Unités de protection du peuple

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Unités de protection du peuple
YPG
Image illustrative de l'article Unités de protection du peuple

Idéologie Confédéralisme démocratique
Objectifs Autodétermination du Kurdistan syrien
Statut Actif
Fondation
Date de formation [1]
Pays d'origine Syrie
Actions
Mode opératoire Lutte armée, guérilla
Zone d'opération Kurdistan syrien
Kurdistan irakien
Organisation
Chefs principaux Sipan Hemo
Membres 35 000 à 50 000[2],[3]
Fait partie de Flag of Syrian Democratic Forces.svg Forces démocratiques syriennes (depuis 2015)
Branche politique Parti de l'union démocratique PYD
Groupe relié YPJ Flag.svg YPJ
Flag of Kurdistan Workers Party (PKK).svg PKK
HPG Flag.svg HPG
Répression
Considéré comme terroriste par Turquie
Guerre civile syrienne
Guerre d'Irak

Les Unités de protection du peuple (kurde : Yekîneyên Parastina Gel, abrégé YPG) forment la branche armée du Parti de l'union démocratique (PYD) des kurdes de Syrie.

Effectifs[modifier | modifier le code]

Des combattants des YPG et YPJ en 2015.

Le , un porte-parole des YPG affirme que le mouvement dispose de 35 000 combattants[4]. Vers la même date, la BBC estime cependant que le nombre des YPG se situe plutôt entre 10 000 et 15 000[5]. En août 2014, Hamid Messoud, reporter de France 24, écrit que les forces des YPG sont d'environ 40 000 combattants[6]. En 2015, leurs effectifs sont estimés entre 35 000 et 65 000 combattants, dont environ 40% de femmes, qui sont pour certaines intégrées dans les Unités de protection de la femme (YPJ), une branche féminine des YPG[2]. En mars 2016, Salih Muslim, coprésident du PYD, déclare que les forces kurdes comptent entre 40 000 et 50 000 hommes et femmes[3].

Selon Foreign Policy, près de 40% des troupes des YPG sont composées de femmes[7]. Certaines unités de combat sont exclusivement féminines ; d'autres totalement masculines, et d'autres encore sont mixtes[6].

Selon les combattants kurdes, la présence de femmes soldats dans leurs rangs leur donne un avantage contre les djihadistes car ces derniers pensent être privés du paradis s'ils sont tués de la main d'une femme[8]. Selon Rusen Aytac, chargé du département des droits de l'Homme à l'Institut kurde de Paris : « Pour un membre de l'État islamique il est beaucoup plus difficile de combattre les femmes car selon eux se faire tuer par une femme équivaut à l'exclusion du Paradis. Dans leur conception être tué par une femme équivaut à du déshonneur »[7].

Volontaires étrangers[modifier | modifier le code]

Pendant la guerre, des volontaires occidentaux, généralement anciens militaires, hommes et femmes, se joignent également aux YPG pour combattre les djihadistes[9],[10],[11],[12]. Initialement peu nombreux, leur nombre augmente après la bataille de Kobané, le , l'OSDH affirme que 400 volontaires occidentaux venus d'Amérique, d'Europe et d'Australie combattent au sein des YPG, et qu'à cette date huit d'entre eux ont été tués, dont une femme[13].

En mai 2015, à Ras al-Aïn, un bataillon, baptisé « al-Shahid Sarkan » (« le martyr Sarkan »), est entièrement formé par des volontaires turcs du Parti communiste marxiste-léniniste (MLKP)[14].

Le 10 juin 2015, à Rojava, une brigade, baptisée « Brigade Internationale de Libération », est formée par des combattants étrangers. Le groupe a été mis en place par des membres du MLKP inspirés par les Brigades internationales qui ont combattu durant la guerre civile espagnole. Le groupe est composé de combattants turcs, espagnols, grecs, allemands, albanais, circassiens, arabes, arméniens et Lazes.

Au 24 février 2016, selon les YPG, sept combattants occidentaux ont été tués dans leurs rangs ; un Américain, un Britannique, deux Allemands, deux Australiens et un Canadien[15].

