Union de banques suisses

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L'Union de banques suisses était une société de services financiers dont les sièges étaient à Bâle et Zurich, en Suisse. Elle était également présente aux États-Unis, avec des bureaux à Manhattan, Jersey City, Weehawken, et Stamford.

Il s'agissait d'une banque privée et d'une banque d'investissement. Elle avait également des activités de gestion de fortune en Suisse, concernant notamment près de la moitié des milliardaires asiatiques. Elle a fusionné en 1998 avec la Société de banque suisse pour former l'UBS.

Historique détaillé[modifier | modifier le code]

Union de banque suisse à Bâle vers 1920[1]

L'Union de banques suisses, en allemand: Schweizerische Bankgesellschaft, créée par une fusion en 1912, avait ses racines avec la Bank in Winterthur (fondé en 1862, spécialisée dans le financement industriel) et la Toggenburger Bank (fondée en 1863, caisse d'épargne)[2]. Initialement, le nom en anglais était traduit par Swiss Banking Association, mais il a été changé en Union Bank of Switzerland pour obtenir la même abréviation qu'en français: UBS. En 1917, l'Union de banques suisses emménage dans le nouveau siège principal à la Bahnhofstrasse à Zurich, considérée être le Wall Street de la Suisse.

Siège principal d'UBS à Zurich, Suisse, Bahnhofstrasse 45

La Grande Dépression et les deux guerres mondiales ont été une période difficile pour la banque qui a survécu aussi grâce aux affaires avec l'État suisse car il n'y avait pas beaucoup d'investissements privés. En 1937, Warja Honegger-Lavater a créé le logotype avec les trois clés pour la Société de banque suisse qui est toujours le logo de l'UBS aujourd'hui. En 1939, la banque comme d’autres banques suisses a vécu de l'afflux de beaucoup d'argent privé des pays impliqués dans la guerre. Dans les années 1990, l'Union de banques suisses était la plus conservatricee des trois plus grandes banques suisses, incluant la Société de Banque Suisse et Crédit suisse (Schweizerische Kreditanstalt), et ce en mettant l'accent sur la banque de détail, la gestion de fortune et l'assurance-vie. En 1993, l'Union de Banques Suisse a voulu acquérir la Schweizerische Volksbank, la quatrième plus grandes banques de Suisse, mais c'est Crédit suisse qui l'a absorbée, devenant ainsi la plus grandes banque suisse jusqu'à la fusion de l'Union de Banques Suisse avec la Société de Banque Suisse en 1998. La même année, elle est la principale victime de la quasi-faillite du hedge fund américain Long Term Capital Management dont elle doit enregistrer les trois-quart des pertes[3],[4],[5]. À cette époque, la banque est riche d'une grande partie de la rente pétrolière qu'elle traite[6]. Dans les années suivantes et en rivalité avec le Crédit suisse, elle poursuit une course à la taille dont les conséquences dangereuses se révèleront rapidement[7].

Chronologie[modifier | modifier le code]

  • 1862 : fondation de la banque de Winterthour
  • 1863 : fondation de la banque de Toggenburg
  • 1912 : fusion des deux banques et création de l'Union de banques suisses
  • 1945 : déplacement du siège à Zurich
  • 1945 : rachat de la Banque fédérale
  • 1967 : filiale à Londres
  • 1975 : filiale à New York
  • 1998 : fusion avec la SBS.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Bankers Magazine, Bradford-Rhodes & Co., (lire en ligne)
  2. « UBS souffle ses 150 bougies » (consulté le 2 mai 2015)
  3. CASE STUDY: LTCM, bauer.uh.edu, Printemps 2006
  4. Lessons From The Collapse Of Hedge Fund, Long-Term Capital Management, David Shirreff, ifci.ch
  5. (de) LTCM-Debakel: Milliardenschock, bilanz.ch
  6. Didier Dufau, L'étrange désastre. Le saccage de la prospérité, CEE, 2015, p. 160
  7. Dufau, ibid, p. 161

Voir aussi[modifier | modifier le code]