Naizin

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Naizin
Grand Rue
Grand Rue
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Morbihan
Arrondissement Pontivy
Canton Locminé
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Locminé
Maire
Mandat
Gérard Corrignan
2008-2014
Code postal 56500
Code commune 56144
Démographie
Gentilé Naizinois, Naizinoise
Population
municipale
1 733 hab. (2011)
Densité 42 hab./km2
Population
aire urbaine
11 647 hab.
Géographie
Coordonnées 47° 59′ 24″ N 2° 49′ 50″ O / 47.99, -2.83055555556 ()47° 59′ 24″ Nord 2° 49′ 50″ Ouest / 47.99, -2.83055555556 ()  
Altitude 110 m (min. : 57 m) (max. : 136 m)
Superficie 40,99 km2
Localisation

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Liens
Site web Site officiel de la commune de Naizin

Naizin [nɛzɛ̃] (en breton Neizin, parfois abrégé en Nein) est une commune française, située dans le département du Morbihan en région Bretagne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Traversé par l'Ével, elle est située à 17 km au sud-est de Pontivy.

Histoire[modifier | modifier le code]

Naizin a probablement été évangélisé vers le VIe siècle.

Au moment des invasions normandes vers le IXe siècle, Naizin dépendait du doyenné du Porhouët. Déjà, la paroisse avait comme saints patrons Cosme et Damien, alors que l'église était placée sous le vocable du Saint-Sauveur.

On pense que le bourg primitif n'était pas à son emplacement actuel, mais plutôt au Humborg « vieux bourg ». Tout au long des décennies, la situation a évolué et nous savons qu'au XVIIe siècle, il y avait autant d'habitants au Humborg qu'au bourg.

Après la Révolution, Napoléon avait comme premier souci de ramener la paix religieuse dans les campagnes. L'annonce du Concordat signé entre le Vatican et le gouvernement français est accueilli avec satisfaction. Le nouvel évêque de Vannes Mgr Mayneaud de Pancemond convoque les prêtres du diocèse pour faire connaissance et pour réorganiser le diocèse en 37 cures. Concernant Naizin, les paroissiens n'ayant pas accepté les nouvelles limites, les choses sont restées en l'état comme avant la révolution.

Plusieurs missions ont été prêchées à Naizin, en 1869, 1875, 1885[1].

À Naizin comme dans toute la Bretagne, une forte opposition se manifesta à l'application de la loi de séparation de l'Église et de l'État. Le 6 mars 1906, plus de 300 paroissiens de Naizin attendaient le receveur de Locminé qui eut bien du mal à effectuer son inventaire. Les biens de la fabrique furent estimés à 15 310 francs.

En 1920, le recteur Pédronno créa une association sportive, L'Avant Garde avec une fanfare et une équipe de football qui fonctionna jusqu'en 1986. Des missions furent prêchées, en 1924, 1934, 1949, 1954 et 1971.

L'école des filles au couvent vit le jour en 1874 grâce au marquis de Langle qui céda un terrain aux sœurs de Kermaria. En 1902, la loi interdisant aux sœurs d'enseigner, elles sont contraintes de déménager. Le couvent est alors racheté par la municipalité pour y installer l'école publique des filles, en 1904.

Un nouveau couvent vit le jour en 1930 grâce à l'impulsion de Mlle Françoise le Métayer qui quêta avec d'autres paroissiennes dans toute la commune.

La nouvelle école ouvrit ses portes le 21 septembre 1931 avec 65 élèves. Elle fonctionne depuis avec encore à ce jour 113 élèves. L'école des garçons « École Saint-Joseph » fut construite en 1890 grâce au dons de Monsieur de Cuy. On nota, 54 élèves en 1899, 81 en 1902 et 72 en 1906, 75 en 1940, 133 en 1944 pour descendre à 51 en 1966. Les frères abandonnèrent l'enseignement aux vicaires jusqu'à la mixité en 1966. L'école continua à recevoir des élèves jusqu'en 1983, elle ferma définitivement, puis fut démolie en 1998.