Commandement[modifier | modifier le code]

  • Commandant en chef des YPG : Sipan Hemo[16]
  • Commandante des YPJ : Nassrin Abdalla[17].
  • Porte-parole : Rêdûr Xelîl[18]

Affiliation[modifier | modifier le code]

Le , les YPG et des brigades de l'Armée syrienne libre créent un centre d’opérations conjoint dans la région de Kobané et appelé « Volcan de l'Euphrate ». Il a pour objectif de reprendre les territoires contrôlés par l'État islamique[19].

Le , les YPG et les YPJ forment avec plusieurs autres groupes les Forces démocratiques syriennes. Cette alliance rassemble également l'Armée Al-Sanadid, le Conseil militaire syriaque, Jaysh al-Thuwar et quelques brigades de l'Armée syrienne libre mais les YPG et YPJ en sont très largement la force dominante[20],[21],[22],[23],[24].

Actions[modifier | modifier le code]

En 2012[modifier | modifier le code]

Un milicien du PYD, à Afrin, en août 2012.

En juillet 2012, l'armée syrienne se retire du Kurdistan syrien (Rojava) pour se redéployer à Alep et sur d'autres fronts. Les loyalistes demeurent dans les villes d'Al-Qamishli et Hassaké, mais les miliciens kurdes du PYD, la branche syrienne du PKK, prennent sans tirer un coup de feu le contrôle d'Afrin le 11 juillet, de Kobané le 19 juillet et de plusieurs autres localités[25],[26]. La région passe alors sous le contrôle du PYD et de sa branche armée, les YPG. Ces derniers écartent les partis du Conseil national kurde (CNK) liés à Barzani et proches du Conseil national syrien et dont les dirigeants sont contraints de s'exiler au Kurdistan irakien[27].

Article détaillé : Bataille de Ras Al-Aïn.

À partir de novembre 2012, des heurts commencent à opposer les YPG aux brigades rebelles islamistes[5]. Le 19 novembre 2012, des combats éclatent à Ras al-Aïn entre les YPG et le Front al-Nosra et la brigade Ghouraba Al-Cham de l'Armée syrienne libre. Une trêve est conclue le 25 novembre mais en décembre les combats reprennent et se poursuivent pendant trois mois, jusqu'à ce qu'une nouvelle trêve soit conclue en février 2013[28],[29],[30].

En 2013[modifier | modifier le code]

En 2013, les YPG entrent en conflit direct contre certains groupes rebelles et en particulier contre les djihadistes du Front al-Nosra et de l'État islamique en Irak et au Levant, après que ces derniers ont pris en otages 200 civils kurdes le 31 juillet 2013[31].

Le 16 juillet, les combats reprennent à Ras Al-Aïn, les forces kurdes du PYD prennent l'avantage et parviennent à chasser le Front al-Nosra de la ville[32]. Les YPG mènent ensuite une offensive en octobre dans le gouvernorat d'Hassaké. Selon l'OSDH, au moins 12 combattants kurdes et 29 djihadistes du Front al-Nosra et de l'État islamique en Irak et au Levant sont tués le 15 octobre[33]. Du 2 au 4 novembre, les YPG prennent 19 villages sur la route de Ras Al-Aïn à Hassaké et près de Tall Tamer[34].

En 2014[modifier | modifier le code]

Une combattante des YPJ en novembre 2014.

Le , les YPG lancent une offensive contre les forces rebelles à Tall Hamis et Tell Brak. Les Kurdes affrontent principalement les islamistes d'Ahrar al-Sham et de l'État islamique en Irak et au Levant. Ils parviennent à prendre Tell Brak et à entrer dans Tall Hamis mais ils sont finalement repoussés le 7 janvier 2014. Les Kurdes laissent 35 prisonniers qui seront décapités par les djihadistes[35],[36],[37]. Les YPG repoussent cependant à leur tour une offensive des djihadistes de l'EIIL à Al-Manajir le 26 janvier[38]. Le 22 février, les Kurdes lancent une nouvelle attaque et reprennent Tell Brak[36],[39]. Cependant le village repassera encore sous le contrôle de l'EI[37].

