Mantoue

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Mantoue
Lombardia Mantova1 tango7174.jpg

Place Sordello

Nom officiel
(it) MantovaVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom local
(it) MantovaVoir et modifier les données sur Wikidata
Géographie
Pays
Région
Province
Partie de
Mantoue et Sabbioneta (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Capitale de
Superficie
63 km2
Altitude
19 mVoir et modifier les données sur Wikidata
Coordonnées
Map of comune of Mantua (province of Mantua, region Lombardy, Italy).svg
Démographie
Population
48 612 hab.
Densité
771,6 hab./km2
Gentilé
mantovani en italien
Mantouans en français
Fonctionnement
Statut
Jumelages
Identifiants
Code postal
46100Voir et modifier les données sur Wikidata
ISTAT
020030Voir et modifier les données sur Wikidata
Indicatif téléphonique
0376Voir et modifier les données sur Wikidata
Site web
Distinction
Capitale italienne de la culture 2016 (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Mantoue (Mantova en italien ; Mantua en latin ; Mantoa en lombard) est une ville italienne, chef-lieu de la province du même nom en Lombardie, région de la plaine du Pô.

Gouvernées par la maison de Gonzague, Mantoue et Sabbioneta sont liées par une même histoire mais aussi par une tradition urbanistique, architecturale et artistique commune fondée sur les principes de la Renaissance. À ce titre, les deux villes sont inscrites sur la liste du patrimoine mondial de l'humanité établie par l'Unesco en juillet 2008[2]. Mantoue a été nommée « Capitale de la culture italienne 2016 ».

Géographie[modifier | modifier le code]

Au XIIe siècle, l'architecte et ingénieur hydraulique Alberto Pitentino, à la demande de la commune de Mantoue, organisa un système de défense de la ville en utilisant la configuration du fleuve Mincio de façon à entourer complètement le centre habité par quatre étendues d'eau qui formèrent les quatre lacs : Supérieur, du Milieu, Inférieur et Paiolo : vue de loin, Mantoue ressemblait à une île. De la campagne, on accédait grâce à des ponts ; aujourd'hui deux de ces ouvrages, le pont des Molini et le pont de San Giorgio, existent encore.
L'organisation de la défense fut améliorée avec des murs d'enceinte ; la ville atteignit sa plus grande splendeur.

Au XVIIe siècle, une forte inondation signa le début d'une rapide décadence : le Mincio, en emportant des matériaux solides, transforma les lacs en marécages malsains qui influèrent sur l'avenir du développement de la ville ; le lac Paiolo, au sud, fut alors asséché de sorte que la ville resta entourée d'eau sur trois côtés seulement - comme une péninsule - et aujourd'hui encore, la situation est identique. Ce sont ces trois étendues d'eau artificielles, provenant d'une boucle du fleuve Mincio qui donnent à Mantoue une particularité presque magique puisqu'elle fait penser à une ville sortie de l'eau. En 1984, une partie de la commune a été incluse dans le Parc naturel régional du Mincio.

La présence de fleurs de lotus dans les lacs mantouans est l'œuvre d'Anna Maria Pellegreffi, botaniste parmesane qui, revenant du sud-est asiatique en 1921, voulut tenter l'expérience de tirer de la racine du lotus de la farine pour la panification. La farine ne passa pas dans la gastronomie mantouane alors que la fleur colonisait une grande partie des lacs mantouans.

Histoire[modifier | modifier le code]

La ville fut fondée sur les bords du Mincio en 2000 av. J.-C. environ. Elle fut ensuite, au VIe siècle av. J.-C., un village étrusque. Son nom viendrait de Mantus, l'équivalent du dieu Hadès chez les Étrusques. Les Romains, qui conquirent la ville entre la première et la deuxième guerre punique, confondirent Mantus avec Manto, une fille de Tirésias. Virgile, né non loin de la ville, est surnommé « le cygne de Mantoue ».

Le , saint Anselme de Lucques meurt à Mantoue et devient ainsi le saint patron de la ville.

Louis III de Mantoue, 1474
Chambre des époux
Pais ducal de Mantoue

Du début du XIIe et au début du XIVe siècle, Mantoue est une république urbaine. Puis, dans le cadre de la lutte entre les Guelfes et les Gibelins, elle passe en 1273 sous l'autorité des Bonacolsi (guelfes), avant que ceux-ci ne soient supplantés en 1328 par les Gonzague (gibelins), qui furent ducs de Mantoue.

