Lycée Corneille (Rouen)
| Lycée Corneille | |||||
Entrée principale du lycée (1981) |
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| Généralités | |||||
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| Création | 1593 | ||||
| Pays | |||||
| Académie | Rouen | ||||
| Coordonnées | |||||
| Adresse | 4, rue du Maulévrier 76000 Rouen |
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| Site internet | lgcorneille-lyc.spip.ac-rouen.fr | ||||
| Cadre éducatif | |||||
| Type | Lycée d'enseignement général public | ||||
| Pouvoir organisateur | Académie de Rouen | ||||
| Proviseur | Gérard Thiebaut | ||||
| Proviseur-adjoint | Thi Hoa Phuong Lefevre | ||||
| Matricule | 0760090K | ||||
| Population scolaire | 1 560[1] (2011 — 2012) | ||||
| Enseignants | 119[1] (2011 — 2012) | ||||
| Niveau | Seconde Première Terminale CPGE BTS |
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| Langues étudiées | Allemand Anglais Chinois Espagnol Grec moderne Italien Japonais Norvégien Russe |
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| Localisation | |||||
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Géolocalisation sur la carte : Haute-Normandie Géolocalisation sur la carte : France Géolocalisation sur la carte : Rouen |
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Le lycée Pierre-Corneille est un lycée quadricentenaire de Rouen. Il y forme des élèves de la seconde jusqu’aux classes préparatoires aux grandes écoles.
Le lycée fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le 31 décembre 1985[2].
Sommaire |
Histoire[modifier]
Un lycée quadricentenaire[modifier]
Dans la seconde moitié du XVIe siècle, la Réforme protestante progresse rapidement en France. Le cardinal-archevêque de Rouen, Charles de Bourbon, souhaite créer un établissement d’enseignement capable de former la jeunesse aristocratique et bourgeoise dans la stricte doctrine catholique, il fait pour cela appel à la Compagnie de Jésus. En 1593, ouvre le Collège de Bourbon. Les cours ne sont interrompus que de 1595 à 1604 en raison de l’expulsion des Jésuites du royaume.
Lors du XVIIe siècle, le collège rencontre un succès rapide : en 1662, il compte près de 2 000 élèves. Une première extension des locaux permet la construction du portail actuel et d’une vaste chapelle. Les cours sont donnés en latin, langue que les élèves doivent parler entre eux. Une place secondaire est accordée au français, à l’histoire, à la géographie et aux sciences. On ne compte alors qu’une dizaine de professeurs, il y a encore peu de classes.
Au XVIIIe siècle, l’enseignement devient plus scientifique. Un vaste programme de construction est engagé dont il reste la cour d’honneur et la salle des Actes. En 1762, malgré la nouvelle expulsion des Jésuites, l’établissement devient Collège Royal et continue de travailler selon les mêmes méthodes.
Lors de la Révolution et de l’Empire, en 1796, le Collège fait place à l’École centrale, expérience qui s’inspire de la pédagogie des Lumières et diversifie les cours aux dépens des langues anciennes. En 1803 est créé le lycée qui consacre le retour à la tradition basée sur les lettres classiques et les mathématiques.
Avec le XIXe siècle, le lycée fonctionne sur le modèle napoléonien. La discipline sous uniforme est très sévère, jusqu’à provoquer des chahuts et parfois de véritables révoltes. La formation sanctionnée par le baccalauréat est surtout classique avec une place plus importante pour les sciences naturelles et les langues.
Les classes préparatoires sont créées en 1870.
Hôpital militaire pendant la Première Guerre mondiale, en partie occupé par l’armée allemande pendant la Seconde, le lycée sera bombardé en septembre 1942 et surtout le 19 avril 1944. Le monument aux morts à l’intérieur du lycée qui comporte le nom d’anciens élèves morts à la guerre ou en déportation accueille une cérémonie le 11 novembre.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, il est réquisitionné par la Wehrmacht pour servir de centre d’accueil aux soldats en garnison à Rouen et alentour. Des inscriptions en allemand sont d'ailleurs toujours visibles dans le portique de l’entrée Joyeuse.
La chapelle[modifier]
La première pierre de l'église Saint-Louis a été posée en 1614 par la reine Marie de Médicis et est ouverte au culte depuis 1631. Cette église à une seule nef au plan en croix (52 m de long) est une synthèse entre le style gothique finissant et l’architecture classique. Mal entretenue, elle sera sauvée de la démolition par le Conseil municipal en 1895 et deviendra monument classé en 1910
Depuis 1959, des campagnes de restauration se succèdent et permettent de la rendre au culte et de l’ouvrir à un large public pour des activités culturelles prestigieuses comme le Festival d'octobre de Rouen.
La chapelle du lycée fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le 21 mars 1910[2].
