Axel Weber

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Axel Weber
Description de l'image Axel A. Weber official profile.jpg.
Nom de naissance Axel Alfred Weber
Naissance (59 ans)
Kusel
Nationalité Allemand
Profession
Activité principale
Président du conseil de surveillance de l'UBS
Formation

Axel Alfred Weber (Kusel, 8 mars 1957) est un économiste allemand, président du conseil de surveillance de l'UBS depuis le 12 mai 2012[1]. Il a été président de la Banque centrale allemande (Deutsche Bundesbank) du 30 avril 2004 au 1er mai 2011.

Biographie[modifier | modifier le code]

Formation et carrière universitaire[modifier | modifier le code]

De 1976 à 1982 Axel Weber étudie économie et sciences de l'administration publique à l'Université de Constance, d'où il sort diplômé en économie. De 1982 à 1988 il travaille comme assistant de recherche, se consacrant principalement aux problématiques monétaires, à l'Université de Siegen, où il obtient par ailleurs un doctorat en 1987. En 1994, après avoir obtenu l'habilitation requise, il devient professeur et enseigne à l'Université de Bonn, qu'il quitte en 1998 pour intégrer l'Université Johann Wolfgang Goethe de Francfort-sur-le-Main, dont il devient membre du Conseil d'administration et où il dirige le Centre d'études financières[2]. En 2001, il est nommé professeur d'Économie internationale à l'Université de Cologne et en 2009 il reçoit un titre de docteur honorifique à l’Université de Constance[3].

Carrière économique et financière[modifier | modifier le code]

En 2002 Axel Weber abandonne sa carrière universitaire et est nommé au Conseil allemand des experts économiques, où il a pour mission de Conseiller le chancelier Gerhard Schröder en matière économique[4]. En octobre 2002 il intègre en sus le conseil d'experts de la Banque fédérale d'Allemagne. Depuis deux ans, le 30 avril 2004, il est nommé à la tête de cette dernière en remplacement de Ernst Welteke, emporté par une affaire de corruption[5], et intègre également à ce titre le Conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne (BCE) et celui de la Banque des règlements internationaux.

Il y prône et mène une politique de « faucon », c'est-à-dire une politique orthodoxe et monétariste, y compris dans la gestion pratique et interne de l'institution, où il décide de drastiques coupes budgétaires accompagnées de réductions du personnel[5]. Son orthodoxie militante le pousse à critiquer publiquement, en , la décision de la Banque centrale européenne de massivement racheter les obligations des États de la zone euro les plus fragilisés par la crise économique et financière alors en cours[5],[6], alors même qu'il appartient au conseil des gouverneurs ayant pris cette décision. Cette dissension interne qu'il a provoquée est d'ailleurs une première dans l'histoire de la BCE. Il réitère ses critiques le , demandant à la BCE d'abandonner ce plan au profit d'une politique plus orthodoxe et plus prudente. À cette occasion, Weber appelle également la BCE à cesser ses mesures de soutien aux banques européennes et à augmenter le taux d'intérêt directeur afin de doper l'euro[6] qui, selon lui, doit être fort pour empêcher la spéculation à son encontre[7].

Par ailleurs, de manière générale, Weber insiste sur le rôle prépondérant de la monnaie unique européenne, gage de puissance et de stabilité selon lui, sur l'utilité pour l'Union européenne de s'appuyer sur l'axe économique franco-allemand et sur la nécessité de construire un dispositif permanent de lutte contre les chocs financiers, afin d'éviter les problèmes et le manque de réactivité de l'Union constatés lors de la crise de la fin des années 2000[7].

Axel Weber a décidé de ne pas solliciter, en 2012, un second mandat à la tête de cette institution et de ne pas postuler à la succession de Jean-Claude Trichet, dont le mandat de président de la BCE expire en novembre 2011[8].

Weber a été élu au Conseil d'administration de la banque UBS lors de l'Assemblée générale en mai 2012. Il a succèdé à Kaspar Villiger en tant que président[9] (Corporate Culture and Responsibility Committee).

En novembre 2013, Axel Weber est devenu membre du Swiss Finance Council (SFC), un nouveau lobby fondé par UBS et Crédit Suisse. SFC est présente officiellement à Bruxelles[10],[11].

Fin 2015, la « International Association of Economic Journalists » nommée Group of 20+1 lui a décerné le prix du « Banquier Européen de l’Année 2014 » en Allemagne[12].

Autres mandats[modifier | modifier le code]

Il est actuellement membre des conseil d’administration du:

et

  • International Monetary Conference
  • Financial Services Professional Board, Kuala Lumpur[1].

Weber est aussi membre de:

Weber est aussi membre du comité consultatif du Zukunft Finanzplatz et président du DIW Berlin Board of Trustees.

Weber est aussi chercheur auprès du:

De plus, il est un membre actif de:

Publications[modifier | modifier le code]

  • Social Health Insurance: A Guidebook for Planning, en collaboration avec Charles Normand, Éditions de l'Organisation internationale du travail, 1994
  • Soziale Sicherung in West-, Mittel- und Osteuropa, Nomos, 1994
  • The Asian financial crisis : Causes, contagion and consequences, en collaboration avec Marcus Miller, Pierre-Richard Agenor et David Vines, Presses de Cambridge, 1999, réédité en 2006
  • Die systeme der sozialen sicherung in der Europäischen Union, en collaboration avec Volker Leienbach, Nomos, 2000
  • The Euro : A challenge and opportunity for financial markets, en collaboration avec Michael Artis et Elizabeth Hennessy, Routledge, 2000
  • Social protection index for Committed poverty reduction : Asia, en collaboration avec Bob Baulch et Joe Wood, Asian Development Bank, 2008
  • Die Insolvenzantragspflicht nach, Grin Verlag, 2010

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d CV Axel A. Weber, UBS AG, 3 juin 2015
  2. Curriculum Vitae du Professor Dr Axel A. Weber, Université Johann Wolfgang Goethe de Francfort-sur-le-Main, 8 juin 2015
  3. [1], 2009
  4. [2], German Counsil of Economic Experts, 3 juin 2015
  5. a, b et c « Axel Weber, gardien de l'orthodoxie de la BCE », LeMonde.fr, mis en ligne le 2 juin 2010
  6. a et b « Axel Weber, candidat féroce pour la BCE » Libération.fr, mis en ligne le 19 octobre 2010
  7. a et b « Présidence de la BCE : Axel Weber vient chercher des soutiens à Paris », LesÉchos.fr, mis en ligne le 25 novembre 2010
  8. « Qui présidera la BCE après le Français Jean-Claude Trichet, en novembre ? », Le Monde, 10 février 2011
  9. « Résultats de l’Assemblée générale d’UBS SA », ubs.com, mis en ligne le 03 mai 2012
  10. « UBS und Credit Suisse gründen Swiss Finance Council », NZZ, mis en ligne le 28 novembre 2013
  11. « Swiss Finance Council », SFC
  12. « Europäischer Banker des Jahres 2014: Prof. Dr. Axel A. Weber hat es geschafft », Geldanlagen Nachrichten, mis en ligne le 11 mai 2015
  13. [3], “Swiss Financial Council"
  14. [4], “Association Suisse des Banquiers”
  15. [5], “Institute of International Finance”
  16. [6], 2012
  17. [7], 2015
  18. [8], “Center for Financial Studies”
  19. [9], “Center for financial Research”
  20. The European Money and Finance Forum », Website SUERF, 2016

Liens externes[modifier | modifier le code]