Ahrar al-Sham

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Ahrar al-Sham
Image illustrative de l'article Ahrar al-Sham

Idéologie Salafisme
Objectifs Renversement de Bachar el-Assad et du régime baasiste
Création d'un état islamique
Instauration de la Charia
Statut Actif
Fondation
Date de formation 2011
Actions
Mode opératoire Lutte armée, guérilla
Zone d'opération Syrie
  • Tous les gouvernorats
Organisation
Chefs principaux Hassan Aboud
(tué le 9 septembre 2014)
Hachem al-Cheikh
Membres 10 000 à 20 000 hommes[1]
Fait partie de Front islamique syrien
(2012 - 2013)
Logo of the Islamic Front (Syria).svg Front islamique
(depuis 2013)
Guerre civile syrienne

Harakat Ahrar ash-Sham Al Islamiyya ou plus simplement Ahrar al-Sham (en arabe : أحرار الشام, ʾAhrār ash-Shām, « Libres du Sham ») est un groupe armé salafiste apparu au cours de la guerre civile syrienne. Opérant principalement dans les gouvernorat d'Alep et d'Idleb mais aussi partout en Syrie, Ahrar al-Sham aurait pour commandant Hassan Aboud. Fin décembre 2012, Ahrar al-Sham participe à la fondation du front islamique syrien (FIS) dont il est le plus puissant groupe armée. Le FIS englobe plusieurs autres groupes armés rebelles[2]. Cependant, En novembre 2013, le Front islamique syrien est dissous et Ahrar al-Sham intègre le Front islamique qui englobe lui, sept des plus puissants groupes armés rebelles[3].

Ahrar al-Sham comprendrait dans ses rangs entre 10 000 et 20 000 combattants[1]. Il est notamment soutenu par le Qatar et l'Arabie saoudite[4].

Historique[modifier | modifier le code]

Débuts et développement (2011-2012)[modifier | modifier le code]

La première brigade Ahrar al-Sham est fondée quelque temps après la Révolution égyptienne mais avant le 15 mars 2011, date des premières manifestations en Syrie[5]. L'amnistie présidentielle du 31 mai 2011 ayant conduit à la libération de milliers de prisonniers[6] dont des membres des Frères musulmans et autres opposants islamistes, a permis la constitution du noyaux central d'Ahrar al-Sham [7],[8]. La présence, parmi ses membres fondateurs, de hauts cadres d'Al-Qaïda central ayant fréquenté Oussama ben Laden comme Mustafa Setmariam Nasarlang ( a.k.a. Abu Musab Al-Suri) et Mohamed Bahaiah (a.k.a. Abu Khalid al Suri)[9] donne à la brigade une certaine notoriété qui attire de nombreux combattants étrangers[10],[11]. Le succès d'Ahrar al-Sham est tel qu'il passe de 25 unités en 2011 à plus de 83 en janvier 2012[12].

Formation du FIS et montée en puissance (2012-2013)[modifier | modifier le code]

Affiliation au Front Islamique (2013-2014)[modifier | modifier le code]

Début 2014, Ahrar al-Sham obtient la libération de Mohammed Haydar Zammar, membre important d’al-Qaida jusqu'à lors emprisonné par le régime syrien, qui avait fondé la cellule de Hambourg et recruté nombre des pirates des attentats du 11 septembre 2001[13]

Le 23 février 2014, Abou Khaled al-Souri, qui avait été nommé médiateur entre le Front al-Nosra et l'État islamique en Irak et au Levant par Ayman al-Zawahiri, est tué à Alep dans un attentat-suicide[14].

Le 9 septembre 2014, un attentat tue 47 dirigeants de ce groupe, dont Hassan Aboud, lors d'une réunion dans une cave. Le lendemain Ahrar al-Sham annonce que Hachem al-Cheikh, dit Abou Jaber succède à Hassan Aboud à la tête du mouvement et que Abou Saleh Tahane devient le commandant militaire[15],[16].

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (en) Competition among Islamists, The Economist, , consulté le
  2. (en) The Free Syrian Army, Understanding War, mars 2013, consulté le
  3. L'Humanité : En Syrie, sept groupes armés constituent un Front islamique, humanite.f, consulté le
  4. Georges Malbrunot, Syrie: le Qatar accusé par ses alliés de jouer un double jeu, 16 décembre 2013
  5. http://world.time.com/2012/07/26/time-exclusive-meet-the-islamist-militants-fighting-alongside-syrias-rebels/
  6. http://www.aljazeera.com/news/middleeast/2011/05/2011531173212337652.html
  7. http://www.dailystar.com.lb/News/Middle-East/2013/Feb-13/206284-ahrar-al-sham-jihadists-emerge-from-shadows-in-north-syria.ashx#axzz2sxUNPDpp
  8. http://www.joshualandis.com/blog/biggest-powerful-militia-leaders-syria/
  9. http://www.longwarjournal.org/archives/2013/12/aq_courier_rebel_leader_zawahiri.php
  10. Saudi jihadists flow into Syria
  11. http://www.al-monitor.com/pulse/security/2013/12/saudi-fighters-syria-official-silence.html
  12. http://www.ui.se/eng/upl/files/86861.pdf
  13. Frédéric Pichon, Syrie : Pourquoi l'Occident s'est trompé, Editions du Rocher, 2014, p.80-81
  14. Le chef d'al-Qaïda perd son représentant en Syrie, tué à Alep RFI : Le chef d'al-Qaïda perd son représentant en Syrie, tué à Alep
  15. Un groupe rebelle islamiste syrien décimé par un attentat, lemonde.fr, 9 septembre 2014.
  16. AFP : Syrie: nouvelle direction après la mort des chefs d'un groupe rebelle

Liens externes[modifier | modifier le code]