Jean-Pascal Delamuraz

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Jean-Pascal Delamuraz
Illustration.
Photo officielle.
Fonctions
Conseiller fédéral
Département militaire fédéral
(1984-1986)
Département de l'économie publique
(1987-1998)
Élection 7 décembre 1983
Réélection 9 décembre 1987
11 décembre 1991
13 décembre 1995
Prédécesseur Georges-André Chevallaz
Successeur Pascal Couchepin
Président de la Confédération suisse
Réélection 13 décembre 1995
Élection 7 décembre 1988
Conseiller d'État du canton de Vaud
Élection 29 mars 1981
Réélection 10 mars 1982
Législature 1978-1982, 1982-1986
Successeur Pierre Cevey
Conseiller national
Législature 40e, 41e et 42e
Syndic de Lausanne
Prédécesseur Georges-André Chevallaz
Successeur Paul-René Martin
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Vevey
Origine Canton de Vaud
Date de décès (à 62 ans)
Lieu de décès Lausanne
Nationalité Suisse
Parti politique PRD
Diplômé de Université de Lausanne

Jean-Pascal Delamuraz, né le à Vevey[1] et mort le à Lausanne, est une personnalité politique suisse, membre du Parti radical-démocratique. Il est conseiller fédéral de 1984 à 1998.

Études et carrière[modifier | modifier le code]

Jean-Pascal Delamuraz obtient une licence en sciences politiques de l'Université de Lausanne en 1960. Il est adjoint du directeur administratif de l'Exposition nationale suisse de 1964 à Lausanne, puis devient secrétaire permanent du Parti radical vaudois en 1965. Il entre au Conseil communal de Lausanne la même année. En 1970, il devient municipal chargé des Travaux publics, puis syndic de Lausanne en 1974.

Il siège au Conseil national de 1975 à 1983. Parallèlement, il entre en 1981 au Conseil d'État du canton de Vaud, où il dirige le Département de l'Agriculture, de l'Industrie et du Commerce pendant deux ans.

Conseiller fédéral[modifier | modifier le code]

Jean-Pascal Delamuraz est élu au Conseil fédéral le (93e conseiller fédéral de l'histoire[réf. nécessaire]) par 130 voix sur 241, pour remplacer le sortant Georges-André Chevallaz, radical vaudois comme lui. Il y siège jusqu'au .

Il est d'abord responsable du Département militaire à partir de 1984. Sous sa direction, l'armée suisse se lance notamment dans l'achat des chars Léopard 2. C'est également durant cette période que le débat au sujet de l'objection de conscience à l'obligation de servir connaît un tournant[Lequel ?].

En 1986, il reprend le Département de l'économie publique. Le pro-européen fervent qu'il est tente de faire entrer la Suisse dans l'Espace économique européen (EEE), mais le peuple refuse par 50,3 % des électeurs le , notamment sous l'impulsion de Christoph Blocher. Il parvient en revanche à faire ratifier l'adhésion à l'Organisation mondiale du commerce (OMC) en 1994 (traité de Marrakech) sans qu'un référendum soit déposé. Il est confronté aux nécessités de transformer la politique agricole.

Il est président de la Confédération en 1989 et 1996. Fin 1996, alors que le grand public suisse prend conscience d'une polémique concernant le comportement de ses banques durant la Seconde Guerre mondiale à la suite d'actions d'avocats américains (affaire des fonds en déshérence ou affaire des fonds juifs), Jean-Pascal Delamuraz parle de « chantage » du Congrès juif mondial (WJC), ce qui lui vaut un déluge de critiques dans la presse internationale. Cette polémique sera éteinte en , après les regrets publics de Jean-Pascal Delamuraz au président du WJC Edgar Bronfman (en).

Santé[modifier | modifier le code]

Statue en bronze de Jean-Pascal Delamuraz à Ouchy (Lausanne).

Durant les dernières années de son mandat de conseiller fédéral, ses problèmes de santé s'accentuent : en 1992, il chute en raison d'une insuffisance cardiaque ; en décembre 1995, on lui pose une valve aortique artificielle et en juillet 1997, on lui retire une tumeur au foie. En mars 1998, la maladie le contraint à la démission et il meurt quelques mois après son départ du gouvernement.

Famille[modifier | modifier le code]

Son père, Henri Delamuraz, garagiste, fut syndic de Paudex. Sa mère est Ruth Delamuraz, née Ryser. Son épouse est Catherine Reymond.

Autres[modifier | modifier le code]

Jean-Pascal Delamuraz photographié par Erling Mandelmann, 1982.

Son directeur de cabinet, a écrit : Daniel Margot, Jean-Pascal Delamuraz : du caractère et du cœur, l'itinéraire d'un surdoué, Lausanne Paris, Favre, (ISBN 2-8289-0621-3).

Par ailleurs, Jean-Pascal Delamuraz a obtenu un doctorat honoris causa de l'EPFL en 1998.

Un quai d'Ouchy porte son nom depuis 1998. Il est orné d'un buste trois ans plus tard[2].

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Certaines sources indiquent Paudex, le village dont son père était le syndic, comme lieu de naissance.
  2. Lise Bourgeois, « L'histoire d'Ouchy relie Weber et Delamuraz dans un drôle de drame », 24 heures,‎ , p. 6 (lire en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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