Junkers Ju 87

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Pix.gif Junkers Ju 87B Stuka Su-27 silhouette.svg
Junkers Ju 87B dropping bombs.jpg Vue de l'avion

Constructeur Drapeau : Allemagne Junkers
Rôle Avion d'attaque au sol
Statut Retiré du service
Premier vol 17 septembre 1935
Mise en service 1936
Date de retrait 1945 (Luftwaffe)
Nombre construits Environ 6 500
Équipage
2
Motorisation
Moteur Junkers Jumo 211Da
Nombre 1
Type 12 cylindres en V à refroidissement liquide
Puissance unitaire 1 200 ch
Dimensions
Junkers Ju 87B-2 Stuka.svg
Envergure 13,8 m
Longueur 11,1 m
Hauteur 4,01 m
Surface alaire 31,9 m2
Masses
À vide 2 750 kg
Maximale 4 250 kg
Performances
Vitesse de croisière 310 km/h
Vitesse maximale 390 km/h (Mach 0,29)
Plafond 8 000 m
Vitesse ascensionnelle 214 m/min
Rayon d'action 600 km
Armement
Interne 2 mitrailleuses MG 17 de 7,92 mm en chasse et 1 mitrailleuse MG 15 (en) de 7,92 mm en tourelle arrière
Externe 500 kg de bombes

Le Junkers Ju 87 en service de 1937 à 1945, est le plus célèbre des bombardiers en piqué (Sturzkampfflugzeug en allemand, soit Stuka en abrégé) de la Luftwaffe, employé essentiellement durant la Seconde Guerre mondiale.

Le terme « Stuka » désigne en allemand tout appareil de bombardement en piqué. Cependant, la légende du Ju 87 et son exclusivité dans ce rôle au sein de la Luftwaffe lors de la Seconde Guerre mondiale a fait que ce nom lui est maintenant spécifiquement (mais non exclusivement) attribué.

Conception[modifier | modifier le code]

Mise au point[modifier | modifier le code]

Le premier prototype du JU 87 effectua son premier vol a l'automne 1935. Il était entièrement métallique, présentait déjà une aile en W mais avait une dérive double. Propulsé par un moteur Rolls-Royce Kestrel de 640 ch, sa stabilité était médiocre et il fut détruit au cours des essais, en raison de la difficulté à le contrôler dans les évolutions en lacets.

Le deuxième prototype, immatriculé D-UHUH, reçut une dérive simple et participa à la compétition ouverte, en mars 1936 entre les bombardiers en piqué. Il était doté de plans rapportés à l'intrados, à l'extérieur des pantalons de roues. Ces plans pouvaient pivoter de 90 degrés et constituer de cette façon, d'excellents aérofreins, limitant sa vitesse en plongée à environ 600 km/h. La bombe était fixée à un cadre rectangulaire spécial articulé par son avant sous le ventre de l'avion, juste à l'arrière du radiateur. Au cours du piqué, ce cadre basculait vers le bas et l'avant, afin que la trajectoire de la bombe évite le cercle de l'hélice.
Son moteur était à présent un Jumo 210 allemand, qui développait 610 ch.

Un troisième prototype fut testé en novembre 1936, avec un Jumo 210 Da de 680 ch. La dérive était agrandie et la canopée quelque peu modifiée. L'appareil avait une envergure de 14 mètres et pouvait atteindre une vitesse maximale de 320 km/h à une altitude de 4 000 m. L'armement comprenait une mitrailleuse fixe dans l'aile droite et une autre, mobile, à l'arrière du poste de pilotage. Dix JU 87 A-0 de pré-production furent construits durant l'été 1936.

Le premier JU 87 A-1 quitta les chaînes d'assemblage au début de 1937. Au cours de l'été suivant, le I./St.G 162 en fut équipé et reçut plus tard les A-2 pourvu de pales d'hélice plus larges et d'un équipement radio modifié.

L'intervention de l'Allemagne dans la guerre civile espagnole avec les chasseurs et les bombardiers de la Légion Condor allait permettre d'évaluer l'avion dans un contexte opérationnel réel. Trois JU 87 A-1 furent envoyés en Espagne : le chef de la Légion Condor, le colonel Von Richthofen, qui s'était opposé quelques années plus tôt à la réalisation du Stuka, fut si impressionné par sa précision qu'il alla jusqu'à réclamer davantage d'appareils.

La version A était cependant expérimentale. La version B ou "Bertha", d'une puissance supérieure était propulsée par un moteur Jumo 211 de 1 100 ch. Les Bertha pouvaient emporter indifféremment une bombe de 1 000 kg sous le fuselage, ou une autre de 250 ou 500 kg avec, en complément, 450 kg de projectiles sous voilure. Une mitrailleuse MG 17 de 7,92 mm était logée dans l'aile gauche, en plus des autres armes. La canopée avait été redessinée, la dérive élargie et les capotages de roues remplacèrent les pantalons de jambes de train. L'accroissement important de la puissance du moteur, associé à une finesse aérodynamique améliorée, lui ajoutaient 70 km/h de vitesse de pointe ainsi qu'une vitesse de piqué augmentée de 40 km/h. Il avait une autonomie de 550 km pour une vitesse de 280 km/h.

