Parabellum (groupe)

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Parabellum
Description de cette image, également commentée ci-après

Parabellum à la ZàD, de Notre-Dame-des-Landes, en août 2013.

Informations générales
Pays d'origine Drapeau de la France France
Genre musical Rock alternatif[1], punk rock
Années actives 19841991, 19982014
Labels Arcade, Atoll Music, Discograph, Mantra, Gougnaf Mouvement, Enragé Prod., Le Périscope, Remedy, Verycords, Wagram Music, Just'in
Composition du groupe
Anciens membres Stef Zen
Xavier Mesa
Roger « Schultz » Fritch (†)
Sven Pohlhammer (†)
Cambouis
Géant Vert
Patrick Lemarchand
Olivier Meyrand
Roland « Chamallow » Chamarat (†)
« Zed » (†)

Parabellum est un groupe de rock alternatif et punk rock français, originaire de Paris. Parabellum est considéré par la presse spécialisée comme « précurseur de la seconde vague punk » qui donnera « le jour au rock alternatif de Bérurier Noir et des Garçons Bouchers[2]. » Le groupe est formé en 1984 et, après trois albums studio, séparé en 1991. Le groupe se reforme ensuite en 1998 pour se dissoudre de nouveau en 2014.

Biographie[modifier | modifier le code]

Première période (1984–1991)[modifier | modifier le code]

Xavier « Xa » Mesa, batteur du groupe, sur scène.

Le nom du groupe provient de la citation latine Si Vis Pacem Para Bellvm (si tu veux la paix prépare la guerre) que Géant Vert avait imprimée sur un t-shirt : « C’est la devise des pays possédant l’arme de dissuasion nucléaire, qui reprenait celle des romains qui considéraient que plus on repoussait les frontières de l’empire, plus la cité était en sécurité. Et c’est devenu  : « plus vous êtes assis sur des mégatonnes de bombes thermonucléaires, plus vous êtes en sécurité », parce que personne n’osera allumer le pétard. J’avais trouvé ça tellement cynique que j’ai commencé par en faire un tee-shirt, c’est devenu un groupe[1],[3],[4],[5],[6],[7],[8]. »

Parabellum est formé le , sur les marches de l'ANPE du 10e arrondissement de Paris, selon la légende ; en réalité, Schultz, Roland « Chamallow » Chamarat et Géant-Vert (alors manager) quittent le groupe Les Porte Mentaux, à la suite de désaccords artistiques avec BB. Cette même année, ils enregistrent et publient leur premier EP intitulé On est gouverné par des imbéciles au label Gougnaf Mouvement. Leur premier album studio, intitulé Gratuit: 2 morceaux en moins!, est publié en 1986, aussi par le label Gougnaf Mouvement. Ce premier opus est enregistré la même année à Montpellier « pour des raisons de thunes et de connexions », d'après Schultz[1]. Il est produit par Christophe Sourice, batteur au sein des Thugs[1]. Cambouis part après l'enregistrement de l'album[1]. Géant Vert quitte aussi le navire dès 1987, et s'oriente vers l'écriture de son premier roman, intitulé Casse Bonbons. En 1988, le groupe connait son heure de gloire grâce au titre Anarchie en chiraquie[2].

Parabellum effectue quelques passages télévisées notamment chez Christophe Dechavanne sur France 2, et à l'émission Décibel sur France 3[2]. Peu après, leur label Gougnaf Mouvement met la clé sous le porte, et Parabellum signe chez Just'in. Ils tournent au Canada, et prépare un nouvel album, qui est enregistré au Eichstadt Studio de Friedrichsdorf, en Allemagne[2]. Ce deuxième album studio, intitulé Dense microsillon à faisceau de lumière cohérente, est publié en 1989. L'année suivante, en 1990, il est suivi par leur troisième album, l'éponyme Parabellum, qui comprend 14 titres. Après quelques années d'existence, de sorties et de concerts, le groupe se sépare le , à l'issue de la tournée canadienne[2].

Deuxième période (1998–2014)[modifier | modifier le code]

Le groupe revient en studio en 1998 sans Géant Vert, parolier et responsable des pochettes du groupe[2]. À ce moment, le groupe compose un premier nouvel album studio qui s'intitule Bordel Inside, publié en 1999 par les labels Mantra et Wagram[9].

En 2002 sort Bunker, un album de 11 titres chez Remedy/Wagram[9]. En 2005, il effectue une tournée nationale passant, fin juillet, à Montréal. On doit à Parabellum la remise à jour de deux chansons oubliées, Cayenne et La Belle (reprise d’Amsterdam de Jacques Brel) avec de nouvelles paroles, un morceau lent Le dernier trocson, et de nombreuses compositions du genre punk flirtant avec le rockabilly, comme Anarchie en chiraquie, Saturnin (l'ami des bambins), l'anti-clérical Welcome to Paradise, et Osmose 99, un manifeste « no future » repris par plusieurs groupes, dont Tagada Jones ou Karbala 413.