En juin 2014, le YPG est le premier groupe armé syrien à signer l'Appel de Genève sur l'interdiction des mines antipersonnel et des violences sexuelles[40].

Articles détaillés : Offensive de Kobané et Bataille de Kobané.

Le , les djihadistes de l'État islamique lancent une offensive contre la ville de Kobané (Aïn al-Arab en arabe), tenue par les YPG. Les Kurdes reçoivent des renforts venus de Turquie et parviennent à résister à l'attaque. Après un mois de combats, les YPG revendiquent la mort de 685 djihadistes contre 74 tués dans leurs rangs[41]. Mais , l'État islamique lance une nouvelle offensive contre Kobané. Cette fois-ci les djihadistes progressent rapidement, ils prennent près de 400 villages en deux semaines, pénètrent dans la ville le 6 octobre et s'emparent de son centre quatre jours plus tard. Cependant la coalition intervient et concentre 75% de ses frappes en Syrie sur Kobané. Le 26 janvier 2015, après des mois d'intenses combats, les Kurdes parviennent à reprendre la totalité de la ville. Ils lancent ensuite une contre-offensive pour reprendre les villages, dont la plupart sont rapidement reconquis. De septembre à février, plus de 500 combattants kurdes et 1 200 djihadistes sont morts pendant la bataille de Kobané[42],[43],[44],[45].

Article détaillé : Bataille de Sinjar.

Vers juillet-août 2014, les YPG s'allient avec le Parti démocratique du Kurdistan (PDK) afin de lutter contre l'État islamique qui progresse en Irak. Des unités YPG pénètrent alors en Irak[46], elles ouvrent un couloir humanitaire dans les monts Sinjâr et procèdent à l'évacuation de 100 000 réfugiés Yézidis menacés de famines et de massacres par l'État islamique. Selon le bilan des YPG, les combats livrés entre le 2 août et le 3 septembre dans les zones de Rabia, Sinjar et Jazaa ont fait 54 morts dans leurs rangs contre 473 morts, dont trois émirs, du côté des djihadistes de l'EI[19].

Le 23 décembre, dans le gouvernorat d'Hassaké, en Syrie, l'État islamique s'empare de la localité de Qassiab. Les YPG la reprennent deux jours plus tard. Selon l'OSDH, au moins trois combattants kurdes et 44 djihadistes sont tués dans ces affrontements[47],[48].

En 2015[modifier | modifier le code]

Des combattantes des YPJ en 2015.

Pendant l'année 2015, grâce au soutien de la coalition, les YPG font de grosses avancées dans le nord de la Syrie. Le 21 février 2015, dans le gouvernorat d'Hassaké, les YPG et le Conseil militaire syriaque lancent une offensive sur la ville de Tall Hamis, située à l'est d'Hassaké et tenue par l'État islamique. Cependant, les djihadistes réagissent et deux jours plus tard ils attaquent à leur tour les positions kurdes et syriaques au sud de la ville de Tall Tamer, située de son côté à l'ouest d'Hassaké et tenue par les Kurdes. À Tall Hamis, l'offensive kurde est un succès, la ville est prise le 27 février, suivie de Tell Brak le lendemain. Les YPG s'emparent également de Jazah et de 400 villages près de la frontière irakienne. Une fois encore, les Kurdes bénéficient du soutien aérien des forces de la coalition, au moins 200 djihadistes et quelques dizaines de Kurdes sont tués dans ces affrontements[49],[50]. À Tall Tamer, les combats sont plus indécis, les djihadistes s'emparent de plusieurs villages chrétiens et tentent de progresser vers Tall Tamer et Ras al-Ain. Fin mai, l'offensive de l'EI est finalement repoussée et les forces kurdes et assyriennes reprennent le terrain perdu[51]. De leur côté, après avoir repoussé l'État islamique près de Tall Tamer et Ra’s al-‘Ayn, les Kurdes des YPG, soutenus par des éléments de l'Armée syrienne libre et la coalition, lancent une contre-offensive sur la ville de Tall Abyad, située sur la frontière turque entre Kobané et Ra’s al-‘Ayn[52]. Ils atteignent la ville le 14 juin et s'en emparent le 16[53],[54]. L'État islamique subit alors sa plus grande défaite stratégique en Syrie depuis la proclamation du califat un an plus tôt, il perd un important point de passage des djihadistes étrangers vers la Syrie et un axe de la contrebande de pétrole vers la Turquie[55],[56]. Quant aux Kurdes, ils peuvent relier le canton de Kobané à l'ouest au canton de Cizir à l'est et unifier ces deux territoires[57]. Les YPG et les rebelles poursuivent ensuite leur avancée au sud, vers Racca. Le 22 juin, ils s'emparent de la base de la Brigade 93, puis prennent le lendemain la petite ville de Aïn Issa[58].

