Bieuzy

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Bieuzy
Façade de la chapelle Saint-Gildas
Façade de la chapelle Saint-Gildas
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Blason département fr Morbihan.svg Morbihan
Arrondissement COA fr Pontivy.svg Pontivy
Canton Blason ville fr Baud.svg Baud
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Baud
Maire
Mandat
Léon Quillère
2014-2020
Code postal 56310
Code commune 56016
Démographie
Gentilé Bieuzyate
Population
municipale
755 hab. (2011)
Densité 40 hab./km2
Population
aire urbaine
13 500 hab.
Géographie
Coordonnées 47° 59′ 00″ N 3° 03′ 46″ O / 47.9833333333, -3.0627777777847° 59′ 00″ Nord 3° 03′ 46″ Ouest / 47.9833333333, -3.06277777778  
Altitude 90 m (min. : 37 m) (max. : 176 m)
Superficie 18,98 km2
Localisation

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Bieuzy

Bieuzy [bjøzi] (aussi appelée Bieuzy-les-Eaux pour la distinguer de Bieuzy-Lanvaux ancienne trève de Pluvigner) est une commune du département du Morbihan, dans la région Bretagne, en France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Vue depuis le belvédère de Castennec.

Commune avec un riche passé historique, Bieuzy nous offre une vue panoramique au belvédère de Castennec, ancien camp romain où passe la voie romaine de Vannes à Carhaix.

Municipalités limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Guern Malguenac Le Sourn Rose des vents
Melrand N Plumeliau
O    Bieuzy    E
S
Quistinic Saint-Barthélemy Guenin

Toponymie[modifier | modifier le code]

Statue de Bieuzy avec ses attributs, l'évangile, la palme du martyre et le crâne fendu par un coutelas.

Le nom breton de la commune est Bizhui. Il vient de saint Bieuzy (saint fêté le 24 novembre et dont le nom vient probablement du vieux breton biu, bihui[1], « vivant »[2]), disciple de saint Gildas, les deux missionnaires gallois et écossais séjournant selon la légende en 538 dans une grotte située sur les bords du Blavet. Cet ermitage implanté pour christianiser le peuple breton est devenu au XVe siècle la chapelle Saint-Gildas. Saint Bieuzy se charge plus particulièrement de l'instruction des habitants du pays et donna naissance à un centre paroissial. Le recteur Bieuzy laisse plus tard le nom au village. Selon l'hagiographe Guy Autret de Missirien, saint Bieuzy est l'auteur d'un curieux miracle. Vers 570, un valet lui demande d'interrompre sa messe pour aller guérir la meute des chiens de son seigneur atteinte de rage mais Bieuzy refuse. Le seigneur breton furieux vient lui fendre le crâne avec un glaive (une hache, couteau ou coutelas selon les versions de la légende), le coup étant si violent que l’outil y reste planté. Bieuzy aurait trouvé la force de parcourir à pied 80 kilomètres pour se rendre à l’abbaye de Rhuys où il meurt sous la bénédiction de son maître saint Gildas. La légende raconte aussi que le seigneur de retour chez lui trouve tous ses animaux (chevaux, animaux de ferme) enragés et que les chiens mordent à mort le tyran et ses serviteurs[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1987 mars 2001 Roland Le Merlus Apparenté PCF  
mars 2001 en cours Léon Quilleré    
Les données manquantes sont à compléter.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Drapeau de la France Meyrals (France)

Blank map of world no country borders.PNG
La commune de Meyrals en Dordogne

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 755 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 396 1 378 1 423 1 431 1 534 1 499 1 587 1 562 1 605
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 455 1 490 1 656 1 325 1 290 1 278 1 336 1 281 1 331
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 323 1 394 1 378 1 266 1 387 1 495 1 346 1 187 1 122
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
1 029 923 886 842 812 708 735 739 755
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

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Vestiges préhistoriques et antiques[modifier | modifier le code]

  • Dolmen de Kermabon

Église et chapelles[modifier | modifier le code]

Fontaines[modifier | modifier le code]

Moulins[modifier | modifier le code]

  • Moulin à farine de Rimaison.

Curiosités[modifier | modifier le code]

Gravure publiée en 1812 par Armand Maudet de Penhouet, présentant les bornes milliaires de Castennec, disparues depuis, et les ruines de la chapelle du Prieuré de la Couarde
  • Ruines du château de Rimaison XVIe siècle.
  • Château de Kerven (les ruines étaient encore visibles en 1845).
  • La stèle gauloise de Castennec.
  • Pierre tombale médiévale XIIIe siècle, découverte en 1971.

Mémorial[modifier | modifier le code]

  • Ce mémorial, situé près du golf de Rimaison, rend hommage aux 14 maquisards et parachutistes français qui furent fusillés à l'endroit du mémorial, le 18 juillet 1944.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Saint Bieuzy (du breton buhezeg, plein de vie) ou Bihy ou Bihuy ou Bihuit (VIe siècle), disciple de saint Gildas de Rhuys, ermite puis curé à Bieuzy, où il aurait été tué d'un coup d'épée lui fendant le crâne par un seigneur breton dont il refusa de soigner les chiens afin de pouvoir célébrer sa messe[6]. On l'invoque contre la rage et de nombreuses fontaines portent son nom. Il est fêté le 24 novembre.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Monuments historiques, bâtiments et objets artistiques

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Buhezec en breton moderne.
  2. Alain Stéphan, Tous les prénoms bretons, Éditions Jean-paul Gisserot,‎ 1996 (lire en ligne), p. 24
  3. Alain Dag'Naud, Lieux insolites et secrets de toutes les Bretagne, Éditions Jean-paul Gisserot,‎ 1993 (lire en ligne), p. 24
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  6. Albert Le Grand, Les Vies des Saints de Bretagne Armorique,1636, tiré de l'édition dite des "trois chanoines" (Quimper, 1901)