Fokker D.VII

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Fokker D.VII
Vue de l'avion.
Vue de l'avion.

Constructeur Drapeau : Empire allemand Fokker
Rôle Avion de chasse
Premier vol
Mise en service
Nombre construits 1 700
Équipage
1
Motorisation
Moteur Mercedes D-III (160 cv)
BMW IIIa (185 cv)
Nombre 1
Type 6 cylindres en ligne refroidis par eau
Puissance unitaire 160 cv / 185 cv
Dimensions
vue en plan de l’avion
Envergure 8,90 m
Longueur 6,95 m
Hauteur 2,75 m
Surface alaire 20,20 m2
Masses
À vide 684 kg
Avec armement 910 kg
Performances
Vitesse maximale 160 cv : 187 km/h
185 cv : 200 km/h
Plafond 6 000 m
Vitesse ascensionnelle 182 m/min
Rayon d'action 350 km
Armement
Interne Deux mitrailleuses LMG-08/15 de 7,92 mm

Le Fokker D.VII était un avion de chasse biplan allemand de la Première Guerre mondiale. Il est considéré comme le meilleur chasseur germanique de cette guerre, avec le Junkers J 9 / D1 déployé en très petit nombre sur le front avant l'armistice.

Historique[modifier | modifier le code]

Fin 1917 les armées de l'air alliées avaient la maîtrise du ciel sur le front de l'ouest, grâce à leurs nouveaux chasseurs SPAD S.VII, Sopwith Camel et autres S.E.5 et S.E.5a... Le gouvernement allemand fit alors un appel d'offres pour un avion de chasse monoplace amélioré. En janvier 1918 une démonstration à laquelle participèrent 31 nouveaux appareils eut lieu à Berlin-Adlershof. Fokker aligna le prototype V11 à moteur Mercedes de 160 cv (il devint le Fokker D.VII) et le prototype V22 à moteur BMW IIIa de 185 cv (il devint le Fokker D.VIIF), qui furent tous deux retenus et apparurent sur le front respectivement en avril et mai 1917.

Les plans avaient été réalisés par Reinhold Platz, le responsable du bureau d'études des usines Fokker. Les ateliers Fokker fabriquèrent 877 de ces appareils, la firme Albatros fut mise aussi à contribution pour la production, et en sortie 1749 de ses ateliers de Berlin-Johannistahl et Schneidemuhl.

Conception[modifier | modifier le code]

Cet appareil était construit de manière conventionnelle : biplan haubané; train de roues rigide; moteur refroidi par eau; équipé de deux mitrailleuses... Mais sous l'habillage en tissu se trouvait une structure légère en acier rigide, solidement soudée. Cela lui permettait d'effectuer des manœuvres très délicates sans dommages. Il fut équipé d'un moteur Mercedes DIII de 160 cv ou d'un moteur d'altitude BMW IIIa de 185 cv. Les appareils équipés de ce dernier reçurent la dénomination Fokker D.VIIF. L'inconvénient du moteur BMW était qu'on ne pouvait l'utiliser à pleine puissance qu'à partir d'une altitude de 3 200 m, mais il permettait alors de voler légèrement plus vite qu'avec le moteur Mercedes (200 km/h au lieu de 187 km/h).

Engagement[modifier | modifier le code]

En avril 1918 les premiers D.VII firent leur apparition sur le front de l'ouest, au sein du Jagdgeschwader Nr 1 de Manfred von Richthofen, où ils firent tout de suite leurs preuves : en plus d'une excellente maniabilité, les excellentes performances ascensionnelles du D.VII lui permettait d'attaquer ses adversaires par le dessous, même à haute altitude. Mais au cours de l'année 1918 les Alliés s'équipèrent de nouveaux appareils plus puissants, ce qui relativisa la suprématie du D.VII (notamment le SPAD S.XIII français, qui avait des performances supérieures).

Le Fokker D.VII fut cependant le seul avion à être mentionné non dans le traité de Versailles, comme le dit la légende, mais à l'article A.IV[1] de l'Armistice de 1918 signée le à Rethondes. Celui-ci stipulait que tous les appareils de ce type étaient à remettre aux Alliés, preuve de sa redoutable notoriété.

Évolution[modifier | modifier le code]

Après la guerre 98 Fokker D.VII passèrent clandestinement aux Pays-Bas qui en utilisa 48 pour ses forces armées jusqu'en 1931, les 50 restant étant vendus à l'URSS qui les utilisa jusqu'en 1933. La Belgique, la Lituanie, la Pologne, la Suisse, la Tchécoslovaquie, la Hongrie en utilisèrent pour leurs forces aériennes, soit récupérés en Allemagne après la capitulation, soit achetés à Fokker qui en continuait la production aux Pays-Bas. Les États-Unis en utilisèrent 142 récupérés en Allemagne.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

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