Le Val-d'Ajol

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Le Val-d’Ajol
Le Val-d'Ajol : l'église
Le Val-d'Ajol : l'église
Blason de Le Val-d’Ajol
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Lorraine
Département Vosges
Arrondissement Épinal
Canton Plombières-les-Bains
Intercommunalité Communauté de communes des Vosges Méridionales
Maire
Mandat
Jean Richard
2008-2014
Code postal 88340
Code commune 88487
Démographie
Gentilé Ajolais
Population
municipale
3 999 hab. (2011)
Densité 55 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 55′ 33″ N 6° 29′ 01″ E / 47.92583333333, 6.4836111111111 ()47° 55′ 33″ Nord 6° 29′ 01″ Est / 47.92583333333, 6.4836111111111 ()  
Altitude Min. 328 m – Max. 761 m
Superficie 73,33 km2
Localisation

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Liens
Site web valdajol.fr

Le Val-d'Ajol est une commune française située dans le département des Vosges en région Lorraine.

Ses habitants sont appelés les Ajolais.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situé dans les Vosges Méridionales, le bourg occupe la large vallée de la Combeauté, qui prend sa source dans la commune voisine du Girmont-Val-d'Ajol et qui est un sous-affluent de la Saône. Outre ses 3 640 hectares de forêts, la plus vaste commune du département revendique aussi quatre-vingts lieux-dits et hameaux.

Avec ses 73,33 km2, le Val d'Ajol est la plus vaste commune de la région Lorraine, mais ne se classe qu'à la 421e place au niveau national, loin derrière Maripasoula (Guyane) et ses 18 360 km2, ou Arles (758,9 km2) : la plus grande en France métropolitaine.


Communes limitrophes de Le Val d'Ajol
Plombières-les-bains Saint-Nabord
Bellefontaine
Remiremont
Saint-Etienne-lès-Remiremont
Fougerolles Le Val d'Ajol Girmont-Val-d'Ajol
Saint-Bresson Saint-Bresson La Longine

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

  • VIIIe siècle : arrivées des premiers habitants, au milieu de forêts et de marécages.

Géré par les nobles abbesses de Remiremont (toutes issues de familles princières ou ducales) le Vau des joles ou Val de joie, puis Val d'Ajol avait la particularité d'être un village franc. Les hommes qui l'habitaient étaient des hommes libres, non soumis au servage dû à un seigneur.

  • En 1633, Charles IV, duc de Lorraine, se retira au Val d'Ajol. Lorsque le Roi Louis XIII voulut entrer en Lorraine, alors son frère, le cardinal Nicolas François de Lorraine le trouva au Val d'Ajol pour lui notifier les intentions du Roi. En retour le Duc Charles fit une démission de ses états de Lorraine et de Barrois [...] le 26 août 1633[1].
  • 1697 : rattachement définitif à la Lorraine.

Le Val d'Ajol faisait partie du bailliage de Remiremont. Depuis la Révolution, elle a fait partie du canton de Plombières, district puis arrondissement de Remiremont. Diminuée de la section du ban d'Ajol rattachée à Plombières en l'an VI, elle est augmentée du territoire de la commune d'Hérival en 1832.

  • 1830 : un petit établissement métallurgique vit le jour au Val d’Ajol, au lieu-dit Faymont sous la forme d’un atelier de nature artisanale spécialisé dans la chaudronnerie, le travail des métaux en feuilles dont en particulier le fer blanc, le fer étamé et la tôle d’acier afin de fabriquer les articles de ménage. En 1887, L'usine devient le patrimoine de la famille de Buyer, déjà propriétaire de forges à la Chaudeau notamment. Aujourd'hui encore, l'entreprise ne cesse de se développer, elle est devenue le plus gros employeur de la commune.

En 1869, les sections de Girmont, de Méreille et d'Hérival forment la commune de Girmont-Val-d'Ajol, dont l'autonomie est accordée pour raison religieuse (l'église de ce hameau éloigné ne commença à être construite qu'en 1867).

Au spirituel, la paroisse du Val-d'Ajol dépendait du doyenné de Luxeuil-les-Bains, évêché de Besançon. Une partie de la communauté de Plombières, le ban d'Ajol, faisait partie de la paroisse du Val-d'Ajol.

  • 1896 : création de l'école Sainte-Marie.
  • Le Val-d'Ajol a compté plus de 7 000 habitants au milieu du XIXe siècle et jusqu'au début du XXe siècle, en atteste les quatorze recensements de 1846 à 1921. De la fin du XVIIIe siècle jusqu'à l'année 1872, Le Val-d'Ajol était la troisième commune du département en nombre d'habitants, derrière Épinal et Saint-Dié, mais devant Remiremont, Gérardmer et Mirecourt.
  • Le Val-d’Ajol servait de base arrière aux Goums marocains du début du mois d’octobre 1944 jusqu’au printemps 1945. C'est là que les goumiers étaient rassemblés avant de monter au front et qu’ils venaient se reposer après les combats : ils ont été des milliers à passer par la ville. Léo Durupt les a immortalisés à travers de portraits inédits d’une grande force émotionnelle. En 2004, à l'occasion du soixantième anniversaire de la Libération, une exposition, Portraits de Goumiers, fût consacrée à la salle des fêtes de la ville[2].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2008 en cours Jean Richard UMP Chef d'entreprise en retraite
1983 2008 Philippe Faivre UMP Notaire, conseiller général depuis 1989
    Antoine Galli    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 3 999 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1856
4 743 5 067 4 940 5 373 5 958 6 274 6 757 7 040 6 710
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
7 249 7 561 7 011 7 178 7 546 7 589 7 419 7 339 7 446
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
7 469 7 586 6 998 6 757 6 615 6 320 6 269 6 310 6 224
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011 -
5 802 5 573 5 229 4 877 4 452 4 178 4 098 3 999 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4])
Histogramme de l'évolution démographique


Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Événements[modifier | modifier le code]

  • La foire aux andouilles : d'origine moyenâgeuse, elle se déroule traditionnellement chaque troisième lundi du mois de février, cette date ayant été fixée par ordonnance royale de Louis-Philippe en 1831. [5]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Cascades du Géhard et de Faymont.
  • Circuit des Croix : 145 croix répertoriées sur le site dont trois sont classées « historiques ».
  • Le chalot : c'est un grenier à grains que l'on trouve à plus de 330 exemplaires sur un petit territoire situé à la limite des Vosges méridionales et des Vosges saônoises, limité à sept communes.
  • Depuis le 5 mai 2010, le territoire communal du Val d'Ajol fait partie de l'aire de production du Kirsch de Fougerolles.
  • La Vallée des Roches est un secteur de la vallée de la Combeauté compris entre les bois de la Vêche et du Bosson et traversé par la route départementale no 23. On peut notamment y voir la Roche Busenière, la Roche du Renard, la Citerne aux Ours... Depuis juillet 2012, une stèle rappelle la mort du lieutenant Booth, pilote américain de 22 ans qui a perdu la vie en octobre 1944 sur le sol ajolais. Son corps repose au cimetière américain d'Épinal.

Édifice religieux[modifier | modifier le code]

  • L'église Notre-Dame de l'Assomption et son orgue de 1858 transformé en 1885 et 1981[6].

Cadre de vie[modifier | modifier le code]

Le Val-d'Ajol et le cinéma[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jean-Joseph Claude Descharrières (1744-1831), religieux originaire du hameau des Charrières. Il a laissé de nombreux écrits sur l'histoire du Val d'Ajol.
  • Aimé Duval (le Père Duval), jésuite, et chanteur-compositeur de chansons religieuses, est né au Val d'Ajol.
  • Dominique Arnould, champion du monde de cyclo-cross en 1993 (à Corva en Italie), vainqueur d'étape sur le Tour de France 1992 à San Sebastian, bien que né à Luxeuil-les-Bains, est originaire du Val-d'Ajol.
  • Jean-Joseph Fleurot, rebouteux. La famille Fleurot était réputée du XVIIe siècle au milieu du XXe siècle pour leur activité de rebouteux.
  • Richard Rognet, poète né au Val d'Ajol, Il a obtenu en 2002 le Grand prix de Poésie de la Société des gens de lettres pour l'ensemble de son œuvre. Il habite Dommartin-les-Remiremont.
  • Elisa Sigrist : championne de France d'equitation
  • Linda Sigrist : championne de France d'equitation
  • Napoléon III, lors de ses séjours à Plombières-les-Bains venait écouter des airs d'épinette à la Feuillée (dite aujourd'hui Feuillée Dorothée du prénom de celle qui jouait de cet instrument local à l'empereur). On trouve également souvenir de « Badinguet » au chalet de l'empereur situé au lieu-dit Le Breuil non loin de l'ancien Prieuré d'Hérival.
  • Jean Dufy, peintre, ayant résidé au Val-d-Ajol après la Première Guerre mondiale[8].
  • Albert Heymann, Pharmacien de 1re Classe au début des années 1900, il fut éditeur d'une très grande et très belle collection de cartes postales[9] sur le Val d'Ajol et sur les communes voisines (Plombières-les-Bains, Fougerolles, et jusque Saint-Dié,...). Il vendait des appareils et des accessoires pour la photographie. Cette pharmacie existe toujours aujourd'hui. Elle est située au coin de la rue de la Côte d'Agnal (à l'époque nommée Rue Job) et de l'Avenue de la Gare : Pharmacie Peignier.
  • Léo Durupt, photographe, Résistant, est né le 30 mai 1900, au Val d’Ajol.
  • Véronique Mathieu, députée européenne y réside.
  • Jacques Bassot, médecin né au Val-d'Ajol en 1923

Héraldique[modifier | modifier le code]

Pharmacie d'Albert Heymann vers 1900
Blason Blasonnement :
De gueules aux deux clefs d'argent passées en sautoir, au chef cousu de sinople chargé des lettres A et D antiques d'or.
Commentaires : Les clés en sautoir sont celles de saint Pierre, et indiquent que la commune dépendait de l'abbaye de Remiremont. AD signifie adiacum « sans servitude » en latin, puisque les chanoinesses de Remiremont n'exigeaient des habitants qu'un impôt de protection mais aucun travail ou autre servitude dans leurs différentes possessions

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Joseph Claude Descharrières, Histoire de la paroisse et communes du Val d'Ajol, Hérival et communes voisines. Arrondissement de Remiremont, Département des Vosges, par l'abbé Descharrières, 1825, 348p.
  • Albert Laroch, Le Val d'Ajol. 10 siècles d'histoire, 1982.
  • Dom André Galli - Hérival et son héritage, Epinal, Ed. du Sapin d'or, 1981

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Notice de la Lorraine de Bar et de Luxembourg - page 410.
  2. Portraits de Goumiers - photographies de Léo Durupt (1944)
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  5. http://www.lorraineaucoeur.com/evt-12357/la-foire-aux-andouilles-2014-au-val-d-ajol/vosges-le-val-d-ajol/fete-animation
  6. Association d’Étude pour la Coordination des Activités Musicales (ASSECARM), Orgues Lorraine Vosges, Metz, Éditions Serpenoise,‎ 1991, 677 p. (ISBN 2-87692-093-X), p. 615-619
    Présentation des orgues de l’église Notre-Dame de l’Assomption
  7. Villes et Villages Fleuris
  8. Biographie de Jean Dufy
  9. Éditeurs français de cartes postales