Particularités[modifier | modifier le code]

Environ 5 700 Ju 87 furent produits par la firme aéronautique Junkers (le bombardier en piqué le plus construit fut le Curtiss SB2C Helldiver américain : 7140 exemplaires). Ce bombardier léger était facilement reconnaissable grâce à ses ailes incurvées en W et son gros train d'atterrissage principal fixe.

Certains étaient également dotés d'une sirène mécanique fixée sur les trains d'atterrissage, appelée « trompette de Jéricho », destinée à produire un son strident grâce à la pression de l'air. Ce son aigu, rapidement associé au bombardement en piqué, avait pour objectif de terroriser les populations et démoraliser les militaires à son approche. Cependant, ce bruit caractéristique aurait une toute autre explication. Il s'agirait plus probablement d'un dispositif auditif indiquant la vitesse en piqué et destiné à alerter le pilote, alors concentré sur son objectif. D'ailleurs, l'as Hans-Ulrich Rudel mentionne dans son ouvrage Pilote de Stukas que ces sirènes sont un mythe et n'ont jamais existé. Elles furent effectivement retirées car elles présentaient le désavantage d'avertir la cible d'une attaque prochaine.

Un système innovant de redressement automatique de l'appareil l'équipait, afin de le stabiliser au cas où le pilote devait perdre connaissance au moment de la ressource du piqué en raison de l'éventuelle apparition d'un voile noir.

Du fait de sa faible vitesse et de sa vulnérabilité, l'appareil était équipé d'un poste de mitrailleur arrière pour le protéger en cas d'attaque de chasseur.

Les Junkers Ju 87 en service au sein des forces italiennes furent affublés à tort par les Alliés de la désignation de Breda Ba 201[1], alors que celle ci désignait un avion différent[2].

Engagements[modifier | modifier le code]

Le premier usage militaire du Ju-87 eut lieu lors de la guerre civile espagnole où sa technique de bombardement fut testée et améliorée, notamment au sein des escadrilles de la Légion Condor (unités composées de pilotes de la Luftwaffe envoyés combattre au côté des troupes franquistes).

Cependant, sa légende provient de son engagement durant la Seconde Guerre mondiale et plus particulièrement lors de la Blitzkrieg durant la campagne de Pologne (le premier acte de guerre de la Seconde Guerre mondiale fut une attaque de Ju-87B sur un pont polonais), la bataille de France et la bataille d'Angleterre. Malgré ses succès, cet appareil lent et plutôt lourd, notamment avant le largage des bombes (déchargé, sa grande envergure et son importante surface alaire le rendaient au contraire plus manoeuvrable qu'un chasseur à faible vitesse mais peu de pilotes avaient le temps de s'en apercevoir) était la proie rêvée des chasseurs alliés de conception moderne tels le Dewoitine D.520 français et le Spitfire britannique. La vulnérabilité du Ju-87 était telle que les pilotes de chasse britanniques appelaient les attaques de formations de Stuka Stuka Parties (soit en français : « fête du Stuka »). Ses rencontres malheureuses avec la chasse britannique entraînèrent son retrait des premières lignes lors de la bataille d'Angleterre.

Il se révéla en revanche très utile tout au long de la campagne de Russie et de la bataille de Stalingrad : lent mais robuste, le bombardement tactique et la destruction des blindés ennemis convenaient bien à cet appareil. Il fut redoutable aussi en Afrique jusqu'en automne 1942. Il coula aussi de nombreux navires.

Ses exploits sur le champ de bataille engendrèrent son succès à l'exportation, le Ju-87 fut livré en nombre à la Hongrie, à la Roumanie, à la Bulgarie et à l'Italie (l'appareil sera surnommé par les pilotes italiens Pichiatelli). Par contre, malgré ce que l'on pourrait croire, le Aichi D3A « Val » est extrapolé du He 70, qui n'a rien de commun avec le Ju 87.

Concernant les appareils italiens, ceux-ci combattirent côte-à-côte avec leurs homologues allemands de l'Afrika Korps en Afrique du Nord. Paradoxalement, les appareils italiens conservaient le camouflage d'origine peint avec des tons de peinture allemands alors que les premiers appareils dont fut dotée l'Afrika Korps allemand étaient peints avec des tons de peintures d'origine… italienne !

