Swisscom

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Swisscom
logo de Swisscom
Création
Personnages clés Bart Morselt Directeur Investor Relations et Louis Schmid Directeur adjoint Investor Relations
Forme juridique SA régie par une loi spéciale
Action SWX : SCMN
Siège social Drapeau de Suisse Ittigen[1] (Suisse)
Direction Urs Schaeppi (CEO)
Anton Scherrer (présidence du CA)
Actionnaires Confédération suisse (51,2 %) et secteur privé[2]
Activité Télécommunications
Produits Téléphonie fixe & mobile, TV et Internet
Effectif Suisse : 20 108 (2014)
Site web www.swisscom.ch
Dette CHF 7,81 Mrd (2014)[3]
Chiffre d’affaires CHF 11,43 Mrd (2014)[3]
Résultat net CHF 1,7 Mrd (2014)[3]
en diminution 6,6 %[3]

Swisscom est l'entreprise phare du marché suisse des télécommunications[4]. Elle est le résultat de la division des PTT en 1998 et appartient majoritairement à l'État (51,2 %)[2]. Elle a d'ailleurs le statut de société anonyme de droit public, selon la loi sur l'entreprise de télécommunications (LET). Plus de 20 000 collaborateurs travaillent pour les entreprises du groupe Swisscom[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

Ancien logo de Swisscom

Les télécommunications suisses ouvrent le premier service télégraphique public entre Saint-Gall et Zurich en 1852[5]. Avant la Première Guerre mondiale, Berne abritait les bureaux de l’Union Postale Universelle (UPU) et de l’Union Internationale des Télécommunications (UIT)[6]. Zurich a son propre réseau téléphonique autonome en 1880, Bâle, Berne et Genève en 1881 et 1882. La première communication interurbaine à lieu entre Zurich et Winterthur en 1883 et les numéros de téléphone apparaissent en 1890, le nom du destinataire étant suffisant avant cette date. Vingt-cinq ans après l’invention du téléphone par Antonio Meucci, le téléphone est introduit dans tous les cantons suisses en 1896. Le réseau international commence en 1900 entre Bâle et Stuttgart. Les téléphones automatiques sont mis en place en 1912.

Les PTT (Postes, Téléphones et Télégraphes) son créés en 1920 pour contrôler et étendre le réseau téléphonique. Le premier central téléphonique semi-automatique est installé à Zurich-Hottingen en 1922[7]. En 1948, la Suisse a 500'000 abonnés téléphoniques puis un million en 1959, année où le réseau téléphonique suisse devient le premier réseau totalement automatisé du monde. En 1966, Telstar 1 devient le premier satellite de télécommunication. On présente le premier central avec composition directe du numéro pour l'étranger à l'Expo 64 à Lausanne. En 1975, les entreprises PTT introduisent un réseau de téléphonie mobile pour les véhicules (Natel = réseau téléphonique automobile national ou “NAtionales autoTELefonnetz” en allemand), mais le vrai boom n'aura lieu que plus tard, en 1992, avec la mise en place de la technologie GSM (Global System for Mobile Communications). Le premier câble en fibre optique est posé en 1985 entre Berne et Neuchâtel.

Logo de les PTT, 1982-1993

La privatisation progressive de l'ancienne régie des PTT (poste, télégraphe, téléphone, fondée en 1852) débute en 1988. Le Conseil Fédéral propose de libéraliser les télécommunications aux vues des progrès technologiques dans ce domaine le 10 juin 1996. Telecom PTT devient Swisscom le 1er octobre 1997[8]. La loi fédérale elle-même est votée le 30 avril 1997 (LTC) et entre en vigueur le 1er janvier 1998 (comme dans les pays européens).En octobre 1998, elle se transforme en une société anonyme de droit public. L’OFCOM (Office fédéral de la communication) est chargée de veiller au respect des règles et l’application de la LTC. La Confédération suisse détient actuellement 51,2 % des actions de Swisscom. Conformément à la loi sur l'entreprise de télécommunications, les participations de tiers sont limitées à 48,8 % du capital-actions[9].

