Chargeurs

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Chargeurs

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Création 1872
Personnages clés Eduardo Malone (Président)
Martine Odillard (Directeur Général)
Jérôme Seydoux
Forme juridique Société anonyme
Siège social Paris (16e arrondissement)
Activité Protection de surface, textiles techniques, traitement de la matière première
Filiales 3 métiers : Chargeurs Films de Protection, Chargeurs Interlining et Chargeurs Wool
Effectif 1 600 fin 2013
Site web chargeurs.fr
Chiffre d’affaires 466,5 millions d'euros en 2013

Le groupe Chargeurs est une entreprise française.

Description[modifier | modifier le code]

Chargeurs, groupe industriel et de services d’implantation mondiale, exerce en leader sur les niches de la protection temporaire de surfaces, des textiles techniques et de la laine peignée. Chargeurs emploie 1 600 collaborateurs dans 31 pays, sur les cinq continents, au service d’une base de clientèle de plus de 45 pays. Le chiffre d’affaires consolidé 2013 s’élève à 466,5 millions d’euros dont 93 % réalisés hors de France. Le résultat d’exploitation atteint 17 8 millions d’euros et le résultat net 3 6 millions d’euros. Eduardo Malone[1], PDG du groupe depuis 1995, a rejoint la direction générale de Chargeurs en 1983 lorsqu’il est nommé directeur général adjoint, puis directeur général en 1985. Le Comité de direction[2] du groupe Chargeurs est également composé de Martine Odillard, directeur général, Laurent Derolez, directeur général de Chargeurs Films de Protection, Federico Paullier, directeur général de Chargeurs Wool, et Stéphane Rigaut, directeur général de Chargeurs Interlining.

Histoire[modifier | modifier le code]

Chargeurs réunis : le transport[modifier | modifier le code]

La compagnie de navigation des Chargeurs réunis est fondée en 1872 au Havre par le banquier parisien Jules Vignal. Son siège se situe alors sur le boulevard de Strasbourg. Elle construit dans les années 1920 son siège social à Paris, dans le quartier de la Madeleine.

Ses navires à vapeur assurent des liaisons régulières avec le Brésil et l’Argentine : la compagnie arme le Belgrano qui appareille le 16 octobre 1872 pour Rio de Janeiro et Buenos Aires avec 450 passagers et 1 100 m3 de marchandises à bord. Les autres navires amiraux seront Ville de Bahia, Ville de Santos, Ville de Janeiro[3]... La compagnie assure également la desserte maritime de la côte africaine occidentale.

Passé sous le giron de la compagnie Fabre et cie en 1927, la société tente de racheter l'Aéropostale en 1933 et confirme sa volonté d'investir dans le transport aérien en fondant l'Aéromaritime[4].

En 1937, Chargeurs réunis retrouve son indépendance vis-à-vis de Fabre, qu'il rachète en 1964. En 1939, sa flotte est composé de cinq bananiers, de 25 cargos (dont deux appartiennent à l’État français, placé en gérance dans cette compagnie) et de 14 paquebots dont deux mixtes.

Elle fusionne avec la Société générale des transports maritimes à vapeur (SGTM), acquise en 1960 en même temps que la compagnie Fraissinet[5]. Chargeurs réunis rachète également Paquet, puis l'Union navale.

En 1949, Chargeurs réunis participe, aux côtés d'Air France, à la création de l'Union aéromaritime de transport, qui deviend l'Union de transports aériens (UTA) en 1963 et est rachetée par Air France en 1990.

Les activités de Chargeurs couvrent alors plusieurs champs du transport international : transport maritime, transport aérien, entreposage, dédouanement sur les ports, mais aussi l'hôtellerie, avec l'enseigne Union touristique et hôtelière (UTH)[4].

Le groupe est racheté par Jérôme Seydoux en 1980 et renommé « Chargeurs » en 1983.

Chargeurs : Diversification vers d'autres domaines d'activité[modifier | modifier le code]

Entre 1983 et 1995, Chargeurs se transforme : sortie des secteurs maritimes et aériens, renforcement dans le textile, et ouverture vers un nouveau champ de développement : la communication. Le groupe fait ainsi l’acquisition de Pathé Cinéma en 1990. Il participe également, en 1985, à la création de la cinquième chaîne de télévision française, La Cinq, aux côtés de Fininvest, société appartenant à Silvio Berlusconi. En 1994, il prend le controle du journal Libération[6].

En 1995, Chargeurs est donc un groupe industriel diversifié, de dimension mondiale (plus de 75 % de son chiffre d’affaires est alors réalisé hors de France), qui exerce dans deux grands secteurs d’activité : communication et textile-industrie.

En 1996, le groupe Chargeurs est scindé et donne naissance à deux sociétés : Pathé, qui reçoit les activités de télévision, de cinéma et de presse et Chargeurs international, qui reçoit les activités textiles (laine, tissus, entoilage), protection de surface et transport. Le 24 juin 1996, le groupe Chargeurs est admis à la cote officielle de la bourse de Paris. De 1996 à 1998, Chargeurs poursuit sa mondialisation et sa politique de spécialisation amorcée par la scission de 1996, en se recentrant sur ses quatre métiers principaux : le peigné de laine, les tissus à base de laine, l’entoilage pour l’habillement et les films de protection de surfaces industrielles.

Entre 1999 et 2004, le groupe met en place des mécanismes originaux d’ingénierie financière afin d’optimiser la rentabilité des capitaux employés et prend position en Asie.

En 2005 et 2006, plusieurs facteurs exceptionnels ayant touchés les métiers du groupe le conduise à reconfigurer ses business model, ce qui s’est traduit par de bonnes performances en 2006 et 2007.

Fin 2007, dans l’optique de se recentrer sur trois métiers, à savoir les films de protection, L’entoilage (Interlining) et la laine (Wool), le groupe cesse de contrôler le métier Chargeurs tissus en vendant 50 % du capital de la société Fashion Company, société holding du métier tissus, à la société marocaine Holfipar, holding détenant la société Sefita, partenaire historique du métier Chargeurs tissus.

Les années 2008 et 2009 font l’objet d’un plan d’adaptation majeur face à la crise économique, ce qui devait permettre le retour de la rentabilité du groupe en 2010 et 2011.

Chargeurs a effacé totalement sa dette nette et termine l'année 2013 en situation de trésorerie nette.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.chargeurs.fr/sites/default/files/07mai_profil_e_malone_1179767223.pdf
  2. http://www.chargeurs.fr/fr/content/comite-de-direction-0
  3. Michèle Raclot, 28 mai 1940, Le jour ou le Brazza s'est englouti, L'Harmattan, 2010.
  4. a et b Système d'information sur le patronat français, XIXe-XXe siècle, Laboratoire de recherche historique Rhône-Alpes / Institut des Sciences de l'Homme, CNRS / ENS-Lyon / Université Lumière Lyon2, 2009-2010.
  5. Société générale des transports maritimes, sur crwflags
  6. Patrick Éveno, Le journal Le Monde : une histoire d'indépendance, Odile Jacob,‎ 2001 (lire en ligne), p. 98

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]