Cependant, les pertes des StukaGeschwadern (escadre de bombardement en piqué) s'accrurent au fil du conflit. À l'automne 1943, la Luftwaffe admit que le Ju-87 était définitivement dépassé et entreprit la réorganisation des unités qui en étaient dotées. Les StukaGeschwadern furent alors transformées en SchlachtGeschwadern (escadres d'assaut) et progressivement converties sur Focke-Wulf Fw 190.

Les Ju 87D furent alors utilisés à l'attaque au ras du sol et non plus en piqué en attendant d'être convertis en appareils de nuisance nocturne (Ju 87D-7 et D8) ou en chasseur de blindés (Ju 87G), rôle dans lequel ils excellèrent durant la bataille de Stalingrad, malgré leur faible vitesse.

La fabrication du Ju-87 prit fin au début de 1944 tandis que cet appareil resta en service dans ses versions de harcèlement nocturne et de chasseur de chars jusqu'à la fin du conflit.

L'as allemand Hans-Ulrich Rudel s'est révélé sur le Stuka. Durant la guerre, il détruisit pas moins de 2 000 cibles terrestres dont 519 chars, et fut considéré comme étant le pilote qui a donné le coup de grâce au cuirassé soviétique Marat. Il fut le principal initiateur de la version Ju-87G dont il savait tirer pleinement parti.

Variantes[modifier | modifier le code]