Dans son message du 5 avril 2006, le Conseil fédéral a proposé au Parlement de privatiser complètement Swisscom et de céder de manière échelonnée le paquet d’actions de la Confédération. Le Conseil national a rejeté cette proposition le 10 mai 2006[10]. Le 20 mai 2006, la commission du Conseil des États a certes recommandé à la chambre d’entrer en matière sur la proposition, mais uniquement dans le but de renvoyer celle-ci au Conseil fédéral pour qu’il la remanie.

En 2008, Swisscom rachète la chaîne de distribution "The Phone House" et porte son nombre de "Swisscom Shop" à plus de 100.

Le logo actuel de Swisscom est l'un des premiers logos animés en Suisse[11].

Le 14 décembre 2007, Swisscom a présenté sa nouvelle identité visuelle. Les sous-marques Swisscom Fixnet, Swisscom Mobile et Swisscom Solutions ont disparu au 1er janvier 2008. Le relookage porte également sur le logo, qui intègre une image animée – une première en Suisse et dans la branche[12].

En juin 2014, Swisscom souhaite acquérir PubliGroupe, une entreprise suisse de marketing pour 410 millions d'euros[13]. Ces deux entreprises opèrent déjà plusieurs sociétés en joint-venture, gérées en commun depuis 2010[14].

Après le suisse Jens Alder, CEO de 1999 à 2006, l'allemand Carsten Schloter [15]a dirigé l'entreprise de 2006 à 2013. Après le suicide de Carsten Schloter en juillet 2013, son successeur Urs Schaeppi a été nommé le 7 novembre 2013.

Profil et position sur le marché[modifier | modifier le code]

Swisscom est l'entreprise leader des télécommunications en Suisse, avec une part de marché de plus de 60 % dans la téléphonie mobile. Ses principaux concurrents sont Sunrise et Salt. En contrôlant le "dernier kilomètre" de raccordement pour la téléphonie fixe, elle exerce de fait une situation de monopole sur le marché.

Elle construit actuellement un réseau national de fibre optique[16], en partenariat avec d'autres sociétés.

Certains concurrents sont mécontents de la position de Swisscom et demandent une privatisation complète de Swisscom[17].Swisscom a d’ailleurs récemment reçu une amende de 8 millions de francs par la COMCO pour avoir abusé de sa position dominante concernant le domaine des connexions à haut débit[18]. L’affaire a éclaté en 2013 et l’enquête a débuté à la suite de la plainte des concurrents de Swisscom. Il s’agit de la soumission en 2008 de la mise en réseau des sites postaux.

Structure de l’entreprise[modifier | modifier le code]

Le 1er janvier 2008, Swisscom (Suisse) SA s’est réorganisée. Les sociétés du groupe Fixnet, Mobile et Solutions ont disparu, remplacées par les divisions opérationnelles Clients privés, Petites et moyennes entreprises et Grandes entreprises. Les plateformes informatiques et les infrastructures de téléphonie fixe et mobile des anciennes sociétés du groupe sont réunies au sein de la division "Réseau & Informatique"[19].

Membres du conseil: CEO: Urs Schaeppi; Chairman of the Board: Hansueli Loosli; Vice Chairman of the Board: Theophil Schlatter; Directors: Frank Esser, Barbara Frei, Hugo Gerber, Michel Gobet, Torsten Kreindl, Catherine Muehlemann et Hans Werder[20],[21].

Les 15 filiales de Swisscom: Cablex (CEO: Daniel Binzegger), CT Cinetrade (CEO: Stephan Sager), Curabill (CEO: Frank Zehnle), Datasport (CEO: Matthias Fehr), Medgate (CEO: Andy Fisher), Sicap (CEO: Thomas Vontz), Swisscom Belgium, Swisscom Broadcast (CEO: Jean-Paul de Weck), Swisscom Directories (CEO:Edi Baehler), Swisscom Event & Media Solutions (CEO: Stefan Rupp), Swisscom Hospitality (CEO: Alfonso Tasso), Swisscom Italy, Fastweb (CEO: Alberto Calcagno), Swisscom Managed Mobility (CEO: Sasha Eiseneicher), Swisscom Switzerland.

Swisscom fait sous-traiter une partie de sa hotline par la société allemande Avocis.

Clients privés[modifier | modifier le code]

La Swisscom-Tower à Zurich; ancien siège de Bluewin AG

La division opérationnelle Clients privés se charge du suivi des clients des réseaux fixe et mobile. Celle-ci assure la couverture de la Suisse en accès Internet à haut débit (DSL) et propose la télévision numérique (IPTV) avec l’offre Swisscom TV[22].