À l'est, les YPG et les forces du régime se partagent le contrôle de la ville d'Hassaké. Les affrontements entre les deux groupes sont rares mais des incidents éclatent occasionnellement, ainsi le , au moins huit combattants des YPG sont tués et quatre autres capturés tandis que les loyalistes laissent au moins neuf morts et 25 prisonniers[59],[60],[61],[62],[63],[64],[65]. Le 30 janvier, les prisonniers de deux camps sont échangés[66]. Fin mai, l'État islamique attaque la ville d'Hassaké, tenue par le régime syrien et les Kurdes. Les djihadistes ont d'abord l'avantage et atteignent le sud de la ville. Mais les YPG, d'abord réticents à appuyer les loyalistes, finissent par intervenir et le 7 juin l'EI est repoussé après des combats qui ont fait plus de 150 morts[67],[68],[69]. Mais le 24 juin, l'État islamique assaille de nouveau Hassaké[70]. Les combats durent un mois, l'EI s'empare de plusieurs quartiers au sud, mais les Kurdes effectuent une manœuvre de contournement et prennent les djihadistes à revers. Le 28 juillet, après avoir encerclé les derniers combattants, les YPG et les loyalistes reprennent le contrôle de la ville. La bataille a fait environ 500 morts[71],[72].

Le 25 juin, une centaine d'hommes de l'EI déguisés en combattants des YPG et de l'ASL parviennent à s'infiltrer en plein cœur de la ville de Kobané. Les djihadistes font un carnage et massacrent environ 250 civils, avant que les YPG ne contre-attaquent et que les membres du commando ne soient tués ou mis en fuite[73],[74],[75]. Le 5 juillet, les djihadistes repartent à l'assaut à Aïn Issa. Le 6, ils parviennent à reprendre pied dans la ville avant d'être finalement repoussés par les YPG le 10 juillet. L'État islamique laisse au moins 150 morts dans l'offensive, les Kurdes perdent également plusieurs dizaines de combattants tués au moins[76],[77],[78],[79]. Enfin, le 27 juillet, après trois semaines de combats, les YPG prennent à l'EI la petite ville de Sarrine, au sud de Kobané[80].

Articles détaillés : Bataille de al-Hol et Offensive de Tichrin.

Le , les YPG et leurs alliés, désormais regroupés au sein des Forces démocratiques syriennes, lancent une offensive contre l'État islamique à Al-Hol. Ils prennent la ville le 12 novembre, ainsi que plus de 1 000 kilomètres carrés le long de la frontière irakienne, les pertes des djihadistes sont estimées entre 100 et 500 morts[81],[82]. Un mois plus tard, le 26 décembre, les FDS s'emparent du barrage de Tichrin, sur l'Euphrate[83]. Les Kurdes et leurs alliés peuvent alors franchir le fleuve à l'ouest, mais ils poursuivent également leur progression au sud, entre Aïn Issa et Racca, dans les premiers jours de janvier 2016[84],[85].

En 2016[modifier | modifier le code]

Des combattantes des YPJ en 2015.

En février 2016, les YPG profitent de l'affaiblissement des rebelles pour passer à l'offensive dans le corridor d'Azaz. Soutenus par l'aviation russe, ils s'emparent de l'aéroport de Menagh le 10 février[86],[87],[88],[89],[90]. Ils avancent ensuite vers Azaz et Tall Rifaat[91]. Le 13, l'artillerie turque postée à la frontière intervient et bombarde les positions kurdes dans le district d'Azaz[92],[93],[94]. Malgré cela, les YPG prennent Tall Rifaat le 15 février[95].

