Banque cantonale vaudoise

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Banque cantonale vaudoise
logo de Banque cantonale vaudoise
Logo de la Banque cantonale vaudoise

Création 1845[1]
Forme juridique entreprise de droit public[1]
Siège social Lausanne[1]
Drapeau de Suisse Suisse
Activité banque, finance
Effectif 1946 (2014)
Site web bcv.ch

Fonds propres 3,341 milliards CHF (2014)
Chiffre d'affaires 993 millions CHF (2014)[2]
Bilan comptable 42 068 milliards CHF (2014)
Résultat net 296 millions CHF (2014)[2]

La Banque cantonale vaudoise (SWX : BCVN) est la banque cantonale du canton de Vaud en Suisse. En termes de taille de bilan, la BCV est classée parmi les cinq premières banques universelles en Suisse et est la seconde banque cantonale du pays après celle de Zurich[3]. Elle pratique les activités de banque de détail, de gestion de fortune, de banque des entreprises et de trading.

Histoire récente[modifier | modifier le code]

La BCV s'est d'abord développée en étendant ses activités traditionnelles par croissance interne et externe. Dans la seconde moitié des années 1990, après avoir repris la Banque vaudoise de Crédit en 1993 et fusionné avec le Crédit foncier vaudois en 1995, la BCV s'est engagée dans une stratégie de diversification, notamment dans la banque d'affaires et la banque de trading. Cela s'est notamment traduit par une croissance de son bilan, qui est passé d'environ 15 milliards de francs suisses au début des années 1990 à plus de 35 milliards de francs dix ans plus tard. Par ailleurs, la masse sous gestion du groupe BCV est passée de 28 milliards en 1996 à plus de 86 milliards de francs en 2014.

En 2001 et en 2002, à la suite d'analyses détaillées du portefeuille de crédits, d'importantes provisions ont dû être constituées : cela a occasionné des pertes significatives et une baisse substantielle du niveau de fonds propres. Pour renforcer les capacités financières de la banque, cette dernière a été recapitalisée à deux reprises. Le canton de Vaud a largement souscrit, en 2002 et au début de l'année 2003, à ces deux opérations.

À la fin de l'année 2002, une stratégie en deux étapes a été définie par la nouvelle équipe dirigeante de la banque. Elle prévoyait une première phase d'assainissement et de recentrage de la banque, suivie d'une phase de développement. Dès 2003, le groupe BCV a appliqué une stratégie de recentrage sur ses quatre métiers de base (banque de détail, gestion de fortune, banque des entreprises et trading) et sur certains domaines spécialisés dont le potentiel de croissance et de rentabilité est attractif. De 2005 à 2008, la BCV a lancé la seconde étape de sa stratégie avec le programme CroisSens qui visait à poser les bases d'une croissance durable. En 2008, la BCV a revu sa stratégie afin d'orienter ses efforts vers son développement commercial.

En 2011, la Banque Piguet & Cie SA, filiale de la BCV, fusionne avec la Banque Franck Galland & Cie SA au cours du premier semestre pour devenir la Banque Piguet Galland & Cie.

Forme juridique et actionnariat[modifier | modifier le code]

Vue du siège de la BCV

La BCV est une société anonyme de droit public, fondée par décret du Grand Conseil vaudois du 19 décembre 1845[1]. Son actionnaire majoritaire est l'État de Vaud qui détient 66,95 % de son capital-actions. Elle est inscrite au Registre du commerce du canton. Son statut juridique est défini dans la Loi vaudoise organisant la Banque cantonale vaudoise du 20 juin 1995 modifiée le 25 juin 2002, le 30 janvier 2007 et le 2 mars 2010 (LBCV)[4].

Selon l’article 4 de la LBCV, la banque est une banque universelle de proximité qui a pour mission de contribuer « dans les différentes régions du canton au développement de toutes les branches de l’économie privée et au financement des tâches des collectivités et corporations publiques». Elle «contribue également à satisfaire aux besoins du crédit hypothécaire du canton ». Enfin, elle se doit de «porter une attention particulière au développement de l’économie cantonale, selon les principes du développement durable fondé sur des critères économiques, écologiques et sociaux». Plus largement, la BCV a pour mission de créer de la valeur pour ses actionnaires et ses clients, d’être un employeur de référence et d’agir de manière responsable et engagée dans la société civile en général.

La BCV est soumise à la législation bancaire suisse. Ses engagements ne sont pas garantis par l’État de Vaud. Cependant, les clients de la BCV, comme ceux des autres banques suisses, bénéficient du système de Garantie des dépôts des banques et négociants en valeurs mobilières suisses mis en place au plan national. Ce système vise à protéger les dépôts jusqu’à un montant de 100 000 francs suisses par déposant et par banque. De plus, une garantie d’État limitée est accordée pour les dépôts effectués auprès de la Caisse d’Epargne Cantonale Vaudoise (CECV), qui est gérée par la banque

Le siège de la banque est à Lausanne. Les archives du groupe, conservées au siège, sont inscrites comme bien culturel suisse d'importance nationale[5].

Activités de la BCV en dehors du canton de Vaud[modifier | modifier le code]

Contrairement à la plupart des banques cantonales suisses, qui opèrent principalement dans la zone économique de leur canton d'origine, le champ d'activité de la BCV s'étend bien au-delà des frontières cantonales et nationales[6].

Dans les années 1990, plusieurs banques cantonales suisses tentèrent de trouver des relais de croissance en dehors de leurs frontières locales et cantonales. La stratégie d'expansion de la BCV au cours de cette période, avec notamment des engagements en Grèce et Hong Kong, entraîne des pertes de plusieurs milliards de francs. Le Président du conseil d'administration de l'époque est alors démis de ses fonctions par le Conseil d'État: suite à la découverte de manipulations comptables ayant débuté en 1996 et visant à cacher des provisions insuffisantes qu'il aurait personnellement acceptées, celui-ci est finalement reconnu coupable de détournement de fonds[7],[8],[9],[10],[11].

Dans le cadre du règlement en 2014 du différent bancaire entre la Suisse et le Département de la Justice des États-Unis, la BCV a conclu un accord la plaçant en catégorie 2, et dont la conclusion aura été le paiement d'une amende de 41,7 millions de dollars américains ainsi que la transmission des noms d'environ 200 employés aux autorités américaines[12],[13],[14].

Dans une interview au journal Le Temps du 15 septembre 2015, le PDG de la BCV, Pascal Kiener, déclarait que les plans d'expansion de la BCV seraient limités aux pays voisins de la Suisse. Le bureau de Zurich ouvert en 2011 serait, de fait, le seul à l'extérieur du canton de Vaud[15],[16].

Notes et références[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles[modifier | modifier le code]

  • Olivier Wurlod, « Dans un contexte difficile, la BCV continue de croître », 24 heures,‎ , p. 12 (ISSN 1661-2256)