Le , Parabellum donne un concert bénévole de soutien à l'ACIPA, à la « ZàD » de Notre-Dame-des-Landes, aux côtés de Les Ramoneurs de menhirs, Sanseverino, Tryo, et 20 autres groupes moins connus[10]. Le , Schultz décède d'une embolie pulmonaire, à 53 ans[11],[12],[13]. Le , Sven Pohlhammer meurt à 59 ans[14].

Influences[modifier | modifier le code]

La musique utilisée dans le titre Saturnin (1988), dans la compilation Parabellum, est réutilisée dans la chanson Lies (1997), du groupe Cock Sparrer. On peut aussi rapprocher Anarchie en chiraquie (1988) de Rock You Like a Hurricane (Scorpions, Love at First Sting, 1984). Le refrain de L'amour à 45 km/h peut également s'apparenter à une musique de The Adicts (England, 1981).

Membres[modifier | modifier le code]

Derniers membres[modifier | modifier le code]

  • Xavier « Xa » Mesa - batterie
  • Stéphane Zena « Stef Zen » - basse

Anciens membres[modifier | modifier le code]

  • Olivier Meyrand - basse
  • Patrick Lemarchand - batterie
  • Cambouis - batterie (1er album)
  • Géant Vert - parolier et concepteur des pochettes d’albums
  • Philippe « Zed » Leffray - batterie (décédé en )
  • Roland « Chamallow » Chamara - basse (décédé en [15])
  • Roger « Schultz » Fritch - chant, guitare (décédé le [11],[16],[12])
  • Sven Pohlhammer, à la guitare avec ses tenues excentriques (décédé le [14])

Discographie[modifier | modifier le code]

Albums studio[modifier | modifier le code]

  • 1986 : Gratuit: 2 morceaux en moins! (Gougnaf Mouvement - 8 titres[9])
  • 1989 : Dense microsillon à faisceau de lumière cohérente (21 titres[9])
  • 1990 : Parabellum (14 titres - 40 min 10 s - Mantra/Arcade[9])
  • 1999 : Bordel Inside (12 titres - 38 min 46 s - Mantra/Wagram[9])
  • 2002 : Bunker (11 titres - 55 min 20 s - Remedy/Wagram[9])
  • 2005 : Panem, Circenses and Rock 'n' Roll (13 titres - Le Périscope/Atoll Music[9])
  • 2007 : Si Vis Pacem (Le Périscope/Discograph[9])
  • 2012 : A voté (13 titres - Verycords/Enragé Prod.[9])

Albums live[modifier | modifier le code]

  • 1991 : In Vivo Veritas (12 titres - 40 min 49 s - Mantra/Arcade)
  • 1997 : Post Mortem Live (19 titres - 68 min 55 s - Mantra/Arcade)
  • 2004 : Nunc Est Bibendum Live (18 titres - Mantra)

Compilations[modifier | modifier le code]

  • 1996 : L'intégrale volume 1 (26 titres - 75 min 7 s - Mantra/Arcade)
  • 1997 : L'intégrale volume 2 (18 titres - 50 min 13 s - Mantra/Arcade)

EP[modifier | modifier le code]

  • 1984 : On est gouverné par des imbéciles (Gougnaf Mouvement)
  • 1987 : Quatre garçons dans le Brouillard (Gougnaf Mouvement)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d et e « 1983/1985 Paris - Interview », sur nyarknyark.fr (consulté le 6 août 2013).
  2. a, b, c, d, e et f « Encyclopédie du Rock - Parabellum », sur Rock Made in France (consulté le 18 juin 2017).
  3. « Parabellum - biographie », sur infoconcert.com (consulté le 6 août 2013).
  4. « Parabellum - biographie », sur music-story.com (consulté le 6 août 2013).
  5. « Parabellum - biographie », sur metalorgie.com (consulté le 6 août 2013).
  6. « Parabellum - biographie », sur spirit-of-rock.com (consulté le 6 août 2013).
  7. « Parabellum - biographie », sur hardcore-punk.net (consulté le 6 août 2013).
  8. « Nantes. Parabellum, le rock alternatif toujours vivace », sur presseocean.fr, (consulté le 6 août 2013).
  9. a, b, c, d, e, f, g, h, i et j « Parabellum », sur euthanasie.records.free.fr.
  10. « Notre-Dame-des-Landes : concerts, conférences et cerfs-volants contre l'aéroport », sur www.lexpress.fr, (consulté le 6 août 2013)
  11. a et b « Mort de Schultz de Parabellum. Le punk français en deuil », sur musique.jeuxactu.com (consulté le 13 septembre 2014)
  12. a et b « La grande évasion de Papa Schultz », Le Républicain lorrain,‎
  13. Rock n' Folk n°567, novembre 2014, Géant Vert: "Schulz 1961-2014"
  14. a et b Watchmaker, « Disparition de Sven (Parabellum, Le Bal des Enragés) », sur La Grosse Radio, (consulté le 13 janvier 2016)
  15. « Roland, le premier bassiste de Parabellum est mort... », sur panickrock.com, (consulté le 10 octobre 2013)
  16. « Le groupe Parabellum perd son chanteur », sur sudouest.fr, .

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]