En février, les Forces démocratiques syriennes reprennent également leurs offensives contre l'État islamique dans le gouvernorat d'Hassaké. Le 19 février, la ville d'Al-Chaddadeh est prise[96]. Les djihadistes répondent le 27 février en menant un raid à l'intérieur des territoires tenus par les Kurdes à Tall Abyad et plusieurs villages de ses environs, 47 combattants kurdes et 140 djihadistes sont tués dans les affrontements[97].

Le 27 avril, les rebelles tentent une attaque pour reprendre Tall Rifaat, mais ils sont repoussés par les YPH et laissent au moins 53 morts tandis que les Kurdes déplorent 11 selon l'OSDH[98]. Dans un communiqué, les YPG estiment de leur coté à 83 le nombre de « membres de gangs » tués et précisent détenir les corps de 66 d'entre eux. Après les combats les YPG paradent dans les rues d'Afrin avec les cadavres d'une cinquantaine de rebelles, présentés comme des membres du groupe Ahrar al-Sham, entassés sur une remorque[99]. Début juillet, l'organisation ouvre une plateforme officielle d'information et de recrutement : YPG International[100][101].

États des pertes[modifier | modifier le code]

Les Kurdes des YPG affirment que, pendant l'année 2013, 2 923 rebelles islamistes et 376 soldats syriens loyalistes ont été tués par leurs troupes tandis que leurs pertes sont de 379 morts[102].

Pour l'année 2014, le groupe armé déclare le 28 décembre que 537 YPG/YPJ ont été tués au cours de 414 combats, il revendique la mort de 4 964 membres de « gangs », dont 228 corps ont été récupérés[103].

Accusations d'exactions[modifier | modifier le code]

Selon un rapport publié par Human Rights Watch le , des « abus » ont été commis dans les territoires contrôlés par le PYD, sa branche armée et sa police ; les YPG et les Assayech. L'organisation humanitaire dénonce des arrestations arbitraires d'opposants politiques kurdes, des passages à tabac, des procès « apparemment iniques », l'utilisation d'enfants-soldats et la mort ou la disparition d'au moins neuf opposants politiques du PYD en deux années et demi. Human Rights Watch reconnaît cependant que les exactions sont moins nombreuses que dans le reste de la Syrie, que les deux prisons visitées semblent « conformes aux normes internationales de base » et que la nouvelle constitution instaurée en janvier par les Kurdes, appelée le Contrat social, « défend plusieurs normes importantes en matière de respect des droits humains et interdit la peine de mort »[104].

Le les YPG et les Assayech s'engagent publiquement à démobiliser leurs combattants âgés de moins de 18 ans, cependant le HRW affirme que le problème persiste au sein des deux forces, même si l'ONG concède que certains progrès ont été réalisés. Les YPG démobilisent 150 combattants mineurs pendant l'année 2014[104],[105],[106].

Dans un rapport publié le , Amnesty International accuse les YPG de « crimes de guerre » pour avoir rasé des villages et chassé des populations arabes. Redur Xelil, porte-parole des YPG parle d'« accusation fausse, tout simplement ». Le commandement des YPG et des Assayech reconnaît des déplacements forcés qu'il ne qualifie cependant que d'« incidents isolés ». Amnesty réfute en revanche le terme de « nettoyage ethnique » et affirme que des Arabes et des Turkmènes continuent de vivre dans des territoires contrôlés par les YPG[107],[108],[109].

Désignation comme organisation terroriste[modifier | modifier le code]

Le PYD et les YPG sont classés comme organisation terroriste par la Turquie, tout comme le PKK, dont le PYD et les YPG sont considérés comme les branches syriennes par la Turquie[110],[111]. Le PKK est également classé terroriste par l'Union européenne mais ni le PYD ni les YPG ne sont mentionnés[112]. Les États-Unis affirment de leur côté ne pas considérer le PYD comme une organisation terroriste, contrairement au PKK[113].

