Liffol-le-Grand

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Liffol-le-Grand
La Halle et la fontaine Saint-Vincent.
La Halle et la fontaine Saint-Vincent.
Blason de Liffol-le-Grand
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Vosges
Arrondissement Neufchâteau
Canton Neufchâteau
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Neufchâteau
Maire
Mandat
Cyril Vidot
2014-2020
Code postal 88350
Code commune 88270
Démographie
Gentilé Liffolois(es)
Population
municipale
2 174 hab. (2014)
Densité 64 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 19′ 11″ nord, 5° 34′ 55″ est
Altitude 310 m (min. : 299 m) (max. : 450 m)
Superficie 33,91 km2
Localisation

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Liffol-le-Grand

Liffol-le-Grand est une commune française située dans le département des Vosges, en région Grand Est. La ville est connue pour son industrie du siège et du meuble de style (siège de Liffol).

Ses habitants sont appelés les Liffolois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Liffol-le-Grand se situe à l'extrême-ouest du département - la commune voisine de Liffol-le-Petit étant dans la Haute-Marne - à 11 km de Neufchâteau et à 46 km de Chaumont. Son territoire est bordé au sud-est par les côtes d'Harréville-les-Chanteurs et de Bazoilles-sur-Meuse qui dominent la vallée de la Meuse. Il est surplombé au nord-est par les coteaux des Hauts-Bois dont l'altitude atteint 445 m et au nord-ouest par les coteaux du Bois-le-Comte dont le sommet s'élève à 448 m. L'altitude moyenne étant de 310 m[A 1]. Le territoire de Liffol est traversé par la Saônelle, petit affluent gauche de la Meuse qui s'y jette à 13 km à l'est de Liffol, non loin du village de Frebécourt[A 1]. La superficie de la commune est de 3 390 ha, dont 1 680 ha de bois comprenant 1 250 ha de forêts communales où dominent les feuillus et en particulier le hêtre[A 1].

Le sol de la commune est formé de calcaire jurassique et d'argile. C'est un sol assez fertile. On y rencontre aussi une marne jaune ocre, quelque peu calcaire et très ferrugineuse.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Liffol-le-Grand
Brechainville
Aillianville
Pargny-sous-Mureau
Villouxel
Pargny-sous-Mureau
Aillianville
Liffol-le-Petit
Liffol-le-Grand Mont-lès-Neufchâteau
Fréville
Liffol-le-Petit Liffol-le-Petit
Harréville-les-chanteurs
Bazoilles-sur-Meuse

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le lieu de Liffol est mentionné pour la première fois par le continuateur de Frédégaire sous le nom de Latofao (596) et Lucofao (680)[A 2]. Il s'agit de deux batailles de l'époque mérovingienne, qui auraient eu lieu sur le territoire des communes qui portent aujourd'hui le nom de Liffol-le-Grand et Liffol-le-Petit, entre Austrasiens et Neustriens. Mais ces événements, reconnus par les historiens, sont des plus controversés lorsque l'on parle du lieu où ils se sont déroulés car les uns les situent à Laffaux, entre Laon et Soissons dans l'Aisne, les autres à Liffol en Lorraine[1].

À l'époque de la première bataille, en 596, deux autres événements historiques se sont déroulés auparavant dans la région. Tout d'abord, l'entrevue de Pompierre où le roi Gontran promet son royaume de Bourgogne à son neveu Childebert en 577, puis le traité d'Andelot qui ratifiait cette donation en 587[A 2].

Une légende, se rapportant à la bataille de 596, subsiste encore à Liffol à l'endroit appelé « Bonne rencontre ». Cet endroit est situé à l'intersection de la route reliant le village de Fréville à celui de Bazoilles-sur-Meuse et de la route nationale 65 devenue 74. Cette légende dit qu'à cet endroit, la reine de Neustrie, Frédégonde aurait fait périr dans un atroce supplice, sa rivale Brunehaut, la reine d'Austrasie et pour cela, elle l'aurait fait attacher vivante à la queue d'un cheval lancé au galop[A 2].

Tous ces événements se passaient dans une région de frontières qui séparaient déjà d'anciens peuples, les Leuques et les Lingons.

Histoire[modifier | modifier le code]

Liffol a toujours été un gros bourg avec une certaine activité économique. À l'époque romaine déjà, il existait un artisanat produisant fours à chaux, fours à tuiles, fours de potier et fours séchoirs, en liaison avec l'activité du site voisin de Grand.

Pendant la guerre de Trente Ans, les épidémies, les pillages et les incendies ruinent Liffol, et la communauté des habitants doit réaliser plusieurs emprunts pour faire face aux impôts destinés à entretenir les armées. Le 26 août 1642, le duc de Lorraine Charles IV, après avoir levé le blocus de La Mothe, inflige dans la plaine de Liffol une importante défaite à l'armée française commandée par le maréchal Du Hallier. Après ces désastres, la population locale est réduite de presque la moitié.

Le 21 novembre 1725, le duc Léopold Ier de Lorraine érigea Liffol-le-Grand en comté avec prévôts, sous le nom de Morvilliers. En 1778, le comté de Morvilliers fut vendu au comte de Brunet-Neuilly dont il prit le nom. Liffol-le-Grand reprit son nom en 1790 et devint chef-lieu de canton. Il le resta jusqu'en 1801.

