Racca

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Racca
(ar) الرقة
Vue de la ville.
Vue de la ville.
Administration
Pays Drapeau de la Syrie Syrie
Muhafazah (محافظة) Racca
Démographie
Population 196 529 hab. (2009)
Géographie
Coordonnées 35° 57′ 00″ N 39° 01′ 00″ E / 35.95, 39.016666735° 57′ 00″ Nord 39° 01′ 00″ Est / 35.95, 39.0166667
Altitude 258 m
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Syrie

Voir sur la carte administrative de Syrie
City locator 14.svg
Racca

Racca, Rakka, Raqqa(h), ar-Raqqa ou ar-Raqqah selon les systèmes de translittération (arabe : الرقة), est une ville du centre de la Syrie sur les rives de l'Euphrate en aval du lac el-Assad, à environ 160 km à l'est d'Alep. C'est la capitale du gouvernorat syrien homonyme.

Avec la guerre civile syrienne, la ville a connu d'importantes destructions de son patrimoine ; elle a subi deux batailles et essuie régulièrement des bombardements de la coalition internationale et de l'aviation syrienne[1], car, depuis 2014, la ville est la capitale officieuse de l'organisation État islamique.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les fortifications.

La ville fut fondée par Séleucos Ier (305 – 381 av. J.-C.), sous le nom de Nikephorion (Grec: Νικηφόριον, latinisé en Nicephorium). Séleucos II (246 – 225 av. J.-C.) fait agrandir la ville et la renomme d'après son surnom « Grand Vainqueur » Kallinikos (Grec: Καλλίνικος, latinisé en Callinicum). Elle fait partie de l'Osroène. Elle s'est nommée ensuite successivement Léontopolis (sous le règne de l'empereur byzantin Léon Ier le Thrace) puis Constantinopolis. Selon la légende, elle aurait été fondée par Alexandre le Grand au vu de sa situation avantageuse sur l'Euphrate.

Les Byzantins en firent une forteresse défensive contre le danger perse mais perdirent la ville lors de la bataille de Callinicum, le . Les armées sassanides de Kavadh Ier dirigées par Sepahbod Azarethes (en) battirent les troupes de Bélisaire, général de l'Empereur Justinien.

La ville devenue musulmane en 639 ap. J.-C. gagna en splendeur : le calife Hicham (calife omeyyade) s'y fit construire deux palais et le calife abbasside Al Mansour restaura la ville en 754 ap. J.-C. avant d'en faire sa seconde capitale. Sa position stratégique lui permettait de protéger Byzance et Bagdad. Plus belle que jamais et prospère, la ville attire le calife Hâroun ar-Rachîd qui y établit sa résidence d'été et donne à l'élue un nouveau nom : Al Rafiqa. Un programme de construction fut mis en place pour renforcer la ville et en faire un symbole de l'hégémonie abbasside. L'invasion mongole de 1258 ap. J.-C. mit un terme final à cette époque de gloire.

Histoire récente[modifier | modifier le code]

Dans le contexte de la guerre civile syrienne, la ville tombe aux mains des rebelles du Front al-Nosra le , ce qui en fait la première capitale provinciale revendiquée être aux mains de l'opposition depuis le début du conflit déclenché en 2011[2]. En juin de la même année, la ville passe sous contrôle des islamistes de l'État islamique qui en font leur QG, puis la capitale officieuse de l'État islamique autoproclamé[3],[4].

Le , huit frappes aériennes de l'aviation syrienne tuent 53 personnes, en majorité des civils[5]. Le 25 novembre 2014, des bombardements particulièrement massifs de l'aviation syrienne font au moins 95 morts dont 52 civils au moins[6].

Le , une centaine de jihadistes étrangers y sont exécutés par l'EI, alors qu'ils tentent de fuir les combats[7],[8].

Début novembre 2015, la rumeur d'un prochain assaut de forces américaines et kurdes sur Racca se répand dans la région, et dans la presse, les indices sont l'envoi de « forces spéciales américaines » au nord de la Syrie, à la frontière turque, la rumeur répandue par des alliés des forces kurdes, les exécutions par l'État islamique d'informateurs à l'intérieur et à l'extérieur de la ville[9],[10]

Le , la France, en réponse aux attentats du 13 novembre 2015 perpétrés sur son territoire, envoie une vingtaine de bombes sur le siège de l'État islamique situé dans cette ville[11].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Ruqia Hassan , une journaliste citoyenne


Galerie[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]