Neue Zürcher Zeitung

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Neue Zürcher Zeitung
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Création
Fondateurs Salomon GessnerVoir et modifier les données sur Wikidata
Personnages clés René Zeller, Luzi Bernet, Colette Gradwohl
Siège social Zurich, Drapeau de la Suisse Suisse
Actionnaires NZZ Mediengruppe (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Activité édition
Produits Neue Zürcher Zeitung (127 000 ex.)
Site web nzz.ch

Chiffre d'affaires 551 millions CHF (2007)
Résultat net 45,5 millions CHF (2007)

La Neue Zürcher Zeitung (abrégé NZZ) (traduction : Nouvelle gazette zurichoise) est un quotidien suisse, considéré comme le journal suisse de référence.

Le nom désigne aussi le groupe de presse qui édite ce journal ainsi que d'autres publications.

Histoire[modifier | modifier le code]

Première parution de la NZZ
Action de la SA Neue Zürcher Zeitung en date du 16. Mars 1906
Siège de la rédaction à Zurich.

Salomon Gessner fait paraître le journal pour la première fois le sous le nom de Zürcher Zeitung (Gazette zurichoise), sous la forme d'un hebdomadaire du lundi. L'orientation du journal varie alors, mais il est en général influencé par la philosophie des Lumières et plutôt favorable aux processus de réforme. En 1821, il prend le nom de Neue Zürcher Zeitung. La NZZ se place désormais clairement dans le camp libéral, se positionnant contre les mesures de censure, en faveur de l'élaboration de l'État fédéral et, en 1845-1847, contre le Sonderbund.

Après 1848, la NZZ devient le porte-parole écrit du « système Escher », surnom donné par ses adversaires au pouvoir hors du commun acquis par l'homme d'affaires zurichois Alfred Escher, cumulant empire industriel et bancaire avec de nombreux mandats politiques[1]. En 1868, la fin du « système Escher », provoquée par la crise des chemins de fer, fait planer une menace sur son existence, mais les libéraux zurichois transforment alors la gestion du journal en une société anonyme, la NZZ SA, qui existe toujours aujourd'hui. Conformément aux statuts, aucun de 1 400 actionnaires ne possède plus de 1 % du capital[2].

La NZZ a toujours défendu le principe de la neutralité suisse, particulièrement lors des deux guerres mondiales Au cours de la guerre froide, elle se montre résolument anticommuniste et se prononce contre la neutralisation de l'Allemagne. En revanche, elle n'a jamais pris de position tranchée sur les relations entre la Suisse et l'Union européenne, bien que cette question soit devenue centrale dans les débats politiques helvétiques[2].

La NZZ est, avec la Wiener Zeitung de 1703 et la Hildesheimer Allgemeine Zeitung de 1705, l'un des plus anciens journaux de langue allemande à paraître encore de nos jours. Elle est le plus ancien titre de presse suisse à toujours paraître.

Forme[modifier | modifier le code]

Le journal est articulé en quatre cahiers, sauf l'édition du vendredi qui en compte cinq.

Parution[modifier | modifier le code]

De 1894 à 1969, la NZZ sortait trois éditions par jour. En 1969, elle passe à deux éditions quotidiennes. Depuis 1974, elle paraît une fois par jour, six fois par semaine.

Diffusion[modifier | modifier le code]

La NZZ tire actuellement à 111'023 exemplaires, dont 7'409 exemplaires de l'édition internationale (chiffres de 2018)[3].

L'édition internationale, «NZZ International», parait sous la forme d'un cahier de 40 pages. Elle est conçue spécialement pour le lectorat l'espace germanophone non helvétique. La place donnée aux actualités suisses y est moindre et l'accent est mis sur l'actualité internationale.

La Neue Zürcher Zeitung possède un réseau mondial de soixante correspondants à son service exclusif.

En 2007, le journal tirait à 144 000 exemplaires quotidiennement[4]. Mais, comme tous les titres de la presse écrite, la NZZ subit, depuis quelques années, une baisse conséquente de ses ventes. Entre 2008 et 2018, elles accusent une chute de 42'588 exemplaires vendus, ce qui correspond à une baisse de 29,78 %[5],[3].

Influence[modifier | modifier le code]

La NZZ est connue pour être un journal de grande qualité et pour être le quotidien de référence en Suisse[6]. Elle est réputés pour ses articles approfondis, ses analyses et ses commentaires. Elle est tenue pour être le journal le plus lu et le plus influent chez les élites économiques, politiques et culturelles en Suisse. Son lectorat s'étend dans tout l'espace germanophone, bien au-delà des frontières suisses. Il est régulièrement cité dans les revues de presse de langue allemande.

Politiquement, la NZZ se veut indépendante de tout parti, mais se situe dans une orientation libérale de centre droit[7]. Elle est considérée comme proche du parti libéral-radical[2].

Collaborateurs célèbres[modifier | modifier le code]

  • Max Frisch
  • Eva Haldimann, critique littéraire, a fait découvrir Imre Kertesz hors de son pays. Les lettres de l'auteur avec la critique littéraire envoyées entre 1977 et 2002 est publiée en 2009 sous le titre : Briefe an Eva Haldimann[8],[9]
  • Anita Niesz, photographe

Autres publications du groupe NZZ[modifier | modifier le code]

À côté du quotidien Neue Zürcher Zeitung, le sigle NZZ est utilisé dans toute une série de publications et d'activités du groupe. Parmi lesquelles :

  • NZZ am Sonntag, l'édition du dimanche
  • NZZ Folio, magazine mensuel
  • NZZ Fokus, Schwerpunktdossier
  • NZZ Campus, publication pour les étudiants
  • Z – Die schönen Seiten, Magazine dans un format spécial
  • NZZ Format, Émission de télévision
  • NZZ Libro, maison d'édition
  • NZZexecutive.ch, Portail d'offres d'emploi pour cadres et spécialiste
  • NZZdomizil.ch, plateforme dédiée à l'immobilier
  • NZZ-Vademecum.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Joseph Jung (trad. de l'allemand), Alfred Escher, un fondateur de la Suisse moderne, Lausanne, Presses polytechniques et universitaires romandes, , 117 p. (ISBN 978-2-88074-972-9 et 2-88074-972-7, OCLC 829990401, lire en ligne)
  2. a b et c (de) Thomas Maissen, « Neue Zürcher Zeitung », Dictionnaire historique de la Suisse,‎ (lire en ligne)
  3. a et b (de) WEMF AG für Werbemedienforschung, « Reichweiten von Medienmarken », sur web.archive.org, Studie Total Audience, (consulté le 11 décembre 2019)
  4. La NZZ se présente elle-même.
  5. (de) « WEMF AG FÜR WERBEMEDIENFORSCHUNG »
  6. (de) Jürg Altwegg, « Schweizer Medienkrise: Hinter uns brennen die Brücken », Frankfurter Allgemeine Zeitung,‎ (lire en ligne, consulté le 11 décembre 2019)
  7. (de) « Leitbild » NZZ-Mediengruppe », sur NZZ-Mediengruppe (consulté le 11 décembre 2019)
  8. (de) « Das Recht auf Individualität », NZZ,‎ (lire en ligne)
  9. (de-CH) Ilma Rakusa, « Eva Haldimann: eine eminente Vermittlerin ungarischer Literatur », NZZ,‎ (ISSN 0376-6829, lire en ligne, consulté le 19 septembre 2019)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]