Liens externes[modifier | modifier le code]

Documentaires[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. [1] diclehaber.com
  2. a et b Moyen-Orient, Kurdistan(s), une nation, des états ?, numéro 26, avril-juin 2015, p.43.
  3. a et b Syrie: les forces kurdes prépareraient la bataille de «libération» de Raqa, Le Soir, 31 mars 2016.
  4. The Daily Star (en) : Kurdish militia has 35,000 fighters: spokesman
  5. a et b BBC : Syria crisis: Guide to armed and political opposition
  6. a et b France 24 : Reportage : sur le front syrien, les combattantes kurdes affrontent l'EIIL
  7. a et b RTL : Irak : ces femmes qui combattent l'État Islamique.
  8. AFP : Irak: des combattantes kurdes s’engagent contre les jihadistes.
  9. LE Figaro : Syrie: 2 Anglais se battraient contre l'EI.
  10. Une Israélienne rejoint les combattants kurdes. : The Times of Israel
  11. Reuters : Un ex-soldat américain combat aux côtés des Kurdes contre l'EI.
  12. Huffington Post : Facebook : Recrutement de volontaires pour combattre l'État islamique en Syrie (PHOTOS/VIDÉO).
  13. OSDH : More than 400 fighters from Australia, America and Europe join YPG.
  14. http://www.syriahr.com/en/2015/07/the-second-german-fighter-in-ypg-killed-in-clashes-with-islamic-state/ A second German fighter in YPG killed in clashes with “Islamic State”, OSDH, 13 juillet 2015.
  15. German killed in Syria while fighting ISIS with Kurdish YPG: YPG official, Reuters, 23 février 2016.
  16. Jérémy André, Les Kurdes syriens sont-ils coupables de "crimes de guerre" ?, Le Point, 16 octobre 2015.
  17. Nassrin Abdalla, commandante de l'YPJ, rédactrice en chef d'un jour de "L'Humanité", L'Humanité, 10 février 2015.
  18. Syrie : la Turquie et les Etats-Unis à la rescousse de Kobané, Le Parisien, 14 octobre 2014.
  19. a et b Mediapart : Un centre commun d'opérations entre Kurdes et opposition syrienne, par Maxime Azadi.
  20. Jean-Pierre Perrin et Luc Mathieu, L’État islamique sur la défensive, Libération, 12 novembre 2015.
  21. Kurdes et Arabes créent les Forces démocratiques de Syrie, OLJ avec agences, 12 octobre 2015
  22. Qui sont les nouveaux alliés des États-Unis en Syrie ?, Le Point, 14 octobre 2015.
  23. Jacques N. Godbout, Un combattant Canadien de 23 ans, John Robert Gallagher, tué par le groupe armé État islamique en Syrie, 45enord.ca, 4 novembre 2015.
  24. Syrie: le Pentagone salue une avancée de ses alliés arabes contre l'EI, AFP, 4 novembre 2015
  25. Guillaume Perrier, Les Kurdes du PKK à l'offensive contre le régime de Damas, Le Monde, 23 août 2012.
  26. Synthèse des évènements dans le gouvernorat d’Alep, syrianfacts, 3 décembre 2012.
  27. Moyen-Orient, Kurdistan(s), une nation, des états ?, numéro 26, avril-juin 2015, p. 43. Contribution de Jordi Tejel Gorgas.
  28. Guillaume Perrier, En Syrie, Kurdes et rebelles entrent en conflit, Le Monde, 29 novembre 2012.
  29. Christophe Ayad, L'avancée inexorable des rebelles syriens, Le Monde, 27 novembre 2012.
  30. Amara Makhoul-Yatim, "Les Kurdes de Syrie jouent un jeu trouble", France 24, 17 avril 2013.
  31. L'Express : Syrie: les Kurdes défendent leur autonomie face aux djihadistes
  32. Syrie: les Kurdes infligent une cuisante défaite aux jihadistes, AFP, 17 juillet 2013.
  33. Syrie: plus de 40 morts dans des combats entre jihadistes et Kurdes, AFP, 16 octobre 2013.
  34. Syrie: Les Kurdes chassent les jihadistes des localités du nord-est, AFP, 4 novembre 2013.