Petites et moyennes entreprises[modifier | modifier le code]

Centre de télécommunication Herdern à Zurich de Swisscom de l'architecte Theo Hotz

La partie PME est apparue lorsque la Commission de la concurrence a approuvé le 6 mars 2006 le rachat de Cybernet(Suisse) SA par Swisscom Fixnet SA [23]. À cela s'ajoute les entreprises utilisant Bluewin en tant que PME.

La division opérationnelle petites et moyennes entreprises propose toute une gamme de produits et prestations – de la téléphonie fixe et mobile à l’entretien et à l’exploitation de l’infrastructure informatique, en passant par Internet et les services de données comme les connexions VPN, SDSL (DSL synchrone en débit UP et DOWN) ou les lignes louées. Cela comprend entre autres les produits "hébergés" comme Hosted Exchange (serveurs d'emails pour entreprises), Online Backup et Shared Office. Il y a également Business Connect (solution de VoIP pour entreprises)[24].

Grandes entreprises[modifier | modifier le code]

La tour de télécomunication de St. Chrischona est la plus importante de la région nort-est de la Suisse

Dans le domaine de la communication d’entreprise, Swisscom Grandes entreprises assiste ses clients dans la planification, la réalisation et l’exploitation de leur infrastructure d’information et de communication[25].

Réseau & Informatique[modifier | modifier le code]

Swisscom Réseau & Informatique construit, exploite et entretient le réseau fixe sur l'ensemble du territoire ainsi que l'infrastructure de réseau mobile de Swisscom. Cette division opérationnelle est en outre responsable des plateformes informatiques correspondantes et œuvre pour le passage à une plateforme réseau intégrée basée sur l'informatique et la technologie IP ("tout IP").

Swisscom IT services[modifier | modifier le code]

Swisscom IT Services (services informatiques) compte parmi les principaux prestataires de services sur le marché suisse de l'informatique. Son CEO actuel est Urs Schaeppi. Le portefeuille de clients de Swisscom IT Services comprend notamment les CFF, ASCOM, Swiss ou le groupe Securitas SA. En 2005, Swisscom IT Services a racheté Comit SA, une entreprise informatique spécialisée dans les services financiers. Comit est maintenue en tant que marque autonome.

En décembre 2014, Swisscom développe son portefeuille TIC à l’intention des clients commerciaux et étend sa présence en Suisse romande en faisant l’acquisition de Veltigroup et de ses diverses entreprises: LANexpert, insentia et ITS. Ce groupe, dont le siège est situé à Lausanne, est l’un des premiers fournisseurs de services TIC de Suisse romande. Veltigroup emploie près de 480 collaborateurs dans toute la Suisse et propose aux entreprises une offre TIC complète, allant des infrastructures aux services et solutions destinés au client final.

Cloud[modifier | modifier le code]

Swisscom prévoit de mettre en place dès l’an prochain un service de cloud baptisé « MyCloud » en Suisse régit par les lois strictes concernant la vie privée. Ceci fait suite à l’ancien « DocSafe » lancé en 2013[26].

Fastweb[modifier | modifier le code]

Au premier semestre 2007, Swisscom a pris une participation majoritaire dans l’italien Fastweb. Pendant la période de l’offre, du 10 avril au 15 mai 2007, 80,7 % du capital-actions de Fastweb a pu être acquis, Swisscom détenant au total 82,4 % des titres Fastweb à la date du règlement de la transaction, le 22 mai 2007. Le coût de cette acquisition s’est monté à environ 4,2 milliards d’euros ou 6,9 milliards de francs suisses[27]. Fastweb, avec Swisscom IT Services et Swisscom participations, forment les secteurs de croissance stratégiques de Swisscom.

Swisscom Participations[modifier | modifier le code]

Le portefeuille de Swisscom Participations regroupe les cinq champs d’activité suivants: «Broadcasting» avec Swisscom Broadcast SA, «Construction et entretien des réseaux» avec Cablex SA, «Gestion d’immeubles et voyages d’affaires (y compris gestion du parc automobile)», avec Swisscom Immeubles SA, «Facturation et encaissement» avec Billag SA, Alphapay SA et Medipa Caisse de facturation SA, ainsi que «Solutions mobiles» avec Minick Holding SA et Sicap SA[28].

