Bignan

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Page d'aide sur les redirections Cet article concerne la commune du Morbihan. Pour le constructeur automobile fondé en 1918, voir Bignan (automobile).
Bignan
L'allée couverte de Kergonfalz.
L'allée couverte de Kergonfalz.
Blason de Bignan
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Morbihan
Arrondissement Pontivy
Canton Saint-Jean-Brévelay
Intercommunalité Saint-Jean-Brévelay Communauté
Maire
Mandat
Louis Morio
2008-2014
Code postal 56500
Code commune 56017
Démographie
Gentilé Bignanais
Population
municipale
2 743 hab. (2011)
Densité 60 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 52′ 48″ N 2° 46′ 23″ O / 47.88, -2.77305555556 ()47° 52′ 48″ Nord 2° 46′ 23″ Ouest / 47.88, -2.77305555556 ()  
Altitude Min. 53 m – Max. 181 m
Superficie 45,84 km2
Localisation

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Bignan
Liens
Site web http://www.pays-st-jean.com/bignan/

Bignan [biɲɑ̃] est une commune française, située dans le département du Morbihan en région Bretagne. Le château de Kerguéhennec, parfois surnommé le « Versailles breton », est l'un des lieux les plus visités sur la commune.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune repose sur les Landes de Lanvaux.

Bignan est situé entre les cantons de Locminé et Saint-Jean-Brévelay. Bignan n'est qu'à une demi-heure des principales villes du Morbihan : Vannes, Lorient et Pontivy. Temps de trajet pour accéder aux principales villes du Morbihan :

  • BignanVannes : 25 minutes
  • BignanLorient : 30 minutes
  • BignanPontivy : 20 minutes

Histoire[modifier | modifier le code]

On a trouvé à Bignan en 1906 des vestiges d'habitats de l'âge du fer et en particulier de l'époque acheuléenne[1].

Bignan fut un centre très actif de chouannerie à partir de 1794 par l'action de Pierre Guillemot, dit « le roi de Bignan », lieutenant de Georges Cadoudal[2],[3].

Le château de Kerguéhennec, parfois surnommé le « Versailles breton », servit d'entrepôt aux chouans pour soustraire les récoltes à la loi de réquisition des grains appliquée par l'administration républicaine[4],[5].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Les formes les plus anciennes de Bignan, qui soient connues, ne remontent pas au-delà du XVe siècle. On trouve, dans les archives des Rohan, Bingnen en 1421, Buignen en 1428[6] et Bignen en 1461. Cette paroisse relevait en effet autrefois du doyenné de Porhoët, fief des seigneurs de Rohan. La signification de ce toponyme est obscure. Plusieurs hypothèses existent[7] :

  • Un Beg (soit Beg-Hent- soit Beg-nein : bout du chemin ou de Naizin) mais la nasalisation du breton semble s’y opposer.
  • Une origine similaire ("petite Béthanie")[8] aux Beignon et Bignac des pays Gallo et charentais ce qui lui donnerait une origine gallo-romaine.
  • Une origine bretonne via le terme Bedun signifiant bouleau qui se dit beg beu aujourd’hui, on trouve effectivement un lieu-dit, Le Bézo, qui pourrait le confirmer (bézo = bouleaux)
  • Une idée de hauteur basée sur les radicaux celtiques benn(Benian) et penn = hauteur (rapprochement avec pign : pignein (monter). Le bourg est en effet situé sur une hauteur.

Blasonnement[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Bignan.svg

Les armoiries de Bignan se blasonnent ainsi :

De gueules à 3 mâcles d'or.

Blason ville fr Bignan (Morbihan).svg

Une autre version des armoiries de Bignan se blasonne ainsi :

Coupé, au un au chevron de gueules accompagné en chef de deux hures de sable et en pointe d’un lévrier du même ; au deux d’azur à trois bandes d’hermine.
(à partir des armes de la famille de Janzé)
Conc. J. Daniele

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1881 1916 Paul Henri, 3e comte Lanjuinais Monarchiste Officier de cavalerie
    ...    
1981 2008 Henri-Michel Kersuzan DVD Retraité civil - Conseiller général
2008 en cours Louis Morio - Retraité de l'enseignement
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 743 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 891 2 895 2 862 2 570 2 822 3 000 3 006 3 085 3 081
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 063 3 009 2 628 2 509 2 561 2 703 2 699 2 745 2 756
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 787 2 770 2 643 2 391 2 473 2 507 2 408 2 283 2 095
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
2 061 2 067 2 227 2 446 2 567 2 546 2 531 2 549 2 723
2011 - - - - - - - -
2 743 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2004[10])
Histogramme de l'évolution démographique


Langue bretonne[modifier | modifier le code]

En breton la ville se nomme Begnen. La commune a signé la charte Ya d'ar brezhoneg le .

À la rentrée 2013, 41 élèves étaient scolarisés dans la filière bilingue catholique (soit 16,1 % des enfants de la commune inscrits dans le primaire)[11].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Archives[modifier | modifier le code]

  • Lettre du 10 septembre 1743 concernant le projet de lettres de rémission présenté par Sébastien Legrand, prêtre de Bignan, pour l'homicide du nommé Marguerin qu'il avait surpris en train de le voler. Source : C 39

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. in Revue morbihannaise - Volume 15 - 1911 - p. 48 de Max Nicol, l'abbé Jerome Buléon et Paul Aveneau de la Granciére.
  2. in Georges Cadoudal et les chouans, p. 156 de Patrick Huchet
  3. in 1788-1795: les Quévenois à l'heure de la Révolution française, p. 57 du Comité historique quévenois
  4. in Mémoires de la Société d'histoire et d'archéologie de Bretagne, 1911, Volumes 21 à 23, p. 210 de la Société d'histoire et d'archéologie de Bretagne.
  5. in La Chouannerie de 1815: les Cent-Jours dans l'Ouest, p. 210 de Roger Grand.
  6. Aveu de Margarite de Kerdel - 30 septembre 1428 (parchemin)
  7. http://www.mairie-bignan.fr/index.php?option=com_content&view=article&id=47&Itemid=101
  8. http://books.google.fr/books?id=AdAYRLukKUcC&pg=PA1719&lpg=PA1719&dq=beignon+%2B+toponymie&source=bl&ots=fh7zLZb8Gs&sig=TfEonvhD-TwARZDk28ikVMkvDsU&hl=fr&sa=X&ei=3tVpUbmrA-GJ7AbhooHoAw&ved=0CGQQ6AEwBw#v=onepage&q=beignon%20%2B%20toponymie&f=false)
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  11. http://www.opab-oplb.org/98-kelenn.htm
  12. Mairie de Brignan, A la découverte des 42 calvaires de Brignan, p 16/17