Séglien

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Séglien
L'église Notre-Dame-de-Lorette.
L'église Notre-Dame-de-Lorette.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Morbihan
Arrondissement Pontivy
Canton Cléguérec
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Pontivy
Maire
Mandat
Laurent Ganivet
2014-2020
Code postal 56160
Code commune 56242
Démographie
Gentilé Ségliennais, Ségliennaise
Population
municipale
716 hab. (2011)
Densité 19 hab./km2
Population
aire urbaine
42 209 hab.
Géographie
Coordonnées 48° 06′ 28″ N 3° 09′ 30″ O / 48.1077777778, -3.15833333333 ()48° 06′ 28″ Nord 3° 09′ 30″ Ouest / 48.1077777778, -3.15833333333 ()  
Altitude 223 m (min. : 123 m) (max. : 248 m)
Superficie 38,36 km2
Localisation

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Liens
Site web Site officiel de la commune

Séglien [seglijɛ̃] est une commune française, située dans le département du Morbihan en région Bretagne.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par le cours d'eau de la Sarre, un affluent du Blavet.

Histoire[modifier | modifier le code]

Mentionnée dès le XIIe siècle, Séglien semble avoir une origine plus ancienne. Elle pourrait être issue d'un démembrement de l'ancienne paroisse primitive gallo-romaine de Silfiac[1] (mentionnée en 871).

Séglien fit partie, à partir du XVe siècle, de la seigneurie de Coët-an-Fao, dont les seigneurs s'allièrent aux puissantes familles de la région tels les Kerhoent et les Kergournadech.

L'appellation de la commune a varié au fil du temps : Seguelian (en 1330), Seguillian (en 1427), Seguelien (en 1448, en 1481, en 1513), Seguehen (en 1464), Treffve de Leshernyn en Seguelien (en 1514), Seguelen (en 1536).

Vers 1855, le comte Charles de La Monneraye achète les vestiges et les terres du château de Coët-an-Fao, édifié au XVIIIe siècle, à l’emplacement d’un ancien château construit en 1549 et d'un manoir mentionné dès le XIIIe siècle.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
  2008 Gilbert Rannou    
2008   Daniel Le Rouzic    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 716 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 976 1 953 2 004 1 876 2 054 2 122 2 071 2 230 2 175
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 010 1 957 1 980 1 867 1 973 1 951 2 014 1 978 2 005
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 077 2 103 2 090 1 981 1 862 1 861 1 791 1 760 1 413
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
1 299 1 115 902 804 724 709 714 716 716
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Chapelle Saint-Germain.
Borne située près du village de Saint-Germain, au bord de l'ancienne voie romaine.

Séglien possède un patrimoine ancien[4] important. On y trouve quatre monuments historiques inscrits :

On y trouve aussi 28 monuments inventoriés :

  • le château de Coët-an-Fao ou Coëtanfao (XVIIIe siècle), édifié à l’emplacement d’un ancien château construit en 1549 et d'un manoir mentionné dès le XIIIe siècle[10] ;
  • l'église Notre-Dame-de-Lorette (XVIIe et XIXe siècles), datant de 1640 et remplaçant une église plus ancienne, du XIIe siècle, reconstruite au XVe siècle[11] ;
  • le presbytère (1738 ; 1742 ; 1891)[12] ;
  • l'oratoire du Clandy (1614)[13] ;
  • la chapelle Saint-Zénon, reconstruite à la fin du XVIIe siècle par Sébastien de Kerhoent et Marie de Kergoët[14] ;
  • le monument aux morts[15] ;
  • le manoir de Kergohan (1651)[16] ;
  • la maison de Treuzar Bihan (1764) ;
  • la maison de Treuzar Bras (1650) ;
  • la maison de Saint-Germain (XVIe siècle) ;
  • le moulin à Trescouet (1854 ; 1857)[17] ;
  • etc.

On trouve aussi huit moulins dont les moulins à vent de Mané-Guégan et de Trescoat, et les moulins à eau de Pont-ar-Houard, de Sarre, de Trescat, de Trescoet et de Sylvestre.

La voie romaine reliant les cités antiques de Vorgium et Darioritum traversait le territoire actuel de la commune. Le tronçon encore existant de l'ancienne voie est appelé localement « Hent Meur », c'est-à-dire le « Grand Chemin » et passe dans les villages de Quenecalec et Mané-Guégan. Une borne, située au bord de l'ancienne voie romaine, pourrait correspondre à une borne miliaire, à moins qu'il ne s'agisse d'une stèle gauloise. L'absence d'inscription gravée sur la borne ne permet pas d'exclure la seconde hypothèse.

À noter enfin la présence d'une ferme de 6 éoliennes, atteignant 115 m de haut.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Voir Étymologie et histoire de Séglien, sur le site « Infobretagne »
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  4. Pour plus de détails sur les divers monuments, voir Patrimoine de Séglien, sur le site « Infobretagne »
  5. « Notice no PA56000068 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  6. « Notice no IA00009981 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  7. « Notice no PA00091738 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  8. « Notice no PA00091737 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  9. « Notice no PA00091736 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  10. « Notice no IA00009970 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  11. « Notice no IA00009961 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  12. « Notice no IA00009962 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  13. « Notice no IA00009969 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  14. « Notice no IA00009984 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  15. « Notice no IA00009963 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  16. « Notice no IA00009975 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  17. « Notice no IA00009985 », base Mérimée, ministère français de la Culture