La section norvégienne[modifier]
La section norvégienne est créée en 1918 et accueille 24 garçons en moyenne qui passent 3 ans au lycée. En 1987, la princesse Sonja de Norvège est venue rencontrer les lycéens norvégiens.
Association d’anciens élèves[modifier]
Depuis 1840, l’habitude s’était établie d’un repas des Anciens fixés à Paris. En 1864, l’Association des Anciens élèves est créée avec comme buts essentiels de resserrer les liens de camaraderie et de venir en aide aux plus jeunes. En 1906 est fondé Notre vieux lycée, bulletin de l’Association auquel ont collaboré entre autres Maurice Leblanc, André Maurois ou le peintre Jacques Villon. L’association sportive, les Francs Joueurs, est fondée en 1890.
Aujourd’hui[modifier]
Le lycée a suivi l’évolution générale du système scolaire national. Devenu mixte et ne comptant plus que les classes secondaires du second degré, il reste un établissement prestigieux par ses résultats au baccalauréat et les succès de ses classes préparatoires.
Enseignement secondaire[modifier]
Le lycée présente chaque année près de 350 élèves au baccalauréat général et le taux de réussite se situe entre 95 % et 100 % (selon les années et les filières). Cette performance est notée par le site « L’internaute » qui place le lycée Pierre-Corneille à la 15e place nationale[3].
De plus, de bons résultats sont obtenus par les élèves se présentant aux concours tels que les Olympiades (en mathématiques notamment).
Le lycée Corneille proposera à ses élèves de seconde à la rentrée 2010 les enseignements d’exploration suivants : sciences économiques & sociales, littérature & société, méthodes et pratiques scientifiques, arts visuels, grec, latin, LV3 (allemand- espagnol). Par ailleurs, il proposera les options facultatives suivantes : grec, latin, LV3 (allemand-espagnol), EPS, musique, arts plastiques.
Classes préparatoires[modifier]
Le lycée abrite des CPGE économiques et commerciales (ECS), et scientifiques (MP, PC, PSI, BCPST).
| Tauxnote | Effectif intégrant une des écolesnote / Effectif total |
Moyenne nationale |
Classement national |
Évolution sur un an |
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|---|---|---|---|---|---|
| MP / MP* | 15 % | 11 / 76 élèves | 16 % | 27e sur 116 |
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| PC / PC* | 13 % | 10 / 79 élèves | 12 % | 19e sur 108 |
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| PSI / PSI* | 18 % | 7 / 38 élèves | 14 % | 23e sur 116 |
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| BCPST | 48 % | 22 / 46 élèves | 40 % | 12e sur 53 |
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| ECS | 25 % | 8 / 32 élèves | 54 % | 70e sur 95 |
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| Source : Le classement 2013 des prépas - L'Étudiant (année scolaire 2011 - 2012). Note : le taux d'admission dépend des écoles retenues par l'étude. Ici, l'Étudiant retient une sélection stricte. |
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Enseignement technique[modifier]
Une section cinéma et audiovisuelle est créée en 1958, elle est prolongée par une formation au BTS Audiovisuel depuis 1993.
Personnalités[modifier]
Anciens élèves[modifier]
Anciens professeurs[modifier]
- Théodore Bachelet (1847-1873)
- Félix-Frédéric Hébert (1866-1868)
- Léon Brunschvicg (1895-1900)
- Camille Cé
- Camille Lebossé (1934-1936)
- Émile Durand (1937-?)
- Alain (1900-1902)
- Bernard Pottier
- Paul Guth
- Marcel Schneider
- Jacques Bouteloup
- Gérard Simon (1964-1988)
- Mongo Beti (1966-1994)
Notes et références[modifier]
Annexes[modifier]
Bibliographie[modifier]
- André Vincent, La Saga norvégienne du lycée Corneille de Rouen, 1983, 301 p.
- Projet de démolition de la chapelle du lycée Corneille à Rouen. Vœu de conservation par la Société des architectes de la Seine-Inférieure, Rouen, imprimerie Julien Lecerf, 1895
- Olivier Chaline (préf. Étienne Wolff), La Chapelle du lycée Corneille à Rouen, 1987, 64 p.
- Yvon Pailhès, Rouen : un passé toujours présent… : rues, monuments, jardins, personnages, Luneray, Bertout, 1994, 285 p. (ISBN 2-86743-219-7) (OCLC 466680895), p. 96-97
- François Lemoine et Jacques Tanguy, Rouen aux 100 clochers : Dictionnaire des églises et chapelles de Rouen (avant 1789), Rouen, PTC, 2004 (ISBN 2-906258-84-9) (OCLC 496646300), p. 135-136
- Cécile-Anne Sibout, « Amitiés scandinaves », Paris-Normandie, 11 septembre 2009