  • Ju 87A-1 : premières séries. Moteur Jumo 210Ca de 600 ch. Armement : 1 mitrailleuse MG17 de 7,9 mm tirant en chasse dans l'aile droite, 1 mitrailleuse MG15 de même calibre servie par le mitrailleur arrière. Jusqu'à 250 kg de bombes. Dote les StuKaGeschwadern de la Luftwaffe jusqu'à mars 1939. Quelques exemplaires vendus à la Hongrie et au Japon à des fins d'évaluations.
  • Ju 87A-2 : Moteur Jumo 210Da de 720 ch avec compresseur à 2 étages, hélice à pales agrandies. Cette variante sera retirée des unités de premières lignes au premier semestre 1939 pour être reversée ensuite aux écoles de bombardement en piqué.
  • Ju 87B-1 : Version redessinée. Moteur JuMo211A-1 de 1 000 ch. Pantalons de train d'atterrissage redessiné et suppression des montants de ce dernier, nez modifié, cockpit redessiné avec verrière coulissante et non plus basculante et installation d'une véritable tourelle arrière de tir à la place de la simple fente, ajout d'une mitrailleuse MG17 en chasse dans l'aile gauche, ajout de lance-bombes ETC50 pouvant emporter 2 bombes SC50 de 50 kg sous chaque aile et persiennes de l'ouverture du radiateur verticales (horizontales sur le Ju87A). 2 types connus d'ouverture de radiateur : à ailettes ou d'une seule pièce. Cette version est la version majoritaire durant la campagne de France et la bataille d'Angleterre (1939-fin 1940). C'est aussi à partir de cette variante qu'apparaîtra la fameuse sirène aérodynamique créant le son si particulier du Stuka lorsqu'il plonge en piqué. Elle consiste en une hélice reliée à une sirène dont le son s'accroît proportionnellement à la vitesse de l'air qui s'écoule autour de l'avion. Elle est fixée sur la jambe de train droite et son effet psychologique fut tel que le Stuka est probablement l'un des avions les plus marquants de l'histoire.
  • Ju 87B-2 : Nouveau moteur Jumo 211Da de 1 200 ch et adoption définitive du radiateur à ailettes. Pipes d'échappement du moteur à effet propulsif. En service de la campagne de France jusqu'à Stalingrad (fin 1942). Appareils également livrés à la Regia Aeronautica italienne.
  • Ju 87B-2/U4 : Variante du Ju 87B-2 à train d'atterrissage à ski. 2 exemplaires convertis, essais sans succès.
  • Ju 87B-2/Trop : Variante tropicalisée du Ju 87B-2 équipée d'un filtre à sable sur la prise d'air du compresseur. Version utilisée en Afrique du Nord par l'Afrika Korps et la Regia Aeronautica italienne.
  • Ju 87R : Version à long rayon d'action dérivé du Ju 87B-1 (Ju 87R-1) et du Ju 87B-2 (Ju 87R-2). Emport en bombe sur la seule fourche ventrale (absence de lance-bombe sous les ailes) mais possibilité d'emporter deux réservoirs de carburant type D de 300 l largables en vol sous les ailes. Les ailes contenaient également des réservoirs de 150 litres chacun dans leur structure. Avec tous ses réservoirs pleins, l'autonomie de l'appareil pouvait atteindre les 1 500 km. Version utilisée en Afrique du Nord et en Russie.
  • Ju 87C : Dérivé du Ju 87B conçu pour un emploi sur le porte-avions Graf Zeppelin. Ailes repliables et crosses d'appontage. Quelques exemplaires convertis à des fins d'essais, reconvertis en Ju 87B après abandon de la construction du porte-avions (les deux prototypes de cette version étaient des conversions de Ju 87B-1, tandis que les quelques appareils de série étaient des conversions de Ju 87B-2).
  • Ju 87D-1 : Importantes modifications. Moteur Jumo 211J-1 de 1 400 ch. Bloc moteur et capot entièrement redessinés et à l'aérodynamique améliorée. Prise d'air de capot supérieure supprimée, radiateurs à eau décalés sous les ailes de part et d'autre de la charge offensive ventrale. Nouvelle verrière à l'aérodynamique améliorée, haubans de soutien des gouvernes de profondeurs redessinés, armement arrière composé d’une mitrailleuse jumelée MG81Z de 7,9 mm. Emport en bombes augmenté jusqu'à 1 800 kg. Construit de janvier à mai 1942. Début de série avec le train d'atterrissage principal du Ju 87B-2, fin de série avec un nouveau train affiné et à l'amortisseur modifié. Les sirènes aérodynamiques sont désormais au nombre de deux (une sur chaque jambe de train).
  • Ju 87D-1/Trop : Version tropicalisée du Ju 87D-1 avec filtre à sable sur la prise d'air du compresseur. Destinée à l'Afrika Korps.
  • Ju 87D-2 : Variante destinée au remorquage de planeur. Fuselage et queue renforcés, crochet de remorquage ajouté sous la dérive. Absence de lance-bombes et d'armement.
  • Ju 87D-3 : Blindage renforcé. Remplace le Ju 87D-1 sur les chaînes de montage en mai 1942. Quelques dizaines d’exemplaires vendus à la Roumanie et à la Hongrie.
  • Ju 87D-3/Trop : Version tropicalisée du Ju 87D-3 avec filtre à sable sur la prise d'air du compresseur. Destinée à l'Afrika Korps.
  • Ju 87D-4 : Version d'essai de bombardier torpilleur. Quelques exemplaires convertis à partir de Ju 87D-1 et de Ju 87D-3. Essais non concluants, pas de construction en série.
  • Ju 87D-5 : Nouvel armement en chasse: canons Mauser MG151 de 20 mm dans les ailes en lieu et place des MG17 qui équipaient les versions antérieures. Nouveau système de visée StuVi facilitant le bombardement en piqué, suppression des sirènes et augmentation de l'envergure à 15 m. Le mitrailleur arrière dispose d'un mitrailleuse double de 7,9 mm à la place de la simple qui équipait les anciennes versions. Mise en service à l'été 1943.
  • Ju 87D-7 : Version destinée au harcèlement nocturne dérivée du Ju 87D-3. Moteur Jumo 211P de 1 500 ch, cache-flammes sur les pipes d'échappement et canons MG151 de 20 mm à la place des mitrailleuses MG17 tirant en chasse.
  • Ju 87D-8 : Version destinée au harcèlement nocturne dérivée du Ju 87D-5. Moteur Jumo 211P de 1 500 ch et cache-flammes sur les pipes d'échappement.
  • Ju 87G : Version anti-chars dérivés du Ju 87D-3 (Ju 87G-1) et du Ju 87D-5 (Ju 87G-2). Canons BK3,7 de 37 mm (dérivé du canon antiaérien FlaK 18 de même calibre) en gondole sous les ailes tirant en chasse et, parfois, une mitrailleuse MG17 conservée pour la visée. Suppression du lance-bombe ventral, des freins de piqué et des sirènes. Possibilité de démonter les canons pour les remplacer par des lance-bombes ETC50 permettant à l'avion d'emporter jusqu'à 4 bombes de 50 kg.
  • Ju 87H : Version désarmée destinée à l'entraînement et dérivée du Ju 87D. Cockpit de l'instructeur avec double commande à la place du mitrailleur arrière.
  • Ju 87K : Qualification des versions destinées à l'export (Italie et Espagne).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Jean-Louis Roba, Les as du Junkers Ju 87 Stuka : 1936-1945, ETAI,‎ 2013, 192 p. (ISBN 978-2-726-89694-5, présentation en ligne)
  • (en) Hans Peter Eisenbach, L´histoire d´un aviateur du Ju 87 entre 1943 et 1944 avec la bataille du mer méditerrané en 1943. [« Fronteinsätze eines Stuka-Fliegers Mittelmeer und Ostfront 1943 - 44 »], Aachen, © Helios,‎ 2009 (ISBN 978-3-938-20896-0)
  • Herbert Léonard et André Jouineau, Junkers Ju 87 de 1937 à 1945, Paris, Histoire et Collections, coll. « Avions et pilotes »,‎ mars 2003, 82 p. (ISBN 2-913-90352-5 et 978-2-913-90352-4)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]