L'activité-phare devint au fil des siècles la manufacture du bois.

L'église Saint-Vincent.

C'est à Liffol-le-Grand que s'est établi en août 2006 le record du monde de durée de Scrabble, une vingtaine de joueurs ayant tenu plus de 33 heures[2].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[A 3].
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1800 6 mai 1804 Joseph Henry    
7 mai 1804 juin 1812 Joseph Daly    
juin 1812 22 février 1817[Note 1] Joseph Henry le Jeune    
août 1821 septembre 1830 Jean-Baptiste Antoine   Notaire
10 septembre 1831 octobre 1845 Didier Jeanson    
octobre 1845 janvier 1850 Romain Mielot   Docteur en médecine
1850 juin 1854 Pierre Jacques Guyot    
juin 1854 31 mai 1862 Romain Mielot   Docteur en médecine
2 octobre 1862 26 décembre 1863 François Michel    
3 février 1864 22 septembre 1870 Vincent Mourot    
12 octobre 1870 16 janvier 1878 Jules Claude Jean-Baptiste Antoine   Notaire, fils de Jean-Baptiste Antoine
23 janvier 1878 17 décembre 1880 Ambroise Augustin Pougny   Juge de paix
janvier 1881 22 septembre 1881 Jules Claude Jean-Baptiste Antoine   Notaire, fils de Jean-Baptiste Antoine
janvier 1882 mai 1900 Pierre Gustave Marque    
mai 1900 mai 1908 Virgile Armand Thomas    
mai 1908 mai 1929 Vincent Hippolyte Laval    
mai 1929 8 octobre 1931 Gustave Alphonse Courtois    
8 octobre 1931 3 juillet 1934 André Harter   Docteur en médecine
3 juillet 1934 Septembre 1944 Félix Buron    
septembre 1944 1947 André Harter    
1947 mars 1959 Marcel Founchot    
mars 1959 septembre 1970 Fernand Berteaux    
1971 mars 1989 Raymond Schneider (1920-2009)   Exploitant agricole
mars 1989 mars 2001 Yves Goujon   Professeur technique
mars 2001 mars 2014 Frédéric Hance CPNT Exploitant agricole
mars 2014 en cours Cyril Vidot UDI  

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Ville fleurie : deux fleurs attribuée par le conseil National des Villes et Villages Fleuris de France au concours des villes et villages fleuris.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[4],[Note 2].

En 2014, la commune comptait 2 174 habitants, en diminution de -8,27 % par rapport à 2009 (Vosges : -1,78 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1856
1 463 1 444 1 601 1 621 1 656 1 689 1 640 1 607 1 574
1861 1866 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
1 547 1 561 1 614 1 625 1 643 1 725 1 852 1 896 1 977
1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968
2 090 1 911 2 013 2 065 2 037 1 988 2 192 2 632 3 093
1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014 - -
3 207 3 174 2 812 2 524 2 410 2 370 2 174 - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Liffol-le-Grand a accueilli et accueille encore de nos jours des usines de fabrication de sièges et meubles à la renommée mondiale. La cité est aujourd'hui connue comme capitale du siège et du meuble de style. Des nombreuses manufactures qui s'y sont installées, seules quelques-unes existent encore, comme Henryot et Cie, installée depuis 1867.

En 2016, le « Siège de Liffol » obtient la première indication géographique protégée (IGP) de France en produits manufacturés[7].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Lavoir ;
  • Église Saint-Vincent et son orgue de 1901 d'Henri Didier[8] ; clocher de l'église, ancien donjon ;
  • Musée archéologique, collections gallo-romaines ;
  • Fontaine Saint-Vincent ;
  • Forêts communales, traversées par l'ancienne voie romaine Lyon - Trêves et passant par Grand, commune réputée pour sa mosaïque et son amphithéâtre romain ;
  • Abbaye de Fraichefontaine.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
Écartelé au 1er et 4e d’azur à la croix ancrée d’argent ; au 2e et 3e de gueules à la bande d’argent chargée d’une rose du champ et côtoyée de deux roses aussi d’argent. Sur le tout de gueules à deux bourdons d’or en sautoir.
Commentaires : certaines versions donnent le blason sans l'écusson en cœur.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • André Mouzon, Histoire de Liffol-le-Grand, Association du Musée de Liffol-le-Grand, 2006, (ISBN 9782952859301)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. De 1818 au mois d'août 1821, il n'y a pas de maire ; les fonctions sont assurées par un adjoint.
  2. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  • André Mouzon, Histoire de Liffol-le-Grand, Association du Musée de Liffol-le-Grand, (ISBN 9782952859301). 
  1. a, b et c p.  7
  2. a, b et c p.  29
  3. p.  90
  • Autres références :
  1. Paul Marichal, Dictionnaire topographique du département des Vosges, Paris, 1940
  2. http://scrab88.fr/pages/recordliffol.php
  3. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  4. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  7. « Vosges : Siège de Liffol devient la 1re Indication géographique protégée de France en produits manufacturés », sur le site de Vosges Matin, (consulté le 17 février 2017).
  8. Association d’Étude pour la Coordination des Activités Musicales (ASSECARM), Orgues Lorraine Vosges, Metz, Éditions Serpenoise, , 677 p. (ISBN 2-87692-093-X), p. 363 à 365