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  36. a et b Tom Perry, Syrian Kurds take town from Islamists: watchdog, Reuters, 22 février 2014.
  37. a et b Luc Mathieu, A Tal Brak, les hommes de l’EI ont «fui comme des souris», Libération, 6 mars 2015.
  38. Cédric Labrousse, AC : Les YPG infligent une lourde défaite à l’EIIS à al-Manajir (Syrie)
  39. Syrie: une ville antique et 17 villages pris par des Kurdes, Actu kurde, 22 février 2016.
  40. Arcinfo : L'Appel de Genève signé par les rebelles du Mouvement Hazzm ce lundi
  41. Mediapart : Menacés de massacres, les habitants de Sinjar appellent le PKK à leur secours
  42. OLJ et AFP : Kobané : retour sur un mois de bataille
  43. Le Parisien : Syrie : les forces kurdes ont repris Kobané face à Daech
  44. Le Monde : Dans Kobané, libérée mais détruite, par Louis Imbert.
  45. OSDH : More than 1800 killed since the IS started its attack on Ein al-Arab ”Kobane”
  46. Le Figaro : Irak : les Kurdes reculent face aux djihadistes
  47. Syrie: 30 djihadistes de l'EI tués par les forces kurdes, Arcinfo, 25 décembre 2014.
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  50. Libération : A Tal Brak, les hommes de l’EI ont «fui comme des souris», par Luc Mathieu.
  51. AFP : Syrie: l'EI chassé de tous les villages chrétiens assyriens qu'il contrôlait
  52. AFP : Les forces kurdes avancent vers une ville à la frontière syro-turque tenue par l'EI
  53. RFI : Syrie: les Kurdes progressent à la frontière turque, par Jérôme Bastion.
  54. RFI : Syrie: le groupe État islamique perd la ville stratégique de Tal-Abyad
  55. AFP : Syrie: l’EI perd Tall Abyad, son plus grand revers dans le pays
  56. RFI : Syrie: la bataille de Tal-Abyad, enjeu stratégique pour le groupe EI
  57. [vidéo] France 24 : SYRIE - Violents combats entre Kurdes et jihadistes de l'État islamique à Tal Abyad
  58. AFP : Les Kurdes chassent l’État islamique d’une base syrienne clé
  59. AP : Les forces syriennes affrontent les unités kurdes
  60. Reuters : http://www.zonebourse.com/actualite-bourse/Premiers-combats-importants-entre-Kurdes-et-pro-Assad-en-Syrie--19709301/
  61. OSDH : YPG fighters take control over the area expanded from the roundabout Tal Hajar to the northern entrance of al- Hasakah City
  62. OLJ : Combats inédits entre Kurdes et forces syriennes à Hassaka
  63. OSDH : Clashes continue between regime forces and YPG in al-Hasakah, no less than 14 killed from both sides
  64. AFP : Syrie: 18 morts dans des combats inédits entre Kurdes et armée
  65. Un œil sur la Syrie : Fin de la lune de miel ou simple éclipse dans les relations entre le régime syrien et le PYD ?
  66. OSDH : YPG and regime forces exchange dozens of prisoners
  67. AFP : Syrie: le groupe État islamique aux portes d’une grande ville du nord-est
  68. OLJ et AFP : En Syrie, la coalition frappe l'EI au bénéfice des rebelles et d'el-Qaëda
  69. AFP : Daesh multiplie les assauts contre la ville d'Hassaké
  70. Syrie : l’EI gagne du terrain à Hassaké face aux forces du régime, France 24, 26 juin 2015.
  71. Syrie: à Hassaké, soldats syriens et Kurdes font front commun face à l'EI, AFP, 20 juillet 2015.
  72. Soldats et kurdes syriens chassent leur ennemi jihadiste d'une ville clé, AFP, 28 juillet 2015.
  73. Syrie: plus de 3.000 personnes exécutées par l'EI en un an, AFP, 28 juin 2015.
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