Gouvernance[modifier | modifier le code]

Swisscom applique le Code Suisse de bonnes pratiques pour le gouvernement d’entreprise publié en 2014 par économiesuisse (anciennement Union suisse du commerce et de l'industrie) et suit l’ordonnance contre les compensations excessives applicables aux entreprises cotées en bourse[29]. Swisscom se dit vouloir pratiquer une gouvernance d’entreprise responsable et transparente, dans tous les domaines tels que le développement durable, la responsabilité sociale, les conditions de travail et les médias.

Programmes de promotion entrepreneuriale[modifier | modifier le code]

En 2010, Swisscom a fondé le Swisscom Business Award. Celui-ci récompense des entreprises et institutions suisses qui ont créé de nouvelles solutions en matière de technologies de l'information et de la communication (TIC)[30].Il se tiendra le 3 novembre 2015 au KKL à Lucerne, en parallèle du Swisscom Dialog Arena.

Le Swisscom Startup Challenge [31] sert à promouvoir les startups dans le domaine de la télécommunication en Suisse. Il leur donne accès à des partenaires internationaux et des mentors dans la Silicon Valley, leur permettant d’améliorer leurs produits et leur entreprise. Les vainqueurs du Swisscom Startup Challenge 2015 ont été désignés : Archilogic, Ava, Gamaya, Gimalon et Monetas.

Autres projets de Swisscom[modifier | modifier le code]

Swisscom se diversifie et offre en partenariat avec sa nouvelle offre de détection de cambriolage en partenariat avec Securitas Direct[32].

L'entreprise développe aussi un véhicule autonome dont les premiers tests ont été approuvés par la Confédération Suisse[33].

L’opérateur commence à tester des bornes de connexion sans fil en juin 2015 et souhaite les commercialiser dans les prochains mois[34].

Swisscom s’est établi sur le marché publicitaire avec d’autres partenaires pour faire face à Google et Facebook, en s’alliant à la SRR et Ringier[35], [36].

Swisscom a rejoint la GMA (Global M2M Association) et rejoint ainsi une grande quantité d’opérateurs qui essaient de promouvoir la technologie M2M (Machine to Machine) sur le plan mondial[37].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Swisscom AG », Office du Registre du commerce du canton de Berne (consulté le 5 mars 2008)
  2. a et b « DETEC - Swisscom », Confédération suisse
  3. a, b, c, d et e « Rapport annuel 2014 », Swisscom
  4. « Profil du groupe », Swisscom
  5. « Histoire »
  6. « Histoire »
  7. [1]
  8. « Histoire »
  9. Structure de l'actionnariat
  10. « Participation de la Confédération dans Swisscom: le Conseil fédéral opte pour un projet limité à l'essentiel », Confédération suisse
  11. « Swisscom change de look », Swisscom
  12. « Histoire de la marque », Swisscom
  13. PubliGroupe backs increased takeover bid from Swisscom, Reuters, 17 juin 2014
  14. Communiqué de presse, 19 octobre 2010
  15. Carten Schloter en images, www.bilan.ch, 23 juillet 2013
  16. « Fibre optique », Swisscom
  17. [2], 24heures, 20 avril 2015
  18. [3], Le Temps, 19 novembre 2015
  19. « Swisscom - Restructuration »
  20. « Conseil d'administration », Swisscom
  21. « Direction du groupe », Swisscom
  22. « Clients privés », Swisscom
  23. La Comco approuve le rachat de Cybernet par Swisscom sur le site de l'administration
  24. « Swisscom - PME », Swisscom
  25. « Enterprise Customers », Swisscom
  26. [4], Le Temps, 12 novembre 2015
  27. « Succès de l'offre de Swisscom sur Fastweb », Swisscom
  28. « Vue d'ensemble Participations », Swisscom
  29. « Histoire »
  30. [5], Swisscom Buisness Award
  31. [6], startuppicker, 14 août 2015
  32. « Marché de la sécurité »
  33. « Véhicule autonome »
  34. [7], Le Temps, 19 juin 2015
  35. [8], Le Temps, 17 août 2015
  36. [9], RTS, en ligne, 18 août 2015
  37. [10], telecom.com, 8 septembre 2015

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]