Siebel 204

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Siebel 204
Siebel Si204 au musée de l'aviation de Prague-Kbely.
Siebel Si204 au musée de l'aviation de Prague-Kbely.

Rôle Avion de transport léger
Constructeur Drapeau : Allemagne Siebel
Équipage 1 ou deux pilotes
Premier vol 1940
Production 1 216
Dimensions
Image illustrative de l’article Siebel 204
Longueur 13,0 m
Envergure 21,33 m
Hauteur 4,25 m
Aire alaire 46 m2
Masse et capacité d'emport
Max. à vide 3,95 t
Max. au décollage 5,6 t
Passagers 8
Fret 1 650 kg
Motorisation
Moteurs 2 Argus As 411 A1
Puissance unitaire 441 kW
(592 ch)
Performances
Vitesse maximale 364 km/h
Autonomie 1 400 km
Plafond 6 400 m
Vitesse ascensionnelle 6 m/s

Le Siebel 204 est un avion allemand de transport de fret et de passager léger, conçu et fabriqué en Allemagne à partir de 1938, et fabriqué après 1945 en France sous le nom de NC-701 Martinet par la SNCAC.

Conception[modifier | modifier le code]

Ce bimoteur vola pour la première fois en 1941. Il était un des avions de liaison les plus répandus de la Luftwaffe. Son histoire est à peu près la même que celle du Focke-Wulf Fw 58. Durant la guerre, son rôle principal était la formation des équipages afin de préserver les capacités de l'industrie aéronautique allemande pour des productions plus essentielles.

Afin de se concentrer sur la production des avions de combat, l’Allemagne confia la production du Siebel 204 à une société française, la SNCAC (Société Nationale de Constructions Aéronautiques du Centre). Issue des nationalisations de 1936, elle réunissait les usines Hanriot de Bourges et Farman de Boulogne-Billancourt. C’est à Bourges que le Siebel 204 était assemblé. Après guerre, la SNCAC continua la production, et sortit 300 exemplaires de plus sous l’appellation de NC-701 « Martinet ». Le principal changement était le remplacement des moteurs Argus As 411 entraînant des hélices bipales par des Renault 12S-00 actionnant des hélices tripales.

Engagements opérationnels[modifier | modifier le code]

Plus grand et puissant que les avions français de sa catégorie et capable de transporter un nombre plus élevé de passagers, le Siebel fut employé intensivement par l’armée de l’air française en Indochine, notamment dans l’escadrille de liaisons aériennes n°54 (ELA 54). Il remplit de multiples missions : transport, observation, reconnaissance, évacuation sanitaire, entraînement au bombardement, et même « gunship » (canonnière) avec une mitrailleuse de 7,5 mm montée en sabord. Par manque de moyens aériens, notamment de bombardement et de reconnaissance, il avait été décidé d’équiper les bimoteurs de liaison Siebel (NC-701) de quatre mitrailleuses MAC 24/29 tirant dans l’axe. Alimentées par chargeurs tambours « camemberts » sans traçantes, elles avaient une fâcheuse tendance à s’enrayer. Huit points d’emport sous le fuselage permettaient de larguer d’efficaces petites bombes de 50 kg, avec un procédé de visée assez primitif.

Variantes[modifier | modifier le code]

Siebel Fh 104
Précurseur du Si 204 de dimensions plus petites.
Si 204
Prototypes ; 15 exemplaires fabriqués par Siebel à Halle.
Si 204A
Version de pré-production A-0 et de production initiale A-1 pour le transport de passagers construits par la SNCAN (Société Nationale de Constructions Aéronautiques du Nord) en France.
Si 204D
Variante d'entrainement au vol sans visibilité développée par ČKD (BMM) dans le protectorat de Bohème-Moravie. Les premiers appareils de pré-séries D-0 furent livrés en janvier 1943. La production des D-1 fut confiée à Aero et BMM. Les versions D-3 furent construits avec des ailes et une queue en bois pour économiser l'aluminium.
Aero C-3
Production après guerre en Tchécoslovaquie pour l'entrainement pilote (C-3A) et d’équipage (C-3B).
Aero C-103
Variante pour le transport de passagers.
Aero D-44
Variante de transport militaire.
SNCAC NC.701 Martinet
Variante de transport militaire propulsés par deux moteurs V-12 inversés SNECMA 12S-00.
SNCAC NC.702 Martinet
Variante pour le transport de passagers.

Opérateurs[modifier | modifier le code]

Opérateurs militaires[modifier | modifier le code]

Drapeau de l'Allemagne nazie Reich allemand
Drapeau de la France France
Drapeau de la Hongrie Hongrie
Drapeau de la Pologne Pologne
Flag of Slovakia (1939–1945).svg République slovaque
 Drapeau de la Suisse Suisse
Drapeau de la Tchécoslovaquie Tchécoslovaquie
Drapeau de l'URSS Union soviétique

Opérateurs civils[modifier | modifier le code]

Drapeau de l'Allemagne nazie Reich allemand
Drapeau des Pays-Bas Pays-Bas
Drapeau de la Pologne Pologne
  • Polskie Linie Lotnicze (LOT) - in 1947–1948 six NC.701 bought in France. Aircraft were used for aerial photography and had markings from SP-LFA to LFF.
Drapeau de la Suède Suède
Drapeau de la Tchécoslovaquie Tchécoslovaquie
Drapeau de l'URSS Union soviétique
  • Aeroflot - quelques 204 capturés pour du transport de fret après guerre

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Développement lié
Avions comparables
Liste liée

Notes et références[modifier | modifier le code]

  • Enzo Angelucci et Paolo Matricardi, Multiguide aviation : Les avions 3/ la seconde guerre mondiale – France, Allemagne, Angleterre, etc., Elsevier Sequoia, , 320 p., p. 181
  • Patrick Facon, Regards sur l'aviation militaire française en Indochine : 1940-1954 : Recueil d'articles et état des sources, Paris, Service Historique de l'Armée de l'air, , 451 p.
  • Philippe Gras, L'Armée de l'air en Indochine 1945-1954 : L'impossible mission, Paris, L'Harmattan, , 612 p.
  • Charles-Patrick Renaud, Aviateurs au combat : Indochine 1950-1954, Paris, Grancher, , 253 p.
  • Jean-Pierre Simon, Les aviateurs dans la guerre d'Indochine 1945-1957 : Témoignages, Éditions du Grenadier, , 375 p. (ISBN 978-2-7587-0170-5)