District d'Azaz

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Le district d'Azaz (منطقة أعزاز) est un district (mantiqat) du nord de la Syrie, dont le chef-lieu est la ville d'Azaz. Il dépend administrativement du gouvernorat d'Alep. Au recensement de 2004, sa population comptait 251 769 habitants[1].

Cantons[modifier | modifier le code]

Le district est divisé en plusieurs sous-districts, ou cantons (nahiés):

Cantons du district d'Azaz
PCode Nom Surface Population Villages Siège
SY020400 Nahié d'Azaz 180,12 km² 47 570 20 Azaz
SY020401 Nahié d'Akhtarine 341,78 km² 39 385 43 Akhtarine
SY020402 Nahié de Tell Rifaat 204,52 km² 43 781 13 Tell Rifaat
SY020403 Nahié de Mari 191,42 km² 39 306 18 Mari
SY020404 Nahié de Nobl 174,79 km² 51 948 12 Nobl
SY020405 Nahié de Souran 167,32 km² 30 032 18 Souran

Géographie[modifier | modifier le code]

Le district est bordé au nord par la frontière avec la Turquie et sa province de Kilis, à l'ouest par le district de Djerablous, au sud par le district du mont Siméon et à l'est par le district d'Al-Bab.

Histoire[modifier | modifier le code]

Pendant la guerre civile syrienne la plupart des cantons sont à partir de la seconde partie de l'année 2012 sous administration de différentes factions du Front islamique. Ils doivent aussi subir les attaques de l'État islamique qui occupe certains territoires à l'est du district. Les différents épisodes de la bataille d'Alep sont particulièrement meurtriers. À partir du début de l'année 2016, l'étau autour de la ville d'Alep se desserre et des cantons sont repris par l'armée loyaliste ou les forces démocratiques syriennes appuyées par l'aviation russe[2]. Les Kurdes des Unités de protection du peuple doivent subir des tirs de l'artillerie turque, la Turquie, plaque tournante du ravitaillement en armement des factions islamistes[3], voulant empêcher l'arrivée des Kurdes à Azaz et à la frontière, ce qui signifierait la fermeture de ce couloir d'approvisionnement.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Recensement de 2004
  2. (en) Al Masdar, article du 4 février 2016
  3. Frédéric Pichon, Syrie: pourquoi l'occident s'est trompé, éd. du Rocher, Paris, 2e édition, novembre 2015, p. 76