La cour ducale fut très attractive pour les artistes au XVe et XVIe siècles. C'est le marquis Louis III Gonzague qui nomma Andrea Mantegna artiste de cour en 1460, puis Isabelle d'Este qui appela Lorenzo Costa pour le remplacer dans cette fonction. Au XVIe siècle le marquis Frédéric II poursuit la tradition de mécénat et commande à Giulio Romano le Palais Te. Cet artiste a eu de nombreux collaborateurs et élèves qui ont poursuivi l'école de Mantoue, dont Teodoro Ghigi à qui le duc de Mantoue confia la tâche de terminer les œuvres inachevées par le maître[3]

La disparition de la lignée ducale directe fut la cause, au XVIIe siècle, de la guerre de succession de Mantoue, épisode périphérique de la guerre de Trente Ans. Le duché revint cependant à une branche cadette (française, des ducs de Nevers) jusqu'en 1708, date où il fut annexé à l'empire d'Autriche.

En 1796, durant la campagne d'Italie, le siège de Mantoue, alors tenue par les Autrichiens dura près de 8 mois. La ville ne fut prise par les troupes de Bonaparte qu'en janvier 1797.

Au Congrès de Vienne (1815), la ville de Mantoue fit à nouveau partie de la monarchie autrichienne (Royaume de Lombardie-Vénétie), gouvernement de Lombardie, chef-lieu de la province de même nom.

En 1866, elle est annexée au royaume d'Italie.

Patrimoine[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à Mantoue[modifier | modifier le code]

Voir la catégorie : Personnalité liée à Mantoue.

Manifestations[modifier | modifier le code]

Timbre du Royaume lombardo-vénitien de 1864, 10 soldi oblitéré à MANTOVA

Festivaletteratura de Mantoue[modifier | modifier le code]

Depuis 1997, la ville accueille, la première quinzaine de septembre, une centaine d'écrivains du monde entier pendant quatre à cinq jours.
Les lectures, spectacles, débats littéraires investissent tous les lieux historiques de la ville ; auteurs et lecteurs se retrouvent dans le palais ducal, le palais San Sabastiano, la maison de Mantegna, le palais d'Arco, le palais Canossa, le théâtre Bibiena, sur la Place aux Herbes, dans les cloîtres et les églises.

C'est un moment d'intense activité culturelle où l'on parle toutes les langues dans la ville et aussi un grand moment de découvertes gastronomiques.

Administration[modifier | modifier le code]

Les foyers de la Renaissance artistique en Italie :
Nord : Venise, Padoue, Ferrare, Mantoue, Milan, Parme.
Centre : Florence, Urbino, Pérouse
Sud : Rome.
Les maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1945 1946 Carlo Camerlenghi PSI  
1946 1955 Giuseppe Rea PCI  
1955 1956 Piero De Nicolai PCI  
1956 1960 Eugenio Dugoni PSI  
1960 1973 Luigi Grigato PSI  
1973 1985 Gianni Usvardi PSI  
1985 1990 Vladimiro Bertazzoni PSI  
1990 1993 Sergio Genovesi PSI  
1993 1995 Claudia Corradini PRI  
1995 1996 Chiara Pinfari PPI  
1996 2005 Gianfranco Burchiellaro DS  
2005 2010 Fiorenza Brioni PD  
2010 2015 Nicola Sodano PDL  
2015 en cours Mattia Palazzi PD  
Les données manquantes sont à compléter.

Hameaux[modifier | modifier le code]

Castelletto Borgo, Formigosa

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Bagnolo San Vito, Curtatone, Porto Mantovano, Roncoferraro, San Giorgio di Mantova, Virgilio.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Odile Cavalier (dir.), coll., L'art à Mantoue, Paris, Éditions Hazan, coll. « Patrimoine », 2008, rééd. 2011, 280 p. (ISBN 978-2-7541-0016-8)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (it) Popolazione residente e bilancio demografico sur le site de l'ISTAT.
  2. « Mantoue et Sabbioneta », sur UNESCO (consulté le 12 avril 2015)
  3. (en) Michael Bryan et Robert Edmund Graves (éditeur), Dictionary of Painters and Engravers, Biographical and Critical, vol. 2 : L-Z, York St. #4, Covent Garden, London, George Bell and Sons, , Original de Fogg Library, numérisé le 18 mai 2007 (lire en ligne), p. 280.