Banque cantonale vaudoise

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Banque cantonale vaudoise
Logo de la Banque cantonale vaudoise

Création 1845[1]
Forme juridique entreprise de droit public[1]
Siège social Lausanne[1]
Drapeau de Suisse Suisse
Activité banque, finance
Effectif 1946 (2014)
Site web bcv.ch

Fonds propres 3,341 milliards CHF (2014)
Chiffre d’affaires 993 millions CHF (2014)[2]
Bilan comptable 42 068 milliards CHF (2014)
Résultat net 296 millions CHF (2014)[2]

La Banque cantonale vaudoise (SWX : BCVN) est la banque cantonale du canton de Vaud en Suisse.

Forme juridique et actionnariat[modifier | modifier le code]

Vue du siège de la BCV

La BCV est une société anonyme de droit public, fondée par décret du Grand Conseil vaudois du 19 décembre 1845[1]. Son actionnaire majoritaire est l'État de Vaud qui détient 66,95 % de son capital-actions. Elle est inscrite au Registre du commerce du canton. Son statut juridique est défini dans la Loi vaudoise organisant la Banque cantonale vaudoise du 20 juin 1995 modifiée le 25 juin 2002, le 30 janvier 2007 et le 2 mars 2010 (LBCV)[3]. La BCV est soumise à la législation bancaire suisse. Ses engagements ne sont pas garantis par l’État de Vaud. Cependant, les clients de la BCV, comme ceux des autres banques suisses, bénéficient du système de Garantie des dépôts des banques et négociants en valeurs mobilières suisses mis en place au plan national. Ce système vise à protéger les dépôts jusqu’à un montant de 100 000 francs suisses par déposant et par banque. De plus, une garantie d’État limitée est accordée pour les dépôts effectués auprès de la Caisse d’Epargne Cantonale Vaudoise (CECV), qui est gérée par la banque

Le siège de la banque est à Lausanne. Les archives du groupe, conservées au siège, sont inscrites comme bien culturel suisse d'importance nationale[4].

Positionnement et mission[modifier | modifier le code]

En termes de taille de bilan, la BCV est classée parmi les cinq premières banques universelles en Suisse et est la seconde banque cantonale du pays après celle de Zurich[5]. Elle pratique les activités de banque de détail, de gestion de fortune, de banque des entreprises et de trading.

Selon l’article 4 de la LBCV, la banque est une banque universelle de proximité qui a pour mission de contribuer « dans les différentes régions du canton au développement de toutes les branches de l’économie privée et au financement des tâches des collectivités et corporations publiques». Elle «contribue également à satisfaire aux besoins du crédit hypothécaire du canton ». Enfin, elle se doit de «porter une attention particulière au développement de l’économie cantonale, selon les principes du développement durable fondé sur des critères économiques, écologiques et sociaux». Plus largement, la BCV a pour mission de créer de la valeur pour ses actionnaires et ses clients, d’être un employeur de référence et d’agir de manière responsable et engagée dans la société civile en général.

Histoire récente[modifier | modifier le code]

La BCV s'est d'abord développée en étendant ses activités traditionnelles par croissance interne et externe. Dans la seconde moitié des années 1990, après avoir repris la Banque vaudoise de Crédit en 1993 et fusionné avec le Crédit foncier vaudois en 1995, la BCV s'est engagée dans une stratégie de diversification, notamment dans la banque d'affaires et la banque de trading. Cela s'est notamment traduit par une croissance de son bilan, qui est passé d'environ 15 milliards de francs suisses au début des années 1990 à plus de 35 milliards de francs dix ans plus tard. Par ailleurs, la masse sous gestion du groupe BCV est passée de 28 milliards en 1996 à plus de 86 milliards de francs en 2014.

En 2001 et en 2002, à la suite d'analyses détaillées du portefeuille de crédits, d'importantes provisions ont dû être constituées : cela a occasionné des pertes significatives et une baisse substantielle du niveau de fonds propres. Pour renforcer les capacités financières de la banque, cette dernière a été recapitalisée à deux reprises. Le canton de Vaud a largement souscrit, en 2002 et au début de l'année 2003, à ces deux opérations.

À la fin de l'année 2002, une stratégie en deux étapes a été définie par la nouvelle équipe dirigeante de la banque. Elle prévoyait une première phase d'assainissement et de recentrage de la banque, suivie d'une phase de développement. Dès 2003, le groupe BCV a appliqué une stratégie de recentrage sur ses quatre métiers de base (banque de détail, gestion de fortune, banque des entreprises et trading) et sur certains domaines spécialisés dont le potentiel de croissance et de rentabilité est attractif. De 2005 à 2008, la BCV a lancé la seconde étape de sa stratégie avec le programme CroisSens qui visait à poser les bases d'une croissance durable. En 2008, la BCV a revu sa stratégie afin d'orienter ses efforts vers son développement commercial.

En 2011, la Banque Piguet & Cie SA, filiale de la BCV, fusionne avec la Banque Franck Galland & Cie SA au cours du premier semestre pour devenir la Banque Piguet Galland & Cie SA.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  1. a, b, c et d « Banque Cantonale Vaudoise », Office du Registre du commerce du canton de Vaud (consulté le 5 mars 2008)
  2. a et b « BCV - Résultats annuels 2009 », sur bcv.ch
  3. « Loi organisant la Banque Cantonale Vaudoise », sur Législation vaudoise (consulté le 12 août 2008)
  4. [PDF] L'inventaire édité par la confédération suisse, canton de Vaud
  5. « Portrait de la BCV »

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles[modifier | modifier le code]

  • Olivier Wurlod, « Dans un contexte difficile, la BCV continue de croître », 24 heures,‎ , p. 12 (ISSN 1661-2256)