L'ancien presbytère, magnifique bâtisse, avait été construit en 1895, sous le ministère du recteur Le Moing. Le frère Théodule Guével de Plouharnel, alors directeur des Saints-Anges de Pontivy réalisa les plans, pour un coût total de 15 975 francs. Lors de la séparation des biens de l'Église et de l'État, la commune devient alors propriétaire. En 1908, après négociations le loyer était fixé à 125 francs par mois. En 1936, le vieux presbytère datant du XVIIIe siècle s'écroula. Il fut construit à la place une cuisine avec un étage, en appendice du presbytère. De nombreuses solutions furent étudiées par la municipalité pour réhabiliter cette demeure, mais hélas le pire des projets fut retenu, la démolition.

Les prêtres depuis la révolution[modifier | modifier le code]

  • Depuis 1995, Joseph Hémon est le recteur, nous lui devons la restauration de nombreux sites religieux de la paroisse, ainsi que l'embellissement et la rénovation permanente de l'église Saint-Sauveur.
  • 1995-1973, Pierre Le Lannic de Noyal-Pontivy. Il a été remplacé par le père Lecuyer pendant sa convalescence en 1994.
  • 1973-1946, Clément Quistrebert de Plaudren, il allait avoir pour vicaires : Eugène Perron, Joseph Lorho, Jean Le gal, Louis Videlo, Guillo, Paul Guillemot et Pierre Questel. Le père Quistrebert est décédé en 1994 à Saint-Joachim à l'âge de 94 ans.
  • 1946-1941, Julien Loisel de Plaudren, il décède après la guerre au presbytère en 1946, à l'âge de 50 ans, son vicaire était l'abbé Thébault
  • 1941-1940, Eugène Le Gallo de Ploërdut il décède subitement en 1941 à l'âge de 60 ans.
  • 1940-1935, Joseph Guézel de Carnac, il avait pour vicaires, les abbés Carrer et Le Deault.
  • 1935-1923, Laurent Breurec de Riantec, il avait pour vicaire l'abbé Carrer. Malade, il démissionne et meurt à Grand-Champ en 1935.
  • 1923-1897, Jean Marie Pédronno de Bignan, ses vicaires étaient les abbés, Monnier, Le Douarin, Le Duigou, Dréan, Rivalain, Larboulet, Le Bourlot, Le Roch, Le Gal, Le Liboux et Carrer. Il décède à Naizin en 1924 à l'âge de 75 ans.
  • 1897-1887, Joseph Le Moing de Kerfourn, ses vicaires étaient les abbés, Monnier et Le Roux. C'est lui qui ajouta les tribunes au fond de l'église. Il décède en 1897 au presbytère à l'âge de 67 ans.
  • 1887-1881, Jean Marie Le Beller, il avait pour vicaires les abbés, Monnier et Le Roux. On lui doit la reconstruction de la chapelle de sainte Brigitte.
  • 1881-1868, Joseph Marie Jubin de Neuillac, il avait pour vicaires les abbés, Philippe, Mitouard, Alléhaux, Le Guen, Jobet, Stéphan, Le Port et Monnier.Il fit construire le couvent de sœurs de Kermaria. Il décède à Naizin en 1881 à l'âge de 62 ans.
  • 1868-1857, Georges Le Rozo est né à l'Île-aux-Moines le 11 décembre 1804. Il fut ordonné prêtre le 15 mars 1834. Il fut vicaire à Pluneret en 1839, recteur à l'Île d'Arz en 1855, recteur de Naizin de 1857 à 1868. Ses vicaires étaient les abbés, Cohéléach et Philippe. Il décède à Naizin le 16 février 1868 et est inhumé dans le cimetière entourant l'église. Il assura les finitions des travaux de reconstruction de l'église. Ce recteur est désormais célèbre à Naizin car il fit reparler de lui en 2004, avec sa pierre tombale[2].
  • 1857-1821, Joseph Danigo de Plouhinec, les abbés Boursicault, Cadoret, Malenne, Mahé, Le port et Philippe ont été ses vicaires, il est resté 37 ans à la tête de la paroisse, on lui doit la reconstruction de l'église actuelle. Fatigué, il démissionna en 1857, mais il resta à Naizin où il mourut cinq ans plus tard.
  • 1821-1817, le père Guillouzo, il avait pour vicaire Olivier Coetmeur. Il est nommé recteur de Stival en 1820.
  • 1817-1802, le père Tanguy de Réguiny, premier recteur nommé après la révolution. Il décède au presbytère en 1817.

