa légende, études recueillies par Paul Garelli à l'occasion de la VIIe rencontre assyriologique internationale (Paris, 1958), Cahiers du groupe François Thureau-Dangin, Imprimerie nationale, Klincksieck, 1960.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]