Pierpoljak

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Pierpoljak
Description de cette image, également commentée ci-après
Pierpoljak en concert aux FrancoFolies de Montréal en juin 2015.
Informations générales
Surnom Pierpoljak / Pékah
Nom de naissance Pierre-Matthieu Vilmet
Naissance (55 ans)
Paris, France
Activité principale auteur-interprète
Genre musical reggae, variété, pop.
Années actives Depuis 1996
Labels Disques Barclay

Pierpoljak, de son vrai nom Pierre-Mathieu Vilmet, est un chanteur français de reggae et de variété, né le à Paris.

Biographie[modifier | modifier le code]

Les débuts[modifier | modifier le code]

Pierre Vilmet naît à Paris et grandit en banlieue parisienne (à Savigny-sur-Orge puis Colombes).

À la fin des années 1970, il évolue comme batteur au sein d’un groupe punk, Samu 92[1]. », et des skinheads de la "bande des Halles" où on le surnomme Pierrot le Fou[2],[3]

En 1978, il part pour Londres retrouver les groupes qu'il adule alors, comme Sham 69 (engagés à gauche) ou encore Skrewdriver (néonazis), et il loge dans un squat où il découvre le reggae[4], grâce à un voisin anglo-jamaïcain.

C'est à ce moment que divers mauvais coups le conduisent en prison. À sa sortie, il s'envole pour les Antilles et s'installe en Martinique et rencontre sa future femme. Il séjourne à nouveau en prison, à Fort-de-France, avant d'être expulsé de la Martinique vers la Métropole.

En 1995, après plusieurs séjours en prison, il s'installe dans la Nièvre et décide d'enregistrer son premier album solo chez lui. Le label Barclay lui propose de produire cet album, intitulé Pierpoljak, et dont à peine 3000 copies sont vendues.

Un an plus tard, dans les locaux de Barclay, Clive Hunt (en) (producteur de Jimmy Cliff, Khaled...) lui propose de l'emmener avec lui en Jamaïque, afin d'enregistrer un remix de la chanson La Music présente sur son premier album.

Le deuxième album de Pierre, l'album Jamaican Ride, sort en 1996. Six mois plus tard, un double album sort dans les bacs : intitulé Tracks & Dubplates, il réunit son premier album, réintitulé À la campagne, et le second réintitulé En Jamaïque.

Succès[modifier | modifier le code]

Pierpoljak reprend le chemin des studios début 1997, afin d'y enregistrer son troisième opus, Kingston Karma. Cet album est un réel succès, puisque plus de 350 000 exemplaires sont vendus.

C'est en 2000 que sort son quatrième album solo, Je fais c'que j'veux. Cet album est récompensé par un double disque d'or[5].

Aux Victoires de la musique de 2001, Pierpoljak est récompensé dans la catégorie « Album rap, reggae ou groove » pour Je fais c'que j'veux[6].

Violences, drogue et problèmes de santé[modifier | modifier le code]

En 2001, de nombreux incidents relatifs à la violence du chanteur ou de ses musiciens sont relatés[7].

Pierpoljak en concert à Aulnay-sous-Bois le 8 novembre 2006.

Pierpoljak tombe malade dans le courant de l'année 2001. À la suite de l'usage intensif de différentes substances (cannabis, tabac, ecstasy, cocaïne...), un premier pneumothorax se déclenche au poumon gauche[réf. nécessaire].

Après un séjour à l'hôpital, Pierpoljak part en Nouvelle-Calédonie pour un festival. À son arrivée, il se fait arrêter par la police locale pour avoir agressé une hôtesse de l'air. Lors du voyage de retour, il fait un nouveau pneumothorax. Au total, il effectue quatre séjours à l’hôpital et subit deux opérations.

Par la suite, il décide de partir à bord de son voilier vers les îles Canaries et le Cap-Vert, puis traverse l'océan Atlantique en direction de la Martinique. Ce voyage dure presque trois ans[8].

Échec des nouveaux albums[modifier | modifier le code]

Il commence alors l'écriture de son cinquième album solo, Stim turban, qui sort durant l’été 2003. Cet album, bien que réalisé et produit à Tuff Gong par Pierpoljak lui-même, est un échec commercial mais il permet à son auteur d'enchainer les mini tournées un peu partout en France.

En mars 2006, il sort son sixième album solo, intitulé Je blesserai personne, pour lequel il fait appel au toaster jamaïcain Elephant Man. Il abandonne pour la première fois le reggae sur certains titres.

L'album est malgré tout un nouvel échec commercial, tout comme la mix-tape autoproduite Cheper qu'il sort la même année.

Puis, dans un relatif anonymat, il sort début 2010 son septième album solo, Légendaire Sérénade.

Afin de marquer la fin d'un contrat qui a duré 15 ans, Universal et Blue Bird Production sortent un best-of de Pierpoljak en septembre 2011.

Après quatre ans de galère, Pierpoljak signe avec une nouvelle maison de disques en 2015, Wagram, et il sort dans la foulée son huitième album solo, intitulé Général Indigo, le 2 mars.

Il sort en février 2017 un neuvième album solo (en 22 ans de carrière), intitulé Chapeau de paille. Un premier single sort peu après : Rocksteady.

Discographie[modifier | modifier le code]

Albums[modifier | modifier le code]

Singles[modifier | modifier le code]

  • La music (1996)
  • Je sais pas jouer (1997)
  • Pierpoljak (1998)
  • Dépareillé (2001)
  • Maman (2001)
  • Allez les filles (2003)
  • Scandal bag (2006)
  • J'me comprends tout seul (2010)
  • Une épée suspendue (2015)
  • Rub a Dub style (2015)
  • Rocksteady (2017)
  • Ennemi Public (2017)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Pierpoljak, Celui que l'on appelle aujourd'hui le rasta blanc n'a pas toujours épousé la cause rastafari. », sur www.rfimusique.com (consulté le 15 mai 2010)
  2. « L’interview décalée : Pierpoljak (24/03/2010) », sur www.gazette-cotedor.fr (consulté le 15 mai 2010)
  3. « Hamsa, la rage au ventre. - Upac », sur Upac (consulté le 26 octobre 2015)
  4. « Biographie Pierpoljak », sur deezer.com, (consulté le 30 août 2017)
  5. « Pierpoljak - Légendaire Sérénade (Album) », sur lescharts.com (consulté le 15 mai 2010)
  6. « Victoires de la musique 2001, 16ème édition. », sur www.rfimusique.com (consulté le 15 mai 2010)
  7. Stéphanie Binet et Bruno Masi, « La face cachée de Pierpoljak », Libération, 23 mars 2001
  8. « Ardisson ; "tout le monde en parle", vidéo : Interview biographie Pierpoljak, », sur www.ina.fr (consulté le 15 mai 2010)