On peut remonter ainsi au travers des siècles pour arriver au premier recteur connu qui était, Yves Gludic, originaire du Léon, il avait 64 ans, nous sommes en l'an de grâce 1453, Charles VII (1422-1461) était sur le trône de France.

Les maires de la commune depuis la Révolution[modifier | modifier le code]

(source : mairie de Naizin)

2 mars 1790-novembre 1791 : François LE BOUVIER

novembre 1791-7 mai 1796  : Yves LE ROY

9 mars 1797  : Guillaume EONET (officier public)

6 juin 1800-22 septembre 1802 : Pierre LE MAGUET

29 octobre 1802-14 avril 1803: Guillaume EONET

23 septembre 1803-4 septembre 1815: Guillaume LE DIMNA

9 septembre 1815-février 1826 : Guillaume AUDRIN

23 février 1826-29 décembre 1840: Pierre COETMEUR

29 décembre 1840-11 septembre 1844: Guillaume EONET

11 septembre 1844-8 septembre 1845: Cosme LE MAGUET

8 septembre 1845-30 juillet 1848: Vincent LE GOUGE

2 août 1848-17 mai 1849  : Joseph LE GOUGE fils

17 mai 1849-octobre 1852  : Guillaume RAULIN

27 octobre 1852-septembre 1861  : Guillaume LE GOUGE

16 septembre 1861-septembre 1871  : Jacques HENO

10 décembre 1871-8 octobre 1876  : Guillaume LE GOUGE

8 octobre 1876-21 janvier 1878 : Jean Joachim HENO

21 janvier 1878-28 juin 1884: Guillaume LE GOUGE

14 décembre 1884-20 mai 1888  : Pierre LE FELLIC

20 mai 1888-20 mai 1900  : Mathurin LE BOHEC

20 mai 1900-3 février 1947: Jean COETMEUR

23 février 1847-20 novembre 1950: François BELLEC

17 décembre 1950-20 mars 1983 : Pascal BELLEC

20 mars 1983-.............: Gérard CORRIGNAN

Administration[modifier | modifier le code]

En 2010, la commune de Naizin a été récompensée par le label « Ville Internet @@[3] ».

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 en cours Gérard Corrignan - Agriculteur
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 733 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 907 1 754 1 860 1 931 2 020 2 095 2 003 2 139 2 110
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 067 2 109 2 080 1 989 2 045 2 143 2 203 2 268 2 321
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 459 2 601 2 621 2 511 2 280 2 292 2 230 2 238 2 087
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
2 026 1 887 1 734 1 635 1 512 1 524 1 644 1 733 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5])
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Père Damien Le Douarin, prêtre du diocèse de Vannes, originaire de Naizin lire sa biographie sur le site de la paroisse de Naizin.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Archives[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. En 1909, le père Le Clainche de Naizin présida la grand-messe du 13 juillet avant de regagner définitivement sa mission du Tanganyika.
  2. L'histoire de la pierre tombale du recteur Le Rozo mérite que l'on s'y attarde un peu. Le 16 avril 2004 M. le recteur Hémon recevait un coup de fil de Georges Sauzereau, charcutier à Locminé. Alors qu'il entreprenait des travaux dans son laboratoire, il découvrit la pierre tombale qui lui servait jusqu'alors de table de travail pour sa charcuterie. Le lendemain accompagné de Joachim Audo, Edouard Guillard et Armel Le Clainche, le recteur récupéra la pierre tombale du Père Le Rozo.Après un nettoyage et une dorure, la pierre a été fixée sur le mur sud de l'église, elle témoignera pour la postérité de la présence d'un ancien cimetière autour de l'église. Lors de la démolition du cimetière en 1923, il est vraisemblable que l'entreprise chargée des travaux, récupéra les plus belles pierres pour les monnayer. C'est fortement regrettable, mais cela préserva la pierre.
  3. Palmarès 2010 des Villes Internet sur le site officiel de l'association. Consulté le 19/12/2009.
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011